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C’est finalement Amazon qui a mis sur la main sur Twitch.tv, la plateforme communautaire spécialisée dans le jeu vidéo, pour 970 millions de dollars américains.

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On se rappelle, en mai dernier, Maxime nous mentionnait sur Triplex que Google s’intéressait à Twitch. Il la décrivait ainsi:

Twitch permet aux joueurs de jeux vidéo de diffuser leurs parties sur Internet et de les commenter, pendant que des internautes les regardent et participent à une séance de clavardage. En plus de la diffusion de parties privées, des compétitions professionnelles, comme les tournois de la ligue eSports, sont également présentées en ligne.

Trois bonnes raisons peuvent expliquer qu’Amazon fasse l’acquisition de Twitch.tv

  1. Twitch représente 43 % du volume de tous les flux vidéo en direct sur Internet. À titre de comparaison, Ustream ne représente qu’à peine 11 %, selon Business Insider.
  2. Twitch dépasse Hulu, la plateforme de rattrapage télé américaine pour ce qui est du pic de trafic sur le territoire américain, selon le Wall Street Journal
  3. Twitch permet à des joueurs de gagner jusqu’à 100 000$ et plus par année, selon Forbes.

Amazon est donc en droit de penser que Twitch.tv a une réelle valeur et qu’il y a de l’argent à se faire.

La guerre des écrans

Pour comprendre la logique stratégique de l’acquisition de Twitch, il faut le voir sous l’angle d’une « guerre des écrans ».

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Du côté des « petits écrans », Apple et Google dominent le marché. Amazon avait sorti son Fire Phone pour s’attaquer à ce marché. Or, Maxime nous avait signalé dès juin que les ventes étaient en dessous des attentes.

Pour enfoncer le clou, The Guardian nous apprenait hier qu’il est très probable que le nombre de téléphones vendus ne dépasse pas 35 000. Autrement dit, rien.

À l’exception du Kindle pour le livre électronique, le petit écran appartient donc pour l’instant aux deux autres géants.

La bataille du salon

Mais là où Twitch positionne Amazon, c’est sur l’écran de télévision, là où une « bataille du salon » fait rage depuis des années et où personne n’est encore déclaré gagnant.

C’est en se rappelant que le jeu vidéo a dépassé en revenus Hollywood depuis déjà plusieurs années qu’on peut expliquer qu’Amazon soit intéressé par Twitch.

L’écran télé, celui où « on regarde des films et des séries », fait  place à un « écran jeu » où davantage d’heures sont passées à jouer.

Amazon (et juste avant lui, Google) a voulu ajouter Twitch à son portefeuille. Il acquiert l’attention captive de millions de jeunes et se positionne sur ce qui semble être la bataille décisive pour gagner « l’écran du salon ».

Le temps nous dira si c’était une bonne stratégie.

Maxime JohnsonAssassin’s Creed Unity : un nouveau départ

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 publié le 13 août 2014 à 8 h 53

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Le prochain Assassin’s Creed, baptisé Unity, n’est pas seulement une suite de la franchise qui a créé la renommée d’Ubisoft Montréal. Il s’agit d’un nouveau départ pour la série, complètement revue pour les consoles de nouvelle génération et conçue pour améliorer plusieurs des problèmes récurrents des derniers Assassin’s Creed.

« Nous avons commencé le développement d’Assassin’s Creed Unity il y a maintenant quatre ans », explique Alex Amancio, le directeur créatif du jeu rencontré la semaine dernière à Montréal lors d’une présentation aux médias.

Dès le départ, il était clair pour Ubisoft qu’Assassin’s Creed serait un jeu conçu spécifiquement pour les consoles de nouvelle génération. Le titre est une branche indépendante des derniers volets de la franchise, comme Assassin’s Creed 3 et Assassin’s Creed 4, avec un code source distinct et une toute nouvelle histoire.

Les mécaniques de jeu demeurent sensiblement les mêmes, mais quelques nouveautés devraient donner un nouveau souffle à la série.

Finalement, un mode coop
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Première nouveauté, Assassin’s Creed s’est finalement doté d’un mode coopératif, où il est possible de terminer des missions dans un groupe de deux à quatre personnes.

Dans le niveau testé la semaine dernière, deux joueurs tentent de dérober des voleurs, idéalement sans se faire voir. « Chaque fois qu’on est repérés, notre récompense diminue », explique Alex Amancio.

Assassin’s Creed Unity encourage le joueur à essayer les modes coop, notamment en s’assurant que les points d’expérience et l’argent acquis peuvent être utilisés pour améliorer son personnage dans le mode solo également.

Les récompenses peuvent être utilisées pour acheter de l’équipement pour Arno, le personnage central de l’histoire. Contrairement aux derniers volets de la série, les équipements achetés ne sont plus seulement esthétiques; ils permettent aussi d’améliorer son personnage.

Certaines missions, comme celle accomplie la semaine dernière, sont différentes d’une fois à l’autre (les gardes ne sont pas toujours au même endroit, certaines portes ouvertes une première fois peuvent être verrouillées lors du second essai, etc.), afin d’encourager les joueurs à recommencer les missions et à tenter d’utiliser des stratégies différentes.

Comme c’est de plus en plus souvent le cas dans les jeux d’Ubisoft, le mode coop se déroule dans le jeu principal directement, et non dans un logiciel distinct, comme c’était le cas avec le mode multijoueur des derniers Asssassin’s Creed.

Des missions plus ouvertes
Beaucoup d’efforts ont été déployés pour rendre les missions d’Assassin’s Creed plus ouvertes, afin de permettre aux joueurs de les terminer de différentes façons.

« L’objectif est clair, mais les moyens pour s’y rendre sont nombreux. On laisse le joueur aborder la mission en fonction de son style et de ses forces, mais aussi de son imagination », précise le directeur créatif.

Même les missions plus linéaires ont été revues. Dans une mission où le joueur doit suivre quelqu’un, par exemple, perdre sa trace ne le fera plus forcément mourir comme auparavant, et il pourra trouver d’autres moyens d’arriver à ses fins.

Le combat n’est pas toujours la solution
Autre différence importante, le combat devrait désormais être utilisé avec plus de parcimonie qu’auparavant. « Avec Assassin’s Creed Unity, nous voulons que les missions ne se terminent pas toujours par des combats, comme c’était souvent le cas avec les autres volets de la série », ajoute Alex Amancio.

Pour arriver à ses fins, l’équipe derrière Assassin’s Creed Unity a notamment amélioré le mode furtif, en permettant aux joueurs de plus facilement disparaître une fois qu’ils ont été vus.

Les adversaires sont aussi plus coriaces qu’auparavant, et le système de combat, plus réaliste, afin de décourager les joueurs de simplement s’attaquer à tout ce qui bouge.

Pour PC et consoles de nouvelle génération seulement
Assassin’s Creed Unity sera offert à l’automne pour Xbox One, PlayStation 4 et PC. Le jeu essayé sur PC offrait des graphiques réussis, avec notamment de grandes foules dans le Paris de la Révolution française.

Les joueurs de Xbox 360 et de PlayStation 3 pourront quant à eux se rabattre sur Assassin’s Creed Rogue, un jeu dans la lignée d’Assassin’s Creed 3 et d’Assassin’s Creed 4 : Black Flag, qui permettra pour la première fois d’incarner un templier, et non un assassin.

photo4Les amateurs de jeux mobiles, ceux s’adressant au grand public comme ceux pour joueurs expérimentés, n’ont certainement pas échappé à la publicité du jeu Kim Kardashian : Hollywood. Cette publicité est mitraillée sur toutes les applications ludiques qui fonctionnent sur une formule de revenus publicitaires. Mais tout comme l’inexplicable popularité de Kardashian, il semble que ce jeu, qui propose de créer « sa propre aspirante star sur le chemin de la gloire et de la fortune », connaîtra aussi une inexplicable gloire.

De très gros revenus pour un jeu pas très excitant

En effet, Paul Tassi de Forbes rapporte que Kardashian pourrait obtenir près de 85 millions de dollars seulement avec cette application développée par Glu Mobile. En comparaison, la vedette n’aurait touché que 28 millions en 2013. Le jeu, sorti le 25 juin, aurait déjà rapporté près de 200 millions de dollars en revenus, revenus sur lesquels Kardashian obtient 45 % des profits nets. Les utilisateurs, quant à eux, sont complètement charmés. Des 4572 évaluations de la dernière version, 4044 accordent la note de 5 étoiles avec des adjectifs tels que « addictif », « fun » et même « meilleur jeu auquel j’ai joué ».

Cet engouement est plutôt surréaliste. En testant ce que l’univers ludique de Kardashian avait à offrir, j’ai vite réalisé que la notion de jeu y est assez relative. D’abord, il faut s’armer de patience, car l’application demande un temps de chargement exaspérant, surtout si l’on considère d’autres titres beaucoup plus exigeants quant aux graphiques (par exemple Republique). Puis, l’expérience qui suit n’est finalement qu’une série de dialogues parsemés d’éléments à taper afin de compléter des objectifs du type plier des vêtements ou poser pour un photographe…

Un modèle freemium pour un jeu fondé sur la popularité de Kardashian

 

photo1Le nombre d’actions que l’on peut faire se mesure par des unités d’énergie qui se rechargent au fil des minutes, un peu comme les jeux Facebook. Certaines missions demandent d’attendre une heure, et parfois plus, avant d’être débloquées. Les aspects intéressants (adopter un chat errant, dans mon cas), exigent des étoiles, qui s’accumulent lentement. Les impatients peuvent toujours payer, puisqu’il s’agit d’un modèle freemium (jeu gratuit au départ où il faut payer pour certains éléments), mais le coût peut vite devenir prohibitif, avec des ajouts dont les prix varient entre 3,99 $ et 99,99 $.

Le plus étonnant est que, même si la seule interaction possible est justement de taper sur des éléments à l’écran, Glu Mobile a réussi à rendre les contrôles désagréables. À chaque objectif atteint, il faut taper sur l’argent et autre monnaie d’échange pour les obtenir. Le jeu ne reconnaît pas la plupart des mouvements, ce qui ajoute quelques frustrations à l’expérience.

Est-ce que la seule notoriété de Kardashian suffit pour convaincre les joueurs iOS du côté génial de l’application? C’est la seule explication logique. Pour conclure, il me faut citer la critique Kate Knibbs de Gizmodo, qui accorde un D à cette application en tant que jeu, mais un A en tant que « commentaire dadaïste sur la vacuité de la célébrité ».

Kim Kardashian : Hollywood est offert sur iOS et Google Play.

Maxime JohnsonCivilization Revolution 2 arrive sur iOS

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 publié le 4 juillet 2014 à 10 h 35

Une nouvelle suite à la série Civilization arrive cette semaine sur l’App Store d’Apple. Conçu exclusivement pour les appareils mobiles, le jeu offre notamment des graphismes améliorés, mais aussi de nouvelles armes, de nouveaux personnages et de nouvelles technologies. Attention, par contre, le premier Civilization créé exclusivement pour appareils mobiles est toutefois plutôt cher.

Refonte visuelle majeure… et décolletés!
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La nouvelle mouture de Civilization, un jeu lancé pour la première fois en 1991, où le joueur doit faire évoluer une civilisation de l’âge de pierre à l’époque moderne, est avant tout une refonte visuelle majeure pour la version mobile de la série lancée sur iOS en 2009.

Alors que le premier Civilization Revolution était doté d’une interface 2D dépassée, le nouveau titre offre plutôt une interface 3D beaucoup plus proche de celle des dernières oeuvres pour ordinateur de la franchise. Les territoires à explorer sont désormais beaucoup plus beaux, et les personnages passent de simples dessins à des modèles 3D plus élaborés.

Les personnages ne sont évidemment pas criants de réalisme (celui du président américain JFK semble, par exemple, être une caricature grossière de l’original), mais il s’agit quand même d’une bonne amélioration.

Seule note négative au tableau, Civilization Revolution 2 offre des modèles féminins tout à fait ridicules, où Élizabeth Ire, Cléopâtre VII et Catherine II de Russie arborent des décolletés plongeants aussi inutiles qu’indignes d’un jeu du genre. Dommage.

Quelques nouveautés
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Le jeu en tant que tel ressemble énormément à son prédécesseur, ainsi qu’aux autres titres de la série. Civilization Revolution 2 offre toutefois quelques nouveautés mineures, notamment un nouveau système de contrôle pour écran tactile.

Terminés, les déplacements qu’il faut constamment confirmer, le nouveau jeu permettant de contrôler ses armées d’une façon plus fluide, simplement en tapant du doigt. Le procédé n’est pas parfait, et il demande un certain ajustement, mais l’expérience est au final mieux réussie.

Parmi les autres nouveautés, notons que le jeu représente désormais un peu mieux l’époque moderne, avec l’ajout d’avions de combat et de porte-avions, de technologies comme les lasers et la médecine moderne et des bâtiments et merveilles comme des centrales nucléaires, la Croix-Rouge et la Silicon Valley.

Notons finalement qu’un mode scénario permet de revivre des événements historiques, comme la guerre de l’Indépendance américaine.

Terminés, les achats intégrés
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Autre nouveauté importante, Civilization Revolution&spnb;2 n’offre aucun achat intégré, contrairement à son prédécesseur, qui permettait de payer pour des merveilles et des chefs supplémentaires, des unités différentes, etc. Il s’agit d’une excellente nouvelle, qui devrait rassurer les amateurs de la série. Le jeu est donc optimisé pour être agréable, et non pour inciter à acheter davantage.

Malheureusement, l’éditeur 2K Games a choisi de compenser la perte de revenus par un prix à l’achat élevé de 14,99 $, une anomalie pour un jeu mobile.

Est-ce que ça vaut son prix?
Civilization Revolution&spnb;2 est offert dès maintenant sur iOS, et devrait être lancé plus tard cette année sur Android.

Près de 15 $, c’est cher pour une refonte du genre. D’autant qu’à part son graphisme amélioré le jeu est plus ou moins le même qu’auparavant.

Considérant la quantité d’heures que les joueurs pourront y passer, le prix n’est toutefois probablement pas exagéré pour les plus fervents amateurs de la série. Les joueurs occasionnels devraient par contre attendre les baisses de prix qui suivront assurément au cours des prochains mois.

Maxime JohnsonPrésentation de la microconsole PlayStation TV

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 publié le 16 juin 2014 à 11 h 37

PlayStation TV

Sony a annoncé la semaine dernière, au salon du jeu vidéo E3, l’arrivée au Canada de sa microconsole PlayStation TV. La nouvelle n’a pas fait grand bruit, mais l’appareil a beaucoup de potentiel, même si quelques questions importantes demeurent en suspens et que son public cible demande encore à être précisé.

Qu’est-ce que c’est?
La PlayStation TV est un petit adaptateur pour la télé lancé sous le nom de Vita TV au Japon. Le boîtier de Sony est en fait une microconsole que l’on peut relier à un téléviseur pour jouer à des jeux vidéo, à mi-chemin entre la OUYA et l’Apple TV.

Techniquement, l’appareil n’est pas des plus puissants, avec un processeur ARM à quatre coeurs, 1 Go de mémoire vive et une capacité interne de 1 Go. Ce devrait toutefois être suffisant pour ses besoins quand même limités.

Se démarquer par les jeux vidéo
La PlayStation TV permet de jouer à différents types de jeux vidéo, en utilisant un contrôleur pour PlayStation 3, PlayStation 4 ou une console PS Vita.

L’appareil dispose d’une fente pour lire les jeux mobiles PS Vita, mais il est aussi possible d’y télécharger certains jeux plus anciens localement, comme des jeux PSN et PlayStation One. À noter que la capacité interne limitée forcera toutefois l’utilisateur à s’équiper d’une carte média s’il veut y installer quelques jeux à la fois.

La fonction la plus intéressante de l’appareil est toutefois sa compatibilité avec le futur service PlayStation Now de Sony, qui permettra de jouer à des jeux PS3 installés sur des serveurs reliés à Internet. Au lancement, une centaine de titres devraient être compatibles avec le service. Il n’est toutefois pas encore clair si les jeux offerts pourront être loués à la pièce, ou si des forfaits mensuels permettront de jouer autant qu’on le souhaite.

Pour ceux qui possèdent déjà une console PlayStation 4 et qui aimeraient jouer sur un autre téléviseur à la maison, la PlayStation TV permettra finalement de jouer aux jeux installés sur sa console principale, à condition que celle-ci soit branchée sur le même réseau local.

Au E3, j’ai notamment essayé le jeu Diablo 3 de cette façon, et l’expérience était tout à fait convenable.

Et le contenu vidéo?
Malheureusement, une question demeure en suspens : quels services vidéo seront compatibles avec la PlayStation TV?

On peut présumer que les films et la musique de Video et Music Unlimited de Sony seront présents sur la console, mais la compatibilité avec le service Netflix et avec la diffusion de films enregistrés sur un ordinateur localement n’a pas encore été confirmée.

Considérant l’importance de ces deux derniers éléments dans un appareil du genre, leur absence pourrait être fatale à la microconsole.

Un marché chargé
L’offre des adaptateurs télé commence à être abondante sur le marché, avec notamment les appareils de Roku, l’Apple TV et le Chromecast de Google.

Si le contenu vidéo offert par la PlayStation TV s’avère convenable, l’appareil de Sony pourrait bien être l’un des plus intéressants offerts présentement, mais son public cible semble limité.

Oui, la PlayStation TV devrait être l’adaptateur à privilégier pour relier une seconde télé à sa PS4, mais cet usage ne sera certainement pas le plus répandu. La microconsole pourrait aussi intéresser les joueurs de jeux vidéo, mais ces derniers possèdent probablement déjà une console leur permettant de jouer et de regarder du contenu vidéo sur un téléviseur.

Bref, la PlayStation TV est un appareil plein de potentiel, mais dont le succès n’est pas garanti pour autant.

La microconsole sera lancée à l’automne au Canada. Celle-ci sera vendue 99 $US aux États-Unis, mais son prix canadien n’a toujours pas été confirmé.