Billets classés sous la catégorie « Jeux vidéo »

Nintendo nous a habitués au cours des dernières années à avoir beaucoup d’attentes. Tous les jeux développés à l’interne pour sa console Wii U se sont avérés de véritables succès (Mario Kart 8, Super Mario 3D World, etc.). Ces jeux sont amusants d’un bout à l’autre, tant pour les enfants que pour les adultes. Même s’il a bien quelques qualités, Mario Party 10 n’est pas l’un de ceux-là.

Variations sur un thème connu
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Mario Party 10 reprend une formule testée et éprouvée pour Nintendo, celle des minijeux. Mario Party 10 est en fait un jeu de plateau virtuel, une sorte de serpents et échelles où les joueurs doivent à l’occasion s’affronter (ou s’entraider) dans un minijeu.

Ces petits jeux – il y en a plus de 70 en tout – sont d’une simplicité extrême, la plupart ne demandant qu’une seule manœuvre à la fois. Un jeu de golf demande par exemple de rapidement taper sa manette vers le bas (comme un marteau) lorsqu’une balle apparaît, mais de ne pas le faire lorsqu’une bombe remplace la balle. Un autre demande de faire aller sa manette de bas en haut rapidement, pour gonfler un ballon le plus possible, sans le faire exploser.

Ces jeux sont simples et rapides, ils durent souvent moins d’une minute, et plusieurs d’entre eux touchent la cible. Ce sont eux, la véritable vedette de Mario Party. On les termine, et on a tout de suite envie de prendre notre revanche. Certains jeux sont individuels, mais d’autres demandent à tous les joueurs de collaborer, d’autres sont des jeux en équipes de deux et d’autres sont des jeux à trois contre un.

Des plateaux ennuyants
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Malheureusement, toutes ces petites perles sont enrobées d’un jeu de plateau, qui lui, est la grande faiblesse de Mario Party 10. Quatre joueurs – l’ordinateur animera au besoin des personnages s’il manque des participants – prennent alors place dans une voiture, et avancent (ou reculent) au gré des dés. On accumule des étoiles tout au long du jeu, et le joueur avec le plus d’étoiles à l’arrivée emporte la partie.

Nintendo offre une poignée de planches de jeu, qui peuvent être complétées en 30 minutes environ. Ces 30 minutes sont assez longues, honnêtement, et le hasard occupe une place beaucoup trop importante (pour ramasser ou perdre des étoiles, par exemple), et, étonnamment, on ne joue pas assez souvent aux minijeux. Bref, on lance beaucoup de dés et on regarde beaucoup nos personnages avancer d’une case à l’autre, mais on joue peu.

C’est dommage, car si certains minijeux mettent rapidement de l’ambiance, au point où Mario Party peut mériter son nom, cette même ambiance retombe très rapidement lorsqu’il faut attendre quelques minutes avant le prochain jeu. C’est un peu comme si un DJ enchaînait chaque chanson de Taylor Swift par une d’Alain Morisod.

Les enfants devraient supporter un peu plus facilement cet enrobage, mais les adultes, eux, préféreront sans doute laisser tomber ces plateaux pour choisir simplement leurs minijeux à l’unité, ce qu’il est possible de faire.

On regrette toutefois l’absence d’un mode plus simple, où il serait possible d’enfiler rapidement une succession de minijeux dans un cadre un peu plus défini, où les points seraient comptabilisés d’une partie à l’autre.

Modes Party Bowser et Party Amiibo
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En plus du mode principal, deux nouveaux modes s’ajoutent cette année, pour le 10e Mario Party.

Le mode Party Bowser permet à un joueur d’incarner le célèbre vilain de Nintendo, dont le but est d’empêcher les joueurs d’arriver au bout du plateau de jeu.

On a alors de nouveaux plateaux légèrement modifiés (on n’essaie plus d’accumuler des étoiles pour gagner, mais plutôt d’accumuler des cœurs pour rester en vie le plus longtemps possible). Le concept du plateau demeure ici le même, sauf que les joueurs doivent alors affronter Bowser dans les minijeux.

L’idée est excellente, surtout que le GamePad de la Wii U est un superbe outil pour les jeux asymétriques de la sorte. Malheureusement, le mode Party Bowser tombe un peu à plat, alors que les minijeux, peut-être trop simples et surtout trop peu nombreux, n’atteignent pas leur potentiel. Les jeux Bowser Party auraient dû voler la vedette, mais ce n’est pas le cas. Heureusement, jouer à quatre contre un demeure quand même amusant, et les enfants seront sûrement heureux d’incarner ce monstre format géant qui crache du feu.

Le mode Party Amiibo offre pour sa part un plateau de jeu plus petit avec les règles traditionnelles de Mario Party. Les Amiibo, ces petites figurines vendues à l’unité qui peuvent être utilisées dans différents jeux Nintendo, permettent alors de changer la planche et de débloquer différents bonus.

Un jeu pour ceux qui ne jouent jamais
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Malgré ses lacunes, Mario Party 10 excelle sur un point, celui de faire jouer même ceux qui ne s’adonnent jamais aux jeux vidéo. Les minijeux sont simples, mais quand même amusants, et même un novice peut parfois battre un joueur aguerri.

Ceux qui n’aiment généralement pas les jeux vidéo peuvent donc y trouver leur compte, comme c’est souvent le cas avec les jeux de Nintendo.

Le nouveau Mario Party 10 est toutefois une fête qui ne lève pas assez, avec quelques temps forts, mais où les temps morts sont trop fréquents.

C’est dommage, car tous les éléments étaient pourtant présents pour en faire un véritable classique.

Maxime JohnsonNintendo mise sur les téléphones intelligents

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 publié le 17 mars 2015 à 12 h 36

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Après avoir refusé maintes fois de publier ses jeux sur les plateformes mobiles, Nintendo cède finalement aux pressions des médias et de ses investisseurs en annonçant l’arrivée de ses célèbres personnages sur les tablettes et les téléphones intelligents. Un mal nécessaire, qui pourrait être payant pour la compagnie, mais aussi lui faire très mal à long terme.

Pas de simples ports
Nintendo s’est associé au développeur japonais DeNA pour son annonce. Les deux compagnies créeront des jeux originaux entièrement conçus pour les plateformes mobiles, qui profiteront des fonctionnalités de ces appareils, comme leurs écrans tactiles.

Bref, Nintendo ne compte pas créer de ports de ses jeux existants, comme Super Mario Bros pour téléphone ou Mario Kart 64 pour tablette, mais bien des titres exclusifs, qui pourront toutefois réutiliser les personnages de la compagnie.

Ces jeux pourraient être payants ou gratuits avec des achats intégrés. Sur ce dernier point, notons que Nintendo compte surtout essayer de nouveaux modèles d’affaires, et non les modèles plus classiques de jeux semi-payants utilisés généralement par DeNA pour ses jeux mobiles.

Une console à venir
Afin de rassurer ses amateurs, Nintendo a aussi confirmé, dans une conférence de presse, l’arrivée éventuelle d’une nouvelle console, la Nintendo NX. Celle-ci devant être dévoilée pour la première fois l’année prochaine, il faudra donc attendre encore quelques années avant de pouvoir en profiter.

Notons que la compagnie prévoit aussi lancer à l’automne un service multiplateforme par abonnement, dont on ignore toujours les détails, mais qui devrait fonctionner sur Mac, PC, les plateformes mobiles et les consoles Nintendo.

Un mal nécessaire?
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Outre quelques expériences récentes, le PDG de Nintendo Satoru Iwata a souvent refusé de lancer des versions mobiles de ses jeux vidéo. Un passage vers les téléphones intelligents pourrait en effet cannibaliser les ventes de consoles portatives de Nintendo, selon lui, mais aussi de ses jeux 3DS, qui se vendent jusqu’à 39 $ dans les boutiques, soit beaucoup plus qu’un jeu mobile.

Pour ce dernier, la présence des personnages comme Mario ou Link sur les plateformes mobiles pourrait aussi diminuer leur valeur à long terme.

Ces risques sont évidemment toujours présents, mais Nintendo espère que, en jouant bien ses cartes, elle pourra plutôt tirer profit des plateformes mobiles. Avec les ventes de jeux elles-mêmes, mais aussi en attirant ensuite les joueurs vers l’univers de Nintendo, vers ses consoles spécialisées et ses véritables jeux.

Les dangers sont nombreux avec une telle stratégie. Ce n’est pas pour rien que Nintendo était si froid à l’idée de s’ouvrir aux téléphones intelligents. Mais, considérant l’omniprésence des plateformes mobiles dans le monde, est-ce que Nintendo avait vraiment encore le choix?

Maxime JohnsonEvolve : un jeu nouveau genre

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 publié le 17 février 2015 à 16 h 01

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Evolve porte bien son nom. Le nouveau jeu vidéo de Turtle Rock a officiellement été nommé en l’honneur d’une étape importante de toutes les parties, où le monstre incarné par un joueur en ligne évolue d’une phase à une autre et devient de plus en plus difficile à détruire par ses adversaires, quatre autres joueurs qui incarnent quant à eux différents chasseurs. Mais Evolve marque aussi lui-même une évolution, dans l’industrie du jeu vidéo directement. Pour le meilleur et pour le pire.

Evolve permet un jeu en ligne asymétrique, où chaque équipe incarne des personnages différents, avec des règles différentes et des stratégies différentes.

D’un côté, le monstre. Une bête géante, qui grossit à mesure qu’elle chasse des animaux sauvages et s’en nourrit. Le joueur passe de la phase 1, où son monstre est petit et vulnérable, à la phase 2 et à la phase 3, toujours en devenant plus gros et plus fort. Son but est de grossir, pour s’attaquer aux chasseurs qui le traquent.

De l’autre côté, quatre chasseurs, justement. Chacun possède sa propre classe, avec ses propres armes et caractéristiques. L’« assaut », qui fonce tête première pour attaquer le monstre, le trappeur, qui doit le traquer et le piéger, le soigneur, un personnage essentiel qui guérit ses confrères et le « soutien », un personnage qui peut infliger un maximum de dommages, mais qui n’est pas très puissant par lui-même.

En fait, aucun de ces personnages n’a de chances seul contre le monstre. Le travail d’équipe bien coordonné est donc essentiel pour gagner lorsque l’on incarne un chasseur.

Evolve est principalement un jeu en ligne, qui propose quelques légères variations sur le même mode, mais il est aussi possible d’y jouer seul. Il n’offre alors aucune histoire suivie, mais plutôt des parties identiques à celles en ligne, où ce sont toutefois des intelligences artificielles qui contrôlent les autres joueurs. Ce mode est utile pour débloquer les différents attributs des personnages offerts ou pour s’entraîner, mais sans plus.

Des hauts et des bas
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Evolve est un jeu original, qui a beaucoup de potentiel. Les mécaniques du jeu semblent avoir été peaufinées pendant des mois, voire des années, par Turtle Rock, et celui-ci est équilibré à souhait.

Malheureusement, un peu trop souvent, après cinq ou six minutes dans une partie, on réalise qu’on ne s’amuse pas vraiment. C’est soit parce que la personne qui incarne le monstre est trop habile et qu’on ne fait que la poursuivre pendant toute la partie avant de se faire exterminer en quelques secondes à la fin sans que personne ne comprenne vraiment ce qui se passe, soit qu’à l’inverse, les chasseurs parviennent à mettre le monstre à terre sans qu’il y ait véritablement d’affrontement amusant.

On a envie d’aimer Evolve, mais trop souvent il manque un petit je-ne-sais-quoi qui amènerait le jeu à la hauteur de son énorme potentiel.

Quand le jeu fonctionne bien, par contre, quand les équipes sont bien équilibrées et que les deux camps sont capables de mettre en œuvre une stratégie et de comprendre ce qu’ils font, Evolve devient un jeu unique, un agréable vent de fraîcheur dans le monde usé des jeux de tir.

Le temps d’une partie, on oublie alors la partie ennuyante de quelques instants plus tôt.

Notons que comme c’est souvent le cas dans les jeux où plusieurs personnes affrontent un adversaire unique, Evolve devrait notamment se distinguer lorsqu’on y joue entre amis.

Un modèle à étudier pour l’industrie
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Evolve n’est pas le premier jeu asymétrique sur le marché, loin de là, mais il permet au genre d’atteindre de nouveaux horizons. Tout comme Turtle Rock avait transformé les jeux coopératifs avec son excellent Left for dead, le développeur devrait aussi laisser sa marque dans ce genre de plus en plus à la mode, et les studios de jeux du monde entier tireront certainement les leçons des forces et des faiblesses d’Evolve.

Dommage, toutefois, que celui-ci n’offre pas plus de constance aux joueurs, qui passent trop souvent d’une partie géniale à une partie carrément ennuyante, et vice versa.

Evolve est offert dès maintenant pour PC, PlayStation 4 et Xbox One. Le jeu est livré avec 12 terrains, 12 chasseurs et 3 monstres, mais il sera possible plus tard d’acheter des chasseurs et des monstres supplémentaires avec des achats intégrés.

Maxime JohnsonMise à l’essai de la New Nintendo 3DS

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 publié le 9 février 2015 à 12 h 00

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Nintendo lance cette semaine au Canada une nouvelle mouture de sa console portative de jeux vidéo, renommée pour l’occasion New Nintendo 3DS. Il s’agit d’une mise à jour relativement mineure qui devrait notamment permettre aux utilisateurs de jouer avec leurs figurines Amiibo.

Quelques améliorations
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La nouvelle console portative de Nintendo, uniquement offerte dans sa variante extralarge au Canada, ressemble énormément au modèle précédent. Le design est le même, les deux écrans sont de même taille (4,18 pouces pour l’écran tactile inférieur et 4,88 pouces pour l’écran autostéréoscopique supérieur), le système d’exploitation est le même, etc. Comme c’est généralement le cas avec Nintendo, tous les jeux 3DS sont aussi compatibles avec la New Nintendo 3DS.

La nouvelle console est toutefois un peu plus mince et offre désormais un bouton sur le côté droit, le levier C, semblable aux souris des anciens ordinateurs portatifs d’IBM.

Ceux qui espéraient un levier analogique identique à celui de gauche pour jouer à des jeux 3D comme avec une console ordinaire seront toutefois déçus, car le petit bouton n’est pas des plus précis ni des plus faciles à contrôler, surtout à la longue, où il devient même inconfortable.

Mais celui-ci devrait au moins pouvoir donner un peu plus de latitude aux développeurs de jeux et s’avère quand même utile avec certains titres.

La New Nintendo 3DS propose aussi d’autres nouveautés. L’écran 3D de la console est par exemple plus stable qu’auparavant, grâce au suivi du visage par la caméra intégrée. Cette 3D stable permet notamment de bouger un peu plus la tête ou la console qu’auparavant, sans perdre l’effet de trois dimensions. Si vous n’aimez pas la 3D, ceci ne devrait toutefois pas être suffisant pour vous convaincre de changer votre fusil d’épaule.

Le processeur de la console est désormais aussi un peu plus puissant qu’avant, c’est-à-dire suffisamment pour raccourcir les temps d’attente dans l’interface et au lancement des logiciels, mais pas assez pour faire une grande différence pendant le jeu. Du moins, pas dans ceux testés jusqu’ici. Certains titres pourront profiter de cette puissance accrue, comme Xenoblade Chronicles, qui sera exclusif à la New 3DS pour cette raison.

Il sera aussi intéressant de voir si beaucoup de jeux seront exclusifs à la New 3DS. Si c’est le cas, plusieurs propriétaires de 3DS XL envisageront peut-être de mettre leur console à jour.

Pour les Amiibo avant tout
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La plus grande nouveauté de la New Nintendo 3DS, surtout pour Nintendo, est l’ajout de la compatibilité NFC, qui permet d’utiliser les figurines Amiibo avec la console portative.

Les Amiibo sont ces petites figurines des personnages de l’univers Nintendo qui prennent virtuellement vie dans un jeu, que ce soit avec la New 3DS ou avec la Wii.

Le concept, qui s’inspire des figurines Skylanders d’Activision, est tout nouveau pour Nintendo, mais semble déjà rapporter gros pour l’entreprise nippone, qui en aurait vendu environ 2,6 millions depuis leur lancement à l’automne.

Compte tenu des espoirs que Nintendo a envers ses Amiibo, on peut comprendre pourquoi la compagnie n’a pas hésité à mettre à jour sa console la plus populaire afin qu’elle puisse en profiter.

Plus cher et sans chargeur
La New Nintendo 3DS XL sera vendue au Canada à compter du vendredi 13 février au prix de 229 $, soit 30 $ de plus que l’ancienne Nintendo 3DS XL (ce qui pourrait être expliqué par le taux de change).

Malheureusement, la nouvelle console est offerte sans chargeur – une décision discutable (pour rester poli) qui devrait permettre à l’entreprise de vendre ses chargeurs à l’unité.

En revanche, le chargeur nécessaire est le même que celui des anciennes consoles DS et 3DS. Les acheteurs qui remplaceront un appareil existant n’auront donc pas besoin de s’en procurer un nouveau, sauf s’ils veulent revendre leur ancienne console ou la donner à un autre membre de leur famille, ce qui annule l’argument écologique qui aurait pu justifier cette décision du fabricant.

On comprend que Nintendo s’accroche à la rentabilité avec laquelle la compagnie vient tout juste de renouer et qu’elle puisse certainement bénéficier de son immense capital de sympathie pour se permettre quelques décisions du genre. On espère toutefois que cela n’est pas trop indicateur de ce qui s’en vient pour elle.

Petite mise à jour, mais réussie
La New Nintendo 3DS n’est pas exactement une console de nouvelle génération, mais ses quelques nouveautés devraient être appréciées des joueurs, peu importe que l’on soit amateur ou non des Amiibo.

Comme toujours, la plus grande force de la console portative de Nintendo ne réside pas dans ses caractéristiques (ses écrans semblent d’ailleurs de plus en plus dépassés), mais plutôt dans ses jeux. En effet, plusieurs centaines de titres compatibles sont offerts, dont de nombreux classiques qui ne cessent d’être renouvelés.

Ceux qui s’équiperont de la nouvelle console devraient d’ailleurs en profiter pour mettre la main sur le nouveau The Legend of Zelda : Majora’s Mask 3D, une mise à jour d’un jeu Nintendo 64 qui a particulièrement bien vieilli et qui sortira également vendredi prochain.

Maxime JohnsonLes meilleurs jeux pour tablettes en 2014

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 publié le 23 décembre 2014 à 13 h 02

Si 2014 a été une année avec plusieurs déceptions dans l’univers des jeux vidéo pour consoles, ceux qui aiment jouer sur une tablette ont été plutôt choyés, avec plusieurs excellents titres compatibles autant sur l’iPad que sur les appareils Android. Voici, sans aucun ordre précis, cinq jeux en français à essayer pendant les Fêtes.

Monument Valley (Android, iOS)
monument valley

Un jeu de « casse-tête architectural » qui se démarque par son graphisme exceptionnel, inspiré par le style de l’artiste néerlandais M. C. Escher. On y déplace le personnage Ida d’un bout à l’autre des superbes tableaux en bougeant différentes pièces d’un édifice impossible, où des illusions d’optique cachent généralement la clé du problème. Un peu court, mais vaut tout de même largement son prix, 3,99 $ (avec achats intégrés).

The Banner Saga (Android, iOS)
banner saga

Un jeu de rôle stratégique qui permet d’incarner 25 personnages différents dans un univers fantastique inspiré de la mythologie scandinave. Contrairement à ce qu’on trouve dans la plupart des jeux, les décisions du joueur et ses combats ont ici un réel impact sur la suite de l’aventure. Les dessins en 2D et l’excellente trame sonore ont aussi aidé le jeu à se démarquer cette année. The Banner Saga est relativement cher pour un jeu mobile, à 9,99 $, mais il faut compter une bonne dizaine d’heures pour le terminer.

Hearthstone : Heroes of Warcraft (Android, iOS)
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Jeu de cartes à collectionner un peu moins accessible que les autres titres au sommet du palmarès de 2014, Heartstone s’inspire du jeu Magic : The Gathering, mais cette version numérique uniquement est plus facile, et les parties sont plus rapides. Le jeu est gratuit avec des achats intégrés, mais il est facile de s’amuser pendant des mois sans y dépenser un seul sou. Ceux qui passeront outre leurs préjugés seront grandement récompensés.

Threes (Android, iOS)
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Rassemblez les chiffres identiques afin de les combiner et de créer de l’espace pour les nouvelles tuiles qui s’ajoutent sur la grille à tous les coups. Un excellent puzzle mathématique, avec une ambiance sonore amusante, un bon niveau de difficulté, une longue durée de vie et un prix d’achat de 2,99 $ sans aucun achat intégré par la suite. L’un des meilleurs jeux de 2014, qui a malheureusement été victime d’une injustice puisque des dizaines de clones de celui-ci sont apparus quelques semaines seulement après son lancement. Notons que Threes n’est pas offert en français, mais qu’il n’est pas nécessaire de connaître l’anglais pour y jouer.

Hitman Go (Android, iOS)
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Une belle surprise cette année : un jeu de tir à la première personne a été transformé avec brio en un jeu de table où l’on doit bouger intelligemment des pièces pour atteindre sa cible sans se faire attraper par les gardes de sécurité. On aime particulièrement le design du jeu, qui donne l’impression que chaque tableau est une véritable maquette. On y joue et rejoue. Vendu 4,99 $ avec des achats intégrés, qui ne sont toutefois pas nécessaires pour compléter le jeu.

Et un peu plus…
La liste présentée ici est évidemment loin d’être complète. Ceux qui maîtrisent l’anglais devraient aussi essayer l’excellent jeu 80 Days, basé sur Le tour du monde en 80 jours de Jules Verne. Sur iOS seulement, le jeu de réflexion narrative Framed vaut aussi le détour.