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Maxime JohnsonPremières impressions du Surface Book de Microsoft

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 publié le 6 octobre 2015 à 15 h 09

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Microsoft a dévoilé mardi toute une série d’appareils Windows 10, dont la grande vedette était sans aucun doute le Surface Book, le premier ordinateur portatif de Microsoft, qui peut aussi être utilisé comme une tablette. Voici l’appareil de plus près.

Design
Le Surface Book est un ordinateur quand même assez costaud, avec un design en métal massif et un écran de 13,5 pouces. Visuellement, l’appareil ne réinvente pas le genre, sauf peut-être le mécanisme qui relie l’écran au clavier.

Outre sa finition plutôt jolie, ce mécanisme se démarque surtout par son fonctionnement. Il ne s’agit pas d’un loquet comme on en voit souvent, ni d’un aimant, qui n’aurait pas été assez puissant pour soulever le poids de l’appareil, mais d’un mécanisme qui bloque et débloque l’écran avec un courant électrique.

Bref, il faut appuyer sur un bouton du clavier pour enlever l’écran et transformer l’appareil en tablette. Le processus est un peu lent, mais quand même plus réussi qu’avec un loquet.

Deux tablettes, un ordinateur
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Le Surface Book est un peu un trois-en-un, puisque son écran peut être utilisé de trois façons différentes. Indépendamment, l’appareil est une grande tablette, assez mince, mais quand même encombrante. Celle-ci est aussi parfois moins puissante que le Surface Book complet, puisque la carte graphique optionnelle de l’ordinateur est intégrée au clavier, et non à l’écran.

Pour plus de puissance, si on souhaite par exemple dessiner sur AutoCAD directement, il est toutefois possible de poser l’écran à l’envers sur le clavier et de le refermer. Le résultat est cette fois-ci une tablette plutôt lourde et épaisse, mais plus puissante que n’importe quelle tablette à voir vu le jour jusqu’ici.

En mode ordinateur traditionnel, le Surface Book s’annonce quand même assez efficace. Après quelques minutes d’utilisation, son clavier semble correct, mais avec des touches assez difficiles à enfoncer, et son pavé tactile se démarque par son efficacité.

Caractéristiques
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Les caractéristiques du Surface Book varient selon le modèle sélectionné.

Dans tous les cas, notons que l’écran de 13,5 pouces est doté d’une excellente résolution de 3000 par 2000 pixels, et que l’ordinateur est livré avec un stylet actif Surface Pen. Celui-ci est plus précis qu’auparavant, il intègre désormais une efface à un bout (un ajout simple, mais tellement pratique) et il peut être posé magnétiquement sur le côté de l’écran de l’ordinateur.

Le mécanisme magnétique fonctionne d’ailleurs assez bien, et tient solidement le stylet en place. Il est difficile de croire qu’il sera encore à sa place après quelques heures dans un sac, et on peut s’imaginer constamment avoir à le chercher.

Selon le montant qu’on est prêt à débourser (de 2000 à 3500 $, environ), l’appareil peut être équipé de 128 Go à 512 Go d’espace, de 8 à 16 Go de mémoire vive, d’un processeur Intel Core i5 ou Core i7 Skylake de dernière génération et d’un processeur graphique NVIDIA optionnel.

Une nouvelle page pour Microsoft
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Le Surface Book marque une page d’histoire importante pour Microsoft, qui délaisse son modèle d’affaires habituel où l’entreprise développe le système d’exploitation et laisse la production des ordinateurs à ses partenaires.

Comme l’entreprise l’a fait avec sa Surface Pro dans le monde des tablettes, Microsoft affronte désormais directement les Asus, Dell, HP et Lenovo de ce monde, une situation qui ne fera certainement pas que des heureux.

Le Surface Book sera lancé le 26 octobre au Canada. Même s’il faudra l’essayer plus longuement pour s’en faire une opinion définitive, tout indique qu’il s’agit d’un ordinateur assez réussi, qui laisse certainement présager de belles choses pour les prochaines générations d’appareils.

Klout&lithiumComme c’est souvent le cas dans le monde des acquisitions entre services web, c’est par un communiqué diffusé sur leur site et un billet de blogue que Lithium a annoncé son acquisition de Klout. Oui, Klout, le service d’évaluation de l’influence sur les réseaux sociaux qui attribue un score aux abonnés et qui est devenu, au fil de son existence, non seulement une mesure comparative, mais un peu une icône dans le monde des influenceurs. Selon Forbes, Klout, qui compte quelque 60 employés, aurait été acquise au coût de 200 millions.

Intégrer la mesure de l’influence dans un contexte de mise en marché

Créé en 2008 dans le but d’établir une mesure de l’influence en évaluant la portée, l’amplitude et l’impact d’un utilisateur des réseaux, Klout atteint maintenant quelque 500 millions d’utilisateurs (les gens de Lithium disent « consommateurs »). Au cours des dernières années, Klout a cherché à améliorer son offre en contextualisant son analyse, par exemple avec Moments (qui permet de visualiser les publications les plus populaires d’un utilisateur). Car, faut-il le dire, pour atteindre un grand nombre de personnes et avoir un semblant d’influence, il suffit parfois de faire beaucoup de bruit, avec, comme accélérateur, les bons mots-clés.

En fait, pour ceux qui étudient la question de l’influence, l’utilisation principale de ces scores attribués par Klout, PeerIndex ou encore Kred se fait souvent dans une perspective d’évaluation d’une entreprise ou d’un produit (quels influenceurs ont propagé la nouvelle?) et se trouve donc naturellement associée à une démarche de veille stratégique ou concurrentielle. En ce sens, l’achat de Klout par Lithium, qui compte parmi ses clients Sephora, Skype et Best Buy, prend tout son sens : la compagnie qui offre un service de monitorage des médias sociaux et de communautés en ligne a maintenant une banque de profils d’utilisateurs influents, analysée, classée et prête pour appuyer leurs services existants.

Les bénéfices de cette acquisition

Klout-lithium« Avec Kout, Lithium pourra développer une relation de confiance entre les clients et les marques qui les intéressent », a commenté Rob Tarkoff, le président de la compagnie. Il croit aussi que la confiance est la monnaie d’échange en ligne, et cette confiance se bâtit grâce aux opinions et aux contenus des gens à qui l’on fait confiance.

Toujours selon Lithium, les bénéfices pour les marques seront de pouvoir mieux connaître leur clientèle, de recevoir une rétroaction sur leurs produits et d’obtenir plus d’abonnements dans les réseaux sociaux de la part des consommateurs. Pour le client, les avantages seront de découvrir des entreprises et des personnes en qui ils ont confiance et de recevoir des marques de reconnaissance ou des cadeaux.

Une fois de plus, on constate que ces services qui paraissent parfois futiles en cours de développement, comme Klout, prennent tout leur sens quand ils sont intégrés à un portefeuille de services destinés au marketing. Pour ceux qui s’étonnent du prix de vente, en comparaison avec un service comme Instagram qui avait obtenu 1 milliard de dollars de Facebook, Klout est un service complémentaire qui trouve sa raison d’être dans un système marketing déjà éprouvé.