Billets classés sous la catégorie « Médias »

Catherine MathysGoogle : la reine des entreprises médiatiques

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 publié le 12 mai 2015 à 14 h 05

Google domine la liste des 30 groupes médiatiques les plus importants dans le monde, et l’écart avec ses plus proches compétiteurs ne fait que se creuser. En effet, selon un rapport publié par ZenithOptimedia, Google est désormais 136 % plus imposant que le deuxième plus gros propriétaire de médias, Disney. Le précédent rapport chiffrait l’écart à 115 %. En fait, l’avance de Google est plus grande que le deuxième et le troisième plus important média (Comcast) combinés.

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Gagner la guerre du numérique

Ce palmarès des 30 chefs de file de l’industrie des médias est publié chaque année depuis 2007. On y compile les revenus publicitaires, mais aussi d’autres types de revenus tirés, par exemple, des abonnements ou de la vente directe quand il s’agit de journaux ou de magazines.

ZenithOptimedia étant un réseau d’agences de publicité, le but de ces rapports est de dresser le portrait des plus gros médias auxquels les publicitaires auront affaire.

À première vue, il est intéressant de remarquer que, dans ce palmarès, on trouve cinq chefs de file uniquement numériques : Google, Facebook, Baidu, Yahoo et Microsoft. Ces 5 entreprises représentent 71 milliards en revenus publicitaires, ce qui constitue 68 % de toute la publicité numérique.

Facebook : l’entreprise qui monte

C’est assurément l’utilisation accrue des appareils mobiles qui vient gonfler les chiffres de Google. Sa fonction de recherche serait désormais plus utilisée sur les téléphones que sur les ordinateurs. Une plateforme accessible partout et en tout temps. Et sa publicité aussi.

Facebook

Cela dit, chaque année, Facebook accélère le pas. Et ici aussi, la mobilité semble responsable d’un bond de 63 % des revenus publicitaires en un an. Les derniers chiffres le montrent, c’est maintenant 526 millions d’utilisateurs actifs qui n’accèdent à leur compte que sur un appareil mobile. Facebook profite bien de la manne en grimpant au 10e rang du palmarès.

L’entreprise gagne 14 places au classement du rapport de ZenithOptimedia, et devient le média qui connaît la croissance la plus rapide. En combinant le milliard et demi d’utilisateurs de Facebook et la popularité exponentielle des appareils mobiles, ce n’est pas étonnant, me direz-vous. À elle seule, elle draine plus du quart des dépenses publicitaires reliées à des appareils mobiles.

Les autres groupes médias à surveiller

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La deuxième entreprise médiatique qui a eu la croissance la plus rapide est la chinoise Baidu, qui a grossi de 43 % en un an, ce qui la place devant Yahoo (18e) et Microsoft (21e).

La troisième est la brésilienne Grupo Globo, qui a connu une croissance de ses revenus de 15 %.

Cela dit, vous trouverez surtout des entreprises américaines dans la liste ci-dessous, avec quelques entreprises européennes qui ressortent du lot, comme Bertelsmann, JCDecaux, Mediaset, ITV ou encore ProSiebenSat.

Les 30 plus importantes entreprises médiatiques dans le monde en 2015

  1. Google
  2. Walt Disney Company
  3. Comcast
  4. 21st Century Fox
  5. CBS Corporation
  6. Bertelsmann
  7. Viacom
  8. Time Warner
  9. News Corp
  10. Facebook
  11. Advance Publications
  12. iHeartMedia
  13. Discovery
  14. Gannett
  15. Asahi Shimbun Company
  16. Grupo Globo
  17. Yahoo
  18. Fuji Media Holdings
  19. CCTV
  20. Microsoft
  21. Hearst Corporation
  22. JCDecaux
  23. Yomiuri Shimbun Holdings
  24. Mediaset
  25. Axel Springer
  26. ITV plc
  27. ProSiebenSat
  28. Baidu
  29. NTV
  30. Sanoma

Je ne suis pas un amateur de boxe. La vue de deux hommes qui se taquinent le museau avec des gants rembourrés ne m’enchante guère.

Pourtant, cette fin de semaine, ne me demandez pas quelle équipe jouait au hockey, j’étais en train de regarder le combat de boxe Mayweather-Pacquiao.

Oh, n’allez pas imaginer que je m’intéresse maintenant à ce sport de combat! D’ailleurs, je ne sais pas qui a gagné. Je m’intéressais plutôt à la façon dont ce match a été diffusé sur Twitter grâce à Meerkat et à Periscope.

En direct de votre salon

Meerkat et Periscope, les habitués de Triplex le savent, n’ont pas inventé le direct sur Internet, mais elles ont réussi à le démocratiser. Un clic et le tour est joué.

Cette fin de semaine, de nombreux amateurs de boxe, qui ont payé chacun 100 $ pour regarder le combat Mayweather-Pacquiao en direct à la télévision, ont utilisé Meerkat ou Periscope pour diffuser le combat en ligne.

Pour la qualité de l’image, on repassera. Toutefois, se retrouver chez les gens dans leur salon avec l’ambiance des amis qui commentent le match a été une expérience totalement nouvelle.

C’est comme assister à un match sportif dans un bar. Sauf que ce n’est pas toi qui décides quand ni comment tu regardes la télévision – et tes commentaires ne se font que par écrit. Pas content? Il y a une autre chaîne Meerkat ou Periscope.

On le sait bien, on ne va pas dans un bar pour écouter un match, on y va pour l’ambiance. Cette fin de semaine, cette atmosphère était sur Twitter avec Meerkat et Periscope.

Quand le second écran se prend pour le premier

Ce qui est appelé le « second écran » par l’industrie de la télévision, ce cellulaire ou cette tablette que l’on tient dans les mains lorsque l’on regarde le téléviseur, a pris le contrôle cette fin de semaine.

Ce n’était plus un direct du match de boxe, c’était un direct des gens dans leur salon qui sont en train d’écouter le match de boxe.

Avec Meerkat ou Periscope, tout sportif de salon, cellulaire à la main, devient le commentateur principal pour son auditoire.

Il est clair que ce type d’expérience ne plaira pas à tous – surtout pas aux ayants droit de la diffusion du match. Toutefois, cela illustre un usage émergent pour ces deux nouvelles applications : capturer l’ambiance de l’écoute en groupe.

Jusqu’à présent, les deux applications n’étaient offertes que sur iOS et leur taux d’adoption restait faible hors des États-Unis. Tout ça devrait changer bientôt puisque Meerkat est maintenant offerte en version bêta sur Android.

Depuis cette fin de semaine, la nouvelle mise à jour de Meerkat permet de publier des vidéos en direct sur des pages Facebook, afin de rejoindre un plus grand auditoire (s’éloignant ainsi de Twitter, qui devient de plus en plus le territoire de Periscope).

Ainsi, on a potentiellement les ingrédients pour une contre-attaque du second écran. Alors que les chaînes de télévision se sont enfin mises à développer des plans stratégiques pour animer l’auditoire autour du premier écran, voilà que cet auditoire vole la vedette et se met lui-même en scène. Du moins lors d’événements en direct.

Puisque nous approchons de la finale des éliminatoires de la LNH, je m’attends à ce que beaucoup d’amateurs sportifs se servent pour la première fois de Meerkat ou de Periscope afin de faire partager l’ambiance électrisante de leur salon à une foule de personnes, isolées devant leur cellulaire, qui ne demandent qu’à être, elles aussi, en groupe.

Autres billets Triplex sur le sujet :

L’esthétique de Meerkat et de Periscope

Periscope : ce que les médias peuvent y gagner

Periscope à Baltimore

Catherine MathysApple Watch : l’info en 12 mots

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 publié le 24 avril 2015 à 14 h 41

Ça y est. Le jour tant attendu est arrivé. Le plus récent produit d’Apple, l’Apple Watch, est enfin sorti. Pour certains, il peut simplement s’agir d’un gadget de plus. Mais pour d’autres, comme les entreprises de presse, cela annonce plusieurs changements pour réussir à satisfaire un auditoire toujours plus mobile sur un écran toujours plus petit.

Le journalisme du coup d’oeil

Comment intéresser les consommateurs de nouvelles qui ont de moins en moins de temps et de moins en moins de capacité d’attention? Les Américains utilisent le terme glance journalism pour parler d’un phénomène qui caractérise les efforts des entreprises de presse pour retenir un public fuyant. Appelons-le journalisme du coup d’œil.

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Glance, c’est en fait le nom donné à une fonction de l’Apple Watch qui permet de passer en revue toute une série de notifications. C’est aussi le terme emprunté par plusieurs observateurs comme Mario Garcia, consultant et membre de l’Institut Poynter pour l’étude des médias ou encore Dan Shanoff, fondateur de Quickish, un agrégateur de nouvelles, pour décrire une ère de consommation de nouvelles en petites bouchées.

N’allez pas penser que le phénomène est entièrement nouveau et uniquement relié à l’apparition de nouveaux gadgets. Il prendrait racine dans les années 80 et 90, selon Garcia. Les études oculométriques de Poynter démontrent depuis assez longtemps que de nombreux consommateurs de nouvelles passent du titre au sous-titre sans jamais s’attarder au corps de l’article.

Le pouvoir des mots

Tout d’un coup, les tweets, qui nous obligeaient déjà à un difficile exercice de raccourcissement, sont devenus la version longue d’une manchette. Sur un écran de 4 cm avec un maximum de 6 lignes possible, chaque mot compte. À la blague, Andrew Phelps, gestionnaire de projets au New York Times, a dit espérer qu’Arnold Schwarzenegger ne ferait pas la manchette trop souvent.

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Avec l’Apple Watch, le titre doit être suffisamment accrocheur pour donner envie à son propriétaire d’interrompre ce qu’il fait et d’aller lire l’histoire complète sur le web. Ce sera lui qui déterminera si cela vaut la peine d’aller plus loin que ce premier coup d’œil. Garcia parle du journalisme de la séduction comme du prochain grand défi de l’industrie.

Les applications de nouvelles

Les entreprises de presse ne semblent pas effarouchées par ce nouveau défi, si l’on en croit le nombre d’applications de nouvelles conçues pour l’Apple Watch. Parmi les 3000 applications en tous genres déjà offertes, plusieurs sont offertes par certaines d’entre elles : New York Times, Yahoo, CNN, NPR, Washington Post, Wall Street Journal, Los Angeles Times, Huffington Post, Buzzfeed, USA Today, The Guardian, The Globe and Mail, L’Express et, chez nous, nos collègues du réseau anglais CBC ont également la leur.

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Le fait d’avoir ces applications sur notre poignet plutôt que dans notre poche vient aussi d’accélérer l’accès à l’information. Pour plusieurs médias, l’Apple Watch représente une nouvelle occasion plutôt qu’une contrainte. Ils pensent que les applications d’actualité sont très compatibles avec la montre.

C’est aussi l’avis de Josh Martin, directeur de la recherche chez Strategy Analytics. Selon lui, plusieurs catégories d’applications sous-utilisées sur les téléphones pourraient connaître leur heure de gloire sur la montre connectée. Plus que jamais, c’est l’heure de l’information mobile. La mobilité représente déjà la moitié du trafic de CNN. Un outil aussi près de la peau ne pouvait être qu’une bonne nouvelle.

L’espoir des médias

Selon Gilles Raymond, fondateur de l’application News Republic, si les utilisateurs regardent leur téléphone plus de 100 fois par jour, ils consulteront leur montre de 300 à 500 fois par jour. Le potentiel est donc immense.

Cela dit, il ne faut pas que la montre devienne une simple extension du téléphone. Le défi des médias sera double. Il ne faudra pas déranger l’utilisateur trop souvent avec des notifications tout en créant du contenu spécifique au média.

Je vous l’ai déjà dit et je le répète. Quelle époque fascinante pour les médias!

 

Martin LessardPeriscope : ce que les médias peuvent y gagner

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 publié le 22 avril 2015 à 16 h 50

Il y a une quinzaine de jours, je vous avais décrit les types de contenus que permettaient Meerkat et Periscope.

Ces deux applications mobiles simplifient grandement la diffusion de flux vidéo en direct à partir d’un cellulaire.

Pour l’instant, elles ne sont offertes que sur des appareils iOS — et en version beta pour Android dans le cas de Meerkat.

Periscope possède une meilleure intégration à Twitter et domine nettement dans les utilisations, comme le suggère ces statistique basé sur le nombre de mentions sur Twitter.

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Dans ce billet-ci, je vais m’intéresser à un usage possible de Periscope pour les personnes qui travaillent dans des émissions de télé et de radio. Cela dit, ceux qui gèrent des sites web, des forums, des balados ou une websérie peuvent très bien s’en inspirer.

Filmer en direct une émission?

Filmer une émission de radio a son charme, tout comme voir les coulisses d’un téléjournal. Toutefois, ces diffusions n’apportent pas grand-chose de nouveau.

Dans le cas de la télévision, cela va même à l’encontre de l’effort consacré à créer cette illusion de perfection artificielle. Lorsque les spectateurs voient l’envers du décor, le charme est brisé.

Dans le cas de la radio, c’est un peu mieux. Mais, là encore, l’effet de nouveauté passé, le fait de voir des gens parler à travers le micro d’un cellulaire nous éloigne de la qualité à laquelle on est habitué à la radio.

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Non, filmer en direct est, au mieux, anecdotique, au pire, ennuyeux. C’est bien pour se familiariser avec les outils, mais on peut faire mieux.

Pour les médias, démarrer un flux Periscope, c’est comme téléphoner à quelqu’un. Ce n’est plus un rendez-vous, c’est une interruption!

Il faut donc éviter de dédoubler l’émission qui, au fond, est bien mieux transmise par d’autres canaux que par la caméra d’un cellulaire.

Les deux usages que je souhaite voir émerger chez les gens des médias qui s’intéressent à Periscope, c’est, premièrement, offrir une forme de primeur, et deuxièmement, la possibilité d’interagir avec les gens sur le plateau.

C’est dans la poche!

On peut imaginer qu’une émission régulière, celle du matin ou du midi, par exemple, diffuse sur Periscope le sommaire de l’émission qui s’en vient.

Quelques heures ou quelques minutes avant l’émission, la personne qui anime, ou qui est chargée de la recherche, peut diffuser des bribes du sommaire.

Ainsi, dès que la présence d’un invité est confirmée, on peut l’annoncer! Voilà ce qu’un abonné veut savoir quand il est dérangé en marchant! C’est aussi une façon agréable de lui rappeler le rendez-vous médiatique à venir!

C’est comme une autopromotion, à savoir une de ces capsules que le réseau passe pour annoncer ce qui s’en vient, mais contrôlées directement par les gens dans le studio.

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Cependant, il ne faut pas oublier une chose. La notification sur Periscope arrive sur un cellulaire. C’est donc comme un coup de téléphone! Qui aime être dérangé par quelqu’un qui ne souhaite que monologuer?

Il faut donc s’ouvrir à l’interaction.

100 % de votre attention

Pour éviter le travers inhérent aux médias traditionnels (l’approche unidirectionnelle de la communication), il faut profiter au maximum des interactions avec le public sur Periscope.

Le sommaire une fois brièvement dévoilé ou l’invité annoncé, l’animateur peut répondre à quelques questions.

Si l’on dérange les abonnés dans leur poche, et qu’on leur demande leur attention, il faut qu’en retour ces derniers aient eux aussi 100 % de l’attention de la personne qui diffuse.

Répondre aux questions ou aux demandes en direct est une interaction forte qui devient une façon de bâtir un public et de le rendre fidèle.

C’est aussi une bonne façon de prendre le pouls de l’auditoire sur un sujet donné et, peut-être, de modifier les questions ou l’angle par la suite. Certainement, en tout cas, c’est une façon de se rapprocher davantage de son auditoire.

Même si, actuellement, on ne parle qu’à une poignée de personnes sur Periscope, il ne faut pas s’attarder pour l’instant au nombre (les grands médias sont habitués à s’adresser à des centaines de milliers de personnes). Ces premiers abonnés de Periscope ont en effet une grande influence dans leur réseau.

Finalement, les émissions qui savent comment rejoindre leur auditoire ont toujours une longueur d’avance. C’est le nerf de la guerre par les temps qui courent…

Maxime JohnsonRogers lance une version française de Next Issue

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 publié le 15 avril 2015 à 12 h 53

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Rogers a dévoilé mercredi une version française de son service mobile Next Issue, lancé il y a un peu plus d’un an en anglais, qui permet de consulter à volonté une centaine de magazines – un peu comme Netflix avec les films et les séries télé.

Une vingtaine de nouveaux magazines francophones
La plus grande nouveauté de l’annonce d’aujourd’hui n’est toutefois pas tant la traduction de l’interface de Next Issue, mais plutôt l’arrivée de nouveaux magazines francophones.

En plus des magazines des éditions Rogers LOULOU, L’actualité et Châtelaine, qui étaient déjà offerts au lancement de la plateforme en 2013, 19 nouveaux titres de 8 nouveaux éditeurs québécois ont été ajoutés au catalogue. Les abonnés de Next Issue pourront ainsi lire tous les mois des magazines comme Québec Science, Enfants Québec, Protégez-Vous, Allô Vedettes, Ricardo, Le monde du VTT et plus.

« Nous continuons d’avoir des discussions avec d’autres éditeurs, car nous aimerions offrir plus de magazines francophones », précise Brinda Luckoo, directrice principale de Next Issue Canada. Parmi les noms manquants, on note tout particulièrement ceux de TVA Publications.

Mme Luckoo ajoute qu’il ne faut toutefois pas s’attendre à un ajout massif de nouveaux magazines : « Nous privilégions la qualité à la quantité. Nous n’aurons donc jamais 1000 ou 2000 titres. ». Selon elle, certains types de magazines sont d’ailleurs sous-représentés dans notre langue et bénéficieraient de quelques titres de plus, notamment les magazines pour hommes, reliés à l’industrie automobile, par exemple.

Une application bilingue
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En décembre 2013, Triplex concluait son test de Next Issue en espérant que l’offre francophone du service allait s’améliorer avec le temps. C’est finalement ce qui s’est passé, mais après un délai – quand même assez long – de 16 mois.

L’application, qui sera lancée officiellement le 20 avril, sera exactement la même que la version anglophone et elle donnera un accès aux mêmes magazines, tant francophones qu’anglophones. Seule l’interface a été modifiée. Il s’agit d’une version unique de l’application, qui s’adaptera simplement à la langue du système de l’utilisateur.

Ce serait pour cette raison que Rogers a opté pour conserver le nom anglophone du service au Québec. « Nous pensions qu’il serait difficile pour les gens de comprendre que l’application est la même, avec les mêmes magazines, si son nom était différent », croit Brinda Luckoo.

Deux forfaits différents
Next Issue offre deux types d’abonnement. L’abonnement de base, à 9,99 $ par mois, donne accès à tous les magazines mensuels et bimensuels, tandis que le forfait supérieur, à 14,99 $, permet d’accéder également aux magazines hebdomadaires comme People et Macleans. Aucun hebdomadaire francophone n’est toutefois offert pour l’instant.

Notons qu’à compter de mercredi, ceux qui sont abonnés à un forfait mobile pour tablette offert par Rogers bénéficieront d’un abonnement de 24 mois gratuit au service.

Selon Rogers, 250 000 articles seraient lus chaque semaine sur Next Issue, et 5 millions de magazines auraient été téléchargés depuis son lancement à la fin 2013.