Billets classés sous la catégorie « Innovation »

Catherine MathysLe commerce mobile: la prochaine révolution

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 publié le 17 septembre 2014 à 12 h 01

Le commerce mobile semble avoir le vent dans les voiles et de nombreuses entreprises ont flairé la bonne affaire. Facebook s’est mis à tester un bouton « acheter », en juillet dernier, et maintenant, Twitter et Apple se tournent également vers des solutions de transactions mobiles. Les technologies sont là. Il ne reste plus qu’à changer nos façons de consommer et au Canada, ce n’est pas encore gagné.

Les premiers pas de Twitter vers le commerce en ligne

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Twitter souhaite lui aussi incorporer un bouton « acheter » à ses tweets pour permettre aux utilisateurs d’acheter un produit directement sur sa plateforme. Pour le moment, cette fonctionnalité ne se trouve que sur les appareils mobiles et avec un nombre très limité de partenaires, comme Home Depot, Burberry ou encore pour des artistes comme Rihanna et Eminem. Ils ne sont que 28 partenaires, mais le nombre sera appelé à augmenter rapidement, semble-t-il.

Ce n’est pas la première fois que Twitter se lance dans le commerce en ligne. Cela dit, on a simplifié la procédure qui était plus lourde lors de la première tentative. En effet, il fallait tweeter un mot-clic spécifique en lien avec le produit qu’on voulait acheter et ensuite, il fallait diffuser dans les 15 minutes un deuxième mot-clic, reçu par courriel, pour conclure la transaction. Ouf! Cette fois-ci, ce sera un simple bouton. Gageons que ce sera beaucoup plus populaire.

Pour Twitter, la diversification des sources de revenus est évidemment une grande motivation, puisqu’elle dépend entièrement de la publicité à l’heure actuelle. Cela dit, il s’agira d’un pas de plus vers un changement de philosophie pour les utilisateurs de la plateforme qui l’ont vu progressivement se monétiser, avec l’arrivée de la publicité et des tweets commandités.

Apple et son dernier-né Apple Pay

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De plus en plus de joueurs développent des solutions de commerce mobile. Hormis Twitter, c’est bien sûr Apple qui a attiré tous les regards dans les derniers jours. En fait, la plus grosse annonce du plus récent lancement d’Apple n’est pas forcément celle qui a retenu l’attention. Bien sûr, il y a le nouveau iPhone6 et l’Apple Watch, mais plusieurs personnes pensent que le service Apple Pay est véritablement le produit le plus porteur parmi tous ceux présentés la semaine dernière.  En effet, il semble que les ventes de produits comme les tablettes et les téléphones soient en baisse et que la promesse de croissance se trouve davantage dans les iTunes, iBooks et AppStore.

Qu’est-ce que Apple Pay? Il s’agit essentiellement d’un service qui permet de faire des transactions directement avec son téléphone grâce à la technologie NFC. Martin Lessard, collaborateur à Triplex et à La sphère, nous livrait les explications à propos de ce nouveau service à l’émission du 13 septembre dernier. L’enthousiasme est palpable et plusieurs pensent qu’il s’agit de la prochaine révolution technologique dans notre quotidien. Dans cet article du Soleil, Yvon Audette, leader national en matière de services-conseils en TI chez KPMG, mentionne qu’Apple Pay pourrait vite faire partie des habitudes des Canadiens et que le service irait même jusqu’à sonner le glas du portefeuille physique.

Cela dit, tout n’est pas gagné pour Apple Pay, ni pour les autres gros joueurs du domaine, car l’achat mobile ne semble pas encore entièrement intégré aux mœurs des Canadiens.

Le commerce mobile : une longue adaptation au Canada

Aux États-Unis, on estime que d’ici la fin de 2017, les utilisateurs de téléphones intelligents vont dépenser 90 milliards de dollars en paiements mobiles, soit 48 % de plus qu’en 2012. De ce côté-ci de la frontière, on remarque encore un certain retard. Selon un récent rapport, il est estimé que 54,4 % des Canadiens achèteront en ligne cette année, que ce soit avec un ordinateur fixe ou un appareil mobile. C’est beaucoup moins que nos voisins américains, dont 62,5 % de la population achète en ligne.

Cette autre étude montre à quel point les achats avec un appareil mobile ne sont toujours pas intégrés à la routine des Canadiens. En effet, en analysant le premier trimestre de 2014 de deux marchants en ligne, l’étude illustre que les transactions sur un ordinateur fixe restent trois fois plus nombreuses que les transactions mobiles. Ce sont bien sûr les plus jeunes qui se tournent plus facilement vers le commerce en ligne. Ces chiffres de 2012 mentionnent que 13,6 % des 16-24 ans, la catégorie la plus active, achetaient sur Internet, contre 5,6 % des 65 ans plus, la catégorie la moins active. Cela dit, les Canadiens ne sont peut-être pas à blâmer. Il faudrait plutôt voir du côté de l’offre pour trouver une explication. En effet, 40 % des commerçants canadiens n’ont pas de site transactionnel. Ce sont souvent les plus petits commerces de 40 magasins ou moins qui tirent de l’arrière. Les ventes représentaient 17,7 % des ventes au détail au Canada en 2013. Une croissance de 13,5 % est prévue dans les quatre prochaines années, mais encore faut-il que l’offre soit au rendez-vous.

Martin LessardDARPA A2P : des atomes à notre service?

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 publié le 5 septembre 2014 à 14 h 51

La DARPA, l’agence de recherche et développement des militaires américains, se lance dans un nouveau programme, Atom to Product (A2P), des atomes aux produits. La DARPA compte en donner tous les détails la semaine prochaine.

A2P cherche à développer la miniaturisation extrême et les méthodes d’assemblage pour produire de nouveaux types de produits ayant des caractéristiques nouvelles.

Source DARPA

Source DARPA

À l’échelle nanométrique, plusieurs matériaux dans notre environnement présentent des caractéristiques très différentes.

Il faut comprendre qu’à petite échelle, le rapport relatif entre les forces fondamentales change radicalement, permettant l’apparition de certaines propriétés de la matière inconnue à notre échelle.

À cette échelle, les réactions électriques, l’adhésivité, les changements rapides de température ou l’absorption de la lumière diffèrent de ce qu’on observe à notre échelle, ce qui offre des occasions tout à fait nouvelles, révolutionnaires même.

Exemples  de propriétés à l’échelle nanoscopique

1) Superhydrophobie

Une structure nanométrique présente par exemple la possibilité d’être superhydrophobe, c’est-à-dire que sa surface devient extrêmement difficile à mouiller.

Les gouttes d’eau perlent sur la surface quand elles entrent en contact avec celle-ci à un certain angle.

(En passant, la firme Belge Nanex, experte mondiale en la matière, vient d’annoncer que son siège social au Canada sera installé à Montréal.)

2) Superparamagnétisme

Dans des particules de taille suffisamment petite, l’aimantation peut se renverser spontanément sous l’influence de la température ou peut être activée avec un champ magnétique.

C’est surtout comme ferrofluide, un liquide pouvant être magnétisé, que le superparamagnétisme est utile. Il permet d’améliorer le transfert thermique au sein des enceintes audio de haute qualité ou, en médecine, de détecter des maladies (les ferrofluides se fixent sur les cellules malades).

3) Électrocinétique

Des chercheurs ont réussi à démontrer comment l’eau salée circulant rapidement sur la plaque de graphène (un moustiquaire de carbone de l’épaisseur de quelques atomes) réussit à générer de l’électricité!

Le voltage généré est de l’ordre des 30 millivolts : c’est-à-dire 20 fois moins qu’une pile AA, mais c’est potentiellement suffisant pour des objets miniatures à faible consommation (senseur atmosphérique, détecteur, etc.)

Demain, l’infiniment petit à notre service?

La DARPA doit surmonter deux principaux défis pour réussir à passer des atomes aux produits :

  • Le premier défi étant que les propriétés « révolutionnaires » à l’échelle nanométrique se transposent à des échelles plus grandes. Si l’on ne peut réussir à transférer à notre échelle les bénéfices des prouesses qui s’observent au niveau atomique, bye bye les bonnes occasions.
  • Le second défi consiste à être capable d’assembler les éléments ensemble. Fabriquer un type d’élément est une chose (un interrupteur logique par exemple), mais qu’il puisse fonctionner dans un ensemble plus vaste est une tout autre paire de manches.

Ce n’est pas la première initiative que la DARPA lance, et toutes n’ont pas des retombées immédiates.

Du côté civil, à terme, l’effet est toutefois majeur, notamment du côté de l’électronique, mais aussi sur tous les aspects de nos vies.

Pensez à Internet ou au GPS, issus chacun d’un projet initialement lancé par la DARPA. Nous vous avons déjà mentionné, sur Triplex, leurs avancées en cours sur les robots. Ce sera le prochain grand changement.

En regardant sur quoi la DARPA travaille, on se demande en fait sur quoi elle ne travaille pas.

Source DARPA

Source DARPA

Le futur, à ce qu’il semble, se trouve dans leur laboratoire.

Martin LessardGartner 2014 : ce qui monte, ce qui tombe

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 publié le 11 août 2014 à 12 h 44

Chaque année, la firme de recherche Gartner publie un tableau du cycle des technologies où les tendances de l’heure sont placées sur une courbe de maturité.

Ce tableau offre en un coup d’oeil la trajectoire présente et future de ce qui passionne le monde techno.

Celui de 2014 est sorti ce matin. Regardons ce qui a changé depuis l’an passé.

Le tableau 2014 de Gartner
« Hype Cycle for Emerging Technologies »

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Ceux qui descendent

Parmi ceux qui se trouvaient placés au « pic de leur buzz » (Peak of inflated expectations) en 2013 et qui empruntent maintenant le chemin de la « descente en enfer » (Trough of disillusionment), on retrouve la ludification, l’impression 3D et les données volumineuses, le fameux « big data ».

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Ludification

La ludification (en anglais, gamification) est la promesse que, par l’adjonction de certains principes du jeu, un certain travail ou apprentissage sera plus facile, ou du moins plus agréable. Quand, dans le dernier mois seulement, on voit des articles parler de l’usage de la ludification pour le dentiste, pour l’innovation ou comme mesure de performance dans la gestion des employés, on devine qu’on a atteint un point de saturation.

Impression 3D

L’impression 3D, aussi fabuleuse que puisse être cette technologie, n’a pas besoin d’aide pour susciter elle-même des désillusions pour le grand public. La chute des prix rendra son accès plus démocratique, mais le besoin d’imprimer de petites pièces en plastique ne suivra pas une courbe inverse à son prix. Gartner se s’y trompe pas quand elle sépare l’impression 3D pour l’entreprise de celle du grand public. Sa place est surtout dans le monde de l’entreprise et, d’ailleurs, Gartner lui prédit une maturité d’ici deux à cinq ans pour ce domaine.

Données volumineuses

Les données volumineuses, les lecteurs de Triplex n’en seront pas surpris, entament cette année leur « descente en enfer » (Trough of disillusionment). On avait ici même souligné le tournant lorsque Google Flu Trends avait été critiqué pour ses erreurs d’évaluation. C’est par le truchement de l’échec du parangon du big data qu’on a pu mesurer les attentes démesurées qui entourent encore cet amalgame d’outils, de processus et de traitements des données massives, et en temps réel, pour extraire des informations utiles.

L’inflation des attentes et l’effet de mode entourant ces trois technologies vont maintenant se résorber pour revenir à un niveau plus réaliste d’ici deux à cinq ans, toujours selon Gartner.

Ceux qui montent

Tiens, tiens, l’Internet des objets! Gartner ne se trompe pas en le mettant ainsi au sommet. L’attention médiatique à ce sujet est à son comble cette année.hcsstLa promesse de ces objets connectés communiquant ensemble est la véritable innovation de cette décennie. Après la montée fulgurante des médias sociaux, où nous nous sommes tous retrouvés connectés, ce sont maintenant les objets, tous les objets, qui sont potentiellement candidats à une interconnexion tous azimuts.

Mais, comme il est à son pic, il faut s’attendre qu’il devra inévitablement se mesurer au triple écueil de l’interconnexion, de la sécurité et de la vie privée.

Dans Triplex, on avait déjà signalé la création de l’Open Interconnect Consortium (OIC), qui élaborera des spécifications et des programmes de certification pour la connexion sans fil entre n’importe quels types d’appareils qui feront partie de l’Internet des choses connectées. L’écueil de l’interconnexion sera vraisemblablement résolu d’ici la fin de la décennie.

Mais la sécurité? Que se passe-t-il quand on se fait pirater son thermostat? (La semaine dernière, des pirates à la conférence Black Hat à Las Vegas ont réussi à pirater le Nest de Google).

Et la vie privée? Veut-on que des données intimes de notre vie intra muros soient accessibles à l’extérieur? (Evgeny Morozov le souligne dans le Monde diplomatique du mois d’août.)

À long terme, l’Internet des objets profitera de sa descente programmée en enfer (après le pic, la chute) pour résoudre ces problèmes fondamentaux.

Ceux à surveiller

Les tableaux de Gartner, dont c’est le 20e anniversaire cette année, permettent toujours de relativiser l’importance des nouvelles technologies tout en montrant que certaines sont arrivées à maturité et que d’autres émergent.

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Reconnaissance automatique de la parole

La reconnaissance de la parole (Speech recognition) sera prête d’ici deux ans, selon Gartner. Cette technologie permet la retranscription de discours en texte écrit. Attendez-vous bientôt à voir l’indexation massive des vidéos en ligne : on pourra retrouver un segment à partir d’une recherche textuelle.

Analyse en temps réel en mémoire

L’analyse en temps réel en mémoire (In-memory analytics) est sortie du purgatoire pour entrer dans la « remontée héroïque » (Slope of enlightment). Cette technologie permet aux systèmes d’entreprises d’accélérer le processus d’analyse en accédant directement à la mémoire vive, sans passer systématiquement par les bases de données. C’est un verrou important pour le big data.

L’interface cinétique

L’interface cinétique (Gesture control), entre aussi dans cette courbe montante et on peut s’attendre à pouvoir commander une interface par une gestuelle précise d’ici quelques années, faisant ainsi passer le film de science-fiction « Rapport minoritaire, où Tom Cruise contrôle un ordinateur par la parole et les gestes, pour un documentaire (lire sur Triplex : Le « Rapport minoritaire » n’est plus une fiction)

« Smart advisors »

Ajoutés à la liste cette année, les « smart advisors », de puissants systèmes à la Watson, ont été placés en début du « pic de leur buzz ».

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Jusqu’en 2020, Gartner voit s’épanouir une prolifération d’assistants numériques, sensibles au contexte, qui, par l’entraînement et l’infonuagique, seront à même de nous guider dans certaines décisions. Inutile de dire que cette promesse est attendue depuis les débuts de l’informatique et qu’il semble que nous n’ayons jamais été aussi près d’y accéder.

Mais, n’est-ce pas, il reste encore l’étape de la « descente en enfer »…

Nadia SeraioccoApple renoue avec les monnaies virtuelles

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 publié le 4 juin 2014 à 11 h 17

140403_wwdc_2014La très attendue Apple worldwide developers conference a lieu cette semaine et plusieurs nouveautés ont déjà été dévoilées, dont l’arrivée d’iOS 8. En parallèle, un ajustement important aux conditions d’utilisation des développeurs Apple a été apporté : les transactions de monnaies virtuelles seront désormais autorisées.

Des monnaies virtuelles, mais approuvées par Apple

Il faut dire que toutes les barrières ne tombent pas d’un coup, car ce sont seulement les monnaies virtuelles qu’Apple aura approuvées, en accord avec les lois des territoires où les transactions auront lieu, qui seront acceptées. C’est un changement de cap majeur pour Apple qui avait supprimé de son AppStore, et ce, depuis des années, les applications permettant ce genre de transaction. Gliph, l’entreprise qui a créé l’application du même nom, a dû retirer la fonction de transfert de Bitcoin après sept mois de disponibilité. Selon les explications des développeurs, la fonction a été retirée parce que les monnaies virtuelles se trouvent dans une zone grise d’un point de vue légal et les risques sont trop grands.

Google avait pourtant dit oui bien avant

Jusqu’ici, la position d’Apple était complètement opposée à celle de Google qui autorise les échanges de monnaies virtuelles dans les applications offertes. Sur le blogue de Gliph, on résumait ainsi la situation : « Google autorise ces applications, car ils sont convaincus que la monnaie virtuelle deviendra légale. Apple ne les autorise pas, car ils sont convaincus du contraire ». Cela veut donc dire qu’Apple se rapproche de son compétiteur à ce sujet, bien qu’il reste encore à faire pour que les conditions et les exceptions soient clairement définies. Par exemple, on ne peut pas faire de liste exhaustive des monnaies virtuelles qui seront autorisées ou de celles qui ne le seront pas.

Faut-il rappeler que l’univers des monnaies virtuelles est en constante mutation et que de nouvelles devises semblent émerger, disparaître, pour parfois revenir sous une autre forme. Le site Bitcointalk (du nom de la célèbre devise virtuelle) en recense une quantité importante, dont la majorité sont des clones.

Avec les différentes controverses, notamment autour de transactions illicites en ligne, le combat pour les promoteurs de ces monnaies vise l’obtention d’une légitimité qui leur permettra d’être reconnues et acceptées. Cette légitimité passe entre autres par le soutien des géants des nouvelles technologies. Ce changement aux conditions d’Apple est donc une étape importante pour leur survie.

Martin LessardBusbud : conquérir le monde en autobus

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 publié le 28 mai 2014 à 10 h 12

« Quel problème allez-vous résoudre? » C’est la question que tous les investisseurs posent aux fondateurs d’entreprises technologiques.

En voyant pour la première fois Busbud, un site qui permet d’acheter des billets d’autobus en ligne, je me suis posé cette même question.

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Son fondateur, Louis-Philippe Maurice, m’explique :

« Quand je suis parti faire un voyage en Amérique du Sud, c’était pour un voyage d’aventure en sac à dos; de Rio de Janeiro à la Terre de Feu puis, retour par le Chili jusqu’au nord. Là-bas, il n’y a pas de trains. Il y a l’avion (si tu es riche) ou il y a le bus. J’ai pris l’autobus au moins 50 fois! »

Or, a-t-il découvert, à moins de se trouver à la gare d’autobus, il n’y a pas moyen de se procurer des billets facilement. « Je devais, la veille, prendre un minibus pour aller à la gare, acheter les billets et revenir à l’hôtel pour être prêt à partir le lendemain. »

Il y a bien des sites web pour certaines compagnies d’autobus, mais ils sont soit en portugais ou en espagnol, soit ils utilisent des interfaces différentes et pas toujours faciles à utiliser.

« Quel problème allez-vous résoudre? » LP Maurice, comme il aime se faire appeler, a tout de suite vu le potentiel de ce qui allait devenir Busbud : simplifier le voyage en autobus!

Pendant un trajet de 10 heures, il a écrit son plan d’affaires et est ensuite revenu à Montréal pour démarrer la compagnie, avec deux de ses amis du secondaire, Michael Gradek et Fredéric Thouin.

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Photo : Daphné Caron

Petit bus va loin

Durant toute l’année 2012, ils ont bâti l’infrastructure technologique dans « un garage » (dans l’appartement de LP, en fait) comme l’ont fait les mythiques compagnies de la Silicon Valley.

En mai 2013, ils ont réussi à amasser 1,2 million de dollars grâce aux fonds d’investissements canadiens iNovia Capital et Real Ventures.

« Au début, on était flexible. S’il avait fallu trouver l’argent ailleurs [comme à San Francisco], nous serions allés ailleurs. Mais plus on développait l’idée à Montréal, plus on s’est dit, tu sais quoi : c’est possible de la réaliser ici! C’était possible de gérer ça à partir de Montréal. Il y a tellement de ressources qui permettent de faire ça! »

Ce n’est plus un secret, Montréal est capable de retenir ses talents en technologie web. L’expertise, les investisseurs, les colloques, les 5 à 7, les crédits d’impôt, tout ça compte.

Busbud est maintenant implanté dans 10 000 villes et 90 pays, et compte atteindre les 30 000 villes dans la prochaine année.

C’est devenu, en moins de trois ans, la plus grosse base de données d’horaires d’autobus interurbains au monde, avec des centaines de milliers de routes. Il n’y a pas un autre site qui leur arrive à la cheville.

Busbud, une compagnie d’ici, est devenu ainsi la référence des voyages en autobus pour des millions de visiteurs en ligne, partout dans le monde.

Et plus loin encore

Aujourd’hui même, vous trouverez LP Maurice donnant un atelier sur le développement international à l’occasion du CM2MTL qui bat son plein en ce moment à Montréal.

Il revient de Monterey, Californie, où Busbud a été sélectionné au prestigieux Red Herring parmi les 100 meilleures compagnies privées en technologie en Amérique du Nord (dont 10 au Canada et 2 au Québec).

En passant, ils sont en pleine expansion et ils ont 10 postes à combler (développeur, gestionnaire, analyste, etc.).

Retenez ce nom. Busbud a tous les atouts pour devenir l’Expedia des autobus.

Cet article fait partie d’une série de billets consacrés à la découverte d’entreprises naissantes du domaine de la technologie de chez nous:

VarageSale : générateur de communautés hyperlocales

Breather : un espace au bout des doigts

Transit : l’expert en transport en commun

Crew : la plateforme des meilleurs développeurs web

Snoobe : le Robin des forfaits mobiles