Billets classés sous la catégorie « Internet »

Maxime JohnsonTriplex déménage!

par

 publié le 7 avril 2016 à 8 h 57

triplex

Triplex, le blogue techno de Radio-Canada, change d’adresse.

Pour nous suivre, c’est ici: http://ici.radio-canada.ca/techno/triplex/

Catherine, Martin et Maxime

Catherine MathysLogiciels libres 101

par

 publié le 17 mars 2016 à 16 h 58

Ces jours-ci, Richard Stallman, un des pionniers du mouvement du logiciel libre, est au Québec. Je me suis dit que l’occasion était belle de rappeler les origines d’un tel mouvement et son importance dans l’évolution d’Internet. Le livre d’André Mondoux, Histoire sociale des technologies numériques, résume bien le contexte qui l’a vu naître.

L’origine du logiciel libre

Au départ, le logiciel libre est né pour riposter à la commercialisation d’Internet. En 1979, AT&T décide de commercialiser le système d’exploitation UNIX, ce qui signifie que non seulement on ne pourra plus le déconstruire, mais qu’on ne pourra plus le distribuer sans payer une licence. Il faudra désormais l’acheter à AT&T, et cela ne fait pas l’affaire de bien des gens. Il faut savoir que jusque-là, le système d’exploitation UNIX était distribué gratuitement. Il était donc bien apprécié des bidouilleurs (hackers) qui pouvaient le modifier selon leurs besoins et intérêts.

Dans son livre, André Mondoux fait état de la grogne que ce changement suscite : « Le vieux dilemme refait surface : l’information (ici le système d’exploitation) doit-elle circuler librement au service de la communauté ou doit-elle être vendue comme tout produit commercial protégé par des brevets et des licences d’utilisation? » (Mondoux, 2011, p. 101)

L’apparition du Minix

En 1984, le professeur Andrew S. Tanenbaum de l’Université libre d’Amsterdam s’inspire d’UNIX pour développer le Minix. Ce nouveau système d’exploitation en code source libre, commercialisé deux ans plus tard, connaît un succès retentissant. C’est ce qui va inspirer un étudiant finlandais, Linus Torvald, à créer le système d’exploitation Linux en 1991. Il souhaite une technologie qui peut être déconstruite au bon vouloir de ses utilisateurs. « Il ne suffit plus d’avoir son ordinateur (personnel), désormais il faut un système d’exploitation entièrement personnalisable, indépendant de toute autorité. » (Mondoux, 2011, p. 141)

Mais les efforts de Torvald ont été grandement facilités par le GNU, un projet mis au point par Richard Stallman.

stallman

Free, ça veut dire libre ou gratuit?

En 1983, Richard Stallman, un bidouilleur de la première vague issue du MIT (Massachusetts Institute of Technology), crée le GNU, qui signifie GNU’s Not UNIX. Il se base sur une politique d’utilisation qui mise sur le droit d’employer, de modifier et de distribuer le programme sans aucune restriction. En 1985, il crée la Free Software Foundation (FSF) qui fait la promotion du logiciel libre, de la liberté d’expression et de la libre circulation. (Mondoux, 2011, p. 102)

Mais tout n’est pas rose au royaume du logiciel libre. Et il faut s’entendre sur les termes. Un autre bidouilleur, Eric S. Raymond, voit les choses bien différemment de Stallman. « Selon Raymond, le terme free ne veut pas nécessairement dire gratuit : il est possible de respecter l’éthique d’un code source ouvert, libre (free) tout en adoptant des stratégies commerciales capitalistes. La mise en vente est acceptable dans la mesure où les revenus servent à défrayer les services afférents (manuel, formation, soutien, etc.) à l’utilisation du logiciel. » (Mondoux, 2011, p. 149)

Une guerre ouverte

C’est dans cet esprit qu’est fondée, en 1998, l’Open Source Initiative (OSI) vouée à la promotion des logiciels en code source ouvert. Plusieurs entreprises emboîtent le pas. C’est le cas de Corel (WordPerfect) ou encore de Sun Microsystems (Solaris) (Mondoux, 2011: 150). De plus en plus de fabricants de périphériques, et non les moindres, comme IBM, s’associent au mouvement pour des raisons économiques. Évidemment, le fait de confier une partie du travail aux bidouilleurs programmeurs réduit leurs coûts tout en polissant leur image.

La guerre est déclarée entre l’OSI et la FSF de Stallman. Pendant qu’une frénésie s’installe autour du logiciel ouvert, Stallman sent les principes fondateurs trahis. Et 33 ans après la création de GNU, il poursuit sa croisade. On comprend peut-être mieux maintenant ce qu’il veut dire quand il a mentionné au Devoir cette semaine qu’il fallait éradiquer Facebook pour sauver la démocratie : « Impossible de vivre libre dans des environnements où la socialisation et où l’informatique sont assujetties à des entreprises privées qui balisent les activités humaines avec des logiciels privateurs ou avec des services dont les codes et les intentions sont gardés secrets. »

 

Aujourd’hui, c’est la Journée de la sécurité sur Internet. C’est une initiative qui a commencé en 2004 et qui est soulignée dans une centaine de pays. Elle vise principalement la promotion d’une utilisation responsable de la technologie, en ciblant tout particulièrement les enfants et les jeunes.

Un cadeau de Google

Cela dit, nous sommes tous concernés par la sécurité sur Internet. Et si la thématique ne vous touche pas, vous serez peut-être intéressé par 2 Go de stockage gratuit sur Google Drive. Tout ce que vous devez faire, c’est de vous assurer que vos informations sont à jour en vérifiant vos paramètres de sécurité.

Les questions sont plutôt simples. Vous devez, par exemple, vérifier votre numéro de téléphone et votre courriel de récupération; vérifier les appareils connectés à votre compte Google; vérifier les autorisations du compte, pour être sûr que toutes les applications connectées sont fiables.

L’espace de stockage additionnel est réparti entre Google Drive, Gmail et Google Photos et s’ajoute aux 15 Go gratuits que vous obtenez au départ. Vous avez jusqu’au 11 février pour vous en prévaloir.

Complete-Security-Checkup

C’est peut-être aussi l’occasion d’activer la vérification en deux étapes. Elle permet de verrouiller votre compte à double tour en utilisant à la fois votre mot de passe et un autre moyen de communication comme un courriel ou un texto.

Si vous activez la vérification en deux étapes, un code de sécurité sera envoyé à votre adresse courriel, sur votre téléphone ou dans votre application d’authentification chaque fois que vous vous connectez à partir d’un appareil qui n’est pas reconnu.

Paramètres de confidentialité

Pendant que vous y êtes, vous pouvez aussi vérifier vos paramètres de confidentialité. C’est comme ça que vous pourrez modifier ce que les autres peuvent voir de votre profil Google+, contrôler ce que vous partagez sur YouTube, gérer vos paramètres Google Photos ainsi que tout ce qui permet à Google de vous suivre au quotidien (activité sur le web, historique des positions, des recherches, des vidéos regardées).

Enfin, on vous permettra d’améliorer (ou non) la pertinence des annonces sur Google.

« Lorsque vous modifiez vos centres d’intérêt, votre âge ou votre sexe, ou que vous désactivez la diffusion d’annonces par centres d’intérêt, vous pouvez changer les types d’annonces Google qui vous sont présentées. Toutefois, les annonces affichées seront alors moins pertinentes. »

À vous de voir la quantité d’informations que vous souhaitez divulguer à Google pour obtenir des publicités plus ciblées.

Catherine Mathys(Re) Bienvenue chez les Numéricains

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 publié le 4 février 2016 à 13 h 40

En mai dernier, je vous présentais la plateforme interactive Bienvenue chez les Numéricains, sur laquelle on invite les gens à participer en livrant des témoignages, des histoires vécues qui racontent comment le numérique a changé leur quotidien.

Aujourd’hui, on nous présente, en quelque sorte, le résultat de l’enquête sous forme de production multiplateforme sur ICI.Radio-Canada.ca/numericains.

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Après avoir exploré toutes les régions du pays, l’équipe, composée notamment de l’animateur Samuel Chiasson et de sa collaboratrice Mélanie Millette, professeure au département de communications sociale et publique à l’UQAM, propose une série de 10 émissions audio d’une heure.

On y découvre, par exemple, l’histoire de Miss Pixels : « Quand j’ai eu mon téléphone mobile dans les mains en 2009, ça a vraiment été pour moi plus qu’un appareil pour téléphoner à ma mère. Je venais de découvrir un outil de création. »

Et que dire des capsules d’humour! Je pense que la chanson sur Instagram dans l’onglet « Créateurs » va vous rester dans la tête, je préfère vous prévenir.

Quel type de #Numéricains êtes-vous?

En plus des émissions, on y trouve aussi 31 témoignages audio et vidéo de jeunes et moins jeunes de partout au Canada, classés dans 10 catégories : créateurs, rebelles, éducateurs, entrepreneurs, archivistes, sportifs, solidaires, gourmands, intimes, nomades. Parfois intrigants et même touchants, ils nous racontent comment l’univers numérique a contribué à changer leurs vies.

Voici un exemple. Connaissez-vous l’ASMR? L’animateur Samuel Chiasson nous explique sa trouvaille:

« Dans les rencontres les plus intrigantes, il y a certainement cette jeune femme qui s’appelle Jessica et qui est une adepte de ASMR, le Autonomous Sensory Meridian Response, une pratique sur YouTube qui utilise des sons comme le chuchotement, le tapotement de micro pour apporter du réconfort aux auditeurs. C’est une facette du web que j’ignorais complètement. »

Pour d’autres découvertes, rendez-vous sur le site.

La plateforme est en ligne, mais la collecte ne s’arrête pas là pour autant. Vous pouvez encore transmettre votre histoire en photos et en vidéos en tant que #Numéricains sur les divers réseaux sociaux : Facebook, Twitter, Instagram, Tumblr et Snapchat.

 

Catherine MathysS’informer avec Google

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 publié le 19 janvier 2016 à 16 h 10

Un sondage réalisé auprès de 33 000 personnes dans 28 pays nous indique que les internautes font plus confiance à Google pour leurs nouvelles qu’aux sites d’où ces mêmes nouvelles proviennent. Pour s’informer, 63 % des répondants font plus confiance aux moteurs de recherche qu’aux sites des médias traditionnels (58 %) ou des médias en ligne (53 %).

Permettez-moi d’expliquer. Ce que le sondage nous apprend, c’est que les internautes feront davantage confiance à une manchette trouvée sur un agrégateur de nouvelles d’un moteur de recherche, comme Google, qu’à une même manchette trouvée sur son site original. Ce n’est pas une bonne nouvelle pour les médias, vous en conviendrez.

Pourquoi on s’informe ailleurs

Est-ce simplement une question de présentation de la nouvelle? Selon cet article, les titres optimisés pour les moteurs de recherche sont souvent courts et factuels (ce qui inspire confiance), tandis que les titres partagés sur d’autres plateformes, comme les médias sociaux, laissent plus de place à l’interprétation. C’est peut-être une piste.

En tout cas, une chose est sûre, les utilisateurs d’Internet semblent trouver leurs nouvelles ailleurs que sur les sites médiatiques. On sait que, depuis l’an dernier, Facebook est le site qui amène le plus de trafic vers les sites des médias.

La fiabilité d’une nouvelle dépend de son messager

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Cela dit, tout le monde qui relaie de l’information sur les médias sociaux n’a pas la même crédibilité. Seulement 44 % des répondants font confiance aux comptes de journalistes sur ce type de plateforme. Ils sont plus susceptibles de croire les dirigeants d’entreprise (49 %), les employés d’une compagnie (55 %), les marques de produits qu’ils connaissent (62 %), ou encore des experts universitaires (65 %). Cela dit, en terme de lien de confiance en ligne, même quand il s’agit de nouvelles, rien ne vaut la parole (ou le statut) de la famille et des amis (78 %). Ce dernier indicateur est en augmentation de 11 points par rapport à 2015.

La force de Google

Ce qu’il faut en retenir? Que ce sondage est avant tout un incroyable témoin de la force de Google dans le monde. Comme le montrait cet autre sondage, en 2015, Google arrivait tout juste derrière BMW parmi les entreprises les plus réputées dans le monde. Apple arrivait en 8e position, et Microsoft en 11e position. Cette nouvelle étude conforte sa position dans nos vies.

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