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Maxime JohnsonLife is Strange : un jeu intelligent pour tous

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 publié le 7 avril 2015 à 11 h 14

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Êtes-vous de ceux qui savent que les jeux vidéo ont (parfois) plus à offrir que des avatars qui se tirent bêtement dessus, mais n’ont jamais eu l’occasion de prendre une manette entre leurs mains? Peut-être un peu par manque d’intérêt, mais surtout par peur de ne pas savoir comment s’y prendre et par où commencer? Si c’est le cas, Life is Strange pourrait bien être l’occasion de, finalement, vous initier à ce média.

Une histoire dont vous êtes le héros
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Life is Strange rappelle les livres dont on est le héros. On y incarne Maxine Caulfield, une étudiante en photographie dans une école huppée de l’Oregon qui se découvre le pouvoir de faire reculer le temps. On est toutefois ici loin d’un jeu de superhéros. Et, même si une mission plus importante semble rapidement se définir pour la jeune Caulfield, soit de sauver la ville d’un ouragan à venir, sa vie d’étudiante prend largement le dessus dans cette histoire de passage à l’âge adulte.

On y navigue dans les cliques, on rencontre des amis, des amours et on affronte l’establishment local.

Il est difficile de ne pas faire de liens entre le nom de famille de l’héroïne et celui de Holden Caulfield, le héros de L’attrape-cœurs, de J.D. Salinger. Même si les similarités entre les deux histoires sont limitées, les thèmes, eux, sont souvent les mêmes. Ces thèmes ne sont peut-être pas des plus originaux, mais ils sont tout de même universels.

Life is Strange est un jeu d’atmosphère, lent, où l’on contrôle les déplacements de l’héroïne et ses interactions avec ceux qui l’entourent. On y choisit ses réponses dans des dialogues, on recule dans le temps pour corriger une erreur ou pour changer de réponse lorsque la réaction de l’autre n’est pas à son goût, etc.

L’histoire, les personnages, les dialogues et la musique indépendante omniprésente rappellent en fait plus un film ou une série télé qu’un jeu vidéo, un film interactif toutefois, où nos interactions avec les autres personnages auront des conséquences sur la suite des choses, un peu comme dans la vie.

Pas d’expérience requise
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Life is Strange est un jeu facile. Cela devrait plaire aux novices, qui n’ont pas l’habitude des manettes complexes des consoles modernes, ou encore d’utiliser leur clavier d’ordinateur pour contrôler un personnage virtuel.

Toutes les interactions possibles sont toujours affichées à l’écran (exemples : appuyez sur A pour répondre ceci, appuyez sur X pour répondre cela, appuyez sur Y pour regarder l’objet…), et il n’est pratiquement jamais nécessaire d’être rapide pour avancer. On peut donc généralement prendre le temps qu’on veut pour répondre et pour trouver où sont les boutons sur la manette.

Au pire, si on se trompe, il est toujours possible de remonter dans le temps de quelques secondes pour corriger son erreur.

Bref, il n’est pas nécessaire d’avoir grandi avec les jeux vidéo pour en profiter, ce qui est assez rare pour un jeu vidéo de cette ampleur et de cette qualité.

Un format épisodique
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Life is Strange est un jeu épisodique, une histoire racontée en cinq tomes. Il est possible d’acheter ces tomes séparément, à environ 5 $ l’unité, selon la plateforme, ou encore tous d’un seul coup pour économiser un peu. Ceux qui souhaitent essayer le jeu peuvent donc le faire sans se ruiner. Pour 5 $, vous aurez deux à trois bonnes heures de contenu, soit autant qu’un film.

Le format n’est pas nouveau. Il a notamment été rendu populaire par le studio Telltale, dont les jeux The Walking Dead, The Wolf Among Us et Game of Thrones sont aussi axés sur de bonnes histoires interactives, où nos choix ont un effet sur le déroulement du jeu.

Life is Strange est toutefois un peu plus grand public, avec des thèmes moins fantastiques que ceux de Telltale (malgré le voyage dans le temps) et avec un rythme plus lent.

Life is Strange peut être utilisé sur PC, PlayStation 3, PlayStation 4, Xbox 360 et Xbox One. Les dialogues sont en anglais, mais sous-titrés en français, et le jeu est classé pour les 17 ans et plus (thèmes à caractère sexuel, usage de drogues, etc.). Pour l’instant, seuls les épisodes 1 et 2 sont sortis. Les autres devraient être lancés au cours des prochains mois.

Le format demande une certaine ouverture d’esprit, tant pour les joueurs aguerris, qui devront s’habituer à un rythme plus lent, que pour les néophytes qui essayeront leur premier jeu sur la console familiale. C’est un jeu qui gagne néanmoins à être essayé.

Martin LessardJouer à Pac-Man dans votre quartier

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 publié le 1 avril 2015 à 6 h 56

On peut penser que c’est un poisson d’avril. Mais non.

Google Maps propose bel et bien aujourd’hui, 1er avril, de jouer à Pac-Man dans votre quartier.

Si vous êtes sur un ordinateur, une icône apparaît dans le coin de la carte.

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Si votre quartier contient suffisamment de rues, la partie commence, sinon Google Maps vous suggère un autre endroit.

Je me suis fait poursuivre par des fantômes sur la Main, à Moncton, j’ai mangé des cerises dans le Vieux-Québec et je me suis fait avaler tout rond dans le centre-ville de Vancouver.

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Si vous êtes sur votre cellulaire, vous avez seulement accès à quelques endroits, comme Time Square, à New York, l’Arc de triomphe, à Paris, ou Niagara Falls, en Ontario. La liste se trouve ici.

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Aujourd’hui, c’est la journée où circulent le plus de canulars (comme celle de Rue 89 et l’écoute électronique dans les détecteurs de fumée).

Alors, entre vous et moi, jouer à Pac-Man sera peut-être moins risqué que de publier des articles dans vos réseaux sociaux.

Nintendo nous a habitués au cours des dernières années à avoir beaucoup d’attentes. Tous les jeux développés à l’interne pour sa console Wii U se sont avérés de véritables succès (Mario Kart 8, Super Mario 3D World, etc.). Ces jeux sont amusants d’un bout à l’autre, tant pour les enfants que pour les adultes. Même s’il a bien quelques qualités, Mario Party 10 n’est pas l’un de ceux-là.

Variations sur un thème connu
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Mario Party 10 reprend une formule testée et éprouvée pour Nintendo, celle des minijeux. Mario Party 10 est en fait un jeu de plateau virtuel, une sorte de serpents et échelles où les joueurs doivent à l’occasion s’affronter (ou s’entraider) dans un minijeu.

Ces petits jeux – il y en a plus de 70 en tout – sont d’une simplicité extrême, la plupart ne demandant qu’une seule manœuvre à la fois. Un jeu de golf demande par exemple de rapidement taper sa manette vers le bas (comme un marteau) lorsqu’une balle apparaît, mais de ne pas le faire lorsqu’une bombe remplace la balle. Un autre demande de faire aller sa manette de bas en haut rapidement, pour gonfler un ballon le plus possible, sans le faire exploser.

Ces jeux sont simples et rapides, ils durent souvent moins d’une minute, et plusieurs d’entre eux touchent la cible. Ce sont eux, la véritable vedette de Mario Party. On les termine, et on a tout de suite envie de prendre notre revanche. Certains jeux sont individuels, mais d’autres demandent à tous les joueurs de collaborer, d’autres sont des jeux en équipes de deux et d’autres sont des jeux à trois contre un.

Des plateaux ennuyants
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Malheureusement, toutes ces petites perles sont enrobées d’un jeu de plateau, qui lui, est la grande faiblesse de Mario Party 10. Quatre joueurs – l’ordinateur animera au besoin des personnages s’il manque des participants – prennent alors place dans une voiture, et avancent (ou reculent) au gré des dés. On accumule des étoiles tout au long du jeu, et le joueur avec le plus d’étoiles à l’arrivée emporte la partie.

Nintendo offre une poignée de planches de jeu, qui peuvent être complétées en 30 minutes environ. Ces 30 minutes sont assez longues, honnêtement, et le hasard occupe une place beaucoup trop importante (pour ramasser ou perdre des étoiles, par exemple), et, étonnamment, on ne joue pas assez souvent aux minijeux. Bref, on lance beaucoup de dés et on regarde beaucoup nos personnages avancer d’une case à l’autre, mais on joue peu.

C’est dommage, car si certains minijeux mettent rapidement de l’ambiance, au point où Mario Party peut mériter son nom, cette même ambiance retombe très rapidement lorsqu’il faut attendre quelques minutes avant le prochain jeu. C’est un peu comme si un DJ enchaînait chaque chanson de Taylor Swift par une d’Alain Morisod.

Les enfants devraient supporter un peu plus facilement cet enrobage, mais les adultes, eux, préféreront sans doute laisser tomber ces plateaux pour choisir simplement leurs minijeux à l’unité, ce qu’il est possible de faire.

On regrette toutefois l’absence d’un mode plus simple, où il serait possible d’enfiler rapidement une succession de minijeux dans un cadre un peu plus défini, où les points seraient comptabilisés d’une partie à l’autre.

Modes Party Bowser et Party Amiibo
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En plus du mode principal, deux nouveaux modes s’ajoutent cette année, pour le 10e Mario Party.

Le mode Party Bowser permet à un joueur d’incarner le célèbre vilain de Nintendo, dont le but est d’empêcher les joueurs d’arriver au bout du plateau de jeu.

On a alors de nouveaux plateaux légèrement modifiés (on n’essaie plus d’accumuler des étoiles pour gagner, mais plutôt d’accumuler des cœurs pour rester en vie le plus longtemps possible). Le concept du plateau demeure ici le même, sauf que les joueurs doivent alors affronter Bowser dans les minijeux.

L’idée est excellente, surtout que le GamePad de la Wii U est un superbe outil pour les jeux asymétriques de la sorte. Malheureusement, le mode Party Bowser tombe un peu à plat, alors que les minijeux, peut-être trop simples et surtout trop peu nombreux, n’atteignent pas leur potentiel. Les jeux Bowser Party auraient dû voler la vedette, mais ce n’est pas le cas. Heureusement, jouer à quatre contre un demeure quand même amusant, et les enfants seront sûrement heureux d’incarner ce monstre format géant qui crache du feu.

Le mode Party Amiibo offre pour sa part un plateau de jeu plus petit avec les règles traditionnelles de Mario Party. Les Amiibo, ces petites figurines vendues à l’unité qui peuvent être utilisées dans différents jeux Nintendo, permettent alors de changer la planche et de débloquer différents bonus.

Un jeu pour ceux qui ne jouent jamais
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Malgré ses lacunes, Mario Party 10 excelle sur un point, celui de faire jouer même ceux qui ne s’adonnent jamais aux jeux vidéo. Les minijeux sont simples, mais quand même amusants, et même un novice peut parfois battre un joueur aguerri.

Ceux qui n’aiment généralement pas les jeux vidéo peuvent donc y trouver leur compte, comme c’est souvent le cas avec les jeux de Nintendo.

Le nouveau Mario Party 10 est toutefois une fête qui ne lève pas assez, avec quelques temps forts, mais où les temps morts sont trop fréquents.

C’est dommage, car tous les éléments étaient pourtant présents pour en faire un véritable classique.

Maxime JohnsonNintendo mise sur les téléphones intelligents

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 publié le 17 mars 2015 à 12 h 36

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Après avoir refusé maintes fois de publier ses jeux sur les plateformes mobiles, Nintendo cède finalement aux pressions des médias et de ses investisseurs en annonçant l’arrivée de ses célèbres personnages sur les tablettes et les téléphones intelligents. Un mal nécessaire, qui pourrait être payant pour la compagnie, mais aussi lui faire très mal à long terme.

Pas de simples ports
Nintendo s’est associé au développeur japonais DeNA pour son annonce. Les deux compagnies créeront des jeux originaux entièrement conçus pour les plateformes mobiles, qui profiteront des fonctionnalités de ces appareils, comme leurs écrans tactiles.

Bref, Nintendo ne compte pas créer de ports de ses jeux existants, comme Super Mario Bros pour téléphone ou Mario Kart 64 pour tablette, mais bien des titres exclusifs, qui pourront toutefois réutiliser les personnages de la compagnie.

Ces jeux pourraient être payants ou gratuits avec des achats intégrés. Sur ce dernier point, notons que Nintendo compte surtout essayer de nouveaux modèles d’affaires, et non les modèles plus classiques de jeux semi-payants utilisés généralement par DeNA pour ses jeux mobiles.

Une console à venir
Afin de rassurer ses amateurs, Nintendo a aussi confirmé, dans une conférence de presse, l’arrivée éventuelle d’une nouvelle console, la Nintendo NX. Celle-ci devant être dévoilée pour la première fois l’année prochaine, il faudra donc attendre encore quelques années avant de pouvoir en profiter.

Notons que la compagnie prévoit aussi lancer à l’automne un service multiplateforme par abonnement, dont on ignore toujours les détails, mais qui devrait fonctionner sur Mac, PC, les plateformes mobiles et les consoles Nintendo.

Un mal nécessaire?
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Outre quelques expériences récentes, le PDG de Nintendo Satoru Iwata a souvent refusé de lancer des versions mobiles de ses jeux vidéo. Un passage vers les téléphones intelligents pourrait en effet cannibaliser les ventes de consoles portatives de Nintendo, selon lui, mais aussi de ses jeux 3DS, qui se vendent jusqu’à 39 $ dans les boutiques, soit beaucoup plus qu’un jeu mobile.

Pour ce dernier, la présence des personnages comme Mario ou Link sur les plateformes mobiles pourrait aussi diminuer leur valeur à long terme.

Ces risques sont évidemment toujours présents, mais Nintendo espère que, en jouant bien ses cartes, elle pourra plutôt tirer profit des plateformes mobiles. Avec les ventes de jeux elles-mêmes, mais aussi en attirant ensuite les joueurs vers l’univers de Nintendo, vers ses consoles spécialisées et ses véritables jeux.

Les dangers sont nombreux avec une telle stratégie. Ce n’est pas pour rien que Nintendo était si froid à l’idée de s’ouvrir aux téléphones intelligents. Mais, considérant l’omniprésence des plateformes mobiles dans le monde, est-ce que Nintendo avait vraiment encore le choix?

Maxime JohnsonEvolve : un jeu nouveau genre

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 publié le 17 février 2015 à 16 h 01

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Evolve porte bien son nom. Le nouveau jeu vidéo de Turtle Rock a officiellement été nommé en l’honneur d’une étape importante de toutes les parties, où le monstre incarné par un joueur en ligne évolue d’une phase à une autre et devient de plus en plus difficile à détruire par ses adversaires, quatre autres joueurs qui incarnent quant à eux différents chasseurs. Mais Evolve marque aussi lui-même une évolution, dans l’industrie du jeu vidéo directement. Pour le meilleur et pour le pire.

Evolve permet un jeu en ligne asymétrique, où chaque équipe incarne des personnages différents, avec des règles différentes et des stratégies différentes.

D’un côté, le monstre. Une bête géante, qui grossit à mesure qu’elle chasse des animaux sauvages et s’en nourrit. Le joueur passe de la phase 1, où son monstre est petit et vulnérable, à la phase 2 et à la phase 3, toujours en devenant plus gros et plus fort. Son but est de grossir, pour s’attaquer aux chasseurs qui le traquent.

De l’autre côté, quatre chasseurs, justement. Chacun possède sa propre classe, avec ses propres armes et caractéristiques. L’« assaut », qui fonce tête première pour attaquer le monstre, le trappeur, qui doit le traquer et le piéger, le soigneur, un personnage essentiel qui guérit ses confrères et le « soutien », un personnage qui peut infliger un maximum de dommages, mais qui n’est pas très puissant par lui-même.

En fait, aucun de ces personnages n’a de chances seul contre le monstre. Le travail d’équipe bien coordonné est donc essentiel pour gagner lorsque l’on incarne un chasseur.

Evolve est principalement un jeu en ligne, qui propose quelques légères variations sur le même mode, mais il est aussi possible d’y jouer seul. Il n’offre alors aucune histoire suivie, mais plutôt des parties identiques à celles en ligne, où ce sont toutefois des intelligences artificielles qui contrôlent les autres joueurs. Ce mode est utile pour débloquer les différents attributs des personnages offerts ou pour s’entraîner, mais sans plus.

Des hauts et des bas
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Evolve est un jeu original, qui a beaucoup de potentiel. Les mécaniques du jeu semblent avoir été peaufinées pendant des mois, voire des années, par Turtle Rock, et celui-ci est équilibré à souhait.

Malheureusement, un peu trop souvent, après cinq ou six minutes dans une partie, on réalise qu’on ne s’amuse pas vraiment. C’est soit parce que la personne qui incarne le monstre est trop habile et qu’on ne fait que la poursuivre pendant toute la partie avant de se faire exterminer en quelques secondes à la fin sans que personne ne comprenne vraiment ce qui se passe, soit qu’à l’inverse, les chasseurs parviennent à mettre le monstre à terre sans qu’il y ait véritablement d’affrontement amusant.

On a envie d’aimer Evolve, mais trop souvent il manque un petit je-ne-sais-quoi qui amènerait le jeu à la hauteur de son énorme potentiel.

Quand le jeu fonctionne bien, par contre, quand les équipes sont bien équilibrées et que les deux camps sont capables de mettre en œuvre une stratégie et de comprendre ce qu’ils font, Evolve devient un jeu unique, un agréable vent de fraîcheur dans le monde usé des jeux de tir.

Le temps d’une partie, on oublie alors la partie ennuyante de quelques instants plus tôt.

Notons que comme c’est souvent le cas dans les jeux où plusieurs personnes affrontent un adversaire unique, Evolve devrait notamment se distinguer lorsqu’on y joue entre amis.

Un modèle à étudier pour l’industrie
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Evolve n’est pas le premier jeu asymétrique sur le marché, loin de là, mais il permet au genre d’atteindre de nouveaux horizons. Tout comme Turtle Rock avait transformé les jeux coopératifs avec son excellent Left for dead, le développeur devrait aussi laisser sa marque dans ce genre de plus en plus à la mode, et les studios de jeux du monde entier tireront certainement les leçons des forces et des faiblesses d’Evolve.

Dommage, toutefois, que celui-ci n’offre pas plus de constance aux joueurs, qui passent trop souvent d’une partie géniale à une partie carrément ennuyante, et vice versa.

Evolve est offert dès maintenant pour PC, PlayStation 4 et Xbox One. Le jeu est livré avec 12 terrains, 12 chasseurs et 3 monstres, mais il sera possible plus tard d’acheter des chasseurs et des monstres supplémentaires avec des achats intégrés.