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Les technologies qui se portent ont la cote, et Google espère bien tirer son épingle du jeu avec sa nouvelle plateforme Android Wear. Jusqu’à présent, trois montres équipées du système d’exploitation portable de Google ont été dévoilées, la LG G Watch, la Samsung Gear Live et la Motorola Moto 360. Voici mes premières impressions sur ces trois appareils.

Un mot sur Android Wear
gearMême si les trois montres arborent une allure différente, il est bon de noter que les trois appareils offrent une expérience d’utilisation largement similaire, puisqu’elles sont toutes équipées du même système d’exploitation, qui ne varie que très légèrement d’un appareil à l’autre.

Android Wear est un système assez simple, qui sert principalement à afficher les notifications de votre téléphone Android et les cartes Google Now. Ces cartes sont des informations choisies par Google en fonction notamment de votre historique de recherche, de votre position géographique et du moment de la journée.

En voyage, une carte affichera par exemple automatiquement l’heure à la maison, Google pourrait envoyer les informations reliées à votre équipe sportive préférée lorsqu’elle marque un but, et vous obtiendrez automatiquement les prochains passages de l’autobus si vous vous situez à quelques mètres d’un arrêt.

Il est aussi possible d’installer des applications sur la montre, comme une application de cuisine, une application de course à pied ou une application pour appeler des taxis automatiquement. Ce sont toutefois les notifications et les cartes Google Now, et non les applications, qui sont mises de l’avant sur Android Wear.

Notons d’ailleurs au passage que le service Google Now est moins évolué en français qu’en anglais, ce qui pourrait être un point négatif important pour les utilisateurs francophones. Et le problème est encore pire au Québec, puisque la reconnaissance vocale de la montre (pour démarrer les applications, effectuer différentes commandes et lancer des recherches) est optimisée pour le français de France, et non pour le québécois.

Le système ne révolutionne certainement pas le monde des montres intelligentes, mais il pourrait quand même séduire les amateurs d’Android. Voici les trois premières montres Android Wear qui seront offertes cet été.

LG G Watch
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L’une des premières montres Android Wear qui seront lancées est aussi la plus simple du lot. La montre de LG offre un design assez classique, que l’on pourrait qualifier de peu inspiré, et ressemble à certains égards à une tablette miniature.

Son bracelet en silicone respire mal et il confère à l’appareil une allure assez bon marché, mais vous pourrez de toute façon le changer par n’importe quel bracelet 22 mm, ce qui est un bon avantage de la G Watch comparé à la Gear Live de Samsung.

À 9,95 mm, elle est plutôt épaisse, mais sa taille, elle, est relativement plus petite que celle des deux autres.

Ses caractéristiques techniques sont correctes, avec un écran ACL IPS de 1,65 pouce avec une résolution de 280 par 280 pixels, un processeur cadencé à 1,2 GHz, une capacité de 4 Go, 512 Mo de mémoire vive et une bonne pile de 400 mAh. Tout comme les deux autres montres, celle-ci est également imperméable et elle peut être utilisée comme podomètre.

Malheureusement, la montre de LG n’offre aucune fonction unique qui la distingue des Gear Live et Moto 360.

La LG G Watch est offerte en précommande dès aujourd’hui pour 249 $, et sera livrée à partir du 3 juillet.

Samsung Gear Live
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La montre intelligente de Samsung offre un design semblable à celui de son autre montre intelligente déjà sur le marché, la Samsung Wear 2.

La montre est relativement mince, du moins comparée aux deux autres, mais son format est assez gros, surtout en longueur (plus longue de 10 mm que la LG G Watch).

En ce qui concerne les caractéristiques techniques, la montre de Samsung ressemble souvent à celle de LG, avec un processeur, une capacité et une quantité de mémoire vive semblable, mais son écran Super AMOLED est un peu plus joli, avec une meilleure résolution de 320 par 320 pixels.

La montre de Samsung offre aussi un détecteur de rythme cardiaque, qui pourrait certainement intéresser les plus sportifs. Notons que sa pile est plus petite que celle de la G Watch, à 300 mAh, mais considérant que son écran utilise une technologie qui consomme moins d’énergie, il n’est pas dit que la montre aura une autonomie moindre pour autant.

Un autre avantage de la montre de Samsung est son prix de 219,99 $, qui en fait la montre Android Wear la moins chère en ce moment. La Gear Live est offerte en précommande dès maintenant, et elle sera également livrée dès le 3 juillet.

Motorola Moto 360
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La montre intelligente de Motorola est sans aucun doute la plus attendue des trois montres Android Wear présentées jusqu’ici.

Avec son écran circulaire, la montre de Motorola est d’ailleurs celle qui offre le design le plus élégant du lot, beaucoup plus près d’une montre traditionnelle que n’importe quelle autre montre intelligente mise en marché jusqu’ici.

Le bracelet de la Moto 360, en cuir véritable, est d’ailleurs lui aussi le plus élégant des trois.

Notons toutefois que la montre est plus jolie en photo qu’en vrai. En effet, toutes les photos officielles présentent l’appareil de haut, ce qui masque son épaisseur plutôt décevante. Toutes les montres intelligentes sont épaisses, mais c’est encore plus vrai avec la Moto 360.

Malheureusement, on ignore tout des caractéristiques techniques de l’appareil, mais on peut présumer que celles-ci seront semblables à celles des montres de LG et de Samsung.

La Moto 360 sera lancée plus tard cet été pour un prix qui n’a pas encore été annoncé, mais qui devrait, selon toute vraisemblance, être le plus élevé des trois montres Android Wear.

Martin LessardLe minidrone, objet volant bien connecté

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 publié le 13 juin 2014 à 13 h 19

L’évolution technologiques et la miniaturisation ont récemment permis une expansion tous azimuts de l’aéromodélisme. Descendant direct de ces avions miniatures volants, les minidrones sont pourtant un genre à part.

Alors que l’ancêtre des modèles volants était souvent une maquette aux proportions similaires à celles d’avions ou d’hélicoptères existant réellement, le minidrone s’est complètement affranchi de ce mimétisme.

Pour des raisons de légèreté, de durabilité et d’autonomie, le minidrone possède une allure aérodynamique propre et une signature unique.

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En allant hier soir à une démonstration des minidrones de la firme française Parrots, coqueluche du monde des objets télécommandés, je me suis fait ces quelques réflexions à propos du Rolling Spider.

Modèle ou objet?

Premier constat : les nouveaux objets de Parrots sont à la frontière des objets connectés. Télécommandés à même le cellulaire ou la tablette (grâce à une application idoine), ils sont en fait plus dans l’espace d’Internet que dans l’espace aérien.

En effet, si la connexion se fait par mobile, alors la zone de vol est limitée à une petite bulle d’ondes de quelques dizaines de mètres autour du point émetteur (les modèles classiques utilisent les radiofréquences, ce qui leur permet une liberté d’action beaucoup plus grande). La zone est encore plus restreinte avec Bluethooth qu’avec wifi.

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Deuxième constat : des grands espaces extérieurs, le plaisir s’est davantage tourné vers l’intérieur. La petitesse du Rolling Spider permet de transformer son salon en zone aérienne.

De plus, si l’aéromodélisme classique se faisait un honneur de faire voler le modèle réduit à peu près comme le grand, les minidrones, par leur légèreté et leur solidité, peuvent faire des acrobaties autrefois impossibles, comme un virage à 180 degrés en un clin d’oeil.

Troisième constat : un amalgame d’intelligence artificielle et de robotique fait de ces minidrones un objet plus autonome, et de loin, que ses ancêtres.

Par exemple, en chute libre, le Rolling Spider de Parrot est capable de ralentir sa chute par lui-même. En fait, tous les senseurs et les stabilisateurs sont là pour rendre n’importe quel enfant de 8 ans capable de piloter le drone au sortir de la boîte.

L’aéromodélisme d’antan demandait doigté et expertise pour éviter les écrasements (synonyme de fin de partie définitive). Le minidrone est un objet d’une complexité inouïe, qui peut se retrouver entre toutes les mains tout de suite.

Minidrone ou nanodrone?

La miniaturisation à l’extrême de ces minidrones a, par contre, le défaut de réduire l’autonomie (8 minutes) et d’empêcher l’ajout d’une caméra en temps réel. Mais il ne pèse que 55 grammes. On peut s’attendre à encore plus petit dans les prochaines années.

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Toutefois, avec une autonomie de 8 minutes, actuellement c’est probablement un peu juste pour les gamins (je sais que leur durée d’attention a diminué avec Internet, mais tout de même!) et une série de piles de rechange serait probablement nécessaire.

Clairement, le Rolling Spider (qui sera en vente au pays à la fin du mois d’août pour environ 120 $) est destiné à un usage ludique.

On peut se demander, toutefois, si la facilité d’usage ne va pas émousser le plaisir (avec les vieux modèles pré-Internet, il fallait des heures de pratique pour maîtriser un aéronef miniature et on était fier de le montrer à ses amis).

Il est probable que des usages plus « sérieux » se grefferont à la raison de faire cet achat (pour se donner le parfait alibi!).

Ajoutez-y un jour une caméra en temps réel (ce qui n’est pas possible pour l’instant pour une question de poids) et vous aurez un objet volant pour inspecter les gouttières, surveiller ce qui se passe à l’avant d’un terrible bouchon de circulation sur l’autoroute, vous montrer le chemin si vous êtes perdu dans le bois ou simplement surveiller le petit dans la cour.

Allez, même si vous trouvez ces raisons futiles, je suis sûr qu’on trouvera d’autres raisons pour se laisser tenter. À ce moment-là, le petit bruit de moustique caractéristique de ces objets deviendra courant dans le voisinage.

Martin LessardChargeKey, pour geek nomade invétéré

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 publié le 10 juin 2014 à 11 h 57

Lancée sur Indiegogo l’automne dernier, la ChargeKey a réussi son sociofinancement en seulement une centaine d’heures. C’est la deuxième tentative réussie de la compagnie (la première remonte à 2012 sur Kickstarter).

L’idée a de quoi séduire. Vous est-il déjà arrivé que votre pile de téléphone soit déchargée, mais que vous n’ayez pas de fil à portée de main pour la recharger? Bien sûr, ce fil est resté à la maison!

chargekey

ChargeKey s’attache à votre trousseau de clés et se trouve en tout temps dans vos poches ou votre sacoche.

Il permet de connecter votre cellulaire à une prise USB. Il y a une version pour iPhone (prise lightning, voir la photo ci-dessus), et une pour Android (prise microUSB).

Petit, léger, souple, résistant, je l’ai essayé et à quelques reprises, il m’a bien été utile.

Peu encombrant, moins qu’un fil de recharge en tout cas, le ChargeKey doit être vu comme la solution pour sauver in extremis son cellulaire de la panne sèche.

Bien sûr, il faut avoir accès à une prise USB : ce n’est pas un chargeur, mais un connecteur.

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Dans mon cas, je le branche à mon ordinateur quand je suis sur la route (d’où le nom de la compagnie qui fabrique les ChargeKey, Nomad), question de pouvoir faire durer mon cellulaire toute la journée. La batterie d’un ordinateur est beaucoup plus durable que la pile d’un cellulaire.

La flexibilité et la solidité en font un connecteur fiable et résistant, quoique un peu court (mais, c’est l’idée, il doit être transportable dans nos poches).

C’est une solution de dernier recours, car lorsque votre cellulaire est branché, vous ne pouvez pas vraiment l’utiliser. Je l’utilise ainsi surtout pour partager la connexion 3g/4g avec mon ordinateur quand je dois travailler dans un café. J’évite ainsi de vider la pile.

Et si vous le branchez à une prise au mur équipée d’entrées USB, le ChargeKey est assez solide pour retenir votre cellulaire. Mais ça montre vraiment que vous aviez désespérément besoin de le recharger!

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Il existe deux modèles. Le ChargeKey est fait pour votre porte-clés, et le ChargeCard (voir ci-dessous) est fait pour le portefeuille.

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Si vous avez accès facilement à une prise USB, au boulot ou chez des amis, c’est une façon simple pour recharger votre cellulaire au cours de la journée, pour lui donner le petit coup de pouce et le faire durer pour un retour tardif à la maison. Mais pour quelqu’un qui n’a pas accès facilement à une prise USB, ce ne sera pas très utile.

Ils sont sur le marché depuis un mois, en vente sur la version canadienne d’Amazon au prix de 35 $. C’est plus cher que des fils de recharge, mais pour la fête des Pères, ça fait un beau cadeau.

Maxime JohnsonCe que je veux d’une montre intelligente

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 publié le 27 mai 2014 à 10 h 18

android wear

L’avenir des montres intelligentes est supposément radieux. Pourtant, aucun appareil présenté jusqu’ici par les fabricants n’est particulièrement inspirant. Du moins, aucun ne semble suffisamment abouti et utile pour justifier les prévisions des analystes qui estiment que ce marché pourra dépasser les 90 milliards de dollars par an d’ici 2018.

Plusieurs montres intelligentes sont attendues au cours des prochains mois, notamment celle de LG, de Motorola et, selon les rumeurs de plus en plus persistantes, d’Apple. Est-ce que l’une d’entre elles saura finalement répondre aux attentes des amateurs? Peut-être. Sinon, voici cinq éléments sur lesquels les fabricants devraient se concentrer pour permettre au genre de gagner en popularité.

De nouvelles fonctions, absentes des téléphones
La montre intelligente parfaite devrait proposer de nouvelles fonctions, que l’on ne retrouve pas dans les téléphones intelligents, ce qui n’a que très peu été proposé jusqu’ici.

Les différents capteurs reliés à la santé (pour suivre son rythme cardiaque, entre autres) en sont de bons exemples, mais on pourrait aussi ajouter à cette liste des fonctions de sécurité, pour agir comme second facteur d’authentification en plus d’un mot de passe, par exemple. Une montre pourrait ainsi être utilisée pour déverrouiller son ordinateur portatif ou sa tablette, après qu’on a entré son mot de passe, comme toujours.

Des fonctions complémentaires à un téléphone intelligent
Une montre intelligente devrait aussi proposer des fonctions complémentaires à ce que les téléphones intelligents offrent déjà, sans pour autant n’être qu’une pâle copie de celles des mobiles habituels. Un bon exemple qui existe déjà est la possibilité de faire vibrer sa montre lorsque l’on reçoit des notifications, ce qui est particulièrement intéressant dans un endroit bruyant ou lorsque notre téléphone est dans un sac.

J’espère que les fabricants proposeront toutefois d’autres nouveautés auxquelles personne n’a pensé.

Une longue autonomie
Une montre ne devrait pas être chargée quotidiennement. Il s’agit d’une évidence, mais plusieurs montres lancées jusqu’ici doivent justement être branchées tous les soirs, ou presque.

Une bonne montre intelligente devrait fonctionner sur une seule charge pendant plusieurs jours, grâce notamment à une bonne consommation énergétique, mais aussi à des modes de recharge plus originaux, pour capter l’énergie cinétique de nos mouvements, par exemple.

Une allure convenable
Une montre intelligente ne devrait pas forcément avoir l’air d’un bracelet sportif, comme c’est trop souvent le cas. Si on veut pouvoir s’en servir constamment, celle-ci doit plutôt offrir une apparence convenable pour les utilisateurs à tous les moments de leur vie. Certains ne trouveront rien à redire à une allure sportive, mais d’autres préféreraient certainement une apparence plus élégante.

Sur ce point, notons que la Moto 360 dévoilée par Motorola il y a quelques semaines semble être un pas dans la bonne direction.

À chacun sa montre
Comme tous les bijoux, les montres sont des objets personnels. Idéalement, la montre devrait donc permettre aux utilisateurs d’exprimer leurs goûts et leur personnalité. Si tout le monde est forcé de porter la même, ce sera raté.

Malheureusement, ce dernier point pourrait être particulièrement problématique pour les fabricants technos, qui sont plutôt habitués à la production en série d’appareils identiques. La vente de bracelets personnalisés et la possibilité d’ajuster l’interface de la montre pourraient certainement aider, mais il reste à voir si ce sera suffisant.

Et ce qui m’intéresse moins?
En ce qui me concerne, plusieurs éléments souvent associés aux montres intelligentes ne m’intéressent absolument pas.

Ainsi, je n’aime pas les fonctions des téléphones qui sont bêtement adaptées aux montres. Lire ses courriels sur son poignet est après tout moins efficace que sur l’écran de 5 pouces de son téléphone. Et si le but est d’être plus subtil à table lorsque l’on regarde ses messages, c’est raté de toute façon. Avoir un appareil photo médiocre sur sa montre, alors que son téléphone est facilement accessible, est aussi d’un intérêt plutôt limité.

Les montres autonomes, qui accèdent d’elles-mêmes à Internet par un réseau cellulaire, ne m’apparaissent pas très intéressantes non plus, puisque le consommateur moyen aura son téléphone sur lui, et que peu de gens sont prêts à payer pour deux connexions séparées.

Est-ce que la montre parfaite finira par être offerte par Apple? Est-ce plutôt Google qui détient la solution avec Android Wear, ou encore Pebble, ou même une compagnie tierce qui n’a pas encore vu le jour? Difficile à dire.

Peut-être aussi que l’enthousiasme des fabricants et des mordus de techno ne se répandra jamais dans le grand public. Si les fabricants s’entêtent à reproduire bêtement l’expérience des téléphones intelligents comme ils le font actuellement, c’est fort possible.

Je crois néanmoins qu’en suivant ces quelques consignes une montre intelligente pourrait éventuellement changer la donne et permettre à cette industrie de réellement décoller.

Martin LessardLes ampoules connectées

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 publié le 28 avril 2014 à 8 h 29

Dans un rapport de Pew Research sorti le mois dernier sur « la vie numérique en 2025« , les spécialistes consultés semblaient tous s’accorder pour prédire qu’Internet deviendra « comme de l’électricité« , omniprésent, ambiant et invisible.

On nomme « Internet des choses » ce réseau d’objets connectés constitué de capteurs intelligents, d’appareils de communication de toutes sortes, de mécanismes électroniques miniatures reliés à des bases de données en ligne…

À la question si cet Internet est vraiment pour demain, Bertrand Duperrin, un des spécialistes français des technologies, explique sur le site d’Atlantico que, oui, le basculement majeur semble être imminent :

Sans envisager la totalité d’objets connectés, on peut arriver à une masse critique d’objets potentiellement connectés sur les usages essentiels d’ici moins de 5 ans.(source)

L’Internet des objets entre dans nos maisons

On a longtemps promu le « frigo connecté » comme modèle de la domotique. Il m’a toujours semblé risible de choisir cet appareil ménager, car il possède un trop long cycle de vie pour être compatible avec celui effréné de l’innovation numérique. Or, un prétendant imprévu semble depuis quelque temps vouloir lui ravir cette place : l’ampoule. hueapp Philips propose déjà depuis un certain temps ses ampoules Hue, qui, grâce à un téléphone cellulaire, peuvent être contrôlées à distance, autant leur luminosité que leur coloration. Elles peuvent être programmées de façon à s’ouvrir progressivement (pour un réveil en douceur), à s’éteindre dès que vous sortez de chez vous ou à changer de couleur selon vos choix d’ambiance.

La compagnie Sengled a amorcé la vente aux États-Unis de son ampoule Pulse. Particularité : elle a un haut-parleur stéréo JVC à l’intérieur. Vous pouvez donc avoir de la lumière ET de la musique dans votre pièce. Ça se branche directement dans les douilles électriques existantes de votre maison. Elle se contrôle par Bluetooth via une application sur votre cellulaire (réglage de la luminosité et du volume du son). pulseapp

La douille comme « fournisseur de services »?

Si l’ampoule Hue de Philips ne semble qu’ajouter un artifice somme toute mineur (et avec une certaine complexité de gestion qui n’en vaut peut-être pas la chandelle), l’ampoule Pulse de Sengled montre, elle, comment on peut entrevoir le potentiel de connecter nos ampoules demain.

Pensez-y. Il y a des douilles partout dans la maison. Elles sont déjà reliées à l’électricité. Le cycle de remplacement d’une ampoule classique est relativement court. Et la miniaturisation aidant, de plus en plus de fonctionnalités pourront être ajoutées à cet objet.

Les ampoules (ou plutôt les douilles électriques) seront peut-être la porte d’entrée de toute une série d’usages qui reste à inventer. Pour l’heure, on pourra critiquer la qualité du son que pourrait offrir l’ampoule Pulse (JVC n’est pas synonyme de haut de gamme). Patience, le graphène, un nouveau nanomatériau, offre de très belles promesses du côté de la miniaturisation et de la qualité sonore dignes des meilleures chaînes stéréo.

Ce qu’il faut retenir, c’est que le temps est proche où la miniaturisation permettra d’intégrer d’autres fonctions dans ces ampoules connectées.

Il y a 100 ans, l’heure dans nos chaumières s’incarnait dans une horloge grand-père. Aujourd’hui, ce n’est qu’une application parmi d’autres sur notre montre dite intelligente.

Nos lampes, nos plafonniers seront peut-être demain des mini-centres offrant divers services : flux Songza, détecteur de mouvement, thermostat, commandes SIRI, relais wifi, stockage infonuagique domestique, intercom… On rigolera peut-être de penser qu’elle ne servait hier qu’à éclairer.