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Maxime JohnsonCinq choses que vous ignoriez à propos de Photoshop

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 publié le 20 février 2015 à 10 h 24

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Le fameux logiciel de traitement d’images Photoshop célébrait hier ses 25 ans. Pour l’occasion, l’un des cocréateurs du logiciel, Thomas Knoll, s’est entretenu avec la presse pour dévoiler quelques anecdotes et réflexions qui devraient intéresser ses utilisateurs.

Photohop est né de la procrastination
Même si Photoshop 1.0 a vu le jour en 1990, c’est plutôt quelques années auparavant que l’aventure de Thomas Knoll a débuté.

En 1987, l’étudiant américain crée différents outils numériques de traitement d’images au cours de son doctorat. « Au moment d’écrire ma thèse, j’ai toutefois perdu beaucoup de temps à procrastiner et à rassembler ces outils en un seul logiciel au lieu de rédiger ma thèse », se souvient Thomas Knoll.

Avec l’aide de son frère, John, caméraman pour Industrial Light and Magic, Thomas passe les mois suivants à ajouter de nouveaux outils et de nouvelles fonctionnalités à son logiciel, toujours aux dépens de sa thèse de doctorat avant de, finalement, décider de s’investir complètement dans ce projet auquel il ne se consacrait au départ qu’à temps perdu.

À ce jour, Thomas Knoll n’a toujours pas remis sa thèse de doctorat.

Photoshop aurait pu s’appeler Display, ImagePro ou PhotoLab
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Photoshop n’est pas le premier nom du logiciel de Thomas et John Knoll. Celui-ci a tout d’abord porté celui de Display, puis ImagePro, un nom qui sonnait professionnel, selon Thomas Knoll, mais qui appartenait déjà à IBM.

Pendant les mois suivants, le nom de code du logiciel est devenu PhotoLab, un nom qui était encore une fois déjà utilisé par une autre compagnie, selon ce qu’ont appris les créateurs par la suite, pour finalement devenir PhotoShop, avec un S majuscule pour être dans l’air du temps.

« Honnêtement, à ce moment-là, nous essayions de trouver un éditeur pour le logiciel, et nous pensions que celui-ci ferait des études de marché et nous proposerait un meilleur nom avant le lancement », raconte Thomas Knoll.

Adobe, qui a, par la suite, acheté la licence pour distribuer Photoshop, a finalement gardé le nom, sans le S majuscule toutefois.

L’évolution technologique a propulsé Photoshop vers de nouveaux sommets. Trois fois.
Photoshop a rapidement connu un certain succès au début des années 90, notamment auprès des artistes graphiques et des médias, mais le logiciel était limité par les technologies de l’époque. Les photographes, notamment, utilisaient peu Photoshop, en partie parce qu’ils ne pouvaient pas facilement se servir des fichiers créés. Une impression dans une boutique spécialisée pouvait alors coûter jusqu’à 2000 $ pour le premier exemplaire.

Curieusement, ce ne sont pas de nouvelles fonctionnalités qui ont permis à Photoshop de s’imposer. C’est plutôt l’industrie technologique qui a rattrapé le logiciel, et ce, à trois reprises.

« En 1993, quelque chose d’important est arrivé : le web. Les gens voulaient créer des images petites et bien compressées pour leurs sites web. Ils ont fait le tour des outils offerts, et Photoshop était le meilleur. Avec l’arrivée du web, notre popularité a carrément explosé », explique Thomas Knoll, ajoutant qu’avec son logiciel il était tout simplement au bon endroit, au bon moment.

Une seconde étape importante est survenue quelques années plus tard, avec la démocratisation des imprimantes au laser. « Les numériseurs étaient déjà assez abordables, et soudainement, on pouvait en plus imprimer soi-même des photos. C’est à ce moment-là que Photoshop est devenu l’outil de choix pour les photographes », se rappelle son cocréateur.

La troisième poussée de croissance de Photoshop s’est finalement produite quelques années plus tard, avec l’arrivée des appareils photo numériques.

Le créateur de Photoshop programme toujours chez Adobe
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Thomas Knoll a peut-être écrit toutes les lignes du code de Photoshop 1.0, et il est demeuré développeur en chef du logiciel jusqu’à la version CS4, mais aujourd’hui, l’ingénieur en logiciels occupe un rôle un peu moins prédominant chez Adobe. Knoll travaille depuis 2002 sur Camera Raw, le module d’Adobe Photoshop et d’Adobe Lightroom, qui gère les fichiers RAW générés par les appareils photo numériques.

« Je reste toutefois fasciné par les nouvelles fonctionnalités que l’équipe ajoute à Photoshop », confie-t-il. « Il y a des choses, comme le remplissage sensible au contenu, auxquelles je n’aurais même jamais pu rêver lorsque j’ai créé Photoshop. Il faut dire que les ordinateurs d’aujourd’hui sont extrêmement puissants. »

Thomas Knoll n’était pas chaud à l’idée de vendre Photoshop par abonnement
Depuis quelques années, Adobe n’offre plus de licences perpétuelles pour ses logiciels, mais vend plutôt ses différentes suites uniquement par abonnement. Qu’en pensait Thomas Knoll lorsqu’il a appris la nouvelle?

« J’étais assez inquiet au départ », révèle-t-il, en pesant bien ses mots. « En fait, je trouvais que la nouvelle formule était trop chère, surtout pour les photographes. »

Thomas Knoll a donc poussé fort pour la création d’un nouveau forfait destiné aux photographes, avec Photoshop et Lightroom, ce qui a finalement été fait, et le créateur du logiciel est maintenant beaucoup plus à l’aise avec la façon de le vendre.

« Pour les ingénieurs comme moi, c’est super, en fait », explique-t-il.

« Auparavant, il fallait surtout concentrer les efforts sur la création de nouvelles fonctionnalités impressionnantes, qui allaient impressionner dans les démonstrations, en espérant que les utilisateurs achètent la mise à jour. Aujourd’hui, le but est plutôt d’améliorer le logiciel avec des fonctionnalités qui peuvent être plus subtiles, mais qui sont réellement pratiques pour les usagers, afin qu’ils conservent leur abonnement », ajoute-t-il.

Bref, des nouveautés qui impressionnent moins, mais qui sont souvent plus pratiques et plus utilisées.

Maxime JohnsonEssai de l’Acer Chromebook 13

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 publié le 27 janvier 2015 à 12 h 00

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Un format un peu plus grand que la moyenne, un écran doté d’une meilleure résolution et un processeur mobile de NVIDIA, voici, en gros, quelques caractéristiques qui distinguent le nouveau Chromebook 13 d’Acer, lancé au Canada il y a quelques semaines. L’un des bons ordinateurs du genre, même s’il y a encore de la place à l’amélioration.

Qu’est-ce qu’un Chromebook
Un Chromebook est un ordinateur portatif équipé du système d’exploitation Chrome OS de Google. Chrome OS est un système avec un noyau Linux, mais dont l’interface est principalement celle du navigateur Chrome.

Avec un Chromebook, pratiquement tout ce que l’on fait est sur le web directement, même s’il y a aussi quelques applications qui peuvent y être installées localement. On n’utilise donc pas Microsoft Office, mais une suite web comme Google Docs, on n’écoute pas sa musique sur iTunes, mais sur un service en ligne comme Rdio, etc.

Parmi les avantages de Chrome OS, notons qu’il possède un système sécuritaire, que toutes ses applications sont toujours à jour, qu’il est facile d’utilisation, qu’il permet de partager un ordinateur à plusieurs et qu’il est pratiquement impossible de perdre ses données, puisque celles-ci sont enregistrées sur le web.

Malheureusement, les applications régulières sont incompatibles avec Chrome OS, et leur équivalent web n’est pas toujours aussi performant. Certains fichiers, comme les vidéos et les photos, se traitent aussi assez mal uniquement dans Internet, puisqu’il faut constamment transférer ses fichiers.

Un format convenable
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Les différents Chromebook sur le marché adoptent généralement un format assez petit, avec un écran de 11,6 pouces. Si cette taille est pratique pour le transport, elle est aussi moins pratique pour travailler, si on souhaite par exemple ouvrir deux fenêtres en même temps.

Cela renforce donc l’intérêt pour le Chromebook 13 et son écran plus grand, convenable pour la plupart des tâches, mais avec une taille quand même assez petite pour le transport. D’ailleurs, notons qu’Acer devrait aussi lancer prochainement un Chromebook encore plus grand, équipé d’un écran de 15 pouces.

Sur le plan du design, tout est en plastique, mais avec une construction quand même solide. Malheureusement, comme c’est souvent le cas avec les ordinateurs d’entrée de gamme, l’appareil est livré avec une prise immense, plus ou moins pratique à transporter.

Son grand clavier fonctionne particulièrement bien (c’est sur celui-ci que ce billet a été écrit). Ses touches ne sont pas rétroéclairées, mais à ce prix-là, on ne s’y en attendait pas non plus. Le pavé tactile est pour sa part grand, mais les touches sont un peu dures à enfoncer parfois.

Trois configurations, une seule à considérer
Le Chromebook 13 d’Acer est offert en trois configurations différentes. La moins chère, à 299 $, propose un disque SSD de 16 Go, 2 Go de mémoire vive et un écran d’une résolution décevante de 1366 par 768 pixels. La seconde, à 350 $, offre plutôt 4 Go de mémoire vive et un disque SSD de 32 Go, tandis que la dernière, à 399 $, remplace l’écran d’une basse résolution par un écran 1080p.

C’est ce dernier modèle qui a été mis à l’essai ici, et bien honnêtement le seul à considérer, puisque 2 Go de mémoire vive sont insuffisants, même pour un Chromebook, et que l’écran du modèle haut de gamme est doté d’une résolution beaucoup plus acceptable.

Notons que l’écran 1080p fait toutefois passer l’autonomie de l’appareil de 13 heures à 11 heures, ce qui est tout de même excellent.

Ceux qui ne sont pas habitués aux Chromebook pourraient sursauter à cause de la taille minuscule du disque SSD de l’appareil, mais celle-ci est quand même dans la moyenne pour un ordinateur Chrome OS, où les données sont sauvegardées en ligne de toute façon.

Dans toutes les configurations, l’appareil est équipé d’un port HDMI, de deux ports USB 3.0 et d’une fente pour carte SD. Google offre aussi 100 Go d’espace de stockage en ligne pour deux ans à l’achat du Chromebook.

Performances correctes, sans plus
Le processeur NVIDIA Tegra K1 accomplit correctement son travail dans le Chromebook 13. Les opérations sont légèrement plus lentes que sur un véritable PC doté de bonnes caractéristiques, mais le tout est quand même acceptable, et similaire à ce que l’on obtient avec un processeur Intel abordable. Il faut toutefois faire attention à fermer régulièrement les fenêtres inutilisées.

Malheureusement, la véritable force du Tegra K1 est son processeur graphique à 192 coeurs, mais on ne pourra pas vraiment en profiter avec un Chromebook. Quand on tombe sur l’une des rares applications 3D web capables d’utiliser ces coeurs, le système devient alors étonnamment rapide pour un ordinateur abordable.

Il est aussi bon de noter que plusieurs applications Chrome OS natives (on pense par exemple au jeu Bastion) ne fonctionnent pas avec le Chromebook 13, puisque celui-ci est doté d’un processeur utilisant l’architecture ARM, et non l’architecture x86 d’Intel.

Les sites web, eux, fonctionnent, mais si on prévoit installer une application spécifique sur un Chromebook, il serait sage de l’essayer avant d’acheter l’appareil.

Pour ce qui est de l’autonomie, celui-ci n’atteindra pas forcément les 11 heures annoncées, mais il n’en sera pas très loin non plus (toujours selon l’usage qu’on en fait).

Malheureusement, l’écran du Chromebook 13 est toutefois d’une qualité assez médiocre, même dans sa version 1080p. Les couleurs sont délavées, et les angles de visionnement sont atroces. Pour s’en servir, il faut donc être bien centré directement en face du moniteur.

Un bon Chromebook
L’Acer Chromebook 13 est un assez bon Chromebook, avec un bon format et des caractéristiques suffisantes pour accomplir un travail de base.

On regrette toutefois que certaines applications natives ne soient pas compatibles avec son processeur et que l’écran soit d’une piètre qualité, même avec une résolution 1080p.

Reste maintenant à savoir si un Chromebook, avec ses avantages et ses inconvénients importants, est l’appareil qu’il vous faut réellement.

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Microsoft a organisé une conférence de presse majeure aujourd’hui, lors de laquelle la compagnie américaine a dévoilé les futures fonctionnalités de son système d’exploitation Windows 10, mais aussi les HoloLens, des lunettes de réalité augmentée à mi-chemin entre les Google Glass et l’Oculus Rift.

Windows 10 : Cortana, nouvelle interface, nouveau navigateur web et plus
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Après avoir annoncé l’arrivée de Windows 10 il y a quelques mois – rappelons que Microsoft passera directement de Windows 8.1 à Windows 10, afin de souligner l’importance de la mise à jour – Microsoft a finalement présenté aujourd’hui plusieurs nouveautés et améliorations qui seront apportées à son système d’exploitation.

Du lot, on retient tout particulièrement l’arrivée de Cortana sur les PC, l’assistant virtuel offert depuis quelque temps sur Windows Phone 8.1. Cortana devrait être utilisé pour contrôler son PC avec la voix, noter rapidement des rappels, etc.

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Comme qu’annoncé précédemment, Microsoft compte aussi raffiner l’interface de son système d’exploitation, afin que celle-ci soit mieux adaptée aux ordinateurs munis d’un clavier et d’une souris, mais aussi pour offrir un menu latéral gauche plus complet qu’auparavant, avec plus de raccourcis et différentes notifications, un peu à la manière d’un téléphone intelligent.

Windows 10 sera finalement offert avec un nouveau navigateur web, qui ne sera plus Internet Explorer. Le Projet Spartan, comme il est nommé pour l’instant, permettra notamment d’écrire directement sur une page web avec un doigt, une souris ou un stylet et d’afficher des pages web pour qu’elles soient plus faciles à lire. Il intégrera aussi l’assistant Cortana un peu partout dans son interface.

Des applications universelles pour Windows, Windows Phone et Xbox One
L’autre nouveauté attendue de Windows 10 est l’arrivée d’applications universelles, qui pourront fonctionner à la fois sur un téléphone Windows 10, un ordinateur Windows 10 ou une console Xbox One.

Certains logiciels pourraient particulièrement profiter de cet écosystème, notamment les jeux, mais aussi des applications de productivité, des calendriers ou des gestionnaires de photos.

Ce n’est pas la première fois que Microsoft annonce l’arrivée de ces applications, mais la compagnie a aujourd’hui dévoilé un peu plus de détails sur ce que les développeurs auront à accomplir pour assurer le bon fonctionnement de leur logiciel, peu importe la plateforme utilisée.

Xbox s’invite dans Windows (et vice-versa)
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Les utilisateurs de Windows 10 pourront aussi profiter d’une meilleure intégration des services Xbox de Microsoft.

La nouvelle application Xbox permettra notamment de suivre ses avancements dans ses jeux, peu importe la plateforme utilisée, mais aussi d’enregistrer ses parties en vidéo et de les partager ensuite sur le web.

Ce qui est plus intéressant maintenant, les ordinateurs utilisant Windows 10 permettront de jouer à un jeu installé sur une Xbox One, à condition que la console soit branchée au même réseau que l’ordinateur, ce qui devrait permettre notamment de libérer le téléviseur du salon pour d’autres membres de la famille, sans arrêter de jouer à son jeu.

Certains jeux permettront aussi l’utilisation de modes multijoueurs locaux, où un joueur sera devant le téléviseur et l’autre devant un PC, ce qui devrait être particulièrement intéressant pour les jeux de combat.

Notons que la Xbox One intégrera aussi des éléments de Windows 10, mais que ceux-ci n’ont toujours pas été annoncés.

Windows 10 : une mise à jour gratuite (pour un an)
Tous les utilisateurs de Windows 7, de Windows 8 et de Windows 8.1 pourront mettre à jour leur ordinateur et obtenir Windows 10 gratuitement, mais ce, uniquement pendant la première année du système.

Les ordinateurs mis à jour gratuitement continueront de recevoir les mises à jour de Microsoft toute leur vie, mais ceux qui auront trop attendu devront payer pour installer Windows 10.

Voilà qui sera à considérer dans les entreprises et dans les bureaux des gouvernements, où l’on attend souvent plusieurs années avant de mettre à jour les ordinateurs et d’utiliser une nouvelle version de Windows.

Windows 10 : pour les téléphones également
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Microsoft a aussi profité de sa conférence de presse pour dévoiler ses plans pour les téléphones intelligents. Désormais, on ne parlera pas de Windows Phone 10, mais de Windows 10 pour téléphones, une façon de rappeler que la compagnie propose un système unique, peu importe la plateforme utilisée.

Windows 10 pour les téléphones et tablettes de moins de 8 pouces sera compatible avec les processeurs ARM (ce qui en fait également le successeur de Windows RT), en plus de proposer une nouvelle interface, qui rappelle quand même celle de Windows Phone 8.1.

Le système sera évidemment mieux intégré à Windows 10, avec des notifications et des applications universelles, et il propose quelques changements appréciés, comme des paramètres mieux classés qu’auparavant (une nouvelle qui saura certainement ravir les utilisateurs actuels de Windows Phone).

Microsoft a également présenté quelques applications compatibles avec Windows 10 pour téléphones, comme une nouvelle version d’Office, un nouveau client Outlook et un client de messagerie intégrant différents protocoles, notamment Skype et les SMS.

Reste maintenant à voir si cet écosystème élargi pour les applications Windows sera suffisant pour convaincre les développeurs d’y ajouter leurs applications mobiles, ce qui n’est pas toujours le cas présentement.

Windows Holographics : Microsoft s’attaque à la réalité augmentée
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La grande surprise de la journée a toutefois été l’annonce des HoloLens, des lunettes de réalité augmentée permettant d’afficher des hologrammes dans son environnement physique.

Ces lunettes, plus grosses que les Google Glass mais plus petites que les Oculus Rift, permettent d’afficher du contenu 3D dans l’espace devant nous et d’interagir avec ce dernier par la voix ou avec ses mains.

Parmi les forces de l’appareil, notons son indépendance; il pourra faire fonctionner des applications Windows universelles sans aucun câble, sans téléphone et sans ordinateur.

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Les lunettes ressemblent à plusieurs égards à ce à quoi les gens s’attendaient des Google Glass. Contrairement à ces dernières, les HoloLens sont conçues pour être portées à la maison et au travail pour des usages spécifiques, et non dans la vie de tous les jours.

Parmi les logiciels Windows Holographics présentés par Microsoft pendant sa conférence, notons un logiciel pour créer des modèles 3D et une version modifiée du jeu Minecraft.

Les lunettes HoloLens devraient être lancées « pendant que Windows 10 sera encore sur le marché », donc probablement en 2016.

Surface HUB : un moniteur intelligent de 84 pouces
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Mirosoft a finalement dévoilé un autre nouvel appareil Windows aujourd’hui, la Surface HUB. Ce téléviseur de 84 pouces se veut une version un peu plus intelligente et un peu plus connectée d’un tableau blanc, qui pourra par exemple être utilisé dans les entreprises pour les séances de remue-méninges.

Lancement de Windows 10 d’ici la fin 2015
Windows 10 sera offert au grand public d’ici la fin 2015. En attendant, ceux qui participent au programme Windows Insider pourront essayer certaines nouveautés annoncées aujourd’hui à partir des prochaines semaines. Un aperçu de Windows 10 pour téléphones pourra aussi être installé par les utilisateurs du programme plus tard en février.

Maxime JohnsonQuestion d’un lecteur : quoi penser de Clean my Mac 2?

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 publié le 5 décembre 2014 à 10 h 43

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« Sur un grand nombre de sites web, on trouve la publicité du logiciel Clean my Mac 2. Personnellement, je pense que cet achat est une dépense inutile. J’aimerais pouvoir confronter mon opinion avec votre analyse. » - Alain, St-Eustache.

Clean my Mac 2 est un logiciel qui permet notamment de libérer de l’espace disque sur son ordinateur Mac, de désinstaller complètement des applications et d’effacer sécuritairement certains fichiers. L’application est produite par la compagnie MacPaw, qui est aussi derrière CleanMyPC, un logiciel similaire compatible avec Windows.

Après une mise à l’essai de ses différentes fonctionnalités, force est de constater que le logiciel est efficace. L’interface est simple, les différentes étapes du nettoyage sont bien expliquées et faciles à personnaliser, et Clean my Mac 2 accomplit bien son travail.

Ce travail est toutefois inutile, comme vous l’avez constaté avec justesse.

À quoi sert Clean my Mac 2?

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Clean my Mac 2 intègre plusieurs fonctionnalités dans un seul logiciel.

Nettoyage : comme son nom anglophone l’indique, Clean my Mac est avant tout un logiciel pour effacer les documents inutiles de son ordinateur afin de libérer de l’espace disque.

Celui-ci cherche notamment les fichiers de traduction inutiles, les caches où sont enregistrés des fichiers temporaires, les journaux et d’autres documents du genre. Le logiciel vous indique aussi quels sont vos fichiers les plus volumineux, que vous pourrez ensuite effacer manuellement au besoin, il vide vos corbeilles et il vous indique des photos « invisibles » qu’il est possible d’effacer dans iPhoto.

Du lot, seul le nettoyage des fichiers de traduction est réellement utile. Sur un Mac datant d’un an, Clean my Mac 2 a trouvé notamment 1,54 Go de documents permettant d’afficher des logiciels en portugais, en espagnol, en mandarin, etc.

Le reste est moins convaincant. La cache de mon navigateur web était volumineuse (527 Mo), mais le nettoyage d’une cache est une opération assez facile à réaliser. Les autres caches sont plus difficiles à trouver manuellement, mais celles-ci se remplissent de toute façon automatiquement après un certain temps. Bref, vous gagnerez un peu d’espace pour quelques jours, mais vous ne réglerez pas votre problème d’espace à long terme.

Le nettoyage d’iPhoto est pour sa part assez bien conçu. Le logiciel d’Apple sauvegarde automatiquement les anciennes versions de vos photos (avant qu’elles aient été rognées, améliorées ou retournées), et ce sont ces fichiers « invisibles » qui sont ciblés.

L’opération pourrait être problématique, puisque vous pourriez perdre la version originale de vos clichés, mais par défaut, Clean my Mac n’efface que les doubles des photos qui ont été retournées. C’est moins dangereux, mais à moins d’être un avide photographe, cette fonctionnalité ne devrait pas faire une grande différence dans votre nettoyage non plus.

Désinstallateur : Clean my Mac 2 permet de d’enlever les applications de votre Mac. Cette fonction n’est toutefois pas très utile, puisque OS X gère plutôt bien les désinstallations. Certains fichiers orphelins sont peut-être parfois laissés derrière après la désinstallation d’un logiciel, mais il n’y en a jamais suffisamment pour provoquer des problèmes non plus.

Dans mon cas, l’analyse des fichiers restants d’applications ne figurant plus sur mon Mac a d’ailleurs permis de libérer 41 Ko d’espace.

Extensions : cette fonctionnalité permet de consulter et d’effacer les extensions installées dans nos logiciels comme Safari. Plutôt inutile, encore une fois.

Éliminateur : l’éliminateur permet d’effacer sécuritairement ses fichiers. Il s’agit d’une fonction pratique, puisqu’un document simplement effacé via la corbeille peut généralement être récupéré à l’aide d’un outil spécialisé, mais cette fonction est aussi proposée par différents utilitaires gratuits.

Est-ce que Clean my Mac 2 est dangereux?

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Dans sa forme actuelle, Clean my Mac 2 n’est pas réellement dangereux. Il serait plus sage de ne pas effectuer de nettoyage iPhoto, et les plus précautionneux préféreront laisser leur système tel quel, surtout si l’on considère que les bénéfices sont assez petits. Mais le nettoyage de Clean my Mac 2 ne touche pas vraiment aux fichiers importants de votre ordinateur.

Une dépense inutile

Clean my Mac 2 n’est donc pas un logiciel particulièrement mauvais, et il permet de nettoyer son ordinateur rapidement.

Le travail accompli par le logiciel ne vaut toutefois absolument pas son prix de 39,99 $, surtout si l’on considère que le gros du travail réalisé par le logiciel peut être accompli à la main, d’une façon pratiquement aussi efficace et plus sécuritaire.

Clean my Mac 2 pourra probablement trouver quelques documents qui vous auraient échappé, notamment dans les fichiers de traduction, mais le jeu n’en vaut pas la chandelle.

Des cas plus problématiques

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Si Clean my Mac 2 est plutôt inoffensif, mieux vaut généralement faire très attention avec les applications du genre. Certains de ces logiciels jouissent d’une réputation particulièrement mauvaise, comme MacKeeper et MyCleanPC.

Dans le meilleur des cas, ces logiciels de nettoyage profitent de la naïveté des gens en les effrayant et en leur faisant croire à tort qu’il s’agit là d’une dépense justifiée. Dans les pires cas, ils peuvent effacer des fichiers importants de votre système et parfois adopter un comportement près de ceux des logiciels malveillants (publicités intempestives, difficultés à désinstaller le logiciel, etc.).

Notons que des fraudeurs (sur le web et par téléphone) se servent de logiciels de nettoyage et de faux antivirus pour arnaquer les gens.

Ce n’est pas le cas avec Clean my Mac 2, mais vous pourrez dans tous les cas trouver une meilleure façon d’investir 39,99 $.

Catherine MathysLe journalisme après Snowden

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 publié le 17 novembre 2014 à 12 h 37

Voir le film Citizenfour de Laura Poitras, c’est aussi assister à une formidable leçon de journalisme. Plusieurs scènes traitent de la correspondance encryptée entre Poitras et sa source Citizenfour, qui s’est plus tard révélée être Edward Snowden. Certains parlent même d’une nouvelle ère journalistique post-Snowden, où la protection des sources par le cryptage des messages est devenue essentielle.

Un rendez-vous presque raté

Glenn Greenwald a été le premier journaliste à être contacté par Citizenfour en décembre 2012. Le choix de Greenwald n’était pas anodin, l’homme s’étant déjà démarqué avec ses positions sur les guerres en Iraq et en Afghanistan ainsi que sur l’érosion des libertés civiles à la suite des attaques du 11 septembre. Snowden savait qu’il aurait une oreille attentive s’il réussissait à communiquer avec lui de façon sécuritaire. Il lui a donc envoyé un guide, puis une vidéo, pour lui montrer comment crypter ses communications, mais sa tentative s’avéra vaine. Greenwald trouvait cette technologie trop compliquée, trop contraignante. N’ayant pu établir de canaux de communication cryptée avec Greenwald, Snowden s’est tourné vers un autre journaliste plus féru en la matière.

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http://www.digitalprank.org/encrypt-mails-from-gmail-using-firegpg/

En raison de son manque d’intérêt et de compétence dans les communications cryptées, Greenwald a perdu sa source et aurait pu passer à côté de l’histoire qui lui a valu le prix Pulitzer. Snowden s’est donc plutôt tourné vers Laura Poitras en janvier 2013 et lui a demandé sa clé publique pour la technologie GPG. Ils ont ainsi pu s’échanger une série de messages cryptés, lesquels sont retranscris ou lus dans le film.

Des sources mieux protégées

Ce que l’affaire Snowden a mis au jour, en ce qui concerne les pratiques journalistiques à l’ère numérique, c’est la nécessité de mieux protéger les sources. Avec un modèle économique chancelant et un auditoire morcelé sur diverses plateformes, la protection des sources a reculé sur la liste des priorités des médias selon Steve Coll, journaliste et doyen de l’école des études supérieures en journalisme de l’Université Columbia.

Cela dit, l’exemple de Snowden a démontré que dans certaines situations à haut risque, le cryptage des messages permet au moins de laisser le temps au journaliste de réfléchir, de prendre des décisions sur ce qu’il devrait publier et de penser aux raisons pour lesquelles il devrait le faire. En protégeant ses données et ses communications par des messages cryptés, Snowden et les journalistes ont pu déterminer la manière dont les documents seraient publiés. La seule possible faille du système était humaine. Snowden dépendait des journalistes et devait avoir confiance en eux, espérant qu’ils n’allaient pas divulguer l’information aux mauvaises personnes.

Les technologies de base du journaliste moderne

L’élément que Greenwald n’a pas su comprendre ou installer est la technologie GPG. Cette dernière permet d’assurer une transmission sécuritaire de l’information entre deux parties tout en vérifiant l’authenticité de la source. Le système GPG repose sur un modèle d’échange de clés publiques cryptées : il faut une clé pour crypter un message et une autre pour le décrypter. Ainsi, un message peut être créé et crypté à l’aide d’une clé publique, tandis qu’une clé privée, associée à la clé publique, permet de décrypter le message.

GPG-SChema

Ce segment de l’émission Listening Post diffusée sur le réseau Al-Jazeera permet d’en savoir un peu plus sur les outils essentiels du journaliste qui veut protéger sa source. En plus du GPG, l’émission mentionne Tor et SecureDrop comme outils de base pour tout journaliste désireux de sécuriser ses échanges.

Dans un récent billet, Martin Lessard nous expliquait l’utilité du réseau Tor.

« Le projet Tor est un réseau qui permet de naviguer sur le web de façon anonyme. L’appel vers une page web est chiffré et passe par une série de serveurs successifs, ce qui rend très difficile le traçage de la source de l’appel (c’est-à-dire, vous). »

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Même Facebook s’invite sur le réseau Tor. C’est dire l’engouement pour ce type de réseau. Tor fonctionne sur le principe de l’oignon. Quand un utilisateur s’y connecte, des couches de cryptage s’ajoutent au message. Ce dernier passe par plusieurs serveurs intermédiaires, comme pour détourner l’attention, avant d’arriver à sa destination finale.

L’autre logiciel dont on parle dans cette vidéo est SecureDrop. C’est le projet sur lequel travaillait le regretté Aaron Swartz, informaticien de grand talent et militant, avant de mourir. Celui-ci souhaitait permettre aux dénonciateurs comme Snowden d’envoyer des documents secrets aux médias en toute sécurité. Le Washington Post, journal qui a mis au jour l’affaire Snowden avec le Guardian, utilise cette plateforme, de même que The Intercept, le nouveau média web de Glenn Greenwald et Laura Poitras.

Avec tout ça, la boîte à outils du journaliste prudent et soucieux de ses sources serait complète. Mais, comme on a pu le voir dans le film, rien ne vaut une rencontre en personne et des mots griffonnés sur un bout de papier pour assurer une sécurité maximale. Quel beau paradoxe, dans cette ère ultranumérisée, de revenir à ces communications d’une autre époque.