Billets classés sous la catégorie « Gadgets »

Maxime JohnsonLes défis d’Apple et de l’Apple Watch

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 publié le 10 mars 2015 à 10 h 57

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Apple a dévoilé lundi à San Francisco les derniers détails de sa montre connectée Apple Watch, qui sera finalement vendue au Canada à partir du 24 avril entre 449 $ et 22 000 $. Si la montre se veut un accessoire prometteur, elle pose aussi de nombreux défis à Apple, qui devra même parfois adapter profondément ses habitudes à son nouveau gadget de luxe. Voici cinq de défis qui attendent Apple si l’entreprise veut donner toutes les chances à sa montre d’atteindre son plein potentiel.

Réinventer la façon d’acheter
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Acheter une montre est un procédé long et complexe, puisqu’il faut essayer plusieurs modèles et plusieurs bracelets. Traditionnellement, il s’agit aussi d’une activité assez personnelle, qui se fait seule avec un vendeur, surtout dans le cas des montres plus chères.

Bref, si Apple veut proposer une bonne façon d’acheter sa montre, la compagnie se doit d’adapter ses boutiques Apple Store.

C’est ce que compte faire la compagnie, en installant notamment deux nouveaux types de tables dans ses boutiques, une vitrine qui montre tous les 34 modèles d’Apple Watch, et une table plus ouverte, où il sera possible d’essayer l’appareil.

Si le lancement de la montre à San Francisco est un bon indicateur de ce qui s’en vient, cela pourrait s’avérer assez rocambolesque, puisqu’il faudra souvent attendre longtemps et jouer des coudes pour mettre la montre à son poignet.

La compagnie devra certainement trouver un compromis réaliste entre une boutique grand public comme un Apple Store et la façon traditionnelle d’acheter une montre d’ici le lancement si elle veut que cela se fasse en douceur et que les consommateurs soient satisfaits.

S’ouvrir aux vendeurs d’accessoires
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Apple n’a toujours pas annoncé quels seront les accessoires offerts avec l’Apple Watch. Pour l’instant, tout indique toutefois que l’Apple Watch sera un produit Apple d’un bout à l’autre, du moins à son lancement.

Considérant que certains bracelets d’Apple Watch se vendront pour la rondelette somme de 599 $, on peut imaginer pourquoi Apple hésite à céder ses ventes à des compagnies tierces.

Force est toutefois d’admettre qu’un écosystème riche, bénéficiant de l’apport de plusieurs compagnies, serait plus bénéfique à long terme pour le produit et qu’Apple devra certainement s’ouvrir aux vendeurs tiers un jour ou l’autre, mais sans pour autant diminuer la valeur et le prestige de sa montre.

Ici aussi, le juste milieu sera difficile à trouver.

Offrir un programme de remplacement
On achète une montre suisse pour la vie. Une Apple Watch Edition - la collection en or vendue de 13 000 $ à 22 000 $ -, elle, pourrait bien avoir une durée de vie de quelques années seulement, selon ce que l’on observe dans l’industrie mobile.

Voilà qui est, bien évidemment, insensé. Apple doit offrir un programme de remplacement pour ses montres de luxe, soit en remplaçant l’électronique des appareils par une version mise à jour, soit en offrant une montre neuve en échange d’un certain montant d’argent.

Pour l’instant, Apple n’a pas dévoilé de programme du genre, mais on espère que ce sera le cas dans les prochains mois, et ce, surtout pour l’Apple Watch Edition, mais aussi pour l’Apple Watch régulière.

Il s’agirait ici du changement le plus radical pour Apple, mais aussi du plus important.

Permettre la création de cadrans logiciels
Chaque montre Apple Watch est accompagnée d’un certain nombre de cadrans logiciels, qu’il est possible de choisir et de personnaliser selon son goût.

Ceux-ci sont assez jolis, mais leur quantité est quand même limitée.

Même si Apple n’a toujours rien annoncé en ce sens, elle pourrait certainement bénéficier de l’apport des développeurs ici aussi en lançant une boutique pour offrir de nouveaux cadrans.

Développer et encourager la création d’applications uniques
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Pour l’instant, une seule application de l’Apple Watch est réellement innovante : Digital Touch, une fonctionnalité d’Apple qui permet d’interagir avec un autre propriétaire de montre.

On peut ainsi tapoter sa montre du doigt pour que l’autre ressente les mêmes tapotements, dessiner en direct ou même envoyer une représentation de son coeur qui suit son propre rythme cardiaque.

Il s’agit là d’un mode de communication unique et intime, qui pourrait rapidement s’intégrer aux habitudes des premiers propriétaires d’Apple Watch.

Si elle veut vendre le plus de montres connectées, Apple devra promouvoir ce genre de nouveautés, qui pourraient contribuer à justifier l’achat d’une montre connectée plutôt que celui d’une montre traditionnelle (car, après tout, notre téléphone permet déjà d’accomplir la majorité des fonctionnalités de l’Apple Watch).

Reste maintenant à voir si ces nouveautés feront partie des applications tierces des développeurs dès cette année, ou seulement après l’ajout de nouvelles fonctions matérielles dans les prochaines générations de l’Apple Watch.

Maxime JohnsonRéalité virtuelle : essai du HTC Vive

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 publié le 4 mars 2015 à 14 h 12

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Après l’Oculus Rift de Facebook et le Projet Morpheus de Sony, la sortie d’un autre casque de réalité virtuelle d’importance vient d’être annoncé cette semaine au Mobile World Congress de Barcelone, le HTC Vive, né d’une collaboration entre le fabricant de téléphones HTC et le studio de jeux vidéo Valve. Après une brève mise à l’essai, celui-ci se positionne sans aucun doute parmi les meilleurs casques présentés jusqu’ici.

Visuellement, le HTC Vive rappelle Crescent Bay, le dernier prototype de l’Oculus Rift. L’appareil de HTC est quand même gros, mais léger, et il doit être relié par un câble HDMI à un ordinateur (Mac, PC ou Linux) pour être utilisé. Le Vive est doté de deux caméras (mais il ne devrait en rester qu’une seule sur le modèle final), ce qui devrait permettre au joueur d’avoir une certaine interaction avec le monde extérieur, même si celle-ci n’est pas encore clairement définie.

Positionnement et contrôleurs avancés
Le HTC Vive se démarque de trois façons par rapport aux autres casques qui ont été dévoilés jusqu’ici et que j’ai eu l’occasion d’essayer au cours des derniers mois.

Son angle de vue est tout d’abord saisissant, car il couvre tout notre champ de vision. Plusieurs casques nous imposent en effet une bande noire tout autour des yeux, ce qui n’est pas le cas ici. Notons au passage que la résolution de 1200 par 1080 pixels des deux écrans du casque n’est pas suffisante pour faire oublier leurs pixels, un problème qui est toutefois présent avec tous les casques de réalité virtuelle à venir.

C’est toutefois par son système de positionnement qui fonctionne dans l’ensemble d’une pièce que le HTC Vive se démarque réellement. Deux appareils au laser que l’on pose à ses extrémités (sur une étagère, par exemple) permettent en effet de calculer où sont les murs et le mobilier, et de suivre le joueur alors qu’il se promène avec le casque sur la tête.

L’Oculus Rift Crescent Bay permet également un tel positionnement, mais sur une distance beaucoup plus limitée.

Je doute, par contre, que HTC et Valve choisissent de vraiment nous faire marcher avec un gros casque sur la tête, relié par un fil à notre ordinateur, de surcroît. D’ailleurs, dans ma présentation au Mobile World Congress - dans une petite salle blanche cachée au coeur du kiosque de HTC -, j’ai même foncé par accident dans un mur (physique, et non virtuel!) à la fin de mon essai.

Toutefois, la technologie mise au point par Valve et HTC permet au moins de nous suivre efficacement, sans jamais nous perdre de vue, ce qui est moins évident avec les appareils dans lesquels le positionnement est plus limité.

L’autre élément qui démarque pour l’instant le HTC Vive de ses futurs concurrents est son système de contrôleurs sans fil. Il possède plutôt deux petites manettes ressemblant à un manche à balai d’avion que l’on tient dans les mains et qui sont dotées d’une gâchette pour l’index et d’un pavé tactile pour le pouce.

Non seulement ces manettes sont-elles précises et efficaces, mais elles sont aussi suivies au millimètre près par le système de positionnement. Malheureusement, il n’était pas possible de photographier les manettes, ni la salle dans laquelle la démonstration a eu lieu au Mobile World Congress.

Notons que le Projet Morpheus de Sony est doté de manettes un peu similaires, mais moins précises et sans pavé tactile, et qu’Oculus n’a toujours pas dévoilé quel contrôleur serait utilisé pour le Rift.

Le dessin en 3D se démarque
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J’ai eu l’occasion d’essayer trois versions de démonstration différentes avec le HTC Vive au Mobile World Congress. Il y en avait plus, mais comme HTC n’avait que deux casques sur place et que du retard avait été accumulé pendant la journée, les présentations étaient écourtées pour satisfaire le plus grand nombre de personnes possible.

La première nous place sous l’eau, sur la coque d’un bateau échoué (une thématique récurrente, que j’ai, étonnamment, eu l’occasion d’essayer avec pratiquement tous les casques de réalité virtuelle). Le but est ici surtout de voir jusqu’à quelle profondeur il est possible d’afficher des éléments (assez loin, mais pas énormément non plus).

Le deuxième casque est celui que j’ai préféré. Tilt Brush est un logiciel qui permet de faire des dessins en trois dimensions avec une superbe précision grâce aux manettes. C’est un peu comme si on était soi-même dans le logiciel Paint, mais avec une esthétique plus futuriste, à la Tron.

La précision au millimètre près des contrôleurs pourrait être améliorée pour un dessin de finition, mais elle est suffisante pour vraiment s’amuser et créer des oeuvres uniques.

Est-ce que le dessin en 3D pourrait être l’application qui fera exploser la popularité de la réalité virtuelle, cette killer app que l’industrie attend? Je n’en serais pas surpris. De toutes les démonstrations de réalité virtuelle que j’ai essayées au cours de la dernière année, celle-ci était de loin la plus convaincante et la plus amusante. Même étant nul en dessin, je pourrais m’imaginer créer des oeuvres dans Tilt Brush pendant des heures, de la même façon que peuvent le faire les amateurs de Minecraft, par exemple.

L’autre version en démonstration était finalement une sorte de film interactif humoristique, avec les personnages de la série Portal. Le résultat était amusant et bien fait, en plus de nous monter à quel point il est possible de bouger avec le HTC Vive, mais on aurait apprécié un peu plus d’interactivité.

Lancement cette année
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Le HTC Vive sera lancé au printemps pour les développeurs, et d’ici la fin de l’année pour le grand public.

C’est peut-être l’un des casques les plus encombrants, avec les deux appareils qu’il faut installer dans la pièce pour le positionnement et le fil que l’on doit relier à son ordinateur, mais il est aussi l’un des plus complets et des plus réussis.

Si on considère l’importance de Valve et de la plateforme Steam dans le monde du jeu vidéo, il est aussi en bonne position pour offrir beaucoup de contenu intéressant aux joueurs.

Espérons toutefois que Valve et HTC intègrent un système à leur appareil, d’ici le lancement, pour éviter à ces derniers de foncer dans les meubles!

Maxime JohnsonTest du Parrot Bebop Drone

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 publié le 25 février 2015 à 12 h 20

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Les drones ont la cote, et l’entreprise française Parrot a été un joueur important dans la démocratisation de ces avions télécommandés. Le nouveau quadricoptère de la société, le Bebop Drone, se veut une version plus puissante et plus avancée de son populaire A.R. Drone. Il coûte plus cher, mais il est également bien plus amusant.

Le Bebop Drone se situe à mi-chemin entre un drone professionnel et un drone jouet.

Côté professionnel, le Bebop Drone offre des caractéristiques convaincantes, comme une hauteur maximale de 150 mètres, une portée de 250 mètres, un vol assez stable et une vitesse maximale impressionnante de 13 m/s. Il est toutefois un peu moins solide dans les airs qu’un véritable drone professionnel, surtout au vent, et sa caméra intégrée, bien que convenable, laisse un peu à désirer.

Côté jouet, le Bebop nous fait sentir instantanément comme un enfant de huit ans avec un cerf-volant, et sa bonne vitesse devrait même plaire aux amateurs d’adrénaline. Le maniement du Bebop est toutefois assez ardu, ce qui vous rappelle rapidement que ce n’est pas une babiole. Tout comme son prix élevé de 650 $, d’ailleurs.

Comment ça fonctionne
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Le Bebop Drone est un drone léger de 400 grammes seulement. Dès qu’on l’allume, le Bebop crée un réseau wi-fi auquel il est ensuite possible de se brancher avec un téléphone ou une tablette. C’est avec l’application FreeFlight 3 de Parrot – la même que celle utilisée pour tous les autres drones de l’entreprise – que vous contrôlerez l’appareil.

L’application a ses forces et ses faiblesses, dont le fait qu’elle soit constamment une grosse publicité pour les appareils de Parrot. Une fois en mode télécommande, elle est toutefois assez polyvalente, offrant trois modes différents pour diriger le drone et la possibilité d’ajuster différents paramètres, comme la hauteur et la vitesse maximales.

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Une fois connecté au drone, il suffit d’appuyer sur un bouton pour le faire décoller (et le faire atterrir par la suite). L’application offre aussi quelques fonctionnalités supplémentaires, dont la possibilité de demander à l’appareil de retourner automatiquement à son point d’origine grâce à son GPS intégré.

Malheureusement, cette dernière fonctionnalité n’est pas toujours des plus efficaces. Le drone perd souvent contact avec les satellites GPS et, par conséquent, on ne peut plus s’en servir. De plus, il faut attendre le signal GPS avant de décoller, ce qui peut être un peu long. On peut aussi faire voler le Bebop Drone à l’intérieur, en lui installant des coussinets protecteurs. Mais pour l’apprécier pleinement, il faut l’utiliser dehors.

Autonomie
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Le Bebop est livré avec deux piles qui vous donnent une autonomie de vol d’environ 10 minutes chacune.

Au passage, notons que la pile est assez difficile à insérer dans l’appareil (il faut en fait tirer sur une petite ficelle pour faire sortir un gros câble du boîtier). Une fois que l’on comprend le principe – qui n’est mystérieusement pas expliqué dans les instructions -, c’est correct, mais ce n’est pas le procédé le plus évident, et au froid l’hiver, vous risquez de rager quand viendra le temps de la changer.

Malheureusement, les piles sont longues à recharger. Vous ne pourrez donc pas non plus en utiliser une pendant que l’autre recharge, et vous devrez limiter votre plaisir à 20 minutes à la fois.

Appareil photo
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Outre les pirouettes aériennes, le Bebop Drone permet aussi de filmer des vidéos et de prendre des photos avec sa caméra grand-angle de type hypergone (fisheye) et son capteur de 14 mégapixels.

Ici, le succès est plus mitigé.

La caméra fonctionne bien, mais la qualité de l’image, elle, laisse un peu à désirer. Les photos peuvent être impressionnantes, surtout si vous êtes haut, mais elles ne sont jamais excessivement belles, même de proche. On est d’ailleurs assez loin de la qualité d’une GoPro ou même d’un téléphone intelligent haut de gamme moderne. C’est dommage.

On apprécie toutefois le grand angle de la caméra. L’image est bien sûr déformée par l’objectif hypergone, mais elle l’est moins qu’avec certains appareils. Notons que les photos prises pendant qu’on filme, c’est-à-dire la plupart du temps puisque le drone enregistre par défaut lorsqu’il est en vol, sont pour leur part au format 1080p. Il n’y a alors aucune déformation sur les côtés.

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Le Bebop Drone est doté d’une mémoire interne de 8 Go, soit une capacité suffisante pour vos 20 minutes de vol, mais guère plus. Il est donc important de vider sa mémoire (avec un ordinateur ou votre appareil mobile en mode wi-fi) après chaque séance si vous ne voulez pas manquer de mémoire plus tard, pendant une cascade impressionnante par exemple.

Surtout que si vous dépassez la limite, vous ne pourrez plus vous servir du transfert wi-fi et devrez alors absolument employer un ordinateur pour récupérer vos fichiers, ce qui est loin d’être pratique si vous êtes à l’extérieur.

Un mode de transfert sur clé USB, ou encore une fente pour charger une carte microSD, auraient certainement été appréciés.

Attendez-vous à vous écraser
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Le Bebop Drone est stable, mais sachez que vous vous écraserez certainement à l’occasion.

Lors de mon premier vol, l’appareil s’est arrêté brusquement, sans aucune raison, et est tombé de 4 mètres de haut, ce qui m’a d’ailleurs rendu beaucoup moins confiant quand j’ai voulu aller encore plus haut. Cela m’a aussi surtout rappelé l’importance de ne jamais voler au-dessus d’un endroit peuplé ou de la route.

Je l’ai monté jusqu’à environ 45 mètres. À cette hauteur, le drone reçoit la visite des oiseaux (vraiment), et la connexion entre l’appareil mobile et le drone n’est plus tout à fait fiable. Le signal vidéo fige et l’appareil ne répond plus toujours à nos commandes. Il est bon de noter que la descente est aussi beaucoup plus longue que la montée; vous devrez donc vous assurer que votre pile possède encore suffisamment d’autonomie.

Les raisons pour s’écraser sont variées. Même si ça ne m’est pas arrivé, je peux très bien imaginer quelqu’un faire foncer son drone par erreur dans un poteau ou un arbre. Aussi, le drone s’enfonce souvent dans la neige lorsqu’un coup de vent le pousse et qu’il vole à basse altitude.

Le Bebop Drone n’est d’ailleurs pas excessivement stable au vent, même s’il s’agit d’une faible brise. Il est alors encore plus difficile à contrôler qu’à l’habitude. Mieux vaut le sortir uniquement par beau temps.

Jusqu’à présent, le drone s’est toujours sorti indemne de ses chutes. Reste à voir si ce serait la même chose après deux ans de vol.

Amusant, mais imparfait
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Le Bebop de Parrot est un excellent drone. Il est puissant et assez polyvalent pour permettre aux amateurs plus avancés de se laisser aller, mais aussi aux plus jeunes de s’amuser.

Il y a toutefois place à l’amélioration. Sa caméra est en deçà de la qualité qu’on aurait espérée, surtout si on avait un usage semi-professionnel en tête, et les instructions de Parrot pour profiter pleinement du drone sont déficientes.

Il a aussi les mêmes défauts que les autres drones similaires sur le marché, comme une autonomie limitée et un prix d’achat élevé, surtout considérant qu’il s’agit d’un appareil électronique qui termine ses vols la plupart du temps au sol, les quatre pattes en l’air.

Après 20 minutes de vol, un grand sourire aux lèvres, on n’a toutefois qu’une idée en tête : courir à la maison recharger les piles pour retourner jouer dehors le plus rapidement possible.

Maxime JohnsonEssai du Parrot Zik 2.0 : de grandes améliorations

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 publié le 4 février 2015 à 12 h 00

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Le fabricant français a lancé il y a quelque temps la seconde version de son casque d’écoute Bluetooth Zik. L’appareil offre un design similaire, toujours signé Philippe Starck, mais la plupart de ses caractéristiques ont été grandement améliorées, assez pour en faire, encore une fois, l’un des meilleurs casques du genre.

Parrot a lancé le premier Zik en 2012. À l’époque, le casque se démarquait par sa fière allure, ses matériaux de qualité et surtout la quantité impressionnante de technologies intégrées, comme la NFC pour le synchroniser facilement avec un téléphone, une surface tactile pour contrôler sa musique en glissant le doigt sur l’écouteur et la réduction active du bruit.

Aujourd’hui, le marché a évolué, et d’autres appareils offrent des caractéristiques similaires, si bien que le Parrot Zik 2.0 n’est plus aussi exceptionnel que ne l’était le premier Zik. Il s’agit quand même, à tous les égards, d’un bien meilleur casque.

De bonnes améliorations
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Côté design, même s’il paraît identique à son prédécesseur, le Zik 2 propose plusieurs améliorations subtiles, mais appréciées. Il est désormais plus léger, plus facile à transporter et il tient plus fermement sur la tête. Il ne tombe d’ailleurs plus par accident comme cela arrivait auparavant.

Son autonomie a aussi été considérablement améliorée, et elle est désormais d’environ 7 à 18 heures, selon le mode activé. À 18 heures d’autonomie, par exemple, le casque doit être utilisé sans connexion Bluetooth, avec un fil, mais le mode de réduction du bruit peut être activé.

Notons qu’une fois la pile à plat, il est quand même possible d’utiliser les écouteurs avec un fil, mais la qualité sonore est alors considérablement diminuée.

La réduction du bruit est pour sa part beaucoup plus efficace qu’auparavant, en partie grâce à des améliorations logicielles, mais aussi grâce à l’ajout de trois microphones à l’extérieur du casque. Le Zik 2 se rapproche d’ailleurs de très près des Bose QC-25, probablement les meilleurs écouteurs pour ceux qui recherchent le silence complet.

Notons qu’il est aussi possible de choisir le niveau de réduction sonore grâce à l’application mobile Zik 2.0 (nécessaire pour pouvoir utiliser les principales fonctions de l’appareil). Une réduction plus délicate permet notamment au casque de reproduire la musique un peu plus fidèlement.

Parlant de qualité audio, celle-ci est d’ailleurs excellente, notamment grâce à un nouveau convertisseur numérique-analogique. Le son est par défaut assez naturel, mais l’application permet de l’ajuster facilement, notamment par des paramètres préenregistrés (selon le type d’ambiance, ou selon des artistes spécifiques), à l’aide d’un mode Concert Hall pour reproduire une grande pièce et avec un égalisateur numérique.

L’appareil propose aussi la voix HD pour les appels, à condition évidemment de posséder un téléphone compatible et d’appeler à travers un réseau compatible quelqu’un qui possède également un téléphone compatible. Bref, une caractéristique dont on ne pourra profiter tous les jours.

Parmi les défauts du Zik 2.0, notons que celui-ci n’utilise pas l’encodage Bluetooth APT-X, d’une meilleure qualité. C’est un choix plutôt décevant de la part de Parrot, qui avait pourtant jusqu’ici pris des décisions plutôt éclairées en ce qui concerne son appareil.

Le pavé tactile sur le côté de l’écouteur est aussi très sensible. En hiver, avec une écharpe, il m’est arrivé souvent de l’accrocher par erreur et, ainsi, d’interrompre la musique ou de changer de chanson, ce qui est embêtant.

Il est aussi dommage que l’application mobile soit essentielle pour autant de fonctionnalités, comme la réduction du bruit. Pour la plupart des gens, qui utilisent de toute façon leur casque avec un téléphone intelligent, cela ne devrait toutefois pas être très problématique.

Quelques mots sur le prix
Comme d’autres casques du genre, les Parrot Zik 2.0 sont assez chers, soit 429 $ au Canada. Est-ce nécessaire de payer autant pour écouter sa musique? Absolument pas. Cela dit, si on tient compte de toutes ses fonctionnalités et des différentes technologies intégrées, l’appareil n’est toutefois pas particulièrement plus cher que ses concurrents.

Notons que les audiophiles pourront trouver un casque avec une meilleure qualité sonore, mais ils devront alors généralement laisser tomber la réduction du bruit, les modes avancés et les autres caractéristiques du genre proposées par le Parrot Zik 2.0.

Ceux qui sont prêts à investir dans un casque d’écoute haut de gamme et polyvalent ne devraient toutefois pas être déçus par le Zik 2.0.

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Microsoft a organisé une conférence de presse majeure aujourd’hui, lors de laquelle la compagnie américaine a dévoilé les futures fonctionnalités de son système d’exploitation Windows 10, mais aussi les HoloLens, des lunettes de réalité augmentée à mi-chemin entre les Google Glass et l’Oculus Rift.

Windows 10 : Cortana, nouvelle interface, nouveau navigateur web et plus
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Après avoir annoncé l’arrivée de Windows 10 il y a quelques mois – rappelons que Microsoft passera directement de Windows 8.1 à Windows 10, afin de souligner l’importance de la mise à jour – Microsoft a finalement présenté aujourd’hui plusieurs nouveautés et améliorations qui seront apportées à son système d’exploitation.

Du lot, on retient tout particulièrement l’arrivée de Cortana sur les PC, l’assistant virtuel offert depuis quelque temps sur Windows Phone 8.1. Cortana devrait être utilisé pour contrôler son PC avec la voix, noter rapidement des rappels, etc.

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Comme qu’annoncé précédemment, Microsoft compte aussi raffiner l’interface de son système d’exploitation, afin que celle-ci soit mieux adaptée aux ordinateurs munis d’un clavier et d’une souris, mais aussi pour offrir un menu latéral gauche plus complet qu’auparavant, avec plus de raccourcis et différentes notifications, un peu à la manière d’un téléphone intelligent.

Windows 10 sera finalement offert avec un nouveau navigateur web, qui ne sera plus Internet Explorer. Le Projet Spartan, comme il est nommé pour l’instant, permettra notamment d’écrire directement sur une page web avec un doigt, une souris ou un stylet et d’afficher des pages web pour qu’elles soient plus faciles à lire. Il intégrera aussi l’assistant Cortana un peu partout dans son interface.

Des applications universelles pour Windows, Windows Phone et Xbox One
L’autre nouveauté attendue de Windows 10 est l’arrivée d’applications universelles, qui pourront fonctionner à la fois sur un téléphone Windows 10, un ordinateur Windows 10 ou une console Xbox One.

Certains logiciels pourraient particulièrement profiter de cet écosystème, notamment les jeux, mais aussi des applications de productivité, des calendriers ou des gestionnaires de photos.

Ce n’est pas la première fois que Microsoft annonce l’arrivée de ces applications, mais la compagnie a aujourd’hui dévoilé un peu plus de détails sur ce que les développeurs auront à accomplir pour assurer le bon fonctionnement de leur logiciel, peu importe la plateforme utilisée.

Xbox s’invite dans Windows (et vice-versa)
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Les utilisateurs de Windows 10 pourront aussi profiter d’une meilleure intégration des services Xbox de Microsoft.

La nouvelle application Xbox permettra notamment de suivre ses avancements dans ses jeux, peu importe la plateforme utilisée, mais aussi d’enregistrer ses parties en vidéo et de les partager ensuite sur le web.

Ce qui est plus intéressant maintenant, les ordinateurs utilisant Windows 10 permettront de jouer à un jeu installé sur une Xbox One, à condition que la console soit branchée au même réseau que l’ordinateur, ce qui devrait permettre notamment de libérer le téléviseur du salon pour d’autres membres de la famille, sans arrêter de jouer à son jeu.

Certains jeux permettront aussi l’utilisation de modes multijoueurs locaux, où un joueur sera devant le téléviseur et l’autre devant un PC, ce qui devrait être particulièrement intéressant pour les jeux de combat.

Notons que la Xbox One intégrera aussi des éléments de Windows 10, mais que ceux-ci n’ont toujours pas été annoncés.

Windows 10 : une mise à jour gratuite (pour un an)
Tous les utilisateurs de Windows 7, de Windows 8 et de Windows 8.1 pourront mettre à jour leur ordinateur et obtenir Windows 10 gratuitement, mais ce, uniquement pendant la première année du système.

Les ordinateurs mis à jour gratuitement continueront de recevoir les mises à jour de Microsoft toute leur vie, mais ceux qui auront trop attendu devront payer pour installer Windows 10.

Voilà qui sera à considérer dans les entreprises et dans les bureaux des gouvernements, où l’on attend souvent plusieurs années avant de mettre à jour les ordinateurs et d’utiliser une nouvelle version de Windows.

Windows 10 : pour les téléphones également
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Microsoft a aussi profité de sa conférence de presse pour dévoiler ses plans pour les téléphones intelligents. Désormais, on ne parlera pas de Windows Phone 10, mais de Windows 10 pour téléphones, une façon de rappeler que la compagnie propose un système unique, peu importe la plateforme utilisée.

Windows 10 pour les téléphones et tablettes de moins de 8 pouces sera compatible avec les processeurs ARM (ce qui en fait également le successeur de Windows RT), en plus de proposer une nouvelle interface, qui rappelle quand même celle de Windows Phone 8.1.

Le système sera évidemment mieux intégré à Windows 10, avec des notifications et des applications universelles, et il propose quelques changements appréciés, comme des paramètres mieux classés qu’auparavant (une nouvelle qui saura certainement ravir les utilisateurs actuels de Windows Phone).

Microsoft a également présenté quelques applications compatibles avec Windows 10 pour téléphones, comme une nouvelle version d’Office, un nouveau client Outlook et un client de messagerie intégrant différents protocoles, notamment Skype et les SMS.

Reste maintenant à voir si cet écosystème élargi pour les applications Windows sera suffisant pour convaincre les développeurs d’y ajouter leurs applications mobiles, ce qui n’est pas toujours le cas présentement.

Windows Holographics : Microsoft s’attaque à la réalité augmentée
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La grande surprise de la journée a toutefois été l’annonce des HoloLens, des lunettes de réalité augmentée permettant d’afficher des hologrammes dans son environnement physique.

Ces lunettes, plus grosses que les Google Glass mais plus petites que les Oculus Rift, permettent d’afficher du contenu 3D dans l’espace devant nous et d’interagir avec ce dernier par la voix ou avec ses mains.

Parmi les forces de l’appareil, notons son indépendance; il pourra faire fonctionner des applications Windows universelles sans aucun câble, sans téléphone et sans ordinateur.

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Les lunettes ressemblent à plusieurs égards à ce à quoi les gens s’attendaient des Google Glass. Contrairement à ces dernières, les HoloLens sont conçues pour être portées à la maison et au travail pour des usages spécifiques, et non dans la vie de tous les jours.

Parmi les logiciels Windows Holographics présentés par Microsoft pendant sa conférence, notons un logiciel pour créer des modèles 3D et une version modifiée du jeu Minecraft.

Les lunettes HoloLens devraient être lancées « pendant que Windows 10 sera encore sur le marché », donc probablement en 2016.

Surface HUB : un moniteur intelligent de 84 pouces
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Mirosoft a finalement dévoilé un autre nouvel appareil Windows aujourd’hui, la Surface HUB. Ce téléviseur de 84 pouces se veut une version un peu plus intelligente et un peu plus connectée d’un tableau blanc, qui pourra par exemple être utilisé dans les entreprises pour les séances de remue-méninges.

Lancement de Windows 10 d’ici la fin 2015
Windows 10 sera offert au grand public d’ici la fin 2015. En attendant, ceux qui participent au programme Windows Insider pourront essayer certaines nouveautés annoncées aujourd’hui à partir des prochaines semaines. Un aperçu de Windows 10 pour téléphones pourra aussi être installé par les utilisateurs du programme plus tard en février.