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Après avoir été vendu à plus d’un million d’exemplaires pour PC, l’un des succès les plus étranges des dernières années, Farming Simulator 15, est récemment débarqué pour les consoles Xbox et PlayStation. Ce simulateur curieux nous met, d’une façon parfois un peu trop réaliste, dans la peau d’un agriculteur moderne.

Travailler dans le champ
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Farming Simulator 15 permet de gérer de près une ferme familiale de la façon qu’on le souhaite, que ce soit en cultivant le sol, en développant une ferme laitière, en vendant de la laine de mouton ou s’adonnant à la coupe de bois.

Ici, on est très loin de Farmville et des autres jeux du genre qui ont déjà exploré le concept.

Pour cultiver un champ, il ne suffit ainsi pas de cliquer dessus à l’aide de sa manette. Comme dans la vraie vie, le processus est particulièrement fastidieux. Il faut tout d’abord labourer le champ (soi-même, avec le bon tracteur), remplir un deuxième tracteur de semences et ensemencer le champ, répandre de l’engrais, patienter un peu (une attente qui peut varier en fonction de l’espèce cultivée et de la météo), récolter ses grains ou ses légumes avec la machinerie appropriée (comme une moissonneuse-batteuse), transférer sa récolte dans un autre tracteur et aller vendre le tout au village.

Certaines espèces demandent ensuite encore plus de travail. On doit faire des balles de foin lorsque l’on cultive le blé, par exemple. Et après? On recommence le tout.

Certaines de ces opérations peuvent être automatisées lorsqu’on embauche des employés, mais pas toutes, et dans tous les cas, il faut toujours débuter le travail soi-même. Chaque opération peut prendre de longues minutes, selon la taille du champ et la vitesse de l’équipement.

Faire croître la ferme familiale
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En tant que joueur débutant, vous pouvez espérer gagner quelques milliers de dollars au bout d’une journée. Cet argent, vous voudrez le réinvestir rapidement, que ce soit pour obtenir du nouvel équipement (un tracteur plus puissant, un appareil pour récolter les betteraves, une éolienne, des serres de tomates) ou de nouveaux champs. Vous pourriez aussi décider de rembourser plus rapidement les dettes que vous avez accumulées pour acheter votre équipement.

Dans tous les cas, par contre, Farming Simulator 15 demeure un jeu très terre à terre. Vous ne deviendrez pas le PDG d’une grande corporation qui gère le tout de ses bureaux : peu importe si votre entreprise vaut 100 000$ ou 10 000 000$, vous devrez toujours ramasser vous-mêmes vos œufs et aller les vendre au village.

Réaliste et invraisemblable
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Farming Simulator est un jeu à la fois archiréaliste et complètement invraisemblable.

Autant les processus entourant l’agriculture sont réalistes, autant tout ce qui concerne le temps ne l’est pas. On travaille par exemple la nuit (avec une lampe de poche si l’on est à pied ou en allumant ses phares si l’on conduit un tracteur), et les semences ne prennent que 18 heures à pousser.

Les prix rapportés par les différentes activités varient aussi grandement. Le prix pour un chargement de blé semble assez réaliste, mais celui pour un seul arbre coupé (plus de 20 000$) ne tient absolument pas la route. Ni les œufs à 12 $ l’unité, d’ailleurs.

Les irritants de la vie de fermier
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Si l’on vit bien avec ces invraisemblances, Farming Simulator 15 peut quand même être parfois fort irritant.

Le jeu n’offre, par exemple, qu’un tutoriel extrêmement limité, et tient pour acquis que le joueur connaît déjà les rouages de Farming Simulator, mais aussi de l’agriculture en général.

Si vous voulez déplacer un arbre que vous avez coupé, par exemple, vous devrez vous acheter un tracteur assez puissant, acheter un chargeur compatible à installer au bout de votre tracteur et acheter une fourche compatible à mettre au bout de votre chargeur (une sorte de pince géante).

Un jeu normal classerait probablement ces équipements dans la catégorie foresterie, ou quelque chose du genre, mais pas Farming Simulator, qui n’explique pas à quoi sert une bonne partie des équipements offerts, ni dans quel ordre les placer sur votre tracteur.

Ensuite, le logiciel n’explique pas non plus comment s’en servir. J’ai personnellement perdu une bonne dizaine de minutes à trouver comment ouvrir la pince au bout de mon chargeur. J’ai finalement fait rouler mon billot de bois en bas d’une côte en le poussant avec mon tracteur.  J’ai finalement trouvé un peu par hasard comment ouvrir et fermer la pince.

Heureusement, les joueurs plus patients pourront apprendre à jouer au fil du temps, et la très grande communauté de joueurs est particulièrement active sur YouTube et ailleurs sur le web. Il est donc facile de trouver des tutoriels pour pratiquement tout ce que l’on souhaite accomplir.

Parmi les autres défauts du jeu, notons qu’il est impossible de se déplacer automatiquement d’un point à un autre. Il faut donc rouler nous-mêmes (lentement) en tracteur pour accepter des missions (un volet du jeu qui permet d’amasser un peu plus d’argent), pour vendre ses produits et même pour aller consulter ses finances au guichet automatique (!). La carte pour se repérer semble aussi tout droit sortie d’un jeu des années 90.

Un autre jour, une autre douleur
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Farming Simulator 15 est un jeu unique dans lequel, bien honnêtement, on a plus l’impression de travailler dur que de s’amuser. Aller au champ demande un effort qui semble presque physique. « Un autre jour, une autre douleur », disait Urbain Desbois.

Cela ne veut pas dire qu’on ne l’apprécie pas. Comme dans la vie, on tire beaucoup de satisfaction des tâches accomplies. Les amateurs de simulateurs réalistes, ceux qui aiment beaucoup les jeux de gestion et probablement les travailleurs compulsifs devraient donc quand même y trouver leur compte.

Toutefois, la majorité des gens préféreront probablement travailler pour de vrai plutôt que de jouer à travailler. C’est tout dire.

Farming Simulator 15 est maintenant offert pour PC, PlayStation 3, PlayStation 4, Xbox 360 et Xbox One.

Maxime JohnsonLife is Strange : un jeu intelligent pour tous

par

 publié le 7 avril 2015 à 11 h 14

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Êtes-vous de ceux qui savent que les jeux vidéo ont (parfois) plus à offrir que des avatars qui se tirent bêtement dessus, mais n’ont jamais eu l’occasion de prendre une manette entre leurs mains? Peut-être un peu par manque d’intérêt, mais surtout par peur de ne pas savoir comment s’y prendre et par où commencer? Si c’est le cas, Life is Strange pourrait bien être l’occasion de, finalement, vous initier à ce média.

Une histoire dont vous êtes le héros
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Life is Strange rappelle les livres dont on est le héros. On y incarne Maxine Caulfield, une étudiante en photographie dans une école huppée de l’Oregon qui se découvre le pouvoir de faire reculer le temps. On est toutefois ici loin d’un jeu de superhéros. Et, même si une mission plus importante semble rapidement se définir pour la jeune Caulfield, soit de sauver la ville d’un ouragan à venir, sa vie d’étudiante prend largement le dessus dans cette histoire de passage à l’âge adulte.

On y navigue dans les cliques, on rencontre des amis, des amours et on affronte l’establishment local.

Il est difficile de ne pas faire de liens entre le nom de famille de l’héroïne et celui de Holden Caulfield, le héros de L’attrape-cœurs, de J.D. Salinger. Même si les similarités entre les deux histoires sont limitées, les thèmes, eux, sont souvent les mêmes. Ces thèmes ne sont peut-être pas des plus originaux, mais ils sont tout de même universels.

Life is Strange est un jeu d’atmosphère, lent, où l’on contrôle les déplacements de l’héroïne et ses interactions avec ceux qui l’entourent. On y choisit ses réponses dans des dialogues, on recule dans le temps pour corriger une erreur ou pour changer de réponse lorsque la réaction de l’autre n’est pas à son goût, etc.

L’histoire, les personnages, les dialogues et la musique indépendante omniprésente rappellent en fait plus un film ou une série télé qu’un jeu vidéo, un film interactif toutefois, où nos interactions avec les autres personnages auront des conséquences sur la suite des choses, un peu comme dans la vie.

Pas d’expérience requise
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Life is Strange est un jeu facile. Cela devrait plaire aux novices, qui n’ont pas l’habitude des manettes complexes des consoles modernes, ou encore d’utiliser leur clavier d’ordinateur pour contrôler un personnage virtuel.

Toutes les interactions possibles sont toujours affichées à l’écran (exemples : appuyez sur A pour répondre ceci, appuyez sur X pour répondre cela, appuyez sur Y pour regarder l’objet…), et il n’est pratiquement jamais nécessaire d’être rapide pour avancer. On peut donc généralement prendre le temps qu’on veut pour répondre et pour trouver où sont les boutons sur la manette.

Au pire, si on se trompe, il est toujours possible de remonter dans le temps de quelques secondes pour corriger son erreur.

Bref, il n’est pas nécessaire d’avoir grandi avec les jeux vidéo pour en profiter, ce qui est assez rare pour un jeu vidéo de cette ampleur et de cette qualité.

Un format épisodique
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Life is Strange est un jeu épisodique, une histoire racontée en cinq tomes. Il est possible d’acheter ces tomes séparément, à environ 5 $ l’unité, selon la plateforme, ou encore tous d’un seul coup pour économiser un peu. Ceux qui souhaitent essayer le jeu peuvent donc le faire sans se ruiner. Pour 5 $, vous aurez deux à trois bonnes heures de contenu, soit autant qu’un film.

Le format n’est pas nouveau. Il a notamment été rendu populaire par le studio Telltale, dont les jeux The Walking Dead, The Wolf Among Us et Game of Thrones sont aussi axés sur de bonnes histoires interactives, où nos choix ont un effet sur le déroulement du jeu.

Life is Strange est toutefois un peu plus grand public, avec des thèmes moins fantastiques que ceux de Telltale (malgré le voyage dans le temps) et avec un rythme plus lent.

Life is Strange peut être utilisé sur PC, PlayStation 3, PlayStation 4, Xbox 360 et Xbox One. Les dialogues sont en anglais, mais sous-titrés en français, et le jeu est classé pour les 17 ans et plus (thèmes à caractère sexuel, usage de drogues, etc.). Pour l’instant, seuls les épisodes 1 et 2 sont sortis. Les autres devraient être lancés au cours des prochains mois.

Le format demande une certaine ouverture d’esprit, tant pour les joueurs aguerris, qui devront s’habituer à un rythme plus lent, que pour les néophytes qui essayeront leur premier jeu sur la console familiale. C’est un jeu qui gagne néanmoins à être essayé.

Martin LessardJouer à Pac-Man dans votre quartier

par

 publié le 1 avril 2015 à 6 h 56

On peut penser que c’est un poisson d’avril. Mais non.

Google Maps propose bel et bien aujourd’hui, 1er avril, de jouer à Pac-Man dans votre quartier.

Si vous êtes sur un ordinateur, une icône apparaît dans le coin de la carte.

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Si votre quartier contient suffisamment de rues, la partie commence, sinon Google Maps vous suggère un autre endroit.

Je me suis fait poursuivre par des fantômes sur la Main, à Moncton, j’ai mangé des cerises dans le Vieux-Québec et je me suis fait avaler tout rond dans le centre-ville de Vancouver.

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Si vous êtes sur votre cellulaire, vous avez seulement accès à quelques endroits, comme Time Square, à New York, l’Arc de triomphe, à Paris, ou Niagara Falls, en Ontario. La liste se trouve ici.

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Aujourd’hui, c’est la journée où circulent le plus de canulars (comme celle de Rue 89 et l’écoute électronique dans les détecteurs de fumée).

Alors, entre vous et moi, jouer à Pac-Man sera peut-être moins risqué que de publier des articles dans vos réseaux sociaux.

Nintendo nous a habitués au cours des dernières années à avoir beaucoup d’attentes. Tous les jeux développés à l’interne pour sa console Wii U se sont avérés de véritables succès (Mario Kart 8, Super Mario 3D World, etc.). Ces jeux sont amusants d’un bout à l’autre, tant pour les enfants que pour les adultes. Même s’il a bien quelques qualités, Mario Party 10 n’est pas l’un de ceux-là.

Variations sur un thème connu
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Mario Party 10 reprend une formule testée et éprouvée pour Nintendo, celle des minijeux. Mario Party 10 est en fait un jeu de plateau virtuel, une sorte de serpents et échelles où les joueurs doivent à l’occasion s’affronter (ou s’entraider) dans un minijeu.

Ces petits jeux – il y en a plus de 70 en tout – sont d’une simplicité extrême, la plupart ne demandant qu’une seule manœuvre à la fois. Un jeu de golf demande par exemple de rapidement taper sa manette vers le bas (comme un marteau) lorsqu’une balle apparaît, mais de ne pas le faire lorsqu’une bombe remplace la balle. Un autre demande de faire aller sa manette de bas en haut rapidement, pour gonfler un ballon le plus possible, sans le faire exploser.

Ces jeux sont simples et rapides, ils durent souvent moins d’une minute, et plusieurs d’entre eux touchent la cible. Ce sont eux, la véritable vedette de Mario Party. On les termine, et on a tout de suite envie de prendre notre revanche. Certains jeux sont individuels, mais d’autres demandent à tous les joueurs de collaborer, d’autres sont des jeux en équipes de deux et d’autres sont des jeux à trois contre un.

Des plateaux ennuyants
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Malheureusement, toutes ces petites perles sont enrobées d’un jeu de plateau, qui lui, est la grande faiblesse de Mario Party 10. Quatre joueurs – l’ordinateur animera au besoin des personnages s’il manque des participants – prennent alors place dans une voiture, et avancent (ou reculent) au gré des dés. On accumule des étoiles tout au long du jeu, et le joueur avec le plus d’étoiles à l’arrivée emporte la partie.

Nintendo offre une poignée de planches de jeu, qui peuvent être complétées en 30 minutes environ. Ces 30 minutes sont assez longues, honnêtement, et le hasard occupe une place beaucoup trop importante (pour ramasser ou perdre des étoiles, par exemple), et, étonnamment, on ne joue pas assez souvent aux minijeux. Bref, on lance beaucoup de dés et on regarde beaucoup nos personnages avancer d’une case à l’autre, mais on joue peu.

C’est dommage, car si certains minijeux mettent rapidement de l’ambiance, au point où Mario Party peut mériter son nom, cette même ambiance retombe très rapidement lorsqu’il faut attendre quelques minutes avant le prochain jeu. C’est un peu comme si un DJ enchaînait chaque chanson de Taylor Swift par une d’Alain Morisod.

Les enfants devraient supporter un peu plus facilement cet enrobage, mais les adultes, eux, préféreront sans doute laisser tomber ces plateaux pour choisir simplement leurs minijeux à l’unité, ce qu’il est possible de faire.

On regrette toutefois l’absence d’un mode plus simple, où il serait possible d’enfiler rapidement une succession de minijeux dans un cadre un peu plus défini, où les points seraient comptabilisés d’une partie à l’autre.

Modes Party Bowser et Party Amiibo
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En plus du mode principal, deux nouveaux modes s’ajoutent cette année, pour le 10e Mario Party.

Le mode Party Bowser permet à un joueur d’incarner le célèbre vilain de Nintendo, dont le but est d’empêcher les joueurs d’arriver au bout du plateau de jeu.

On a alors de nouveaux plateaux légèrement modifiés (on n’essaie plus d’accumuler des étoiles pour gagner, mais plutôt d’accumuler des cœurs pour rester en vie le plus longtemps possible). Le concept du plateau demeure ici le même, sauf que les joueurs doivent alors affronter Bowser dans les minijeux.

L’idée est excellente, surtout que le GamePad de la Wii U est un superbe outil pour les jeux asymétriques de la sorte. Malheureusement, le mode Party Bowser tombe un peu à plat, alors que les minijeux, peut-être trop simples et surtout trop peu nombreux, n’atteignent pas leur potentiel. Les jeux Bowser Party auraient dû voler la vedette, mais ce n’est pas le cas. Heureusement, jouer à quatre contre un demeure quand même amusant, et les enfants seront sûrement heureux d’incarner ce monstre format géant qui crache du feu.

Le mode Party Amiibo offre pour sa part un plateau de jeu plus petit avec les règles traditionnelles de Mario Party. Les Amiibo, ces petites figurines vendues à l’unité qui peuvent être utilisées dans différents jeux Nintendo, permettent alors de changer la planche et de débloquer différents bonus.

Un jeu pour ceux qui ne jouent jamais
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Malgré ses lacunes, Mario Party 10 excelle sur un point, celui de faire jouer même ceux qui ne s’adonnent jamais aux jeux vidéo. Les minijeux sont simples, mais quand même amusants, et même un novice peut parfois battre un joueur aguerri.

Ceux qui n’aiment généralement pas les jeux vidéo peuvent donc y trouver leur compte, comme c’est souvent le cas avec les jeux de Nintendo.

Le nouveau Mario Party 10 est toutefois une fête qui ne lève pas assez, avec quelques temps forts, mais où les temps morts sont trop fréquents.

C’est dommage, car tous les éléments étaient pourtant présents pour en faire un véritable classique.

Maxime JohnsonNintendo mise sur les téléphones intelligents

par

 publié le 17 mars 2015 à 12 h 36

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Après avoir refusé maintes fois de publier ses jeux sur les plateformes mobiles, Nintendo cède finalement aux pressions des médias et de ses investisseurs en annonçant l’arrivée de ses célèbres personnages sur les tablettes et les téléphones intelligents. Un mal nécessaire, qui pourrait être payant pour la compagnie, mais aussi lui faire très mal à long terme.

Pas de simples ports
Nintendo s’est associé au développeur japonais DeNA pour son annonce. Les deux compagnies créeront des jeux originaux entièrement conçus pour les plateformes mobiles, qui profiteront des fonctionnalités de ces appareils, comme leurs écrans tactiles.

Bref, Nintendo ne compte pas créer de ports de ses jeux existants, comme Super Mario Bros pour téléphone ou Mario Kart 64 pour tablette, mais bien des titres exclusifs, qui pourront toutefois réutiliser les personnages de la compagnie.

Ces jeux pourraient être payants ou gratuits avec des achats intégrés. Sur ce dernier point, notons que Nintendo compte surtout essayer de nouveaux modèles d’affaires, et non les modèles plus classiques de jeux semi-payants utilisés généralement par DeNA pour ses jeux mobiles.

Une console à venir
Afin de rassurer ses amateurs, Nintendo a aussi confirmé, dans une conférence de presse, l’arrivée éventuelle d’une nouvelle console, la Nintendo NX. Celle-ci devant être dévoilée pour la première fois l’année prochaine, il faudra donc attendre encore quelques années avant de pouvoir en profiter.

Notons que la compagnie prévoit aussi lancer à l’automne un service multiplateforme par abonnement, dont on ignore toujours les détails, mais qui devrait fonctionner sur Mac, PC, les plateformes mobiles et les consoles Nintendo.

Un mal nécessaire?
3ds

Outre quelques expériences récentes, le PDG de Nintendo Satoru Iwata a souvent refusé de lancer des versions mobiles de ses jeux vidéo. Un passage vers les téléphones intelligents pourrait en effet cannibaliser les ventes de consoles portatives de Nintendo, selon lui, mais aussi de ses jeux 3DS, qui se vendent jusqu’à 39 $ dans les boutiques, soit beaucoup plus qu’un jeu mobile.

Pour ce dernier, la présence des personnages comme Mario ou Link sur les plateformes mobiles pourrait aussi diminuer leur valeur à long terme.

Ces risques sont évidemment toujours présents, mais Nintendo espère que, en jouant bien ses cartes, elle pourra plutôt tirer profit des plateformes mobiles. Avec les ventes de jeux elles-mêmes, mais aussi en attirant ensuite les joueurs vers l’univers de Nintendo, vers ses consoles spécialisées et ses véritables jeux.

Les dangers sont nombreux avec une telle stratégie. Ce n’est pas pour rien que Nintendo était si froid à l’idée de s’ouvrir aux téléphones intelligents. Mais, considérant l’omniprésence des plateformes mobiles dans le monde, est-ce que Nintendo avait vraiment encore le choix?