Billets classés sous la catégorie « Gadgets »

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Microsoft a organisé une conférence de presse majeure aujourd’hui, lors de laquelle la compagnie américaine a dévoilé les futures fonctionnalités de son système d’exploitation Windows 10, mais aussi les HoloLens, des lunettes de réalité augmentée à mi-chemin entre les Google Glass et l’Oculus Rift.

Windows 10 : Cortana, nouvelle interface, nouveau navigateur web et plus
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Après avoir annoncé l’arrivée de Windows 10 il y a quelques mois – rappelons que Microsoft passera directement de Windows 8.1 à Windows 10, afin de souligner l’importance de la mise à jour – Microsoft a finalement présenté aujourd’hui plusieurs nouveautés et améliorations qui seront apportées à son système d’exploitation.

Du lot, on retient tout particulièrement l’arrivée de Cortana sur les PC, l’assistant virtuel offert depuis quelque temps sur Windows Phone 8.1. Cortana devrait être utilisé pour contrôler son PC avec la voix, noter rapidement des rappels, etc.

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Comme qu’annoncé précédemment, Microsoft compte aussi raffiner l’interface de son système d’exploitation, afin que celle-ci soit mieux adaptée aux ordinateurs munis d’un clavier et d’une souris, mais aussi pour offrir un menu latéral gauche plus complet qu’auparavant, avec plus de raccourcis et différentes notifications, un peu à la manière d’un téléphone intelligent.

Windows 10 sera finalement offert avec un nouveau navigateur web, qui ne sera plus Internet Explorer. Le Projet Spartan, comme il est nommé pour l’instant, permettra notamment d’écrire directement sur une page web avec un doigt, une souris ou un stylet et d’afficher des pages web pour qu’elles soient plus faciles à lire. Il intégrera aussi l’assistant Cortana un peu partout dans son interface.

Des applications universelles pour Windows, Windows Phone et Xbox One
L’autre nouveauté attendue de Windows 10 est l’arrivée d’applications universelles, qui pourront fonctionner à la fois sur un téléphone Windows 10, un ordinateur Windows 10 ou une console Xbox One.

Certains logiciels pourraient particulièrement profiter de cet écosystème, notamment les jeux, mais aussi des applications de productivité, des calendriers ou des gestionnaires de photos.

Ce n’est pas la première fois que Microsoft annonce l’arrivée de ces applications, mais la compagnie a aujourd’hui dévoilé un peu plus de détails sur ce que les développeurs auront à accomplir pour assurer le bon fonctionnement de leur logiciel, peu importe la plateforme utilisée.

Xbox s’invite dans Windows (et vice-versa)
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Les utilisateurs de Windows 10 pourront aussi profiter d’une meilleure intégration des services Xbox de Microsoft.

La nouvelle application Xbox permettra notamment de suivre ses avancements dans ses jeux, peu importe la plateforme utilisée, mais aussi d’enregistrer ses parties en vidéo et de les partager ensuite sur le web.

Ce qui est plus intéressant maintenant, les ordinateurs utilisant Windows 10 permettront de jouer à un jeu installé sur une Xbox One, à condition que la console soit branchée au même réseau que l’ordinateur, ce qui devrait permettre notamment de libérer le téléviseur du salon pour d’autres membres de la famille, sans arrêter de jouer à son jeu.

Certains jeux permettront aussi l’utilisation de modes multijoueurs locaux, où un joueur sera devant le téléviseur et l’autre devant un PC, ce qui devrait être particulièrement intéressant pour les jeux de combat.

Notons que la Xbox One intégrera aussi des éléments de Windows 10, mais que ceux-ci n’ont toujours pas été annoncés.

Windows 10 : une mise à jour gratuite (pour un an)
Tous les utilisateurs de Windows 7, de Windows 8 et de Windows 8.1 pourront mettre à jour leur ordinateur et obtenir Windows 10 gratuitement, mais ce, uniquement pendant la première année du système.

Les ordinateurs mis à jour gratuitement continueront de recevoir les mises à jour de Microsoft toute leur vie, mais ceux qui auront trop attendu devront payer pour installer Windows 10.

Voilà qui sera à considérer dans les entreprises et dans les bureaux des gouvernements, où l’on attend souvent plusieurs années avant de mettre à jour les ordinateurs et d’utiliser une nouvelle version de Windows.

Windows 10 : pour les téléphones également
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Microsoft a aussi profité de sa conférence de presse pour dévoiler ses plans pour les téléphones intelligents. Désormais, on ne parlera pas de Windows Phone 10, mais de Windows 10 pour téléphones, une façon de rappeler que la compagnie propose un système unique, peu importe la plateforme utilisée.

Windows 10 pour les téléphones et tablettes de moins de 8 pouces sera compatible avec les processeurs ARM (ce qui en fait également le successeur de Windows RT), en plus de proposer une nouvelle interface, qui rappelle quand même celle de Windows Phone 8.1.

Le système sera évidemment mieux intégré à Windows 10, avec des notifications et des applications universelles, et il propose quelques changements appréciés, comme des paramètres mieux classés qu’auparavant (une nouvelle qui saura certainement ravir les utilisateurs actuels de Windows Phone).

Microsoft a également présenté quelques applications compatibles avec Windows 10 pour téléphones, comme une nouvelle version d’Office, un nouveau client Outlook et un client de messagerie intégrant différents protocoles, notamment Skype et les SMS.

Reste maintenant à voir si cet écosystème élargi pour les applications Windows sera suffisant pour convaincre les développeurs d’y ajouter leurs applications mobiles, ce qui n’est pas toujours le cas présentement.

Windows Holographics : Microsoft s’attaque à la réalité augmentée
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La grande surprise de la journée a toutefois été l’annonce des HoloLens, des lunettes de réalité augmentée permettant d’afficher des hologrammes dans son environnement physique.

Ces lunettes, plus grosses que les Google Glass mais plus petites que les Oculus Rift, permettent d’afficher du contenu 3D dans l’espace devant nous et d’interagir avec ce dernier par la voix ou avec ses mains.

Parmi les forces de l’appareil, notons son indépendance; il pourra faire fonctionner des applications Windows universelles sans aucun câble, sans téléphone et sans ordinateur.

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Les lunettes ressemblent à plusieurs égards à ce à quoi les gens s’attendaient des Google Glass. Contrairement à ces dernières, les HoloLens sont conçues pour être portées à la maison et au travail pour des usages spécifiques, et non dans la vie de tous les jours.

Parmi les logiciels Windows Holographics présentés par Microsoft pendant sa conférence, notons un logiciel pour créer des modèles 3D et une version modifiée du jeu Minecraft.

Les lunettes HoloLens devraient être lancées « pendant que Windows 10 sera encore sur le marché », donc probablement en 2016.

Surface HUB : un moniteur intelligent de 84 pouces
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Mirosoft a finalement dévoilé un autre nouvel appareil Windows aujourd’hui, la Surface HUB. Ce téléviseur de 84 pouces se veut une version un peu plus intelligente et un peu plus connectée d’un tableau blanc, qui pourra par exemple être utilisé dans les entreprises pour les séances de remue-méninges.

Lancement de Windows 10 d’ici la fin 2015
Windows 10 sera offert au grand public d’ici la fin 2015. En attendant, ceux qui participent au programme Windows Insider pourront essayer certaines nouveautés annoncées aujourd’hui à partir des prochaines semaines. Un aperçu de Windows 10 pour téléphones pourra aussi être installé par les utilisateurs du programme plus tard en février.

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Le gadget avec lequel je me suis le plus amusé au dernier Consumer Electronic Show (CES) n’a pas été créé par l’un des géants de l’industrie techno, mais plutôt par une petite compagnie en démarrage norvégienne, Activetainment, qui a dévoilé un concept de vélo d’entrainement franchement réussi. Voici ce qui se passe, lorsqu’un vélo d’entrainement futuriste et un jeu vidéo se rencontrent.

L’Ebolve est un vélo d’entrainement nouveau genre, qui permet de contrôler un vélo virtuel dans un jeu vidéo présenté sur une télé.

Ici, tout est synchronisé. D’un côté, le vélo est utilisé pour contrôler l’action dans le jeu (plus on pédale rapidement, plus le vélo avance rapidement), et de l’autre, ce qui se passe à l’écran a un effet sur le vélo. Si vous devez pédaler dans une côte, par exemple, la roue avant du vélo va se lever dans les airs pour simuler l’ascension, et il sera plus difficile de pédaler.

Le réalisme du vélo est franchement réussi, et gravir et descendre des côtes semble naturel à souhait. Il ne manquerait qu’un ventilateur pour simuler le vent pour que l’expérience soit complète.

Un jeu réussi
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Le concept d’Ebove n’est pas entièrement nouveau, mais il se démarque principalement de deux façons. Même si j’ai souvent essayé des appareils pour l’entrainement reliés à une télé au cours des dernières années, aucun d’entre eux n’offrait le réalisme du vélo d’Activetainment.

L’autre force d’Ebove est le jeu vidéo en tant que tel. Il s’agit d’un vrai jeu, où le but n’est pas seulement d’être le plus rapide possible, mais aussi, par exemple, de faire des sauts et des culbutes, grâce à des rampes qui seraient parfois ridiculement dangereuses dans la vraie vie.

Dans le jeu vidéo d’Ebolve, on tombe souvent en bas du ravin, et il faut constamment recommencer ses sauts.

Si ce volet peut sembler contre-productif, il rend aussi l’expérience beaucoup plus amusante, en plus de nous donner parfois un peu de répit bien mérité.

Aussi avec Oculus Rift
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Il est bon de noter qu’Ebove peut aussi être utilisé avec un casque Oculus Rift. Malheureusement, l’expérience est alors plutôt ratée, et donne rapidement la nausée (ou le mal viscéral, comme dit Oculus VR).

D’ailleurs, s’il était possible au début du CES d’essayer Ebove avec l’Oculus Rift ou une télé, les lunettes de réalité virtuelle ont été remplacées par un second téléviseur pour les derniers jours du salon.

Pour les gymnases ou la maison
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L’Ebove est conçu autant pour les particuliers que pour les gymnases. Son prix, qui n’a toujours pas été annoncé, devrait toutefois déterminer qui sera le public cible de l’appareil lorsqu’il sera lancé plus tard cette année.

Ceux qui l’utiliseront en public pourront toutefois profiter d’une fonction supplémentaire, grâce à laquelle les différents cyclistes dans le gymnase s’affronteront dans une course virtuelle en direct, ce qui devrait ajouter un côté compétitif au jeu.

Que ce soit à la maison ou au gymnase, l’Ebove d’Activetainment s’annonce comme un appareil franchement réussi. Après avoir joué à Ebove pendant quelques minutes au CES, j’étais complètement en sueur, mais j’avais aussi envie de remonter sur l’appareil et de continuer à pédaler, ce qui ne m’est pas arrivé souvent avec un vélo stationnaire régulier.

Martin Lessard2015 : chute des « objets intelligents »

par

 publié le 5 janvier 2015 à 14 h 24

En 2015, les « objets intelligents » quitteront définitivement le domaine exclusif des acheteurs précoces pour toucher enfin M. et Mme Tout-le-Monde.

Ce qu’on appelle l’internet des objets (Internet of things) et les vêtements et accessoires connectés (wearable technologies), c’est-à-dire du thermostat à la télévision « intelligente » et de la montre au vêtement connecté, connaîtra un grand boum cette année.

Et, à mon avis, ça décevra.

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L’explosion des objets connectés

S’il restait des gens qui ne savaient pas que les objets et les vêtements connectés étaient arrivés, hé bien! en 2015, il n’en restera plus.

L’année 2015 sera l’explosion pour le grand public! Attendez de voir ce qui va sortir au CES, la grand-messe de l’électronique (Maxime sera au CES cette semaine, ne manquez pas ses billets à partir de demain sur Triplex).

J’évalue que le tournant se fera avec l’arrivée tant attendue de l’Apple Watch dans les prochains mois.

Pourquoi l’Apple Watch? Ce n’est pourtant ni la première ni la dernière (peut-être même pas la meilleure) montre connectée. C’est parce qu’Apple a le don de faire parler d’elle plus que les autres!

Les montres connectées ne concerneront plus que les petits groupes d’admirateurs de Dick Tracy ou de Star trek; M. et Mme Tout-le-Monde pourront aussi en profiter!

Une étude du cabinet Forrester dévoilée en décembre dernier au salon LeWeb montre que 45 % des Américains et 32 % des Européens envisagent d’acheter un objet connecté (montre ou autre).

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Une montre connectée à quoi?

Les objets connectés connaîtront donc la popularité, à mon avis, avec la sortie de la montre Apple, que la force médiatique de la firme fera connaître à tous.

Mais à quel besoin répond une montre connectée?

Il faut savoir qu’en moyenne, il semble qu’on regarde notre téléphone 221 fois par jour, selon une étude de Tecmark, avec une utilisation totale de 3 heures 16 minutes quotidiennement!

On pense donc que la montre va répondre à un besoin bien précis — et paradoxal : une envie de décrocher de l’écran du téléphone.

Au lieu de sortir intempestivement notre téléphone à tout bout de champ pour connaître l’heure ou voir qui nous texte, un seul regard furtif à notre montre nous donnera la réponse.

En soi, cet usage est de bon augure pour l’avenir des objets connectés portés.

Mais ma prédiction, c’est que cet usage apportera aussi son lot de problèmes (de manipulation, d’interconnexion, d’interruption) qui ne réglera rien — ou pas autant qu’on le souhaiterait pour le prix — car cela nous ajoutera un écran de plus à gérer (avec l’iPod, le Galaxy, l’iPad, le Fitbit et le PC que nous avons à la maison).

Comme pour l’iPad, après l’excitation, la chute (un recul de 50 % des ventes de l’iPad est prévu pour le début de 2015, selon des estimés).

La montre connectée suivra le même chemin. De même que tous les objets connectés. Le grand public ne suivra pas autant que les industriels le souhaitent.
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La fin des objets « intelligents »

Pas besoin d’être intelligent pour comprendre que les objets « intelligents » (traduction abusive de smart) ne sont pas si « intelligents ».

N’importe qui a reçu à Noël une montre connectée ou une télé connectée sait que l’interconnexion entre les systèmes est surestimée. Essayer par exemple de faire parler un appareil d’Apple avec une télé Samsung. Une vraie farce.

Comprenons-nous bien. Ces ennuis d’interconnexion ne feront qu’un temps. L’internet des objets n’est vraiment pas un leurre. Mais cette année, seule la déception sera au rendez-vous.

Chaque année, la firme de recherche Gartner publie un tableau du cycle des technologies où les tendances de l’heure sont placées sur une courbe de maturité.

Ce tableau offre en un coup d’oeil la trajectoire présente et future des innovations technologiques. Nous vous en avions touché un mot sur Triplex l’été dernier.

Regardez ce qui est tout en haut de la courbe des attentes :

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Source Gartner

L’internet des objets et l’informatique portable connectée ont été placés au sommet. Juste avant la chute inévitable.

Inévitable, car le buzz va atteindre un point de saturation et frapper le « mur de déception » dû aux attentes démesurées et irréalistes. À mon avis, ce sera cette année.

Ce ne sera pas la fin des objets connectés, mais un réajustement des attentes.

Et j’espère qu’on en profitera pour évacuer les épithètes smart et « intelligent » par la même occasion.

Maxime JohnsonEssai de la nouvelle Sling TV

par

 publié le 21 octobre 2014 à 12 h 54

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Alors que de plus en plus de gens jonglent avec l’idée de remplacer leur abonnement à un service de télévision par câble par un abonnement à différents services de télé en ligne comme Netflix, une entreprise, Sling Media, produit des appareils qui vont à l’opposé de cette tendance. La nouvelle Sling TV permet plutôt de diffuser l’image de son câble à la maison sur Internet, pour ne pas rater ses émissions préférées en voyage, par exemple. Une idée simple, qui fonctionne particulièrement bien.

Présentation des Slingbox
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Les Slingbox, le nom donné aux appareils de l’entreprise Sling Media, sont de petites boîtes de plastique que l’on relie à la fois à son récepteur numérique (câble, satellite, etc.) par un port HDMI ou avec des câbles composantes, et à Internet, par un port Ethernet ou un réseau wi-fi.

Il suffit ensuite de se brancher à sa Slingbox à distance, par un ordinateur ou une application mobile, pour pouvoir contrôler et regarder son téléviseur.

On peut alors afficher une télécommande virtuelle, qui contrôle un émetteur infrarouge sur sa Slingbox à la maison, qui contrôle ensuite à son tour son récepteur numérique, toujours par émetteur infrarouge, comme avec sa manette habituelle. On peut donc changer de poste, enregistrer des émissions, accéder à son enregistreur numérique, le tout, exactement comme si on était à la maison.

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Le procédé n’est pas des plus élégant, mais celui-ci fonctionne bien et avec n’importe quel service de câble, de télé IP, de télé satellite ou même de télé HD par les ondes.

Alors que de plus en plus de services exigent un abonnement mensuel, les appareils de Sling Media n’en nécessitent aucun. Les applications mobiles de l’entreprise sont toutefois vendues 15 $, un prix quand même assez élevé, surtout que ce ne sont pas des applications universelles. Vous devrez donc l’acheter pour votre tablette ET votre téléphone Android, ou pour votre iPhone ET votre iPad.

À quoi ça sert?

La Slingbox peut quand même servir à plusieurs choses. L’accès à distance à ses émissions de sport est certainement la plus courante, mais certaines personnes peuvent aussi s’en servir pour regarder leur télé en direct un peu partout dans leur maison, par exemple. Un étudiant pourrait aussi l’utiliser pour regarder ses émissions locales une fois à l’université (ou, plus réalistement, pour accéder au câble de ses parents sans payer) et même pour partager le câble entre plusieurs personnes qui n’habitent pas ensemble.

Officiellement, Sling se dissocie bien sûr de ces deux derniers usages plutôt douteux, mais il serait naïf de croire que les économies que l’appareil permettra de réaliser ne sont pas l’une des raisons qui pousseraient les consommateurs à acheter une Slingbox.

Une nouvelle interface pour la Sling TV
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Techniquement, la nouvelle Sling TV de Sling Media est exactement le même appareil que la Slingbox 500 lancée avant elle.

Celle-ci offre toutefois une nouvelle interface qui permet d’explorer le contenu facilement, de voir en un coup d’oeil lesquelles de ses émissions préférées sont à l’écran, d’explorer les films qui seront à l’affiche pendant la journée, etc.

Un guide spécialement conçu pour le sport permet aussi de consulter directement le score des matchs, et toute l’interface a été revue pour permettre de publier ses impressions sur les réseaux sociaux.

Sling Media croit beaucoup en cette nouvelle interface, au point de penser que les utilisateurs voudront aussi s’en servir à la maison, sur leur téléviseur principal, et non seulement à distance.

Je suis moins convaincu que les gens l’utiliseront principalement à la maison, mais je dois reconnaître que l’interface est assez jolie, et surtout plus efficace à distance que la navigation dans le guide habituel de sa télé (une opération saccadée et parfois frustrante par une Slingbox, du moins lorsqu’on ne connaît pas le numéro du poste qu’on cherche ou qu’on ne sait pas quoi regarder).

Notons toutefois que certains canaux étaient erronés dans le guide lorsque je l’ai essayé avec le service Fibe de Bell, ce qui rendait la nouvelle interface un peu moins intéressante. La sélection des postes de notre abonnement à la première utilisation de la Slingbox est aussi long et ardu, et la francisation des applications de Sling Media est loin d’être adéquate.

Bonne qualité d’image
J’ai été agréablement surpris par la qualité de la transmission d’image de la Sling TV. La qualité de l’image à distance n’est pas la même qu’à la maison (même si la résolution est de 1080p), mais celle-ci est quand même très acceptable, en plus d’être fluide si vous possédez une bonne connexion Internet.

Sur ce point, notons que Sling Media recommande une connexion d’au moins 1,5 Mbit/s pour une transmission HD pleine.

En résumé : un concept unique, qui fonctionne bien
Les Slingbox sont des appareils uniques sur le marché, et Sling Media a maintenant eu quelques années pour les peaufiner.

329,99 $ est un peu cher, mais la Sling TV offre un service sans attrapes, qui fonctionne exactement comme on s’y attend. On apprécie les nouveautés apportées à la Sling TV, même si celles-ci sont quand même plutôt mineures.

Ce n’est certainement pas tout le monde qui a besoin de la Sling TV, mais ceux qui recherchent un appareil du genre ne seront pas déçus.

Notons au passage que ceux qui ne tiennent pas au nouveau guide de Sling Media et à sa nouvelle interface peuvent aussi se tourner vers la Slingbox M1, moins coûteuse, à 179 $. Celle-ci est moins agréable à contrôler, mais elle offre la même technologie de transmission et permet de regarder son contenu à distance aussi bien qu’avec la Sling TV.

Catherine MathysMes 5 fabuleuses minutes avec Patrick Watson

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 publié le 17 octobre 2014 à 15 h 26

Il y a de ces expériences qui vous marquent. Après les avoir vécues, vous avez un peu l’impression d’avoir entrevu une partie de l’avenir. C’est ce qui m’est arrivé après avoir essayé le Samsung Gear VR avec le film Strangers with Patrick Watson, réalisé sur mesure pour l’appareil par Félix & Paul studios. Félix Lajeunesse, à l’occasion du Festival du nouveau cinéma, est venu parler des prouesses de la réalité virtuelle filmée en 3D à 360 degrés dans un après-midi de mini-conférences consacrées aux technologies et aux nouvelles écritures.

Samsung Gear VR : un appareil prometteur

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J’étais curieuse de voir le film, bien sûr, mais aussi de faire l’essai des lunettes Samsung Gear VR. Comme il est léger et facile à porter, on oublie vite l’appareil qu’on porte pour se transporter dans un autre lieu, dans une salle de répétition avec Patrick Watson, en l’occurrence. Dans un récent billet, mon collègue Maxime Johnson nous dévoilait les atouts du nouveau Samsung Gear VR.

« Le nouveau casque de Samsung est un appareil assez simple, où le logiciel nécessaire, l’écran et la plupart des autres composantes se retrouvent dans un téléphone intelligent, le Galaxy Note 4, et non dans le casque en tant que tel.

Le casque comporte quand même quelques éléments d’électronique, comme un capteur de mouvements supplémentaire et un pavé tactile sur la tempe de l’utilisateur, mais il s’agit principalement d’un boîtier de plastique simple, avec deux lentilles, qui permettent à l’utilisateur de voir l’écran du Galaxy Note comme s’il s’agissait d’un téléviseur de 175 pouces placé à 2 mètres devant lui. »

On se trouve effectivement entièrement captif de l’écran qu’on a devant les yeux. Si l’image est un peu floue, l’effet est tout de même saisissant au point ou on se sent entièrement intégré à elle plutôt que d’en être un simple spectateur.

La philosophie de Félix & Paul studios

Paul Raphaël et Félix Lajeunesse

Paul Raphaël et Félix Lajeunesse

Félix Lajeunesse, l’un des cofondateurs de Félix & Paul studios, a raconté au micro du FNC Pro, qu’il cherchait depuis longtemps à briser les conventions du cadre auquel on est habitué au cinéma. Il voulait atteindre le même niveau d’émotion que pouvait offrir le visionnement d’un film, mais sans nécessairement raconter une histoire ou passer par le jeu d’un acteur. Pour lui, l’un et l’autre sont des détours qu’il ne souhaitait pas emprunter. Il préférait trouver une manière d’atteindre directement les émotions du spectateur sans passer par un personnage.

Il a donc préféré créer une technologie 3D stéréoscopique qui lui permettait de s’attarder à du contenu contemplatif. C’est ainsi qu’il est allé tourner, par exemple, une ruelle de Shanghai où on pouvait simplement assister au passage du temps. Par la suite, la rencontre avec l’équipe d’Oculus a été déterminante. Le duo de Félix Lajeunesse et de Paul Raphaël a voulu mettre la caméra à la hauteur des yeux, comme si le spectateur regardait l’action directement, comme si la médiation du jeu de l’acteur ou du cadre de l’écran n’existait plus. L’expérience de Strangers with Patrick Watson est un exemple de ce qu’il est possible de faire sans trame narrative, ni décor, ni scénario. Le simple fait de se sentir présent suffit.

Strangers with Patrick Watson

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La liste d’attente est longue. L’activité dure 5 minutes mais il faut laisser refroidir l’appareil. Il a donc fallu s’inscrire pour avoir la chance de faire l’expérience dont on m’avait tant parlé. Enfin, c’est à mon tour. Je m’assois bien droit sur une petite banquette blanche. On place le téléphone Galaxy Note 4 dans l’appareil. On referme le tout avec une plaquette. C’est prêt. On me place les lunettes sur les yeux en prenant soin de guider ma main vers la roulette de la mise au point. C’est fait. On me place les écouteurs sur les oreilles. Vu de l’extérieur, tout cela ne doit pas être d’un grand chic. Tant pis. Je n’y pense plus, j’ai déjà décollé. La banquette blanche, les gens qui m’entourent, tout disparaît. Je me retrouve face à Patrick Watson assis devant son piano. Je suis avec lui dans sa salle de répétition. Il se lève, cherche une cigarette puis se rassoit. Il essaye quelques notes puis recommence. Au début, je n’ose pas regarder ailleurs. Après tout, j’assiste à un moment intime de création. Je suis presque incommodée par l’odeur de sa cigarette. C’est vous dire la puissance de l’engin. On se croit réellement en présence de Patrick Watson, tellement qu’on ne veut pas le froisser en détournant le regard.

Je finis par le faire, pour voir où on se trouve et pour voir aussi à qui il parle, puisqu’il échange des mots avec quelqu’un. Je ne vois personne, enfin presque. Derrière nous, le labrador noir de Patrick écoute tranquillement la musique de son maître. Il bâille même, à l’occasion. La pièce est pêle-mêle, un fouillis comme on se l’imagine dans l’atelier d’un artiste. Je regarde à droite, à gauche, au plafond et au plancher. J’inspecte tout, des lattes de bois franc au système de gicleurs. Je suis bien là. Rien ne m’échappe. Sauf moi-même. Je regarde vers le bas et je ne vois ni mes jambes ni mes mains. J’espionne sans être là. Incroyable sensation de vérité. Pendant 5 minutes, Patrick Watson chante pour moi. Au bout d’un moment, le défilement du générique me rappelle que c’est une fiction et qu’elle n’a jamais eu de réalité.

J’enlève les écouteurs, je remets les lunettes à la gentille personne qui se trouve devant moi. Je retrouve la pièce lumineuse où avait lieu l’essai. Je sens d’ores et déjà qu’il s’agit d’une véritable révolution technologique et que je viens de toucher à l’avenir. J’ai déjà hâte à mon prochain voyage. D’ici là, le Samsung Gear VR sera en vente dans les prochaines semaines, selon Félix Lajeunesse. Devinez ce que je vais demander pour Noël?