Billets classés sous la catégorie « Informatique »

Maxime Johnson10 nouveautés cachées de Windows 10

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 publié le 30 juillet 2015 à 15 h 32

bureaux petit

Une mise à jour gratuite, le retour du menu Démarrer, un nouvel outil de recherche directement dans la barre des tâches, une application pour jouer à ses jeux Xbox et de multiples modifications à l’interface : si vous suivez un peu l’actualité techno, vous connaissez probablement déjà les principales nouveautés de Windows 10. Toutefois, connaissez-vous ses nouvelles fonctionnalités méconnues?

1- Accéder à tous ses fichiers à distance avec OneDrive
Windows 10 marque le retour d’une fonctionnalité qui avait été retirée de Windows 8.1, la possibilité d’accéder à tous les fichiers de son ordinateur à distance, directement à partir d’un navigateur web. Notons qu’il n’est pas nécessaire de transférer ses documents vers son dossier OneDrive pour que ceux-ci soient accessibles, ni même d’utiliser son espace disque dans les serveurs de Microsoft, mais son ordinateur distant, sur lequel est installé Windows 10, doit être allumé au moment où l’on accède au site web de OneDrive.

2- Partager ses mots de passe Wi-Fi avec Intelli-Wi-Fi
intelli

La fonction Wi-Fi Sense de Windows 10 (traduite par Intelli-Wi-Fi dans la version française du système d’exploitation) permet de partager ses mots de passe Wi-Fi avec ses contacts Skype et Outlook, mais aussi avec ses amis Facebook. Vos amis qui visiteront votre maison auront donc accès à votre réseau sans que vous ayez à leur donner votre mot de passe (ceux-ci ne pourront toutefois pas le voir, puisque le partage d’information entre ordinateurs Windows 10 est crypté). Nouveauté utile ou problème de sécurité potentiel? Les avis sont partagés. Ceux qui ne se sentent pas à l’aise avec l’idée peuvent heureusement désactiver la fonction dans l’option « Gérer les paramètres Wi-Fi », accessible à partir de l’onglet « Wi-Fi » dans le menu « Réseau & Internet » des paramètres de Windows 10.

3- Le web dans sa barre des tâches
En plus du nouveau moteur de recherche universel qui s’affiche maintenant dans la barre des tâches, il est possible d’y installer une barre de navigation web pour accéder rapidement à n’importe quel site. Pour activer cette fonction, cliquez avec le bouton droit de votre souris sur la barre des tâches, et cochez « Adresse » dans le menu « Barre d’outils ».

4- Une nouvelle façon de gérer son espace de stockage
STOCKAGER

Libérer de l’espace disque devrait être beaucoup plus facile qu’auparavant avec Windows 10, grâce à un outil de gestion qui permet d’afficher, sur chaque disque, quelles sont les applications installées, quelle place elles occupent, combien de photos sont présentes, combien de fichiers temporaires peuvent être effacés, etc. Accessible à partir de l’onglet « Stockage » dans le menu « Système » des paramètres de Windows 10.

5- Des bureaux virtuels pour vos différentes activités
Sans être une fonctionnalité cachée, les bureaux virtuels sont une nouveauté méconnue du grand public, qui devrait plaire aux utilisateurs avancés qui utilisent plusieurs applications à la fois. Tout comme avec certaines distributions de Linux, les bureaux virtuels permettent de rassembler des fenêtres dans différents bureaux, et passer de l’un à l’autre rapidement, à partir du nouveau bouton situé sur la barre des tâches. Pratique pour avoir certains documents et certaines applications liés à un travail A dans un premier bureau, ses documents pour un travail B dans un deuxième et ses passe-temps dans un troisième.

6- Économiser sa pile
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Ceux qui utilisent Windows 10 sur un ordinateur portatif peuvent profiter d’un nouvel outil pour économiser leur pile. En plus des habituelles modifications à la luminosité et au temps avant que l’ordinateur se mette en veille, celui-ci peut limiter l’utilisation des applications en arrière-plan, et plus. Sélectionnez l’onglet « Économiseur de batterie » dans le menu « Système » des paramètres pour activer la fonction.

7- Filmer son écran
Windows 10 permet d’enregistrer ses exploits dans ses parties de jeux vidéo, mais aussi dans d’autres applications. Voilà qui pourrait être intéressant pour créer un tutoriel (privé ou public) pour un site web ou une application, par exemple. Attention par contre, vous ne filmerez pas tout votre bureau, mais seulement une application à la fois. Pour activer l’enregistreur, appuyez sur les touches Windows et G et cochez « Oui, c’est un jeu » lorsque Windows propose d’activer la barre de jeux (peu importe que l’application en question soit un jeu ou non).

8- Télécharger ses mises à jour de pair à pair
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Si les mises à jour Windows sont généralement fournies par Microsoft directement, il est maintenant possible de les télécharger à partir d’autres ordinateurs sur son réseau local ou ailleurs sur le web. Une fonctionnalité qui pourrait parfois permettre d’économiser de la bande passante, mais aussi d’améliorer les performances des serveurs de Microsoft, surtout considérant que les mises à jour sont désormais automatiques. La fonction est activée par défaut, mais peut être désactivée ou modifiée dans l’option « Choisir la méthode d’émission des mises à jour » des paramètres de Windows 10.

9- Faire défiler sans cliquer
Une nouveauté, simple, mais qui pourrait plaire à plusieurs utilisateurs : il est maintenant possible de faire défiler du contenu dans une application ou une page web, même si celle-ci n’est pas active. Ceux qui utilisent plusieurs moniteurs avec différentes applications ouvertes pourront donc utiliser la molette de leur souris dans une fenêtre sans cliquer sur celle-ci au préalable.

1- Des cartes hors ligne
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L’application Cartes de Windows 10 permet de télécharger les cartes d’un pays, afin d’y avoir accès par la suite sans connexion Internet. Une fonctionnalité qui est surtout intéressante pour les téléphones intelligents, mais qui pourrait aussi servir à ceux qui voyagent avec une tablette Windows 10, par exemple. Sélectionnez l’onglet « Cartes hors connexion » dans le menu « Système » des paramètres pour sauvegarder des cartes.

Maxime JohnsonEssai du ASUS ZenBook Pro UX501J

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 publié le 24 juillet 2015 à 9 h 58

Asus Zenbook Pro

Même si les fabricants d’ordinateurs tentent de plus en plus souvent d’offrir les appareils les plus minces et les plus légers possibles avec une autonomie maximale, les gros ordinateurs puissants n’ont pas été relégués aux oubliettes pour autant. Le nouveau ASUS ZenBook Pro UX501J en est certainement la preuve.

Design
Visuellement, le nouvel ordinateur d’Asus ne se distingue pas réellement des autres appareils sur le marché, avec une allure qui rappelle notamment le MacBook Pro d’Apple, mais dans un format plus gros et avec une finition de plastique de moindre qualité.

Une bonne façon de considérer l’ASUS ZenBook Pro UX501J serait comme étant un ordinateur plus transportable que portable. Un appareil que l’on ne trimbale pas dans son sac toute la journée, mais que l’on déplace seulement au besoin et qui demeure principalement installé sur son bureau.

Notons que celui-ci est doté de plusieurs ports, notamment un port DisplayPort, un port HDMI, une fente pour carte SD et trois ports USB 3.0. Malheureusement, celui-ci n’offre pas de port Ethernet, ce qui est plutôt étrange considérant son étiquette Pro. Toutefois, un adaptateur est inclus dans la boîte. Il est aussi vendu avec un chargeur qui semble grand et plutôt lourd.

clavier

Notons finalement que son clavier est correct. Son pavé tactile est quant à lui de taille moyenne, un peu petite par rapport à l’ordinateur lui-même, mais tout de même suffisante. Les touches du pavé sont toutefois difficiles à enfoncer.

Caractéristiques
L’une des deux grandes forces de l’ASUS ZenBook Pro UX501J est sa fiche technique sans reproches. L’appareil est notamment doté d’un puissant processeur Core i7-4720HQ, d’un grand disque SSD de 512 Go, d’une carte graphique dédiée NVIDIA GTX 960M, de 16 Go de mémoire vive et d’un écran tactile de 15,6 pouces d’une résolution 4K de 3840 par 2860 pixels.

Des caractéristiques qui sont surtout intéressantes considérant le prix de l’appareil, vendu 2199,99 $ au Canada (il s’agit de la deuxième grande force de l’ordinateur). À titre indicatif, le MacBook Pro de 15 pouces équivalent (qui n’est toutefois pas doté d’un écran 4K, mais qui se reprend avec quelques autres avantages) est vendu beaucoup plus cher, soit 3049 $. Il est aussi moins cher que l’Alienware 15 équivalent, à 2749,99 $, et que le Dell XPS 15 Touch, à 2699 $.

En ce qui concerne le logiciel, notons qu’il est équipé de Windows 8.1, qui pourra être mis à jour gratuitement vers Windows 10 dès la semaine prochaine. Malheureusement, plusieurs applications plutôt inutiles ont aussi été installées par ASUS sur le ZenBook, comme c’est souvent le cas avec les ordinateurs de l’entreprise.

Quelques mots sur l’écran 4K
4k

L’une des caractéristiques les moins communes du ZenBook Pro UX501J est son écran d’une résolution 4K. Il y a une raison pour laquelle ces écrans sont encore assez rares par contre. En plus d’être chers et exigeants pour l’ordinateur, force est d’admettre que leur utilité est encore assez limitée.

Les graphistes aimeront notamment retravailler leurs images avec un moniteur du genre pour voir un plus grand nombre de photos à la fois, et les monteurs aimeront regarder leur contenu vidéo UHD en mode plein écran. Toutefois, les logiciels Windows n’ont pas tous été adaptés pour fonctionner avec cette résolution, et certains sont carrément inutilisables.

Windows lui-même s’adapte quand même plutôt bien à une résolution comme celle proposée par le ZenBook.

Performances et autonomie
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En ce qui a trait aux performances, il n’y a évidemment rien à redire au sujet du ZenBook Pro UX501J, l’un des ordinateurs portatifs les plus performants sur le marché, que ce soit pour y installer des applications lourdes ou pour jouer à des jeux (à condition d’éviter la résolution 4K dans ce dernier cas, trop lourde pour la carte graphique mobile de l’appareil).

Comme on pouvait s’en douter, l’autonomie de l’ordinateur est pour sa part plutôt limitée, avec une autonomie annoncée de six heures (une estimation très généreuse de surcroît).

Si l’on considère le ZenBook comme étant un ordinateur plus transportable que portable, qui sera utilisé avec un chargeur de toute façon, cette faiblesse ne devrait pas avoir trop d’effets négatifs pour bien des utilisateurs.

Toutefois, que ce soit à cause de son format ou de son autonomie, ceux qui sont à la recherche d’un ordinateur pouvant être transporté partout et utilisé sans prise de courant seraient probablement mieux servis ailleurs.

Performances maximales pour un prix abordable
Malgré son format encombrant, son autonomie limitée et ses quelques autres défauts, l’ASUS ZenBook Pro UX501J se veut une option intéressante pour ceux qui recherchent un ordinateur portatif offrant un maximum de puissance et un écran d’une très haute résolution, sans pour autant vouloir dépenser 2700 $ et plus pour en faire l’acquisition.

Martin LessardLe contexte comme interface humain-machine

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 publié le 10 juin 2015 à 16 h 06

En technologie, une interface désigne un dispositif qui permet à deux systèmes d’interagir. Vous, chers lecteurs, êtes un système quand vous interagissez avec une machine, qui est un autre système.

Tous les jours, une interface vous permet d’accéder à un monde de données qui ne seraient probablement pas à votre portée autrement.

Quand vous allez au guichet automatique, quand vous ouvrez votre cellulaire ou même en ce moment, quand vous êtes en train de lire Triplex, vous utilisez une interface.

Les interfaces sont partout.

Alors quand on se retrouve à une conférence intitulée « No Interface » à Tout le monde UX, une série de rencontres sur l’expérience utilisateur qui a eu lieu lundi dernier à Montréal, on se demande bien où cela va nous mener.

La meilleure interface, c’est l’absence d’interface

Ce conférencier, c’est Golden Krishna, et son livre The Best Interface is No Interface explique bien sa pensée. Selon lui, les interfaces aujourd’hui sont inutilement compliquées et les écrans sont des intermédiaires souvent inutiles.

« Pourquoi avoir une application sur son cellulaire pour déverrouiller sa voiture si les deux systèmes [le cellulaire et la voiture] sont déjà connectés? Pourquoi ne pas juste prendre en compte que je tire la poignée? Le contexte indique bien que je veux entrer dans la voiture, non? »

La meilleure interface, c’est l’absence d’interface, nous dit-il.

En discutant avec lui, j’ai compris qu’il jouait un peu sur les mots. Je paraphrase : la meilleure interface, c’est l’absence d’écran.

La réponse des ingénieurs aujourd’hui consiste à ajouter un écran (ou une application) pour gérer un appareil ou un processus. Et du coup, ils nous forcent à faire une pause et à choisir dans un menu l’action qu’on souhaite faire.

« Des capteurs de mouvement sous le coffre arrière de la voiture peuvent détecter mon pied et faire ouvrir le coffre quand mes deux mains tiennent les sacs d’épicerie. Mon cellulaire peut détecter que la chaleur a augmenté dans la voiture et baisser la température en communiquant directement avec système de climatisation quand je suis en train de rouler. »

Techniquement, ce n’est pas compliqué.

Le vrai travail se fait en amont, dans les bureaux des ingénieurs qui doivent réfléchir à quoi les fonctions serviront réellement, et arrêter de tout pelleter sur les écrans-interfaces qui forcent à faire des choix.

Le contexte sera l’interface

L’interview a ensuite bifurqué vers ces interfaces qui « n’existeront plus ».

Bien sûr qu’elles existeront encore en tant que concept. Mais dans l’avenir, elles seront en grande partie physiquement intégrées dans l’environnement contextuel, celui qui entoure nos actions.

Déjà certains thermostats anticipent notre retour et chauffent la maison avant qu’on mette le pied dans la maison.

Le contexte est riche en information, et de plus en plus d’applications ou d’outils le prendront en compte pour mieux vous servir.

Google Now on Tap, une fonction annoncée récemment, tient de cette promesse.

Vous êtes en vacances et une église vous intrigue; Google est capable de comprendre la question « quel est le nom de cette église ». Longtemps les machines n’ont pu prendre une telle fonction en charge par manque de contexte explicite. Avec le GPS, le cellulaire est capable de faire comprendre à Google de quelle église vous parlez!

Fondre l’interface dans l’environnement

D’une certaine manière, l’idée derrière no interface laisse sous-entendre qu’il n’y a plus deux systèmes qui interagissent l’un avec l’autre, mais un seul qui évolue dans le même espace.

La proposition est claire : en incluant le contexte, l’environnement qui nous entoure, dans le système, grâce aux nouveaux capteurs, devient la machine.

Et sans interface, nous sommes dans la machine, dans l’environnement-machine. Nous semblons former un seul système.

Nuançons. Ce n’est pas tout à fait vrai : vous existez toujours en tant que système indépendant. Mais c’est l’impression que cela donnera. L’impression que nous faisons un tout avec l’environnement sans la présence d’une interface explicite.

Et il ne faut pas nécessairement avoir peur.

La « machine sans interface », devenue notre environnement, sera là pour nous aider, pour faciliter notre vie.

Nous fondre dans la machine

L’affrontement annoncé dans les films de science-fiction populaires à la Terminator n’aura pas lieu. On parle davantage ici de symbiose personne-machine, ou peut-être même de symbiose personne-réseau.

Cette invitation à amalgamer l’interface à l’environnement donne le ton à cette nature technologique qui détermine à son tour de plus en plus la nature humaine aujourd’hui.

C’est l’aube de ce qui porte le nom d’informatique ubiquitaire, ou même intelligence ambiante. Nous deviendrons nous-mêmes les interfaces du monde de demain.

Telle est la promesse.

La question qui me hante maintenant : à quoi ressemblera leur bouton « J’accepte »? Vous savez, comme celui qu’on voit sous les longues conditions d’utilisation des logiciels, celui sous les textes qu’on ne lit jamais, mais sur lequel on clique toujours?

Maxime JohnsonEssai du nouveau MacBook : mince, alors!

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 publié le 2 juin 2015 à 15 h 21

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Quels compromis serez-vous capables d’accepter pour obtenir un ordinateur des plus minces et des plus légers? Voilà, en gros, la question que vous devrez vous poser pour savoir si le nouveau MacBook est l’appareil qui vous convient.

Design : un superbe format
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La plus grande force du nouveau MacBook, et la seule raison pour laquelle on voudrait s’en équiper, est son design. Avec une épaisseur de 1,31 cm, un poids de 0,92 kg et un tout petit format grâce à son écran de 12 pouces, le nouveau MacBook est vraiment petit, à peine plus grand qu’un iPad.

Dans un sac, il s’oublie carrément. On s’habitue d’ailleurs rapidement à ce format, et lorsqu’on réutilise un MacBook Air de 13 pouces par la suite (qui est pourtant lui aussi léger et mince), l’ancien ordinateur d’Apple semble tout simplement énorme.

Caractéristiques : innovant, mais pas toujours pour le mieux
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Le nouveau MacBook offre plusieurs nouveautés par rapport à ses prédécesseurs. Certaines améliorent l’appareil, mais pas toutes.

Son écran Retina répond tout d’abord à un besoin pressant pour Apple, puisque ses autres petits ordinateurs (MacBook Air) sont dotés d’une résolution inférieure à ce qu’elle devrait être. Souvent avec un MacBook Air, il faut bouger une fenêtre pour voir toute l’information qu’elle contient. Ce n’est plus le cas ici.

La nouveauté qui a probablement fait le plus jaser est toutefois l’ajout d’un port USB de type C. Il s’agit d’un port mince et réversible, en tous points supérieur aux ports USB habituels. C’est, sans aucun doute, le port du futur rapproché. D’ici la fin de l’année, celui-ci devrait se retrouver sur d’autres ordinateurs et aussi sur des téléphones intelligents.

Le problème cependant avec le nouveau MacBook, c’est que son unique port USB de type C remplace tous les autres (incluant la prise du chargeur), à l’exception de la prise pour écouteurs. Vous devez donc actuellement acheter un adaptateur à 25 $ pour vous servir d’un appareil avec port USB ordinaire, et vous ne pouvez pas recharger l’ordinateur en même temps que vous utilisez ce port pour autre chose.

Il s’agit de la première chose à accepter si on veut s’équiper du MacBook. Même si on aimerait beaucoup qu’il y ait une fente pour cartes SD ou microSD, c’est un compromis auquel on peut s’adapter assez facilement.

Le second compromis à faire pour ce MacBook, pour moi du moins, réside dans son clavier. Sa taille est bonne, mais il est plus mince qu’auparavant, et ses touches s’enfoncent beaucoup moins bien que celles des derniers claviers d’Apple. Après plusieurs semaines à tester l’appareil, je ne m’y suis toujours pas habitué et j’écris un peu plus lentement qu’avant, en plus de faire un peu plus d’erreurs qu’avec le clavier du MacBook Air.

La plupart des gens ne se laisseront pas décourager par cela, mais pour ceux qui écrivent beaucoup, le compromis à faire sera plus important. Mais ici aussi, les avantages du MacBook compensent pour ce pas en arrière.

L’autre nouveauté du MacBook est finalement son pavé tactile, doté de capteurs pouvant mesurer la pression. Lorsqu’une application prend la fonctionnalité en charge, le fait de peser plus fort sur le pavé tactile permet d’activer de nouvelles fonctionnalités. L’idée est bonne, mais encore peu exploitée. Il faudra vraisemblablement attendre encore quelques années pour voir si le concept perdurera.

Performances : correctes pour la majorité des tâches
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Pour arriver à un design aussi mince, Apple a dû équiper son ordinateur d’un nouveau processeur Core-M d’Intel, un processeur pour ordinateurs portatifs très peu énergivore, et offrant donc des performances plus limitées.

Il s’agit ici du troisième compromis du nouveau MacBook, que certains trouveront plus difficile à faire que d’autres.

Le processeur du nouveau MacBook est quand même correct. Pour les tâches courantes (web, bureautique, etc.), l’ordinateur est rapide, et il est même possible de faire du montage vidéo simple et occasionnel et du traitement de photos simple. Il faut dire que les 8 Go de mémoire vive de l’appareil sont certainement un atout.

La chose devrait toutefois se corser pour ceux qui ont des besoins lourds sur la route, comme les monteurs vidéo professionnels, qui devraient éviter cet ordinateur, ou pour ceux qui ne sont équipés que d’un seul ordinateur à la maison.

Si vous possédez aussi un ordinateur de bureau, pour gérer toutes vos photos par exemple, le MacBook devrait vous convenir lorsque vous êtes en déplacement. Toutefois, s’il s’agit de votre seul ordinateur, et que vous espérez y gérer notamment toutes vos photos dans Lightroom, vous pourriez alors avoir plus de difficulté à tout faire ce que vous souhaitez.

Bref, le MacBook est en mesure de faire fonctionner la très grande majorité des logiciels. Si vous avez besoin de faire des tâches beaucoup plus lourdes, le nouvel ordinateur portatif d’Apple vous conviendra seulement si vous avez à la maison un autre appareil plus puissant (comme un iMac) capable de les gérer.

Notons aussi qu’Apple annonce environ neuf heures d’autonomie, une durée qui semble juste dans la vie de tous les jours. Vous n’aurez donc pas vraiment besoin du chargeur lorsque vous l’utiliserez, ce qui est une bonne nouvelle, étant donné que l’ordinateur est équipé d’un seul port USB de type C.

En plus de permettre un bon format et une bonne autonomie, le processeur Core-M du MacBook offre aussi un autre avantage, celui d’une conception sans aucun ventilateur. Même lorsque vous exportez une vidéo dans Final Cut Pro, le MacBook sera donc toujours parfaitement silencieux.

Côté espace, le MacBook est offert, de base, avec un SSD de 256 Go, mais une version avec 512 Go (et un processeur légèrement plus puissant) est aussi vendue pour 350 $ de plus.

Prix : une portabilité qui se paye
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Le MacBook est vendu à partir de 1549 $, soit environ 100 $ de plus que le MacBook Air de 13 pouces avec 256 Go. Le MacBook Air est toutefois doté de 4 Go de mémoire vive, et son écran n’est pas Retina.

Si le prix peut sembler cher, il est malgré tout dans la moyenne pour un ordinateur du même genre. Par exemple, le Lenovo Yoga 3 Pro, doté de pratiquement les mêmes caractéristiques, mais d’un écran plus grand, est aussi vendu à 1549&nbsp$.

Si la portabilité vous importe peu, le MacBook n’est évidemment pas pour vous, puisque vous pouvez vous équiper d’un ordinateur plus lourd et plus gros, mais avec un processeur plus puissant mais moins cher, un disque dur plutôt qu’un disque SSD, et ainsi réaliser de bonnes économies.

Si la mobilité prévaut, le nouveau MacBook est à considérer, à condition d’accepter ses compromis.

Maxime JohnsonLes dix nouvelles à retenir du Google I/O 2015

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 publié le 28 mai 2015 à 16 h 00

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La grande conférence annuelle pour développeurs de Google débute aujourd’hui à San Francisco. Comme à l’habitude, le géant de l’Internet a profité de sa présentation d’ouverture pour faire plusieurs annonces, qui devraient intéresser autant les développeurs que les utilisateurs des produits de l’entreprise. Voici les dix plus importantes.

Android M : améliorations en profondeur
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Google a dévoilé, lors de l’événement Google I/O 2015, son futur système d’exploitation mobile Android M. Le système devrait offrir plusieurs améliorations en profondeur selon l’entreprise, plutôt que de se concentrer sur de nouvelles fonctionnalités flamboyantes.

Du lot, on retient notamment qu’il sera désormais possible de choisir spécifiquement quelles permissions seront accordées aux applications Android (pour empêcher un clavier de se connecter à l’Internet, par exemple), qu’Android gérera désormais les lecteurs d’empreintes digitales et qu’un nouveau mécanisme permettra de détecter lorsqu’un appareil n’est pas utilisé afin de le mettre dans un état de veille plus profond et de doubler son autonomie en veille.

Une version d’essai d’Android M est offerte dès maintenant pour les développeurs, mais le système d’exploitation ne sera lancé officiellement qu’en fin d’année.

Android Wear : quelques petites améliorations
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Voilà maintenant un an que Google a dévoilé son système d’exploitation pour montres connectées Android Wear. La prochaine version devrait offrir quelques nouveautés pour améliorer l’expérience de l’utilisateur. Il sera par exemple possible de secouer son poignet pour faire défiler ses notifications, afin de les consulter sans toucher à sa montre.

Google a aussi profité de l’occasion pour fournir quelques statistiques sur son système d’exploitation portable, comme la quantité d’applications disponibles, qui dépasse désormais les 4000.

Brillo : Google et l’Internet des objets
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Comme prévu, Google a dévoilé brièvement Brillo, sa nouvelle plateforme pour l’Internet des objets. Brillo est à la fois un système d’exploitation allégé dérivé d’Android, mais aussi un protocole, Weave, pour permettre aux objets de « parler » entre eux. Brillo devrait être lancé vers la fin 2015.

Google Now : plus facile à personnaliser
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La fonctionnalité Google Now, qui permet à Google d’envoyer des informations pertinentes à ses utilisateurs (comme l’heure à laquelle ils doivent partir pour arriver à temps à un rendez-vous, la météo à la sortie de l’avion, etc.) deviendra plus intelligente cette année, puisqu’elle répondra à nos questions en prenant en considération l’application utilisée à ce moment. Si on écoute une chanson de Skrillex dans Google Play Music, il sera par exemple possible de simplement demander : « Quel est son vrai nom? », pour obtenir une réponse.

Grâce à Now on Tap, il sera aussi possible d’ajouter soi-même des informations à Google Now, simplement en appuyant sur le bouton central de son téléphone Android d’une façon prolongée, ce qui devrait permettre de personnaliser son expérience un peu plus.

Dans un courriel où l’utilisateur discute de restaurants, Now on Tap permettra par exemple d’afficher automatiquement les fiches de tous les établissements mentionnés. La fonctionnalité sera mise en service plus tard cette année, avec Android M.

Google Maps : bientôt hors ligne
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Google permet déjà de sauvegarder certaines cartes hors ligne dans Google Maps, mais le tout est assez limité. Une mise à jour de son application plus tard cette année devrait ajouter plusieurs fonctionnalités importantes au service en mode hors ligne, sans connexion Internet, notamment la possibilité de faire des recherches (ce qui est étonnamment impossible présentement) et d’activer la navigation vocale.

Google Play : des nouveautés pour la famille et les développeurs
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Les développeurs pourront désormais créer leur propre page pour afficher dans la boutique Google Play, ce qui devrait leur permettre de mieux promouvoir leur contenu. Pour les utilisateurs, notons que Google devrait lancer prochainement une version de sa boutique spécialement conçue pour la famille, qui affichera seulement les applications appropriées, et qui permettra de naviguer par personnage, afin, par exemple, de consulter toutes les applications avec Dora, ou avec Caillou.

Google Photos : toutes vos photos en ligne, gratuitement
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Le nouveau produit le plus important dévoilé aujourd’hui est probablement Google Photos, un nouveau service de Google qui permet de sauvegarder toutes ses photos (jusqu’à 16 mégapixels) et ses vidéos (jusqu’à 1080p) en ligne, et ce, gratuitement.

Google Photos se démarque aussi par une interface efficace pour naviguer dans ses archives, et pour consulter ses clichés en fonction des personnes qui s’y retrouvent ou du lieu où ils ont été enregistrés. Le partage de photos (autant avec les autres utilisateurs du service qu’avec ceux qui ne possèdent pas de compte Google) semble aussi particulièrement efficace.

Voilà qui pourrait faire très mal à Flickr, qui venait tout juste d’améliorer son application mobile. Google Photos est offert dès maintenant sur le web, sur Android et sur iOS.

Google Cardboard VR : maintenant sur iOS
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Google a dévoilé une version mise à jour de ses lunettes de réalité virtuelle en carton, Cardboard VR. Celles-ci sont désormais compatibles avec les téléphones de six pouces, et peuvent être assemblées en trois étapes seulement.

Autre nouveauté plus intéressante maintenant, elles sont désormais officiellement compatibles avec les iPhone, ce qui pourrait aider à faire augmenter leur popularité.

Déjà 1 million de lunettes Cardboard VR seraient en circulation dans le monde, selon Google.

Google Expeditions : classes vertes virtuelles
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L’enseignement est un secteur visé par Google avec ses lunettes Cardboard VR. Avec Google Expeditions, l’entreprise permet aux élèves d’effectuer une visite virtuelle de certains des endroits les plus célèbres au monde.

Google Jump : un outil pour créer des vidéos en réalité virtuelle
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Il est pour l’instant assez complexe, et assez dispendieux, de filmer en réalité virtuelle. La chose devrait bientôt être plus facile grâce à Google Jump, un outil qui permettra de relier jusqu’à 16 caméras entre elles, et d’automatiser le processus pour synchroniser les différentes vidéos enregistrées. Ces vidéos pourront ensuite être diffusées par l’entremise de YouTube, tout simplement.

Google devrait publier des informations pour permettre à n’importe qui d’assembler différentes caméras entre elles (probablement avec une imprimante 3D), mais GoPro devrait aussi commercialiser un système Jump, pour ceux qui souhaitent acheter une solution complète sans devoir la monter eux-mêmes.