Billets classés sous la catégorie « Internet »

Maxime JohnsonAperçu de Google Domains : simple et efficace

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 publié le 22 juillet 2014 à 9 h 33

gd accueil

Google a lancé récemment sur invitation seulement Google Domains, son nouveau service d’achat et de gestion de noms de domaine Internet. Même si le service est quand même limité pour l’instant, mes premières impressions sont résolument positives : Google Domains est simple, abordable et absolument pas intimidant, même pour les non-initiés.

Acheter un nom de domaine Internet n’est pas habituellement une expérience des plus agréables. Les sites qui offrent ce genre de service, comme GoDaddy, affichent parfois un design lourd, et mille et une options sont proposées pour inciter le client à dépenser plus d’argent : il y a donc souvent de grandes différences entre le prix affiché au départ et la facture finale.

Google offre en comparaison une boutique épurée, où la plupart des services supplémentaires sont gratuits, et où l’abonnement annuel coûte toujours le même prix, qu’on le prenne pour 1 an, 2 ans, 5 ans ou 10 ans. Bref, il est facile de savoir à quoi s’attendre, et aucun rabais temporaire (pour la première année seulement, par exemple) ne vient brouiller les cartes.

Acheter un nom de domaine
mongoogledomains

Lorsqu’on arrive sur Google Domains, seulement 4 options s’offrent : chercher un nom de domaine à acheter, consulter ses domaines enregistrés avec Google, transférer ses domaines enregistrés ailleurs et accéder à ses options de paiement. Visuellement, le site est tout simple, à l’image des autres produits de la compagnie.

Une fois que l’on recherche un nom, tous les domaines disponibles avec ce mot (ou avec des mots similaires) s’affichent. Il est alors possible de s’enregistrer pour de 1 à 10 ans, généralement à 12 $ par année pour les domaines simples et de 16 $ à 28 $ par année pour les domaines plus rares. Un prix « premium » peut parfois aussi être payé à l’achat lorsque l’adresse appartient déjà à un particulier.

Le service inclut aussi les nouvelles adresses Internet plus complexes, comme .email, .photography, .company, etc.

Les prix de Google sont généralement – mais pas toujours – assez avantageux, surtout à long terme et lorsqu’on inclut les différents services offerts, comme le transfert de courriel et surtout l’enregistrement confidentiel gratuit.

Une fois le site acheté
faire le site

Une fois son nom de domaine acheté et sélectionné, Google Domains offre quatre onglets principaux : « Website », pour créer un site ou transférer son adresse, « Email », pour transférer jusqu’à 100 adresses courriel vers des adresses existantes (Gmail, par exemple), « Settings », pour choisir notamment si son profil est public ou privé, et « Advanced », pour accéder à certaines fonctions plus avancées afin, par exemple, d’utiliser son nom de domaine avec un serveur hébergé ailleurs.

Toutes les fonctions proposées sont encore une fois faciles d’utilisation et peu intimidantes. La différence avec GoDaddy, par exemple, est d’ailleurs franchement impressionnante.

Seule déception au tableau, Google propose quatre services tiers payants pour créer son site web, soit Squarespace, Shopify, Wix, Weebly, mais il est impossible d’héberger directement son site sur les serveurs de la compagnie afin d’y installer WordPress ou un autre système de gestion de contenu ouvert du genre. Dommage. Notons qu’il est toutefois possible d’utiliser son nom de domaine avec un hébergeur tiers.

Google Domains n’est donc pas le service le plus complet offert sur le marché, mais il est l’un des plus abordables et des plus simples d’utilisation. Google Domains est accessible sur invitation seulement, mais la compagnie devrait ouvrir son service à tout le monde prochainement. La date de lancement au Canada n’a toutefois toujours pas été confirmée.

Maxime JohnsonSpotify est prêt pour le marché canadien

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 publié le 14 juillet 2014 à 11 h 57

spot boulay

La compagnie suédoise Spotify s’apprête à lancer son service de musique en écoute illimitée au Canada, selon ce qui a été annoncé la semaine dernière. Bonne nouvelle pour les amateurs de musique québécoise, le catalogue de Spotify semble déjà plutôt bien garni en contenu local.

Même si Spotify n’est pas encore officiellement lancé au Canada, l’application mobile de la compagnie est maintenant offerte dans les boutiques App Store d’Apple et Google Play de Google, et l’entreprise permet de s’inscrire à une liste d’attente sur sa page d’accueil canadienne pour essayer le service.

« Nous allons commencer à envoyer des invitations sous peu », a confirmé à Radio-Canada Graham James, responsable des communications pour Spotify aux États-Unis. Ceux qui veulent essayer le service devraient s’ajouter à la liste rapidement, puisque le lancement devrait s’étaler sur plusieurs mois, conseille Graham James.

Spotify propose un service semblable à d’autres déjà implantés au Canada, comme Rdio, Google Play Music, Zik.ca, Sony Music Unlimited, Deezer et Xbox Music, où un abonnement payant d’une dizaine de dollars par mois permet d’écouter des chansons à la pièce et à volonté.

Contrairement à certains autres services du genre, la compagnie se distingue notamment par son catalogue important et son service gratuit quand même convenable, qui demande toutefois d’endurer des publicités (audio et visuelles), des fichiers sonores d’une moins bonne qualité qu’avec la version payante et une application mobile limitée.

Spotify est le service musical illimité le plus populaire du monde, avec 40 millions d’abonnés, dont 10 millions d’abonnés payants.

Et le contenu québécois?
Même si le service n’est pas encore offert au Canada, ceux qui craignaient l’absence de contenu canadien au lancement de Spotify peuvent être en grande partie rassurés.

Après quelques recherches, en accédant à Spotify à l’aide d’un compte ouvert l’année dernière aux États-Unis, on réalise que la plupart des artistes canadiens et québécois sont présents, même ceux qui jouissent d’une popularité limitée à l’extérieur du Canada.

Des artistes récents comme Les Hay Babies, Philippe B et Avec pas d’casque, des vieux classiques comme Félix Leclerc, La Bolduc ou Gaston Mandeville, des groupes plus nichés comme GrimSkunk : la majorité des artistes cherchés étaient présents, même si leur discographie était parfois incomplète.

Évidemment, d’autres artistes manquaient aussi à l’appel. Beau Dommage et François Pérusse sont absents de Spotify, même si leur musique est offerte sur d’autres services du genre, comme Rdio. Il est toutefois bon de noter que l’inverse est aussi vrai : les albums des Cowyboys Fringants sont, par exemple, présents sur Spotify, mais absent de Rdio.

Certaines chansons et certains artistes sont toutefois complètement absents de Spotify et de tous les autres services du genre.

Spotify ne sera peut-être pas le service de musique illimitée le plus complet offert au Canada à son lancement – Rdio semble toujours avoir une certaine longueur d’avance auprès des artistes canadiens –, mais son offre d’artistes canadiens devrait au moins être tout à fait convenable.

Considérant la popularité de Spotify dans le monde et son service gratuit correct, qui sert souvent de porte d’entrée pour le service payant, il faut s’attendre à ce que la compagnie connaisse un succès rapide au Canada, comme c’est le cas dans la cinquantaine d’autres marchés dans le monde où elle est présente actuellement.

Nadia SeraioccoQuand autoritarisme et sécurité menacent le web

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 publié le 10 juillet 2014 à 8 h 47
Tim Berners-Lee, source : Wikicommons

Sir Tim Berners-Lee, source : Wikicommons

Pour souligner les 25 ans du web, le Pew Research Center publie une série d’études abordant le web tel qu’on imagine qu’il sera en 2025… Le plus récent volet porte sur ce qui menace la démocratie du web. J’en parlais mercredi à l’émission C’est pas trop tôt.

La genèse de cette recherche

Il faut se rappeler qu’en mars 1989, Tim Berners-Lee met par écrit un projet de système de gestion de l’information qui deviendra le WWW (World Wide Web). Il le rend accessible à tous, gratuitement, le jour de Noël 1989.

Le Pew Research Center, un centre de recherche indépendant, a souhaité rendre hommage à la vision de Berners-Lee (on peut lire un mot de sa part à ce sujet) en produisant une série de rapports de recherche, dont plusieurs sont réalisés en collaboration avec l’université américaine d’Elon en Caroline du Nord. Chaque rapport se veut la cartographie d’un sujet d’un point de vue actuel et tel qu’on l’imagine en 2025, comme la vie numérique ou encore l’Internet des objets (présenté ici en mars), apparu depuis le début de 2014.

Que craint-on qu’il arrive au web d’ici 2025?

Le rapport actuel se penche sur quelques peurs des internautes, parmi lesquelles on compte les conséquences des actions des nations ou des États pour maintenir un contrôle politique; le fait est qu’à la lumière des récentes révélations sur la surveillance des entreprises et des gouvernements, la confiance s’est effritée, et cela mènera probablement à encore plus de surveillance. Bien évidemment, les pressions des groupes ayant des intérêts commerciaux pour entraver le flux des informations portent à croire que la structure ouverte de la vie numérique sera irrémédiablement entravée. En ce qui a trait au quotidien des utilisateurs, les efforts constants de certaines autorités pour censurer l’information jugée choquante (le fameux TMI) en viendront à altérer le plaisir de publier sur le web.

Contrôler toujours plus jusqu’à tuer toute utilisation innovatrice du web

Dans le rapport du Pew Research Center, les experts consultés remarquent que devant le rôle important qu’Internet a joué dans certaines révolutions, comme le printemps arabe, plusieurs pays, dont l’Égypte et le Pakistan, tendent à vouloir réglementer encore plus le web. Quant à la Chine, elle est en train d’ériger une muraille pare-feu (Great FireWall) pour isoler ses citoyens. Ailleurs, sous prétexte de réduire la criminalité, on surveille de plus en plus le web.

De plus, les internautes pensent que plus le web sera colonisé par les grandes marques, plus leurs faits gestes y seront restreints.

À ce propos, Danah Boyd de Microsoft remarque que les révélations d’Edward Snowden rendent les États plus méfiants. Il en résulte donc une fragmentation de l’information, qui ne circule plus aussi librement. Dans le rapport du centre Pew, on parle même de balkanisation du web.

Tout devient donc matière à réglementation et à plus de surveillance, même la chaîne de magasins à grande surface Target, qui se fait dérober les données personnelles de ses clients, devient l’exemple qui donne des munitions à ceux qui veulent endiguer le flux des informations qui circulent en ligne.

Et si ces changements menaient le web ailleurs?

Dans le présent rapport, les commentaires des spécialistes dits « optimistes » sont les plus intéressants. Car pour imaginer le pire, il suffit de regarder à deux pouces de son nez, mais pour envisager un monde meilleur, il faut souvent accepter de tout changer. Or, Paul Jones, professeur à l’Université de Caroline du Nord et fondateur de ibiblio.org, arrive à des conclusions différentes devant les faits actuels. Selon lui, les tendances historiques confirment que lorsqu’un moyen de communication atteint sa maturité, le contrôle remplace l’innovation.

Il conclut donc que dans les 10 prochaines années, il nous faudra être encore plus investis dans l’évolution d’Internet, car les technologies tendront à appuyer le contrôle, mais la résistance s’organisera, et ce sera la vraie révolution…

Kevin Carson, un associé du Center for a Stateless Society (Centre pour une société sans États) et collaborateur au blogue P2P Foundation, dévoile qu’il y a en ce moment beaucoup de gens qui travaillent pour développer des versions cryptées, basées sur un code source libre, de réseaux sociaux en réponse à la montée de l’autoritarisme et à la participation de l’État au maintien de médias surveillés.

Oscar Gandy, de l’Université de Pennsylvanie, croit pour sa part qu’en mettant en place un système qui pénalise ceux qui utilisent à mauvais escient l’information en circulation sur les réseaux (avec des amendes, des retraits de licence), on pourrait arriver à un meilleur équilibre, sans entraver complètement le système.

Ces raisons que l’on évoque pour justifier le contrôle de toute information

Jeff Jarvis, professeur de journalisme bien connu, explique que le gouvernement représente la plus grande menace à la liberté en ligne. La Chine et l’Iran ne cachent pas leur désir de contrôler l’information et leurs citoyens. Mais des pays qui ont une réputation de tolérance, comme le Canada et l’Australie, menacent de tout filtrer pour prévenir la pornographie juvénile. Or, une fois que le gouvernement filtre les communications et l’information, peu importe la raison, expose Jarvis, il peut ensuite le faire sans raison précise. Il faut ouvrir encore plus l’architecture d’Internet pour préserver son indépendance.

Il faut croire, comme le disait Andrew Feenberg à l’émission La sphère le 8 mars dernier, à la coconstruction, c’est-à-dire que chaque fois qu’une invention est récupérée par le système et limitée dans ses possibilités, les scientifiques sont déjà à l’œuvre pour repousser les limites et créer un nouveau territoire à découvrir.

Pour télécharger le rapport sur le site du Pew Research Center, cliquez ici.

Pour cette série de rapports, quelque 12 000 spécialistes des communications ou du web ont été contactés, et de ce nombre, 2500 ont répondu. La présente étude se fonde sur les réponses de 1400 spécialistes, et les commentaires sont émis par un comité d’experts (professeurs, penseurs et chercheurs) sur ce qui se dégage des résultats.

Martin LessardLe restaurant de Schrödinger

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 publié le 8 juillet 2014 à 13 h 53

Il est midi. Je suis attablé dans un sympathique bistro de l’Isle-aux-Coudres. Le panini à la dinde est délicieux, la bière d’une microbrasserie du terroir aussi. Le soleil brille de nouveau après une petite averse. Tout va bien.

Que se serait-il passé si je m’étais fié à Facebook ou à Foursquare? J’aurais choisi une autre destination, car ces deux outils en ligne m’indiquaient que ce restaurant était fermé à l’heure du lunch.

fermeouvert

Si j’avais planifié mon déplacement en fonction de mon arrêt ce midi-là, cet établissement n’aurait jamais figuré parmi les possibilités.

Comme le chat de Schrödinger, un exercice de pensée visant à décrire le monde paradoxal de la physique quantique où une particule peut avoir plusieurs états, mon restaurant était paradoxalement à la fois ouvert et fermé.

C’est seulement en allant sur place que j’ai pu régler cette « étrange » superposition d’états, selon la théorie de décohérence — mais je doute fort que les experts en science quantique acceptent mon interprétation, à moins d’avoir trop forcé comme moi ce jour-là sur la bière microbrassée.

Numérique lex, sed lex

Ce qui apparaît sur le web a un impact bien concret dans la réalité.

Demandez aux aubergistes ou aux restaurateurs qui reçoivent de mauvaises critiques sur Yelp ou TripAdvisor. Que les commentaires soient inventés ou non (il y a eu tout un débat là-dessus il y a quelques années), ceux qui les rédigent peuvent faire la pluie et le beau temps de ce côté-ci de l’écran. Et les commerçants n’ont pas toujours le contrôle là-dessus.

Mais pour ce qui est des heures d’ouverture, le fait pour un commerçant de ne pas se préoccuper de ce qui est écrit en ligne – surtout sur sa propre page Facebook – peut se traduire par des pertes réelles de revenus.

Source:  Frédéric Bisson

Source: Frédéric Bisson

Dans un article de Wired publié hier, on nous rappelait que l’an dernier, un restaurant de la région de Washington avait dû fermer ses portes parce que sa clientèle de fin de semaine avait diminué de 75 %.

Le propriétaire n’avait jamais remarqué que Google Places, un service de Google pour les entreprises qui veulent afficher leurs coordonnées et leurs horaires sur les plateformes de Google comme Google Maps, indiquait que son restaurant était « fermé du samedi au lundi ».

Que leurs renseignements aient été sabotés par un concurrent (ce que le propriétaire du restaurant près de Washington prétend) ou qu’ils aient négligé leur compte Facebook (ce qui est le cas du restaurant où je suis allé), les commerçants sont responsables de ce qui est affiché sur eux en ligne et il leur incombe de gérer eux-mêmes leur présence sur la Toile. Mais souvent, ils manquent de temps pour le faire. Google +, Google Maps, Yelp, Foursquare, Tripadvisor… La liste est longue, et il n’y a pas suffisamment d’heures dans une journée pour faire le tour.

En janvier dernier, une fraude à grande échelle a été mise au jour : des milliers d’hôtels sur Google + Local ont vu leur hyperlien être détourné au profit d’une agence de réservations. Autrement dit, au lieu d’être dirigés vers le site web de l’hôtel, les utilisateurs aboutissaient sur celui du fraudeur qui offrait les réservations de façon légale pour les hôtels. Celui-ci empochait ensuite la prime de réservation auprès des établissements hôteliers. Une autre chose de plus à surveiller!

Source: SearchEngineLand

Source: SearchEngineLand

Le numérique n’est jamais en vacances

Depuis que les Pages jaunes ont perdu le monopole de « l’endroit où on trouve un commerce », c’est Internet qui a pris le relais. Pour tout et pour rien, on utilise notre moteur de recherche préféré ou une application spécialisée pour trouver une réponse à sa question ou des recommandations de lieux.

La « découvrabilité », c’est à dire la possibilité de trouver une information à partir d’une autre information — ce qu’on fait souvent avec notre fureteur ou avec des applications comme Foursquare — est le nerf de la guerre dans un monde de surabondance d’information et de choix, que ce soit soit pour trouver un restaurant ou un autre lieu.

En ce moment, dans la nouvelle économie numérique, une maîtrise minimum des outils est nécessaire pour y être visible. Sinon, c’est accepter de disparaître, d’être dépassé par la masse d’information et condamné à rester invisible même si l’on existe au grand jour, au détour d’un chemin, dans un beau coin de pays, comme mon « restaurant de Schrödinger ».

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Android L, Android Wear, Android Auto, Android TV. Google a de grandes ambitions pour son système d’exploitation mobile Android, qui devrait dès cette année se retrouver sur de plus en plus d’écrans différents. Présentation des différentes nouveautés Android présentées à la conférence pour développeurs Google I/O 2014.

Android « L Developer Preview »
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Pour la première fois cette année, Google a présenté la prochaine version de son système d’exploitation Android plusieurs mois à l’avance, afin de mieux préparer les fabricants de téléphones et les développeurs d’applications aux modifications à venir. Il s’agit d’une mise à jour majeure, qui sera probablement lancée sous le numéro Android 5.0.

La prochaine version d’Android offre plusieurs changements par rapport au design de l’interface et des différentes applications. Chez Google, on présente la nouvelle mentalité comme du « design matériel », où les éléments rappellent un peu ceux de la vraie vie.

Non, Android L ne ramènera pas les Skeuomorphismes d’iOS 6.0 (comme du faux bois, un faux plancher de casino, etc.), mais les animations sont désormais plus naturelles, et vraiment plus jolies. Reste à voir si celles-ci auront une incidence sur la fluidité sur les appareils moins performants.

Heureusement, plusieurs modifications ont aussi été apportées à Android L pour améliorer les performances générales du système d’exploitation mobile et de toutes les applications Android, ce qui pourrait compenser les nouvelles animations. D’ailleurs, Google a aussi amélioré les performances graphiques de son système d’exploitation.

Quelques fonctionnalités ont aussi été ajoutées à Android L. Les notifications s’affichent désormais sur l’écran de déverrouillage en fonction de leur priorité, et il ne sera plus nécessaire d’entrer son mot de passe si on possède une montre Android Wear et que celle-ci est à son poignet.

Notons que Google a aussi dévoilé Project Volta, un projet qui devrait améliorer l’autonomie des appareils Android L de différentes façons. Google n’a toutefois pas encore chiffré ces améliorations.

Pour les utilisateurs en entreprise, notons que Google a aussi annoncé l’arrivée d’Android for Work, qui permettra d’utiliser un seul appareil pour ses applications personnelles et de travail, une technologie qui semble en partie tirée de la fonction Samsung Knox des téléphones intelligents de Samsung.

Android L sera offert aux développeurs au cours des prochaines heures, mais le grand public devra probablement attendre la fin de l’année pour pouvoir en profiter.

Android Wear
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Google avait déjà présenté en mars dernier Android Wear, son système d’exploitation pour les technologies qui se portent comme les montres intelligentes. La compagnie a toutefois profité du Google I/O pour annoncer une nouvelle montre intelligente, la Samsung Gear Live, et pour lancer son kit de développement logiciel complet, qui devrait permettre aux développeurs de créer dès maintenant des applications pour les premières montres Android Wear.

Android Wear est un système d’exploitation mobile minimaliste, qui met principalement de l’avant le service Google Now de Google. Google Now offre des cartes personnalisées, où la compagnie tente de prédire les informations dont l’utilisateur aura besoin sans que celui-ci n’ait besoin de les chercher, comme la météo, les informations sur un vol à venir, une alerte pour savoir quand il faut quitter sa maison pour arriver à temps à un rendez-vous, les résultats de son équipe sportive préférée, etc.

Android Wear affiche aussi les notifications de son téléphone, tout en les conservant synchronisées avec ses autres appareils. Si vous effacez une notification sur votre montre, vous n’aurez donc pas besoin de la consulter à nouveau sur votre téléphone plus tard.

Le système d’exploitation portable de Google devrait aussi permettre d’interagir avec les différentes applications de son téléphone via la reconnaissance vocale (pour prendre des notes, contrôler sa musique, etc.).

Les montres Google LG G Watch et Samsung Gear Live seront mises en vente aujourd’hui aux États-Unis, et la Moto 360 de Motorola (la plus jolie du lot, et de loin) sera offerte plus tard cet été.

Android Auto
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Tel que prévu, Google a présenté au Google I/O Andoid Auto sa plateforme pour les voitures connectées.

Google n’a présenté que trois applications pour son système pour l’instant : Google Play Music, pour écouter sa musique, Google Maps, pour la navigation, et une application pour la messagerie texte (vocale seulement).

L’interface d’Android Auto est assez jolie, et elle s’intègre bien avec les autres interfaces d’Android. Notons que celle-ci est toutefois plutôt chargée, avec parfois beaucoup de texte à l’écran et plusieurs petits boutons. La plateforme CarPlay d’Apple est pour sa part beaucoup plus minimaliste, ce qui pourrait être un avantage sur la route.

Les premières voitures équipées d’Android Auto devraient être lancées dès cette année. Selon Google, 25 marques de voitures différentes profiteront du système dans un futur rapproché.

Android TV
android tv

Ceux qui doutaient encore des intentions de Google avec son système d’exploitation Android devront finalement se rendre à l’évidence que la compagnie espère installer son système sur bien plus que des téléphones intelligents et des tablettes.

La compagnie a en effet présenté au Google I/O Android TV, le successeur de Google TV, qui pourra être intégré autant dans les téléviseurs directement que dans des adaptateurs externes et des consoles de jeux vidéo.

Le système d’exploitation devrait permettre de consulter du contenu de plusieurs sources, mais aussi d’installer des jeux et d’effectuer des recherches vocales à partir d’un téléphone, de sa montre Android Wear ou d’une télécommande compatible.

Rien d’Android TV n’est particulièrement spectaculaire, mais le tout semble au moins plutôt réussi.

Google a confirmé aujourd’hui que son système sera installé dans les téléviseurs 4K de Sony dès cette année, et dans ceux de Sharp dès l’année prochaine.

Il est bon de noter qu’Android TV est aussi compatible avec le système Chromecast de Google. Il sera donc possible d’envoyer des vidéos et des applications à partir d’un téléphone ou d’un ordinateur vers son téléviseur, sans acheter un adaptateur Chromecast supplémentaire.

Au passage, notons que l’adaptateur Chromecast sera lui aussi mis à jour cet été, avec l’arrivée notamment d’une fonction pour gérer les photos qui s’affichent sur son téléviseur et pour afficher l’écran complet de son téléphone sur sa télé.

1 milliard d’utilisateurs
android stats

Google a finalement aussi profité du Google I/O pour présenter quelques statistiques sur son système d’exploitation Android. Pour la première fois, Android a notamment dépassé le milliard d’utilisateurs actifs (qui utilisent leur appareil au moins une fois par mois).

Notons que Google a aussi affirmé avoir atteint 62 % des parts dans le marché des tablettes dans le monde. Évidemment, il s’agit là de parts mondiales. La grande quantité de tablettes Android bon marché vendues notamment en Inde et en Chine a certainement aidé Google à atteindre cette statistique cette année.