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Permettre aux téléphones intelligents de se positionner dans l’environnement physique. Voilà, en gros, à quoi sert Eddystone, le nouveau système de positionnement dévoilé hier par Google, en réponse au protocole iBeacon d’Apple. Cette technologie pourrait, par exemple, permettre aux commerces de mieux servir leurs clients ou aux musées de mieux intégrer l’utilisation des téléphones des visiteurs à leurs expositions.

Qu’est-ce que c’est?
Eddystone est une technologie ouverte fonctionnant avec le protocole Bluetooth à faible énergie. Avec Eddystone, de petites balises émettent des informations simples, comme une adresse web, qui peuvent ensuite être utilisées par les téléphones intelligents environnants.

À quoi ça sert?
Les usages d’un système de positionnement sont nombreux. Un centre commercial pourrait, par exemple, poser une balise dans chaque commerce de son établissement pour proposer des rabais aux consommateurs lorsqu’ils visitent une boutique.

Un musée pourrait aussi développer un système grâce auquel les informations sur les œuvres s’afficheraient automatiquement sur le téléphone des visiteurs, sans que ceux-ci aient à utiliser de puce NFC ou de code QR.

Un abri d’autobus pourrait aussi envoyer de l’information sur les prochains passages aux utilisateurs environnants, par exemple, et le menu du jour pourrait s’afficher directement sur le téléphone des clients lorsqu’ils entrent dans un restaurant. Google devrait d’ailleurs intégrer prochainement ces deux derniers exemples à son assistant Google Now.

Une version plus sécuritaire du protocole dévoilé mardi par Google devrait aussi permettre éventuellement de retrouver, par exemple, ses valises à l’aéroport, à condition de placer au préalable une balise dans ses bagages.

Comment Eddystone se compare-t-il à iBeacon d’Apple
Eddystone est une technologie similaire à iBeacon, un protocole dévoilé par Apple en 2013. Celui-ci est toutefois ouvert, et non propriétaire, et il est compatible autant avec les téléphones Android qu’avec les appareils iOS, ce qui devrait représenter un avantage certain.

Combien coûteront les balises?
Ce n’est pas Google mais différents partenaires qui produisent les balises Eddystone. Les prix varient grandement. Certains modèles plus simples se détaillent à partir de 10 $, mais la plupart se vendent plutôt autour de 20 à 30 $ l’unité.

Quand pourra-t-on en profiter?
Six fabricants de balises Eddystone ont déjà été approuvés par Google, et l’entreprise californienne a publié cette semaine deux interfaces de programmation qui peuvent être utilisées par les développeurs pour intégrer Eddystone à une application.

Les premières installations avec Eddystone pourraient donc être mises en service d’ici quelques mois seulement.

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Si les lunettes de réalité augmentée HoloLens sont toujours à l’état de prototype, le nouvel appareil futuriste de Microsoft impressionne grandement, tant par la qualité des images qui y sont projetées que par son potentiel. Résumé de la démonstration la plus marquante du salon du jeu vidéo E3 de Los Angeles.

Essayer les HoloLens n’est pas une chose facile au E3 2015. L’appareil, dévoilé pour la première fois il y a quelques semaines et que plusieurs n’espéraient même pas voir au salon, est au cœur d’une démonstration courue, où le temps d’attente pour participer se compte en heures plutôt qu’en minutes. Un joueur décidément patient, croisé par Triplex dans la file d’attente mercredi après-midi au E3, attendait d’ailleurs sagement depuis près de 6 heures pour faire l’essai.

Réalité augmentée et réalité virtuelle
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Les HoloLens sont des lunettes de réalité augmentée, qui projettent des images par-dessus ce qui nous entoure. Contrairement à l’Oculus Rift et aux autres lunettes de réalité virtuelle, on n’est donc pas immergé dans un monde virtuel, mais c’est le monde virtuel qui vient se superposer au monde réel.

L’utilisateur est donc moins renfermé sur lui-même, mais l’expérience est aussi un peu moins immersive.

L’expérience Halo
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À l’occasion du E3, Microsoft présente trois logiciels différents pour ses HoloLens : une version du jeu Minecraft avec laquelle on peut jouer sur une table, comme si l’on empilait des blocs Lego dans la vraie vie; un jeu de tir qui rappelle les applications mobiles de réalité augmentée et Halo, un logiciel plus simple, mais qui propose une expérience plus complète.

Dans les deux premiers logiciels, on contrôle l’expérience avec sa voix, ses mains ou une manette, tandis que le troisième, essayé plus tôt cette semaine, n’est pas vraiment interactif. L’utilisateur est donc plus un spectateur qu’un joueur.

Halo se déroule dans une reproduction de vaisseau spatial. Avant d’y entrer, quelqu’un mesure la distance entre nos pupilles, une information qui sera utilisée un peu plus tard pour ajuster les HoloLens.

À l’intérieur, le décor est réaliste. Les nombreux employés sur place sont vêtus d’un sarrau blanc, un costume simple pour rendre l’expérience crédible, mais aussi un moyen de rappeler que l’appareil que l’on s’apprête à essayer est encore un prototype plus près de l’expérience de laboratoire que de la mise en marché.

Après une brève présentation, où l’on nous rappelle pour la dixième fois de fermer notre cellulaire afin d’éviter les interférences (les HoloLens fonctionnent sans fil) et de ne pas prendre de photos, c’est finalement le temps d’enfiler les lunettes, un peu comme on poserait une casquette de baseball sur notre tête (une analogie qui est d’ailleurs aussi utilisée par Oculus pour son Oculus Rift).

Une fois les lunettes sur la tête, on remarque avant tout leur taille, assez grosses, et leur poids, quand même lourdes. Celles-ci tiennent bien en place sur la tête, mais la majeure partie du poids semble reposer sur notre nez, surtout lorsque l’on doit regarder vers le bas. De toute évidence, Microsoft devra enlever quelques grammes à son appareil, et ajuster sa balance avant de lancer une version pour le grand public.

Probablement à cause du poids et du verre du système optique, les HoloLens semblent aussi fragiles sur notre tête. Le genre d’appareil qui ne pourrait peut-être pas résister à un choc.

Une fois cette première impression passée, on s’attarde un peu plus à la technologie derrière le tout. On est alors très rapidement confronté à la principale limite de l’appareil, avant même qu’il ne soit allumé. L’espace interactif, où les éléments de réalité augmentée sont affichés, est quand même assez petit. Une sorte de rectangle trop petit au milieu de notre champ de vision, qui nous force à toujours être conscients des lunettes sur notre tête, et à ne jamais complètement nous perdre dans le jeu.

Dans l’expérience Halo, plusieurs choses sont présentées successivement. Un témoin lumineux nous indique tout d’abord où nous diriger, exactement comme dans un jeu vidéo. Dès cet instant, la taille du rectangle mentionné plus tôt n’importe plus, et nous oublions le poids sur notre nez. Si l’on est un tant soit peu technophile, se faire diriger de la sorte nous stupéfie.

En chemin vers la salle principale du vaisseau, il est possible de regarder par une fenêtre, où l’on voit les employés qui s’activent plus bas. Le tout quand même réaliste, mais moins que ce qui s’en vient.

Dans la salle principale, tous les participants s’installent autour d’une sorte de piédestal, où se déroule le reste de l’expérience. Une voix explique alors les règles d’un nouveau mode de jeu de Halo 5, un jeu de tir de science-fiction qui sera lancé plus tard cette année.

Sur le piédestal, l’hologramme d’une station spatiale apparaît, avec la marche à suivre pour l’attaquer.

On ne se sent maintenant plus dans l’univers de Halo, mais bien dans Star Wars, juste avant la bataille finale de l’épisode 4, alors que les rebelles se font expliquer comment attaquer l’Étoile de la mort. Tout ce que l’on nous montre est bien fait, solide et en couleurs claires. En fait, les hologrammes (c’est le terme officiel employé par Microsoft pour désigner les images en réalité augmentée) ressemblent exactement à ce à quoi l’on s’attend en imaginant la technologie.

Même en essayant de bouger la tête, de s’avancer, de reculer et de contourner l’objet, le tout demeure d’un réalisme criant, toujours aux bonnes proportions, et jamais notre cerveau ne perçoit le subterfuge.

L’expérience se termine ensuite au moment d’aller jouer à Halo 5, et il faut alors rendre les lunettes, un peu contre notre gré.

Un projet à long terme
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Les lunettes HoloLens présentées au E3 2015 ont probablement peu à voir avec les lunettes qui seront un jour commercialisées par Microsoft.

Dans le cas de Halo, l’expérience ressemble plus à ce qu’il serait possible de faire dans un parc d’attractions qu’à la maison, par exemple.

Il y a encore beaucoup de choses à améliorer (la taille, le poids, la fragilité et, surtout, l’angle de vue), mais déjà, la technologie est prometteuse. L’expérience est d’ailleurs beaucoup plus convaincante que ce qu’avait fait Google avec ses premières Google Glass.

Reste à voir combien d’années il faudra attendre avant qu’une version vraiment bien adaptée pour le grand public voie le jour.

Il y a à peine neuf mois, l’auteure de The Verge, dans l’article « J’écris avec seulement la force de mes pensées », s’emballait, avec raison, de la possibilité de taper à la machine une lettre toutes les 15 secondes sans toucher un clavier.

Avec un peu d’entraînement, elle aurait pu accélérer sa cadence.

L’interface cerveau-machine lui demandait de se concentrer sur une lettre à la fois pour former un mot, puis une phrase, puis tout un texte.

Source The Verge

Source The Verge

Cette révolution est l’équivalent de frotter deux silex pour faire du feu, comme pour nos ancêtres.

Alors, imaginez si on leur annonçait cette semaine avoir trouvé un briquet!

Des chercheurs disent avoir modélisé les ondes cérébrales pour reconstituer des phrases complètes!

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Au cours de la dernière décennie, des études ont suggéré qu’il était possible de reconnaître des aspects isolés de la parole à partir de signaux neuronaux.

Il semble qu’une étape importante vient d’être franchie.

Brain-to-text (du cerveau au texte) est le nom générique (et sensationnaliste) qui couvre diverses approches en neurosciences qui tentent d’ouvrir une voie de communication entre les humains et les machines basée sur la parole naturelle et l’activité cérébrale.

Cette fois-ci, une nouvelle modélisation permet de lire dans la tête des phrases pensées en langage naturel.

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Ne nous emballons pas trop vite. Le test s’est fait sur une banque de mots restreinte.

Par contre, les résultats démontrent que le modèle peut obtenir des taux d’erreur de mot aussi bas que 25 %!

En diminuant encore le taux d’erreur et en augmentant davantage la banque de mots, il sera possible d’imaginer ouvrir un véritable dialogue par la pensée entre un humain et une machine.

Ô Siri, je pense à toi

On peut se demander évidemment pourquoi on souhaiterait avoir un tel outil alors qu’on possède déjà des assistants vocaux sur nos téléphones (comme Siri).

Bien évidemment, ces découvertes vont surtout aider des personnes handicapées dans un premier temps. Mais soyez assuré que des personnes bien portantes, comme moi, vont vouloir l’essayer.

Personnellement quand je parle tout seul à mon cellulaire dans la rue, j’ai l’impression de passer pour un mystique discutant avec les anges.

Alors, voyez-vous, pouvoir passer des commandes silencieuses dans l’autobus, à la bibliothèque ou en réunion ne me laisse pas indifférent.

Mais d’un autre côté, si ces chercheurs m’ouvrent l’accès aux machines par la pensée, l’inverse est aussi vrai. Les machines ont accès en retour à mes pensées.

Pour elles, toutes ces têtes silencieuses dans l’autobus, à la bibliothèque ou en réunion sont de joyeux livres ouverts, aussi volubiles que Louis-José Houde.

Actuellement, il faut porter un filet de capteurs sur la tête pour analyser nos ondes cérébrales. On entrevoit tous, bien sûr, l’enjeu éthique quand nos ondes cérébrales pourront être lues à distance.

Mon futur casque de vie privée

Mon futur casque de vie privée

Pensez « je le veux »

Mais on ne peut s’empêcher de voir le potentiel de cette avancée des neurosciences.

Avec les algorithmes de prédiction qui s’améliorent de plus en plus, nos pensées pourront un jour servir de déclencheurs pour accélérer certaines actions :

  • Décrocher le téléphone et avoir sa mère au bout du fil
  • Télécharger les cartes du trajet à faire dès qu’on entre dans la voiture
  • Augmenter le chauffage sans bouger

En écrivant ces exemples fictifs, que je n’ose plus qualifier de science-fiction, je sens que la technologie fonce à toute allure vers une destination irrésistible et effrayante à la fois (selon vos intérêts personnels).

Il y a bien sûr loin de la coupe aux lèvres, mais nous voyons qu’un pacte faustien se dessine entre nous et la technologie.

Je peux bien sûr refuser les sirènes de la télépathie assistée par ordinateur.

Mais je ne pourrai pas lutter très longtemps contre la compétition sociale, tous contre tous, si ces outils servent à amplifier le pouvoir des autres au détriment du mien.

Maxime JohnsonUltra HD Blu-ray : les disques 4K arrivent

par

 publié le 14 mai 2015 à 12 h 12

Ultra HD

Non seulement devrait-il bientôt être plus facile d’obtenir du contenu ultra haute définition (UHD) compatible avec les téléviseurs de nouvelle génération, mais celui-ci devrait être d’une meilleure qualité que ce qu’il est possible de trouver à l’heure actuelle, et ce, grâce aux disques Ultra HD Blu-ray, qui devraient être lancés d’ici la fin de l’année.

L’ultra haute définition (aussi appelée, à tort ou à raison, 4K) est une résolution quatre fois supérieure à la pleine résolution HD que l’on retrouve dans la grande majorité des télévisions actuelles.

Les premiers téléviseurs UHD sont arrivés sur le marché il y a maintenant environ deux ans, mais le contenu compatible est encore assez rare. Pour l’instant, seules quelques applications pour télévisions intelligentes offrent du contenu UHD, comme Netflix, que l’on retrouve sur la plupart des nouvelles télés UHD; Ultraflix, pour louer des films à la pièce, et YouTube.

Dans tous les cas, seulement une poignée de films et de séries sont offerts en UHD.

Un nouveau disque arrive
La Blu-ray Disc Association (BDA) a annoncé hier la mise en place d’un nouveau standard pour disques compatibles avec la résolution UHD. Les premiers disques, et les appareils pour pouvoir les lire, devraient être lancés d’ici la fin 2015, ou au début de l’année prochaine au plus tard.

Il est bon de noter que ces lecteurs seront rétrocompatibles avec les disques Blu-ray HD actuels.

En plus d’offrir une résolution de 3840 x 2160 pixels, les vidéos du nouveau standard pourront s’adapter à d’autres nouvelles technologies, comme un plus grand nombre d’images par seconde, un nouvel encodage audio, un affichage de plus de couleurs qu’auparavant, de même qu’être compatibles avec l’imagerie à grande gamme dynamique (HDR), qui optimise les contrastes.

Les films et les séries télévisées n’auront donc pas seulement une meilleure résolution, mais ils seront aussi plus jolis et agréables à regarder.

À contre-courant
Un support physique est certainement à contre-courant de la tendance actuelle, qui passe plutôt par les services en ligne pour l’achat et la location de films et de séries.

Un disque comme celui proposé par la BDA a toutefois de nombreux avantages par rapport aux solutions en ligne. Tandis qu’un film UHD sur Netflix demande par exemple 7 Go de bande passante par heure, un film sur un disque Ultra HD Blu-ray peut prendre jusqu’à 100 Go d’espace, une taille que la plupart des gens ne pourraient pas se permettre avec leur forfait Internet actuel.

L’encodage des films sur disque Ultra HD Blu-ray sera donc de meilleure qualité. Si la chose est généralement plus ou moins importante pour ceux qui regardent des émissions ou des films sur un petit écran d’ordinateur portatif, elle pourrait l’être beaucoup plus pour ceux qui possèdent un grand écran UHD de l’année et qui souhaitent en tirer profit au maximum.

Attendez avant d’acheter
Dans tous les cas, il pourrait être sage d’attendre encore un peu avant d’acheter une télévision UHD.

Les téléviseurs en vente en ce moment ne sont en effet pas tous compatibles avec les différentes technologies proposées par les Ultra HD Blu-ray. Seules quelques télévisions haut de gamme, comme les nouvelles Samsung SUHD et certaines Sony Bravia, sont (ou seront prochainement) compatibles avec les vidéos HDR.

Même en payant plus de 3000 $ pour une télévision UHD, un acheteur ne pourra donc pas forcément profiter pleinement du nouveau standard.

Attendre au moins quelques mois, le temps que tous les détails sur les futurs disques Ultra HD Blu-ray émergent, apparaît donc essentiel pour s’assurer de faire un bon achat à long terme.

Il était attendu. Le voilà maintenant accessible. Le plan d’action Montréal, ville intelligente et numérique (PDF).

Les autres villes du pays y puiseront probablement une bonne source d’inspiration. Aperçu.

Un plan structuré en six chantiers

Ce plan est très encourageant. On pourrait bien sûr faire mieux, mais en 2015, l’avantage premier de ce plan est d’exister… enfin!

C’est à se demander à quoi les précédentes administrations pensaient pendant que le bateau numérique passait. Il y a donc beaucoup de rattrapage dans ce plan et il ne faut pas en tenir rigueur à ses auteurs.

Ce plan indique clairement, noir sur blanc, combien de projets sont sur la table (70), qui en sont les porteurs (et donc qui en sont imputables) et leurs échéanciers (la plupart de un à trois ans).

Source: BVIN Montréal

Source: BVIN Montréal

  • Chantier 1: Le WiFi public
  • Chantier 2: Réseau très grande vitesse, multiservice
  • Chantier 3: Créneau économique ville intelligente
  • Chantier 4: Mobilité intelligente
  • Chantier 5: Démocratie participative
  • Chantier 6: Services publics numériques

L’accès pour tous au centre-ville

On peut se demander pourquoi le WiFi et la fibre optique ne sont pas considérés comme un seul et même chantier, puisqu’ils concernent tous les deux l’accès au réseau, pierre angulaire de toute stratégie numérique.

Le WiFi sera déployé sur certains axes commerciaux et dans les quartiers du centre-ville de Montréal.

Source : BVIN Montréal

Source : BVIN Montréal

On se rassure en découvrant que Bureau de la ville intelligente se place ici comme promoteur du chantier, et vous pouvez vous attendre à ce que le dossier avance promptement.

Quant au déploiement de la fibre optique, même si la ville ne se trouve qu’à l’étape de balisage et de concertation, savoir qu’elle considère enfin l’accès haute vitesse comme un point important est de bon augure.

À surveiller : la vitesse d’avancement des travaux. Ici, les gens imputables doivent comprendre que ce double chantier n’est que le rattrapage du temps perdu. Livrer le tout en 2017 sera peut-être une prouesse à leurs yeux, mais ne pourra au grand jamais être retenu dans les livres d’histoire comme un acte visionnaire puisque la Ville aurait dû démarrer tout cela il y a 10 ans.

Le « créneau économique ville intelligente »

On peut se demander si le chantier 3 (créneau économique) n’aurait pas dû, lui, être scindé en sous-chantiers.

Le lien peut être difficile à saisir entre des FabLab dans les bibliothèques, le portail des données ouvertes, le Festival international du startup, l’Institut de recherche opérationnelle, etc.

Le lien se fait sur le plan de l’aspect exploratoire pour encourager un écosystème d’innovations technologiques. Tous les projets ne vont pas nécessairement marcher, mais l’approche permet de maximiser les chances de réussite globale.

Source : BVIN Montréal

Source : BVIN Montréal

À surveiller : une note globale d’avancement qui serait attribuée à ce chantier ne voudra rien dire. Il faut suivre chaque projet indépendamment pour savoir si les porteurs font bien ce qu’ils ont promis.

La mobilité intelligente

Ici, le retard est relatif. C’est l’adoption massive des téléphones mobiles et des tablettes qui rend possible aujourd’hui le déploiement du chantier de la mobilité.

Source: BVIN Montréal

Source: BVIN Montréal

Le coeur de ce chantier concerne la collecte de données en temps réel provenant de divers services de la Ville de Montréal :

  • Entraves, congestion, état de service du transport collectif
  • Capture de données de stationnement en temps réel et prédiction des places de stationnements disponibles
  • Taxis, synchronisation des feux, Géo-Trafic

Rendre accessible l’ensemble des données en temps réel pour optimiser la mobilité des usagers sur l’ensemble du territoire me semble devenu une nécessité à la fois pour gagner du temps et pour sauver l’environnement.

À surveiller : les porteurs de projets sont des agences ou des services municipaux (accompagnés de leurs fournisseurs externes). Il faudra veiller au grain pour que le citoyen soit réellement au coeur de leur préoccupation.

Démocratie participative et services publics numériques

Ces deux derniers chantiers, mais non les moindres, englobent l’optimisation et la qualité de vie en milieu urbain.

Même si ce n’est pas la faute du Bureau de la ville intelligente et numérique qui a déposé le plan, on peut sentir nos cheveux se dresser en voyant le chantier « Services publics numériques » : tous les projets, ou presque, sont en phase découverte avec un horizon d’un à trois ans!

Il est difficile d’imaginer ce qui a bien pu se passer pour qu’en 2015, les services publics ne soient qu’à l’étape d’exploration du numérique! Est-ce une question de financement? Alors ce plan devrait résoudre le problème!

Source : BVIN Montréal

Source : BVIN Montréal

À surveiller : la ventilation des budgets afin que l’argent n’aille pas trop dans les poches des grosses firmes informatiques qui n’ont pas encore prouvé qu’elles savaient marier agilité, frugalité et numérique.

Que doit-on penser de ce plan de ville intelligente?

On peut donner pour l’instant la chance au coureur. Jusqu’à maintenant, l’administration Coderre a tenu ses promesses sur le projet de ville intelligente.

On a maintenant la liste des projets et les échéanciers! Et ces dates mènent, pour la plupart, aux prochaines élections municipales.

On pourra donc juger sur les réalisations, et non sur les promesses, avant de les réélire.