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Catherine MathysApple Watch : l’info en 12 mots

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 publié le 24 avril 2015 à 14 h 41

Ça y est. Le jour tant attendu est arrivé. Le plus récent produit d’Apple, l’Apple Watch, est enfin sorti. Pour certains, il peut simplement s’agir d’un gadget de plus. Mais pour d’autres, comme les entreprises de presse, cela annonce plusieurs changements pour réussir à satisfaire un auditoire toujours plus mobile sur un écran toujours plus petit.

Le journalisme du coup d’oeil

Comment intéresser les consommateurs de nouvelles qui ont de moins en moins de temps et de moins en moins de capacité d’attention? Les Américains utilisent le terme glance journalism pour parler d’un phénomène qui caractérise les efforts des entreprises de presse pour retenir un public fuyant. Appelons-le journalisme du coup d’œil.

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Glance, c’est en fait le nom donné à une fonction de l’Apple Watch qui permet de passer en revue toute une série de notifications. C’est aussi le terme emprunté par plusieurs observateurs comme Mario Garcia, consultant et membre de l’Institut Poynter pour l’étude des médias ou encore Dan Shanoff, fondateur de Quickish, un agrégateur de nouvelles, pour décrire une ère de consommation de nouvelles en petites bouchées.

N’allez pas penser que le phénomène est entièrement nouveau et uniquement relié à l’apparition de nouveaux gadgets. Il prendrait racine dans les années 80 et 90, selon Garcia. Les études oculométriques de Poynter démontrent depuis assez longtemps que de nombreux consommateurs de nouvelles passent du titre au sous-titre sans jamais s’attarder au corps de l’article.

Le pouvoir des mots

Tout d’un coup, les tweets, qui nous obligeaient déjà à un difficile exercice de raccourcissement, sont devenus la version longue d’une manchette. Sur un écran de 4 cm avec un maximum de 6 lignes possible, chaque mot compte. À la blague, Andrew Phelps, gestionnaire de projets au New York Times, a dit espérer qu’Arnold Schwarzenegger ne ferait pas la manchette trop souvent.

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Avec l’Apple Watch, le titre doit être suffisamment accrocheur pour donner envie à son propriétaire d’interrompre ce qu’il fait et d’aller lire l’histoire complète sur le web. Ce sera lui qui déterminera si cela vaut la peine d’aller plus loin que ce premier coup d’œil. Garcia parle du journalisme de la séduction comme du prochain grand défi de l’industrie.

Les applications de nouvelles

Les entreprises de presse ne semblent pas effarouchées par ce nouveau défi, si l’on en croit le nombre d’applications de nouvelles conçues pour l’Apple Watch. Parmi les 3000 applications en tous genres déjà offertes, plusieurs sont offertes par certaines d’entre elles : New York Times, Yahoo, CNN, NPR, Washington Post, Wall Street Journal, Los Angeles Times, Huffington Post, Buzzfeed, USA Today, The Guardian, The Globe and Mail, L’Express et, chez nous, nos collègues du réseau anglais CBC ont également la leur.

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Le fait d’avoir ces applications sur notre poignet plutôt que dans notre poche vient aussi d’accélérer l’accès à l’information. Pour plusieurs médias, l’Apple Watch représente une nouvelle occasion plutôt qu’une contrainte. Ils pensent que les applications d’actualité sont très compatibles avec la montre.

C’est aussi l’avis de Josh Martin, directeur de la recherche chez Strategy Analytics. Selon lui, plusieurs catégories d’applications sous-utilisées sur les téléphones pourraient connaître leur heure de gloire sur la montre connectée. Plus que jamais, c’est l’heure de l’information mobile. La mobilité représente déjà la moitié du trafic de CNN. Un outil aussi près de la peau ne pouvait être qu’une bonne nouvelle.

L’espoir des médias

Selon Gilles Raymond, fondateur de l’application News Republic, si les utilisateurs regardent leur téléphone plus de 100 fois par jour, ils consulteront leur montre de 300 à 500 fois par jour. Le potentiel est donc immense.

Cela dit, il ne faut pas que la montre devienne une simple extension du téléphone. Le défi des médias sera double. Il ne faudra pas déranger l’utilisateur trop souvent avec des notifications tout en créant du contenu spécifique au média.

Je vous l’ai déjà dit et je le répète. Quelle époque fascinante pour les médias!

 

Martin LessardPeriscope : ce que les médias peuvent y gagner

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 publié le 22 avril 2015 à 16 h 50

Il y a une quinzaine de jours, je vous avais décrit les types de contenus que permettaient Meerkat et Periscope.

Ces deux applications mobiles simplifient grandement la diffusion de flux vidéo en direct à partir d’un cellulaire.

Pour l’instant, elles ne sont offertes que sur des appareils iOS — et en version beta pour Android dans le cas de Meerkat.

Periscope possède une meilleure intégration à Twitter et domine nettement dans les utilisations, comme le suggère ces statistique basé sur le nombre de mentions sur Twitter.

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Dans ce billet-ci, je vais m’intéresser à un usage possible de Periscope pour les personnes qui travaillent dans des émissions de télé et de radio. Cela dit, ceux qui gèrent des sites web, des forums, des balados ou une websérie peuvent très bien s’en inspirer.

Filmer en direct une émission?

Filmer une émission de radio a son charme, tout comme voir les coulisses d’un téléjournal. Toutefois, ces diffusions n’apportent pas grand-chose de nouveau.

Dans le cas de la télévision, cela va même à l’encontre de l’effort consacré à créer cette illusion de perfection artificielle. Lorsque les spectateurs voient l’envers du décor, le charme est brisé.

Dans le cas de la radio, c’est un peu mieux. Mais, là encore, l’effet de nouveauté passé, le fait de voir des gens parler à travers le micro d’un cellulaire nous éloigne de la qualité à laquelle on est habitué à la radio.

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Non, filmer en direct est, au mieux, anecdotique, au pire, ennuyeux. C’est bien pour se familiariser avec les outils, mais on peut faire mieux.

Pour les médias, démarrer un flux Periscope, c’est comme téléphoner à quelqu’un. Ce n’est plus un rendez-vous, c’est une interruption!

Il faut donc éviter de dédoubler l’émission qui, au fond, est bien mieux transmise par d’autres canaux que par la caméra d’un cellulaire.

Les deux usages que je souhaite voir émerger chez les gens des médias qui s’intéressent à Periscope, c’est, premièrement, offrir une forme de primeur, et deuxièmement, la possibilité d’interagir avec les gens sur le plateau.

C’est dans la poche!

On peut imaginer qu’une émission régulière, celle du matin ou du midi, par exemple, diffuse sur Periscope le sommaire de l’émission qui s’en vient.

Quelques heures ou quelques minutes avant l’émission, la personne qui anime, ou qui est chargée de la recherche, peut diffuser des bribes du sommaire.

Ainsi, dès que la présence d’un invité est confirmée, on peut l’annoncer! Voilà ce qu’un abonné veut savoir quand il est dérangé en marchant! C’est aussi une façon agréable de lui rappeler le rendez-vous médiatique à venir!

C’est comme une autopromotion, à savoir une de ces capsules que le réseau passe pour annoncer ce qui s’en vient, mais contrôlées directement par les gens dans le studio.

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Cependant, il ne faut pas oublier une chose. La notification sur Periscope arrive sur un cellulaire. C’est donc comme un coup de téléphone! Qui aime être dérangé par quelqu’un qui ne souhaite que monologuer?

Il faut donc s’ouvrir à l’interaction.

100 % de votre attention

Pour éviter le travers inhérent aux médias traditionnels (l’approche unidirectionnelle de la communication), il faut profiter au maximum des interactions avec le public sur Periscope.

Le sommaire une fois brièvement dévoilé ou l’invité annoncé, l’animateur peut répondre à quelques questions.

Si l’on dérange les abonnés dans leur poche, et qu’on leur demande leur attention, il faut qu’en retour ces derniers aient eux aussi 100 % de l’attention de la personne qui diffuse.

Répondre aux questions ou aux demandes en direct est une interaction forte qui devient une façon de bâtir un public et de le rendre fidèle.

C’est aussi une bonne façon de prendre le pouls de l’auditoire sur un sujet donné et, peut-être, de modifier les questions ou l’angle par la suite. Certainement, en tout cas, c’est une façon de se rapprocher davantage de son auditoire.

Même si, actuellement, on ne parle qu’à une poignée de personnes sur Periscope, il ne faut pas s’attarder pour l’instant au nombre (les grands médias sont habitués à s’adresser à des centaines de milliers de personnes). Ces premiers abonnés de Periscope ont en effet une grande influence dans leur réseau.

Finalement, les émissions qui savent comment rejoindre leur auditoire ont toujours une longueur d’avance. C’est le nerf de la guerre par les temps qui courent…

Maxime JohnsonRogers lance une version française de Next Issue

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 publié le 15 avril 2015 à 12 h 53

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Rogers a dévoilé mercredi une version française de son service mobile Next Issue, lancé il y a un peu plus d’un an en anglais, qui permet de consulter à volonté une centaine de magazines – un peu comme Netflix avec les films et les séries télé.

Une vingtaine de nouveaux magazines francophones
La plus grande nouveauté de l’annonce d’aujourd’hui n’est toutefois pas tant la traduction de l’interface de Next Issue, mais plutôt l’arrivée de nouveaux magazines francophones.

En plus des magazines des éditions Rogers LOULOU, L’actualité et Châtelaine, qui étaient déjà offerts au lancement de la plateforme en 2013, 19 nouveaux titres de 8 nouveaux éditeurs québécois ont été ajoutés au catalogue. Les abonnés de Next Issue pourront ainsi lire tous les mois des magazines comme Québec Science, Enfants Québec, Protégez-Vous, Allô Vedettes, Ricardo, Le monde du VTT et plus.

« Nous continuons d’avoir des discussions avec d’autres éditeurs, car nous aimerions offrir plus de magazines francophones », précise Brinda Luckoo, directrice principale de Next Issue Canada. Parmi les noms manquants, on note tout particulièrement ceux de TVA Publications.

Mme Luckoo ajoute qu’il ne faut toutefois pas s’attendre à un ajout massif de nouveaux magazines : « Nous privilégions la qualité à la quantité. Nous n’aurons donc jamais 1000 ou 2000 titres. ». Selon elle, certains types de magazines sont d’ailleurs sous-représentés dans notre langue et bénéficieraient de quelques titres de plus, notamment les magazines pour hommes, reliés à l’industrie automobile, par exemple.

Une application bilingue
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En décembre 2013, Triplex concluait son test de Next Issue en espérant que l’offre francophone du service allait s’améliorer avec le temps. C’est finalement ce qui s’est passé, mais après un délai – quand même assez long – de 16 mois.

L’application, qui sera lancée officiellement le 20 avril, sera exactement la même que la version anglophone et elle donnera un accès aux mêmes magazines, tant francophones qu’anglophones. Seule l’interface a été modifiée. Il s’agit d’une version unique de l’application, qui s’adaptera simplement à la langue du système de l’utilisateur.

Ce serait pour cette raison que Rogers a opté pour conserver le nom anglophone du service au Québec. « Nous pensions qu’il serait difficile pour les gens de comprendre que l’application est la même, avec les mêmes magazines, si son nom était différent », croit Brinda Luckoo.

Deux forfaits différents
Next Issue offre deux types d’abonnement. L’abonnement de base, à 9,99 $ par mois, donne accès à tous les magazines mensuels et bimensuels, tandis que le forfait supérieur, à 14,99 $, permet d’accéder également aux magazines hebdomadaires comme People et Macleans. Aucun hebdomadaire francophone n’est toutefois offert pour l’instant.

Notons qu’à compter de mercredi, ceux qui sont abonnés à un forfait mobile pour tablette offert par Rogers bénéficieront d’un abonnement de 24 mois gratuit au service.

Selon Rogers, 250 000 articles seraient lus chaque semaine sur Next Issue, et 5 millions de magazines auraient été téléchargés depuis son lancement à la fin 2013.

Comme Matthieu Dugal, animateur de La sphère, l’expliquait à Céline Galipeau au Téléjournal la semaine dernière, Meerkat est l’application qui est ressortie du lot cette année au festival SXSW.

Puis, coup de théâtre : à peine quelques jours après l’arrivée de Meerkat, Twitter est passé à l’offensive en lançant Periscope, son propre service de diffusion en flux continu. La différence avec Meerkat? Les vidéos peuvent être reprises pendant 24 heures. Maxime Johnson explique tous les tenants et aboutissants de l’application dans ce billet.

Aussitôt lancée, la gloire

Et voilà que cette semaine, Periscope a déjà connu sa première heure de gloire. Lancée officiellement hier matin, l’application a tenu, dans les heures qui ont suivi, un rôle clé dans l’explosion qui a secoué un édifice à New York.

Quelques secondes seulement après la déflagration, les premières images de l’incident sont apparues sur Periscope. Chacune, selon le compte suivi, avait un point de vue différent de la situation : de loin, du pâté de maisons adjacent, ou encore juste en face de l’incendie.

Les images diffusées sur Periscope ont même devancé l’arrivée des secours, c’est dire la vitesse de réaction des premiers utilisateurs.

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Le journaliste Owen Williams affirme qu’une nouvelle couche de pertinence vient d’être rajoutée à Twitter. C’est l’information en temps réel au moment même où l’actualité se déroule. On a rarement eu un tel accès aux événements.

Et on a eu accès non seulement aux images, mais aussi aux témoignages en temps réel. Certains faisaient part de leurs impressions, prenaient les questions des témoins. Selon Owen Williams, une telle authenticité ne peut être égalée par les nouvelles télévisées.

Meerkat vs Periscope

Si Meerkat a pavé la voie, Periscope a plus vite atteint une masse critique d’utilisateurs grâce à Twitter. Et comme le mentionne ce blogue d’actualités journalistiques, si les organisations de presse ont mis des années à adopter Twitter, elles se sont approprié Meerkat et Periscope en seulement quelques jours. Il faut croire que ces applications répondent à un besoin toujours plus grand de vitesse dans la diffusion de la nouvelle.

Owen Williams est formel, il croit qu’une application comme Periscope va tout changer dans la façon de publier les nouvelles. Il n’est pas question de remplacer les nouvelles télévisées, mais disons simplement qu’une autre couche de filtre vient d’être effacée. En souhaitant que le réflexe de filmer ne prenne pas le dessus sur celui de venir en aide aux victimes.

Cela dit, sa conclusion est frappante. L’avenir sera télévisé, mais ce sera sur votre téléphone.

 

Dans cet âge d’or de l’actualité, il n’y a pas que les sources d’information qui se multiplient. Les trajectoires pour parvenir jusqu’à elles se diversifient également. Selon une nouvelle étude, les jeunes Américains trouvent leur principale source d’information dans les médias sociaux, et non dans les journaux, la télévision, ni même leurs sites web.

Facebook : une source importante d’actualité

Jusque-là, rien de terriblement étonnant. On commençait à s’en douter un peu. En septembre dernier, le Pew Research Center affirmait déjà que 30 % des Américains s’informaient sur Facebook.

Comme vous le savez, la force de Facebook n’est pas dans la production de contenu, mais dans la référence d’articles issus des médias. Toutefois, cela ne veut pas dire qu’on s’informe mieux. En effet, ceux qui ont découvert des nouvelles à travers Facebook passent beaucoup de temps et visitent beaucoup moins de pages sur les sites web des médias que ceux qui s’y rendent directement.

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Et quel genre de nouvelles consomment-ils? Pour environ la moitié des utilisateurs de Facebook, celles-ci figurent dans six catégories de l’actualité, mais les nouvelles liées au divertissement sont celles qui reviennent le plus souvent. Contrairement à Twitter, plateforme vers laquelle on se tourne volontiers pour avoir les dernières nouvelles, Facebook n’est pas une référence en matière d’actualité en temps réel.

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Et les jeunes dans tout ça?

Ce que l’étude citée plus haut fait ressortir, c’est la différence dans l’intention de s’informer. Selon l’étude de l’American Press Institute, près de 90 % des jeunes s’informent régulièrement sur Facebook, mais moins de la moitié d’entre eux s’y rendent avec l’intention de la trouver. En d’autres termes, s’informer sur les médias sociaux est devenu un geste accidentel.

De prime abord, cela peut paraître étonnant. Mais l’est-ce tant que ça? Ne nous arrive-t-il pas souvent d’apprendre des nouvelles grâce au bouche-à-oreille ou en écoutant distraitement la radio? Bien sûr, mais ce qui diffère, c’est la quantité des nouvelles découvertes de cette façon. Les jeunes passent tellement de temps en ligne qu’ils finissent par tomber sur une grande quantité d’information, plus grande que celle que l’écoute passive pourrait le permettre.

Les jeunes d’aujourd’hui deviennent donc des accros à l’actualité accidentels, pour reprendre les termes de cet article de The Atlantic. Ils réussissent à s’informer sans trop le chercher, ni le vouloir. L’actualité fait simplement partie d’un flot continu d’activités en ligne.

D’ailleurs, seule une minorité des 18-35 ans acceptent de payer pour s’informer. Ils sont davantage prêts à le faire pour consommer des films ou des émissions (55 %), des jeux (48 %) ou de la musique (48 %) que pour de l’information (40 %).

Au-delà du divertissement

L’étude tente de nous éloigner du cliché énoncé plus haut selon lequel les nouvelles issues des médias sociaux portent essentiellement sur du divertissement.

L’American Press Institute affirme au contraire que les médias sociaux aident à diversifier la nature des nouvelles auxquelles les jeunes sont exposés. Ainsi, 45 % d’entre eux suivraient régulièrement 5 nouvelles sérieuses ou plus. Fait étonnant, ils seraient plus enclins à suivre des nouvelles reliées à la politique, à la criminalité, à la technologie, à leur région ou à des préoccupations d’ordre social qu’à la culture populaire, aux vedettes ou à la mode.

N’en déplaise à mes amis Facebook, permettez-moi d’en douter. Et je ne suis pas la seule que ces données font sourciller. Le journaliste Derek Thompson, de The Atlantic, est également sceptique. Selon lui, dans ce genre d’étude, les gens veulent bien paraître, mais leur comportement dit tout le contraire.

Pour Thompson, les jeunes valorisent peut-être les nouvelles sérieuses, mais de là à en consommer régulièrement, il y a une marge. Pour appuyer ses dires, il fait référence à une autre étude parue le mois dernier et qui se trouve, en effet, en contradiction avec celle de l’American Press Institute. Le site News Whip mentionnait que les publications qui avaient suscité le plus d’engouement sur Facebook en janvier 2015 comprenaient assez peu de nouvelles sérieuses et pas mal plus de listes et d’histoires insolites. Voici les 15 publications les plus consultées en janvier dernier sur Facebook.

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Qui dit vrai?