Billets classés sous la catégorie « Internet »

Aujourd’hui, c’est la Journée de la sécurité sur Internet. C’est une initiative qui a commencé en 2004 et qui est soulignée dans une centaine de pays. Elle vise principalement la promotion d’une utilisation responsable de la technologie, en ciblant tout particulièrement les enfants et les jeunes.

Un cadeau de Google

Cela dit, nous sommes tous concernés par la sécurité sur Internet. Et si la thématique ne vous touche pas, vous serez peut-être intéressé par 2 Go de stockage gratuit sur Google Drive. Tout ce que vous devez faire, c’est de vous assurer que vos informations sont à jour en vérifiant vos paramètres de sécurité.

Les questions sont plutôt simples. Vous devez, par exemple, vérifier votre numéro de téléphone et votre courriel de récupération; vérifier les appareils connectés à votre compte Google; vérifier les autorisations du compte, pour être sûr que toutes les applications connectées sont fiables.

L’espace de stockage additionnel est réparti entre Google Drive, Gmail et Google Photos et s’ajoute aux 15 Go gratuits que vous obtenez au départ. Vous avez jusqu’au 11 février pour vous en prévaloir.

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C’est peut-être aussi l’occasion d’activer la vérification en deux étapes. Elle permet de verrouiller votre compte à double tour en utilisant à la fois votre mot de passe et un autre moyen de communication comme un courriel ou un texto.

Si vous activez la vérification en deux étapes, un code de sécurité sera envoyé à votre adresse courriel, sur votre téléphone ou dans votre application d’authentification chaque fois que vous vous connectez à partir d’un appareil qui n’est pas reconnu.

Paramètres de confidentialité

Pendant que vous y êtes, vous pouvez aussi vérifier vos paramètres de confidentialité. C’est comme ça que vous pourrez modifier ce que les autres peuvent voir de votre profil Google+, contrôler ce que vous partagez sur YouTube, gérer vos paramètres Google Photos ainsi que tout ce qui permet à Google de vous suivre au quotidien (activité sur le web, historique des positions, des recherches, des vidéos regardées).

Enfin, on vous permettra d’améliorer (ou non) la pertinence des annonces sur Google.

« Lorsque vous modifiez vos centres d’intérêt, votre âge ou votre sexe, ou que vous désactivez la diffusion d’annonces par centres d’intérêt, vous pouvez changer les types d’annonces Google qui vous sont présentées. Toutefois, les annonces affichées seront alors moins pertinentes. »

À vous de voir la quantité d’informations que vous souhaitez divulguer à Google pour obtenir des publicités plus ciblées.

Catherine Mathys(Re) Bienvenue chez les Numéricains

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 publié le 4 février 2016 à 13 h 40

En mai dernier, je vous présentais la plateforme interactive Bienvenue chez les Numéricains, sur laquelle on invite les gens à participer en livrant des témoignages, des histoires vécues qui racontent comment le numérique a changé leur quotidien.

Aujourd’hui, on nous présente, en quelque sorte, le résultat de l’enquête sous forme de production multiplateforme sur ICI.Radio-Canada.ca/numericains.

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Après avoir exploré toutes les régions du pays, l’équipe, composée notamment de l’animateur Samuel Chiasson et de sa collaboratrice Mélanie Millette, professeure au département de communications sociale et publique à l’UQAM, propose une série de 10 émissions audio d’une heure.

On y découvre, par exemple, l’histoire de Miss Pixels : « Quand j’ai eu mon téléphone mobile dans les mains en 2009, ça a vraiment été pour moi plus qu’un appareil pour téléphoner à ma mère. Je venais de découvrir un outil de création. »

Et que dire des capsules d’humour! Je pense que la chanson sur Instagram dans l’onglet « Créateurs » va vous rester dans la tête, je préfère vous prévenir.

Quel type de #Numéricains êtes-vous?

En plus des émissions, on y trouve aussi 31 témoignages audio et vidéo de jeunes et moins jeunes de partout au Canada, classés dans 10 catégories : créateurs, rebelles, éducateurs, entrepreneurs, archivistes, sportifs, solidaires, gourmands, intimes, nomades. Parfois intrigants et même touchants, ils nous racontent comment l’univers numérique a contribué à changer leurs vies.

Voici un exemple. Connaissez-vous l’ASMR? L’animateur Samuel Chiasson nous explique sa trouvaille:

« Dans les rencontres les plus intrigantes, il y a certainement cette jeune femme qui s’appelle Jessica et qui est une adepte de ASMR, le Autonomous Sensory Meridian Response, une pratique sur YouTube qui utilise des sons comme le chuchotement, le tapotement de micro pour apporter du réconfort aux auditeurs. C’est une facette du web que j’ignorais complètement. »

Pour d’autres découvertes, rendez-vous sur le site.

La plateforme est en ligne, mais la collecte ne s’arrête pas là pour autant. Vous pouvez encore transmettre votre histoire en photos et en vidéos en tant que #Numéricains sur les divers réseaux sociaux : Facebook, Twitter, Instagram, Tumblr et Snapchat.

 

Catherine MathysS’informer avec Google

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 publié le 19 janvier 2016 à 16 h 10

Un sondage réalisé auprès de 33 000 personnes dans 28 pays nous indique que les internautes font plus confiance à Google pour leurs nouvelles qu’aux sites d’où ces mêmes nouvelles proviennent. Pour s’informer, 63 % des répondants font plus confiance aux moteurs de recherche qu’aux sites des médias traditionnels (58 %) ou des médias en ligne (53 %).

Permettez-moi d’expliquer. Ce que le sondage nous apprend, c’est que les internautes feront davantage confiance à une manchette trouvée sur un agrégateur de nouvelles d’un moteur de recherche, comme Google, qu’à une même manchette trouvée sur son site original. Ce n’est pas une bonne nouvelle pour les médias, vous en conviendrez.

Pourquoi on s’informe ailleurs

Est-ce simplement une question de présentation de la nouvelle? Selon cet article, les titres optimisés pour les moteurs de recherche sont souvent courts et factuels (ce qui inspire confiance), tandis que les titres partagés sur d’autres plateformes, comme les médias sociaux, laissent plus de place à l’interprétation. C’est peut-être une piste.

En tout cas, une chose est sûre, les utilisateurs d’Internet semblent trouver leurs nouvelles ailleurs que sur les sites médiatiques. On sait que, depuis l’an dernier, Facebook est le site qui amène le plus de trafic vers les sites des médias.

La fiabilité d’une nouvelle dépend de son messager

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Cela dit, tout le monde qui relaie de l’information sur les médias sociaux n’a pas la même crédibilité. Seulement 44 % des répondants font confiance aux comptes de journalistes sur ce type de plateforme. Ils sont plus susceptibles de croire les dirigeants d’entreprise (49 %), les employés d’une compagnie (55 %), les marques de produits qu’ils connaissent (62 %), ou encore des experts universitaires (65 %). Cela dit, en terme de lien de confiance en ligne, même quand il s’agit de nouvelles, rien ne vaut la parole (ou le statut) de la famille et des amis (78 %). Ce dernier indicateur est en augmentation de 11 points par rapport à 2015.

La force de Google

Ce qu’il faut en retenir? Que ce sondage est avant tout un incroyable témoin de la force de Google dans le monde. Comme le montrait cet autre sondage, en 2015, Google arrivait tout juste derrière BMW parmi les entreprises les plus réputées dans le monde. Apple arrivait en 8e position, et Microsoft en 11e position. Cette nouvelle étude conforte sa position dans nos vies.

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Catherine MathysInternet Explorer : vie et mort d’un navigateur

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 publié le 6 janvier 2016 à 16 h 49

Ça fait longtemps qu’on en parle, mais maintenant, c’est vrai. Le navigateur Internet Explorer de Microsoft est bel et bien en fin de vie. En fait, mardi prochain, Microsoft cessera d’offrir du soutien technique et des mises à jour de sécurité pour Internet Explorer 8, 9 et 10. En ne recevant plus ce genre de soutien, les utilisateurs de ces versions deviendront beaucoup plus vulnérables au piratage et aux virus.

D’ailleurs, les dernières mises à jour encouragent fortement les utilisateurs récalcitrants à migrer vers certains des navigateurs les plus récents, comme Microsoft Edge.

Je me suis dit que l’occasion était belle pour revenir en arrière et souligner la longue carrière d’un navigateur qui a marqué l’histoire du web.

1995 : Microsoft Internet Explorer (ou Internet Explorer 1)

Internet Explorer 1 est en fait le résultat d’un contrat de licence entre Microsoft et Spyglass, la petite entreprise qui avait mis au point le navigateur Mosaic, le premier véritable navigateur grand public.

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1995 : Internet Explorer 2 imite Netscape Navigator

En novembre 1995, seulement quelques mois après le lancement d’Internet Explorer 1, Microsoft lance sa version 2.0. L’objectif est de reproduire l’allure et les fonctionnalités qui ont rendu le concurrent Netscape Navigator si populaire. Il faut dire qu’en 1995, beaucoup de sites web ne sont compatibles qu’avec Netscape, qui détient alors 80 % des parts de marché.

1996 : Internet Explorer 3 gagne du terrain

Lancé en août 1996, Internet Explorer 3.0 est la première version du navigateur à ébranler Netscape. Il gagne près de 20 % de parts de marché en une seule année.

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1997 : Internet Explorer 4 et la guerre des fureteurs

Le lancement d’Internet Explorer en 1997 marque un tournant pour Microsoft. En intégrant les fonctionnalités du navigateur à sa plateforme Windows, Microsoft est alors nettement avantagée par rapport à Netscape. Cependant, l’entreprise pave ainsi également la voie aux fameux procès antitrust du début des années 2000.

1999 : Internet Explorer 5 domine

Internet Explorer 5 est lancé en mars 1999 et intégré à la seconde version de Windows 98 lancée en septembre de la même année. Pour la première fois, Internet Explorer domine Netscape et détient près de 70 % des parts de marché.

2001 : Internet Explorer 6, le pire de tous les temps?

Internet Explorer 6, inclus dans Windows XP, détient désormais près de 90 % des parts de marché. En seulement six ans, il renverse la situation et détrône Netscape qui ne détient plus que 9,8 % de parts de marché. Cela dit, Internet Explorer est décrié de toutes parts pour d’importantes failles de sécurité, et certains experts n’hésitent pas à l’inclure dans la liste des pires produits techno de tous les temps.

2006 : Internet Explorer 7 arrive enfin

Habitués au lancement fréquent de nouvelles versions, les internautes attendront cette fois plus de cinq ans avant de voir arriver une nouvelle mouture d’Internet Explorer. Inutile de mentionner que la sécurité était devenue une priorité pour retrouver la faveur du grand public. C’était l’occasion d’inclure le cryptage à 256 bits pour les utilisateurs de Vista. Cela dit, le mal était peut-être déjà fait, et cette longue période d’attente a ouvert la porte à d’autres concurrents, comme Mozilla Firefox.

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2009 : Internet Explorer 8, trop peu, trop tard?

Internet Explorer 8 est grandement amélioré par rapport aux versions précédentes. Malgré cela, il a de plus en plus de difficulté à retrouver sa place dans la course, notamment à cause de Mozilla Firefox et de Google Chrome.

2011 : Internet Explorer 9, à la recherche de la pertinence

Cette fois-ci, Microsoft lance Internet Explorer 9 sans plateforme. On met le paquet pour la promotion, et les critiques qualifient le fureteur de compétitif. Toutefois, Microsoft ne regagnera pas les parts de marché qu’il a déjà détenues.

2012 : Internet Explorer 10, le navigateur de Windows 8

Internet Explorer 10 a été conçu pour fonctionner avec Windows 8; on revient donc à la bonne vieille formule du navigateur intégré à sa plateforme. Cependant, il ne convainc pas les internautes, probablement (en partie) parce que Windows 8 est un échec retentissant.

2013 : Internet Explorer 11, le dernier de la dynastie

On parle enfin d’un navigateur intéressant, entre autres parce qu’il est très rapide. Pour plusieurs, le produit propose un ensemble de fonctionnalités au moins aussi intéressant que les autres.

2015 : L’avenir appartient-il à Edge?

Edge est le nouveau navigateur que Microsoft veut vous convaincre d’adopter. On se demande encore si le fureteur peut retrouver la place envieuse qu’il a jadis occupée. Voici une liste de ses avantages et inconvénients pour vous aider à vous faire une idée.

Source

 

Martin LessardAmpoula non grata

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 publié le 16 décembre 2015 à 14 h 30

La société Philips a sorti sa dernière mise à jour pour ses ampoules connectées Hue.

(Oui, habituez-vous tout de suite, il faudra aussi télécharger des mises à jour pour les ampoules de demain.)

Le problème, c’est que les ampoules ZigBee « non approuvées » ont été bloquées (ZigBee est un standard parmi les objets connectés).

Philips, dans sa mise à jour, a malencontreusement rendu incompatibles son système avec les ampoules à la norme ZigBee.

Autrement dit, par une simple mise à jour du logiciel, Philips peut faire tomber votre demeure dans la noirceur si vous étiez équipé d’ampoules compatibles avec le standard ZigBee, mais déclarées soudainement « ampoula non grata » pour leur réseau Hue, après avoir fait la mise à jour.

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Colère

La colère gronde dans la communauté des premiers consommateurs qui expérimentent la maison connectée – leur réaction a été immédiate.

Les réseaux sociaux ont finalement réussi à faire céder Philips, qui a annoncé ce matin vouloir retirer sa mise à jour.

Cette mise à jour ratée montre à quel point une coordination et un respect des normes sont essentiels pour développer l’Internet des objets aux vertus tant vantées.

Philips, en travaillant pour améliorer sa plate-forme Hue, a oublié qu’elle devait aussi rester rétrocompatible avec les normes qu’elle a elle-même contribué à mettre en place.

Cela montre en creux tout le défi de cette industrie qui veut rendre nos maisons et nos villes intelligentes et le long chemin à parcourir avant que cette nouvelle réalité devienne sécuritaire.

Si cette malencontreuse histoire de mise à jour qui a mal tourné peut nous enseigner quelque chose, c’est bien que l’Internet des objets est un véritable cheval de Troie qui laisse entrer chez nous des entreprises capables de contrôler jusqu’à nos ampoules électriques.

Demain, devrons-nous aussi lire les conditions d’utilisations de nos ampoules?

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