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Maxime JohnsonUn premier iPod depuis 2012 pour Apple

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 publié le 16 juillet 2015 à 8 h 09

Même s’il n’occupe plus une place prépondérante parmi les produits Apple, le lecteur multimédia iPod n’est pas mort. L’entreprise américaine a d’ailleurs lancé hier une mise à jour importante de son iPod touch, une première depuis 2012, en plus d’offrir de nouvelles couleurs pour l’iPod nano et l’iPod shuffle.

iPod touch : à mi-chemin entre un iPhone 5 et un iPhone 6
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L’iPod touch de sixième génération se veut un mélange entre un iPhone 5 et un iPhone 6.

La nouvelle variante du lecteur multimédia d’Apple intègre en effet plusieurs caractéristiques du dernier téléphone du fabricant, notamment un processeur A8 à 64 bits et le coprocesseur M8, qui permet de profiter des capteurs de l’appareil même lorsque ce dernier est en veille, afin par exemple de calculer ses pas pendant la journée.

Son appareil photo a aussi été amélioré. Il comprend désormais un capteur iSight de 8 mégapixels et une caméra frontale HD offrant un mode rafale, un mode HDR et un contrôle manuel de l’exposition.

Le nouvel iPod n’adopte toutefois pas le grand format de l’iPhone 6, puisqu’il conserve l’écran de 4 pouces qui équipait l’iPhone 5 et l’iPhone 5S. On n’y trouve pas non plus de lecteur d’empreintes digitales TouchID. Ces choix permettent en partie à l’appareil de se vendre à un prix beaucoup plus bas que celui de l’iPhone, soit 249 $ pour le modèle de 16 Go contre 839 $ pour un iPhone 6 équivalent.

Mise à jour nécessaire
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Il ne fait aucun doute que l’importance de l’iPod a grandement diminué avec la montée des téléphones intelligents. Depuis le premier trimestre de 2015, Apple ne dévoile d’ailleurs plus les ventes de ses iPod, puisque celles-ci sont désormais incorporées dans la catégorie « Autres produits » dans les résultats trimestriels de l’entreprise, avec les accessoires, les appareils Beats Electronics et l’Apple TV.

La mise à jour de cette semaine était toutefois des plus nécessaire, puisque le dernier iPod touch était inspiré de l’iPhone 5 et même de l’iPhone 4, avec son processeur A5, ses 512 Mo de mémoire vive (plutôt que 1 Go à l’heure actuelle) et sa caméra de seulement 5 mégapixels.

Avec ses nouvelles caractéristiques, l’appareil représente un choix intéressant pour ceux qui cherchent les avantages d’un téléphone intelligent, mais sans les fonctions téléphoniques et surtout, à prix abordable.

Le nouvel iPod touch devrait aussi permettre aux développeurs de tester leurs applications mobiles à faible coût sur un appareil aussi performant que l’iPhone actuel, et non sur un autre qui serait quelques générations en retard.

Notons finalement que le modèle de 128 Go remplace pour sa part l’iPod Classic de 160 Go, qui a récemment été retiré des tablettes par Apple. Son prix de 499 $ pourrait toutefois faire peur à certains.

De nouvelles couleurs pour les iPod nano et iPod shuffle
touchj nano

Les iPod nano et shuffle ont pour leur part eu droit à des changements esthétiques seulement, puisqu’ils sont désormais offerts en bleu, en rose et en doré (tout comme l’iPod touch, d’ailleurs), en plus des habituels argent, noir et rouge.

Il est bon de noter que puisque ces deux appareils n’intègrent pas de connectivité wi-fi, ceux-ci ne sont pas compatibles avec le nouveau service Apple Music et la radio Beats 1. Voilà probablement une occasion ratée, surtout dans le cas de l’iPod nano, qui commence à en offrir bien peu pour son prix.

L’iPod nano est vendu à 179 $ pour 16 Go au Canada, et l’iPod shuffle, à 59 $ pour 2 Go.

Oculus et Sony, deux des principaux fabricants de lunettes de réalité virtuelle, avaient en main leurs derniers prototypes de lunettes Rift et Morpheus la semaine dernière au salon du jeu vidéo E3 de Los Angeles. Triplex était sur place pour les essayer et constater à quel point elles se sont améliorées au cours des derniers mois.

Oculus Rift
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Le pionnier de la réalité virtuelle Oculus a profité du salon du jeu vidéo pour dévoiler la version définitive de ses lunettes de réalité virtuelle Oculus Rift, qui seront lancées lors du premier trimestre de 2016.

Le prototype final, selon le modèle précédent auquel on le compare, peut soit offrir des améliorations majeures ou bien quelques changements esthétiques.

Techniquement, il s’agit sensiblement des mêmes lunettes que Crescent Bay, un prototype qui n’a toutefois pas souvent été montré par Oculus. Les différences par rapport au second ensemble de développement (DK2), le prototype que la plupart des gens ont essayé jusqu’ici, sont toutefois assez importantes.

L’Oculus Rift propose en effet un écran plus précis qu’auparavant, qui n’a peut-être pas la qualité d’un téléviseur HD, mais qui ne donne plus l’impression que l’on regarde au travers d’une moustiquaire. L’image est aussi plus fluide, ce qui aide à ne pas trop avoir de nausées, et la gestion du son a aussi été améliorée, avec des écouteurs intégrés qui peuvent être enlevés facilement et un son ambiophonique qui contribue au réalisme de l’expérience.

La plus grande nouveauté depuis le DK2 est le positionnement amélioré de la tête, puisqu’il est possible de bouger avec quand même beaucoup d’amplitude et de précision.

Il est bon de noter que même la version définitive de l’Oculus Rift ne règle toujours pas le problème des nausées par contre. Certaines personnes sont plus sensibles que d’autres à la réalité virtuelle, et même l’estomac le plus solide risque d’avoir de la difficulté à gérer un jeu mal conçu.

Au E3, Oculus avait quelques jeux à proposer, dont Edge of Nowhere, une sorte d’aventure qui mélange du fantastique et de l’alpinisme, et un jeu de hockey, où l’on contrôle principalement le gardien de but.

Les deux jeux sont intéressants, surtout Edge of Nowhere, mais on est encore à l’état expérimental, et aucun de ces titres n’a une durée de vie de plus de quelques minutes.

Notons enfin que le modèle final de l’Oculus Rift est quand même bien conçu, avec un design simple de fabrication assez confortable. L’ajustement sur la tête est aussi plus facile qu’avec le Sony Morpheus.

La plus grande faiblesse de l’Oculus Rift pourrait en fait être l’investissement qu’il sera nécessaire de faire pour en profiter, puisqu’en plus des quelques centaines de dollars qu’il faudra payer pour les lunettes elles-mêmes, il sera nécessaire de s’équiper d’un ordinateur de bureau puissant, d’une valeur d’environ 1500 $ au moins.

Oculus Touch
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Oculus avait quelques exemplaires de ses manettes Oculus Touch, aussi dévoilées à l’occasion du salon du jeu vidéo E3. Il s’agit d’une manette assez simple, qui permet de se servir de ses mains dans l’environnement virtuel de l’Oculus Rift, de prendre des objets virtuels, de les lancer, etc.

Le tout rappelle les manettes des lunettes HTC Vive (Valve VR), que Triplex avait essayées lors du dernier Mobile World Congress.

Pour essayer l’Oculus Touch au E3, l’utilisateur entrait dans une petite salle isolée et équipée d’un petit tapis pour indiquer les limites qu’il ne fallait pas franchir, puisque, contrairement aux autres démonstrations, l’utilisateur était ici debout.

Une fois les lunettes posées sur la tête, on rejoignait alors dans une salle de jeux virtuelle une employée d’Oculus, qui était pour sa part dans une salle similaire à quelques mètres de là.

On pouvait alors s’amuser à détruire des statues à l’aide de divers objets, à taper une balle de ping-pong avec une raquette virtuelle, à lancer un boomerang (et à le tirer par la suite avec un fusil jouet), etc.

Il ne faudrait pas sous-estimer l’importance de l’Oculus Touch dans la réalité virtuelle. Même si on a sur la tête les mêmes lunettes qu’auparavant, le fait de toucher les choses et de voir nos mains se déplacer transforme complètement l’expérience.

On oublie que la salle n’est pas réelle, on oublie que la raquette de ping-pong n’en est pas une vraie, et on oublie que l’autre personne n’est pas réellement avec nous. C’est vrai avec la réalité virtuelle en général (lorsqu’elle est bien conçue), mais ce l’est dix fois plus avec des manettes du genre, qui pourraient bien s’imposer comme un incontournable au fil du temps.

Sony Morpheus
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Même si Sony a passé très rapidement sur ses lunettes Morpheus lors de sa conférence de presse du E3, les lunettes jouissaient d’une bonne place au salon, avec de nombreuses stations d’essai et de nombreux jeux proposés.

Sony ne nomme pas ses différents prototypes, mais depuis les dernières générations de Morpheus, le taux de rafraîchissement de l’écran a été augmenté, le positionnement est un peu plus précis qu’auparavant et l’écran est passé d’un écran ACL à un écran OLED. Le résultat est meilleur qu’à son dévoilement à la Game Developers Conference 2014, sans pour autant changer la donne non plus.

Parmi les jeux Morpheus essayés au E3, notons Kitchen, un jeu d’horreur où le joueur est attaché à une chaise, et une démo conçue par Sony pour mettre en valeur les possibilités multijoueurs des lunettes.

Dans cette démo sympathique, le joueur incarne un monstre qui doit tout d’abord détruire une ville en donnant de coups de tête dans les édifices, et il doit à la fin éviter les objets que lui lancent quatre autres joueurs, qui sont pour leur part équipés de manettes normales et qui voient la scène de leur propre point de vue, sur le téléviseur.

L’un des grands défauts de la réalité virtuelle est qu’elle isole les joueurs du monde extérieur. Les lunettes devraient permettre aux développeurs de créer des expériences qui pourront être jouées à plusieurs d’une façon quand même efficace, ce qui sera certainement un avantage.

D’une façon plus générale, notons que les Sony Morpheus semblent être un échelon en dessous de l’Oculus Rift. Visuellement, l’image est moins jolie, et le positionnement fonctionne un peu moins bien qu’avec le Rift. L’absence d’une manette comme l’Oculus Touch pourrait aussi se faire sentir rapidement.

Le plus grand avantage des Morpheus est toutefois qu’elles fonctionneront seulement avec une PS4, ce qui devrait grandement limiter l’investissement nécessaire pour en profiter.

Dans tous les cas, Sony aura aussi l’occasion de réajuster le tir, puisque ses lunettes sont toujours à l’état de prototype et qu’elles ne seront pas lancées avant la première moitié de 2016.

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Martin LessardInternet des objets : le calme avant la bataille

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 publié le 22 mai 2015 à 15 h 42

Tout est en place pour un combat des standards dans le joli monde de l’Internet des objets.

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Les lecteurs assidus de Triplex savent depuis longtemps que la prochaine vague attendue d’innovations technologiques viendra de l’Internet des objets, cette horde d’objets connectés, communiquant entre eux et avec nous, que les grands industriels nous promettent pour notre plus grand bonheur (cela reste à voir).

Rien que ces 15 derniers jours, il y a eu suffisamment d’annonces pour signaler l’entrée dans une nouvelle phase de l’Internet des objets, celle de la guerre de standards.

  • Samsung ARTIK IoT, de nouveaux modules et une plateforme de développement qui serviront à développer et à déployer rapidement des objets connectés.
  • Qualcomm Atheros IoE a présenté QCA401x et QCA4531, deux nouveaux systèmes sur une puce (SoC) à faible consommation, compatibles avec leur standard AllJoyn IoT
  • .

  • Huawei LiteOS, un système d’opération de 10 Ko qui se configure tout seul avec tout autre système LiteOS.

Avec cette dernière annonce, vous comprendrez que le nerf de la guerre sera l’interopérabilité des systèmes.

Chacun montre patte blanche et déclare être ouvert aux autres systèmes, mais en fin de compte le marché ne décollera jamais s’il y a des dizaines et des dizaines de systèmes incompatibles entre eux.

Rumeurs au sujet des deux géants

Il y a également ces deux rumeurs très persistantes sorties cette semaine qui laissent entendre que Google et Apple seront aussi de la partie.

Google serait en train de travailler sur « Brillo », présenté comme une variante Internet des objets d’Android, et capable, semble-t-il, de fonctionner avec 64 Mo ou même 32 Mo de mémoire vive, avec ou sans écran.

Posséder un système d’opération de petite taille est crucial pour ce marché à venir. Ces objets doivent impérativement être miniatures et peu coûteux, en plus de consommer le moins d’énergie possible. D’entrée de jeu, Brillo possède une certaine compatibilité avec les téléphones Android.

L’autre rumeur qui circule est celle qui veut qu’Apple intègre l’application Home à iOS 9.

Les fervents admirateurs d’Apple seront en territoire connu, car l’application créera, semble-t-il, une représentation virtuelle des pièces de la maison afin de permettre l’organisation et la connexion des objets intelligents compatibles avec sa plateforme HomeKit.

Les armées sont en place. Le territoire à conquérir est devant elles, mais tout le monde ne pourra pas gagner.

Attendez-vous alors à cette bataille des standards, où l’enjeu est de savoir qui va propulser l’intelligence que l’on nous promet dans nos lampes, nos thermostats, nos appareils ménagers et autres objets domestiques.

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Catherine MathysApple Watch : l’info en 12 mots

par

 publié le 24 avril 2015 à 14 h 41

Ça y est. Le jour tant attendu est arrivé. Le plus récent produit d’Apple, l’Apple Watch, est enfin sorti. Pour certains, il peut simplement s’agir d’un gadget de plus. Mais pour d’autres, comme les entreprises de presse, cela annonce plusieurs changements pour réussir à satisfaire un auditoire toujours plus mobile sur un écran toujours plus petit.

Le journalisme du coup d’oeil

Comment intéresser les consommateurs de nouvelles qui ont de moins en moins de temps et de moins en moins de capacité d’attention? Les Américains utilisent le terme glance journalism pour parler d’un phénomène qui caractérise les efforts des entreprises de presse pour retenir un public fuyant. Appelons-le journalisme du coup d’œil.

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Glance, c’est en fait le nom donné à une fonction de l’Apple Watch qui permet de passer en revue toute une série de notifications. C’est aussi le terme emprunté par plusieurs observateurs comme Mario Garcia, consultant et membre de l’Institut Poynter pour l’étude des médias ou encore Dan Shanoff, fondateur de Quickish, un agrégateur de nouvelles, pour décrire une ère de consommation de nouvelles en petites bouchées.

N’allez pas penser que le phénomène est entièrement nouveau et uniquement relié à l’apparition de nouveaux gadgets. Il prendrait racine dans les années 80 et 90, selon Garcia. Les études oculométriques de Poynter démontrent depuis assez longtemps que de nombreux consommateurs de nouvelles passent du titre au sous-titre sans jamais s’attarder au corps de l’article.

Le pouvoir des mots

Tout d’un coup, les tweets, qui nous obligeaient déjà à un difficile exercice de raccourcissement, sont devenus la version longue d’une manchette. Sur un écran de 4 cm avec un maximum de 6 lignes possible, chaque mot compte. À la blague, Andrew Phelps, gestionnaire de projets au New York Times, a dit espérer qu’Arnold Schwarzenegger ne ferait pas la manchette trop souvent.

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Avec l’Apple Watch, le titre doit être suffisamment accrocheur pour donner envie à son propriétaire d’interrompre ce qu’il fait et d’aller lire l’histoire complète sur le web. Ce sera lui qui déterminera si cela vaut la peine d’aller plus loin que ce premier coup d’œil. Garcia parle du journalisme de la séduction comme du prochain grand défi de l’industrie.

Les applications de nouvelles

Les entreprises de presse ne semblent pas effarouchées par ce nouveau défi, si l’on en croit le nombre d’applications de nouvelles conçues pour l’Apple Watch. Parmi les 3000 applications en tous genres déjà offertes, plusieurs sont offertes par certaines d’entre elles : New York Times, Yahoo, CNN, NPR, Washington Post, Wall Street Journal, Los Angeles Times, Huffington Post, Buzzfeed, USA Today, The Guardian, The Globe and Mail, L’Express et, chez nous, nos collègues du réseau anglais CBC ont également la leur.

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Le fait d’avoir ces applications sur notre poignet plutôt que dans notre poche vient aussi d’accélérer l’accès à l’information. Pour plusieurs médias, l’Apple Watch représente une nouvelle occasion plutôt qu’une contrainte. Ils pensent que les applications d’actualité sont très compatibles avec la montre.

C’est aussi l’avis de Josh Martin, directeur de la recherche chez Strategy Analytics. Selon lui, plusieurs catégories d’applications sous-utilisées sur les téléphones pourraient connaître leur heure de gloire sur la montre connectée. Plus que jamais, c’est l’heure de l’information mobile. La mobilité représente déjà la moitié du trafic de CNN. Un outil aussi près de la peau ne pouvait être qu’une bonne nouvelle.

L’espoir des médias

Selon Gilles Raymond, fondateur de l’application News Republic, si les utilisateurs regardent leur téléphone plus de 100 fois par jour, ils consulteront leur montre de 300 à 500 fois par jour. Le potentiel est donc immense.

Cela dit, il ne faut pas que la montre devienne une simple extension du téléphone. Le défi des médias sera double. Il ne faudra pas déranger l’utilisateur trop souvent avec des notifications tout en créant du contenu spécifique au média.

Je vous l’ai déjà dit et je le répète. Quelle époque fascinante pour les médias!

 

Martin LessardBiomimétique : des papillons-robots à Hanovre

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 publié le 30 mars 2015 à 16 h 48

Ça vole comme un papillon, mais ce n’est pas un papillon.

C’est le robot eMotionButterflies volant librement dans un espace fermé.

Fabriqués par Festo, une firme allemande, ces robots seront présentés à la grande foire technologique de Hanovre, en Allemagne, dans environ deux semaines.

À les voir voler, on a l’impression que ces papillons relancent l’utopie qu’un jour des animaux et des insectes artificiels peupleront notre environnement.

Ces bestioles artificielles

La biomimétique est une branche de la robotique qui cherche à imiter le vivant. Cette approche cherche à reproduire artificiellement des propriétés essentielles d’un ou plusieurs systèmes biologiques qui existent dans la nature (et qui ont fait leurs preuves).

Festo présentera aussi ses fourmis collaboratives artificielles :

On remarquera dans les deux vidéos tout le travail effectué par la firme pour que ses insectes ressemblent le plus possible à leur modèle. C’est peut-être ce qui est le plus fascinant et le plus effrayant à la fois.

On est fasciné parce que cette ressemblance, cette familiarité, rend le robot tout de suite acceptable, sympathique, mignon.

On est aussi effrayé par la ressemblance, car elle donne l’impression que les chercheurs sont en train de recréer l’arche de Noé en format synthétique.

Femto est aussi la compagnie qui a créé des kangourous synthétiques présentés en 2014.

Darwinisme électronique

Regardez les dauphins de Festo évoluer dans cette piscine.

Et maintenant, regardez-les évoluer dans les airs (oui, oui, pourquoi pas?).

Ces deux robots biomimétiques datent de 2009.

Les papillons de 2015, sont d’une certaine façon, les descendants de ces dauphins, mais en plus petits.

La miniaturisation rapide laisse croire à une évolution accélérée des capacités de la robotique. Cela donne l’impression que ces papillons sont réellement autonomes, intelligents, comme des êtres vivants.

En fait, c’est un système centralisé (avec 12 caméras installées dans un hall) qui gère les papillons suivis à la trace par des lasers infrarouges.

Il serait trop lourd d’y ajouter des caméras ou des capteurs. Les papillons sont donc téléguidés par un système intelligent central.

Ces papillons ne sont pas près de s’envoler de leurs propres ailes dans la nature.

Même si on souhaite réellement avoir des robots autonomes, surtout de petite taille, il reste encore le terrible défaut de tous nos gadgets connectés : l’autonomie des batteries.

Ces papillons volent pendant 3 à 4 minutes, après une recharge complète de 15 minutes. Ils sont donc loin d’être autonomes.

Et si on souhaite pouvoir installer à bord une partie de l’intelligence du système, cela ajouterait trop de poids et demanderait encore plus d’énergie, plombant d’autant leur autonomie.

C’est une belle preuve que le concept est viable et une belle prouesse technologique. Mais les insectes 100 % synthétiques ne sont pas encore prêts à sortir du laboratoire.

La révolution biomimétique

La vraie innovation ne vient pas de ces copies parfaites d’insectes ou d’animaux, mais de copies de certaines parties d’entre eux.

Par exemple cette « langue ». Regardez comment elle manipule de façon incroyable les objets.

Gardez-la à l’oeil, celle-là. C’est le FlexShapeGripper de Fiesta qui sera aussi présenté à Hanovre.

C’est par ce type d’innovation que passera la vraie révolution biomimétique.

Préparons-nous donc à devoir ravaler notre fierté : nous serons un jour renvoyés des usines de manutention pour être remplacés par ces « langues ».