Billets classés sous la catégorie « Gadgets »

Martin LessardLe fusil qui tire tout seul

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 publié le 17 mai 2013 à 11 h 14

Je sais bien qu’on emploie le mot intelligent à tort et à travers. Il y a le téléphone intelligent, la ville intelligente et la voiture intelligente.

Mais le fusil intelligent (smart rifle)?!

Image : Retronaute

Offerte depuis cette semaine, voilà une arme qui possède une différence majeure avec les autres : quand vous appuyez sur la gâchette, elle ne tire pas tout de suite.

Où se trouve « l’intelligence »? C’est le fusil qui décide du moment idéal pour tirer, en prenant en compte plusieurs paramètres, comme le vent, le mouvement et la distance de la cible.

Équipée d’un laser pour évaluer les distances et d’un ordinateur balistique pour effectuer les calculs, l’arme peut faire mouche à tout coup à plus de 600 mètres.

Le tireur appuie sur un bouton, le laser « marque » la cible et la balle ne part que lorsque les conditions pour l’atteindre sont réunies.

Inutile de dire que le plus novice des novices devient un tireur d’élite après seulement quelques heures d’entraînement.

Arme intelligente, tireur…

« Think of it like a smart rifle. You have a smart car; you got a smartphone; well, now we have a smart rifle, » dit le président de la jeune compagnie qui a mis au point cette arme (source).

Avec une telle définition de l’intelligence, me faire lobotomiser me paraît la seule chose éthique qui me reste à faire.

Non seulement l’esthétique de la vidéo fait frémir (aucun humain; que de l’infographie 3D), mais la morale à deux sous en filigrane (le devoir de servir la nation) provoque la nausée. Elle devient encore plus irrépressible quand on découvre les accessoires…

  • L’arme possède aussi un moniteur qui est comme un véritable jeu vidéo. Il affiche des informations, comme la distance de la cible, la vitesse du vent, l’angle d’inclinaison du canon, une boussole et le niveau des piles (voir vidéo).
  • L’arme est aussi munie de WiFi et d’une prise USB. Il est possible de capturer une vidéo et de l’envoyer en temps réel à une tablette électronique à proximité. Vous pouvez l’enregistrer et l’envoyer immédiatement sur les réseaux sociaux, comme Twitter, Facebook, YouTube (voir vidéo).

Bien sûr, il y a aussi la possibilité de mettre un mot de passe pour empêcher l’accès aux fonctionnalités balistiques avancées à une personne non autorisée – il faut bien justifier l’expression arme intelligente, n’est-ce pas?

Sniper city

Vendue au prix de 22 000 $, cette nouvelle arme ne tombera guère au début qu’entre les mains des plus riches qui feront des safaris au succès assuré. Mais, déjà, Remington Arms, un grand fabricant d’armes à feu, souhaite acquérir la technologie pour en faire des armes à 5000 $ (source).

Si vous pensez que l’arme imprimable 3D était la menace ultime, vous venez de changer d’échelle. Derrière chaque arme, il y aura maintenant un tireur d’élite.

P.-S. : Et s’il est vrai que, dans les réseaux sociaux, les bonnes nouvelles se répandent plus vite que les mauvaises (comme discuté ici sur Triplex), je crois que le présent billet sera le moins relayé sur les réseaux sociaux de toute l’histoire de Triplex.

Laurent LaSallePebble, la montre du 21e siècle

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 publié le 17 avril 2013 à 14 h 50

Si l’iPhone a révolutionné la façon de concevoir aujourd’hui les téléphones intelligents, la Pebble pourrait bien en faire autant pour la conception de nos futures montres. Oui, je suis sur le point de vous écrire à propos d’une montre. Suis-je à court d’idées? Pas du tout!

Lancée comme projet Kickstarter l’an dernier, la Pebble a suscité beaucoup d’intérêt auprès de la communauté de la populaire plateforme de financement collaborative. Ses concepteurs demandaient 100 000 $ pour sa concrétisation. Ils ont accumulé plus de 100 fois cette somme : un total de 10 266 845 $, du jamais vu sur Kickstarter.

Mais qu’est-ce qu’une montre peut bien avoir de si extraordinaire?

Une montre intelligente

La particularité de la Pebble est qu’elle est entièrement programmable. En effet, par le biais de sa trousse de développement, il est possible de concevoir des logiciels pour son système d’exploitation. On peut y installer par exemple des jeux (Tetris, Pong), des outils pour calculer vos parcours en vélo ou pour la course à pied, etc. Il existe également des thèmes développés par la communauté pour personnaliser l’affichage de l’heure.

La montre est vendue avec la fonction d’alertes qui peuvent être synchronisées avec votre agenda électronique, un gestionnaire de musique pour contrôler ce qui est en lecture sur votre téléphone et l’afficheur pour savoir qui vous appelle.

Comment installe-t-on ces applications?

Il faut absolument avoir un téléphone intelligent. Cette montre est en quelque sorte l’extension de celui-ci. Par le biais du navigateur Internet de votre téléphone, vous téléchargez le logiciel souhaité et celui-ci s’ouvrira automatiquement avec l’application Pebble, pour autant que vous l’ayez installé et que vous ayez jumelé votre téléphone à votre montre (via Bluetooth). Le système est compatible avec les appareils Android et iOS.

La Pebble est munie de 4 boutons, d’une prise magnétique pour la recharge électrique via un câble USB, d’une vibration et de capteurs gyroscopiques pour la détection de mouvements. Les menus sont offerts malheureusement qu’en anglais, mais les logiciels que l’on y installe peuvent être dans la langue de notre choix. Selon qu’elle est très sollicitée ou non, l’autonomie de la Pebble se situe entre 3 à 7 jours.

Beaucoup de potentiel, mais loin d’être parfaite

Si j’aimais beaucoup le concept de la Pebble, je dois admettre que l’expérience que j’ai eue avec le produit final m’a laissé plutôt froid. La résolution de son écran monochrome est seulement de 144 x 168 pixels. L’indicateur d’énergie n’apparaît que lorsque la montre est sur le point de mourir; impossible de déterminer sa charge autrement. Finalement, son bracelet fait plutôt bon marché.

Sans compter que lorsque j’ai montré le produit à la gent féminine, la réaction fût plus que désastreuse. Pour 150 $, on aurait pu s’attendre à mieux.

Laurent LaSalleLaissez Mico choisir la musique pour vous

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 publié le 14 mars 2013 à 11 h 08

Les baladeurs numériques, devenus aujourd’hui une des nombreuses fonctions de nos téléphones intelligents, nous permettent d’accéder à une quantité impressionnante de musiques; parfois même à notre entière discothèque. Mais comme le dit l’adage, « trop, c’est comme pas assez », et il est souvent difficile de trouver chaussure à son pied. Personnellement, j’ai la manie de m’accrocher à un album en particulier, de sorte que j’écoute la même chose pendant des semaines, par paresse ou par manque d’inspiration.

Pour pallier ce problème, Neurowear a présenté le prototype d’un produit novateur cette semaine à SXSW (South by Southwest). Spécialisée dans l’analyse d’ondes cérébrales, la compagnie nipponne a développé un casque d’écoute combiné d’une application iOS qui choisira pour vous la musique appropriée selon votre humeur.

Sélection musicale inspirée par votre subconscient

Le casque en question, nommé Mico (acronyme boiteux de Music Inspiration from your Subconsciousness), est composé de deux parties : les écouteurs et le capteur. Ce dernier s’apparente à un micro sur une tige accrochée à l’oreille gauche du casque et doit être positionné à la hauteur de votre front. Le capteur sondera vos ondes cérébrales afin de déterminer si vous êtes concentré, endormi ou stressé. Le système transmettra ensuite l’information à votre iPhone afin que ce dernier fouille la banque de données du service infonuagique et trouve une chanson correspondant à votre humeur.

On trouve également deux écrans composés de diodes électroluminescentes (LED) situés sur les côtés du casque, servant à afficher l’icône représentant votre humeur du moment. Impossible pour l’instant de savoir si cette fonction peut être désactivée pour ceux qui ne désirent pas signaler leur état d’âme publiquement.

Le service ne semble pas permettre la cueillette des chansons qui se trouvent sur votre téléphone, ce qui le rend inaccessible dans les endroits sans réseau (comme le métro). Sans compter la grosseur du casque, et l’air intelligent que vous donnera le capteur frontal aux yeux de ceux qui croiseront votre chemin. Disons que la subtilité n’est pas au rendez-vous. Souhaitons que son design se raffine dans les prochaines versions.

Compatible avec votre humeur

Soit, l’idée d’obtenir une mélodie correspondant à votre état d’esprit sans avoir à fournir le moindre effort peut s’avérer intéressante. Mais pourquoi voudrait-on obtenir une musique stressante lorsque nous sommes stressés? Et ce n’est pas parce que je suis fatigué que j’ai besoin d’entendre quelque chose pour m’endormir. Advenant que la technologie s’améliore, elle pourrait indiquer bien plus que trois états d’âme. Avons-nous besoin d’entendre la chanson All by myself lorsque nous sommes déprimés?

Vous devinerez que je suis sceptique quant aux bienfaits potentiels d’un service comme Mico. J’écoute souvent de la musique justement pour changer l’humeur dans laquelle je me trouve. Je conçois qu’il peut être bénéfique d’entendre quelqu’un vivre une pire misère que la nôtre (quand on se compare, on se console), mais j’ai du mal à imaginer qu’il est souhaitable de le faire systématiquement.

Vous avez peut-être entendu parler de Neurowear et ses oreilles Necomini, introduites sur le marché américain l’été dernier. Le serre-tête arbore des oreilles de chat qui bougent selon votre humeur, utilisant la même technologie que Mico. Un gadget beaucoup moins pratique, cependant.

Toujours à l’état de prototype, Neurowear n’a pas signalé quand Micro arriverait sur le marché, ni à quel prix.

Martin LessardÉcouteur à conduction osseuse

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 publié le 16 janvier 2013 à 14 h 48

J’abonde dans le sens de Laurent, il y a une surdose de nouveaux produits lors de la foire annuelle CES, et certains passent sous le radar. Comme ce casque sans fil de Panasonic qui utilise la conduction osseuse pour transmettre le son aux tympans, prévu pour atterrir sur les tablettes cette année.

Le son du casque ne voyage pas par des ondes sonores dans le canal auditif: les vibrations sont conduites à travers les os de la joue et de la tempe directement vers le nerf auditif.

Les « embouts » du casque ne se posent même pas sur l’oreille, mais autour, sur les os de la tempe.

photo The Verge

Il n’y a donc pas de casque pour cacher les bruits ambiants : on entend à la fois l’environnement et ce qui est transmis par la cavité osseuse, idéal pour ceux qui veulent rester attentifs à ce qui se passe autour d’eux. Le double avantage, c’est que le son qui passe par la cavité osseuse n’est pas affecté par le niveau sonore environnant.

Mais il ne faut pas s’attendre à de la très haute fidélité, à mon avis, mais on aura droit à de la très bonne qualité malgré le bruit ambiant (pensez discothèque, chantier, autobus, métro, etc.).

Le son sans le bruit

Panasonic n’est pas le seul à s’aventurer dans ce domaine et vous pouvez déjà trouver de tels casques sur Amazon et il y a même un modèle de cellulaire qui utilise déjà cette technologie. La transmission sur ce cellulaire se fait par vibration et non par un haut-parleur, et il est donc possible de bien entendre même par dessus un casque!

Photo The Verge

Cellulaire Kyocera à vibration

(voir la vidéo)

Ce qui distingue le casque de Panasonic, outre qu’il soit Blutooth, c’est qu’il est muni d’un microphone et peut donc enregistrer la voix à travers les conductions osseuses. C’est le même principe que pour l’écoute. Le microphone permet de capter la voix malgré le bruit ambiant.

Fini les casques qui isolent?

Si on est à vélo ou qu’on fait du jogging, ce type d’appareil peut se révéler très utile, car contrairement au casque d’écoute, il n’empêche pas de rester vigilant. Pour les moins sportifs, il permet d’écouter la télévision sans qu’on ait à monter le son du haut-parleur. Mais le premier effet bénéfique, probablement, sera du côté des malentendants, qui pourront pallier leur déficit d’audition.

Qu’un grand constructeur industriel s’intéresse à cette technologie peut laisser entendre que, peut-être, elle sera plus présente parmi nous dans les prochaines années.

Laurent LaSalleCe que je veux pour Noël

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 publié le 19 décembre 2012 à 14 h 37

Vous souhaitez à tout prix me faire un cadeau ce Noël et vous avez trop d’argent dans votre portefeuille? Qu’à cela ne tienne! En pensant à moi, j’ai pensé à vous. Je vous propose ici la liste de quelques trucs geeks que je n’ai toujours pas en ma possession.

NeoGeo X Gold

La NeoGeo Advanced Entertainment System est une console nippone lancée par SNK en 1991 qui a cessé d’être commercialisée en 2004. Puisqu’elle avait la capacité d’offrir une expérience identique à celle de l’arcade (toujours à la fine pointe en matière de graphisme), la console n’était pas à la portée de toutes les bourses. Son prix était de 649,99 $, du jamais vu pour l’époque. Sans compter que ses jeux se vendaient aux alentours de 200 $.

Il s’agit d’une des rares consoles absentes de ma collection (car pour ceux qui l’ignorent encore, je suis mordu de jeux rétro).

Bien qu’elle n’ait pas connu de succès commercial, elle a marqué le cœur de ses fans à un tel point, qu’elle fait un retour ce mois-ci sous en format mobile. Nommée NeoGeo X Gold, l’appareil se présente sous une allure clairement inspirée de l’iPhone : rectangulaire aux coins arrondis. L’édition limitée vient avec une manette USB et une borne qui emprunte l’apparence de la console classique et sur laquelle on connecte l’appareil mobile pour jouer sur un téléviseur.

La console portable, qui vient avec 20 jeux intégrés, se vend 199,99 $. On ignore si SNK a l’intention de permettre le développement de nouveaux jeux sur celle-ci.

GoPro HERO3 : Black Edition

Comme je vous le disais en octobre dernier, la HERO3 : Black Edition de GoPro est la caméra de rêve pour filmer sur la route.

Que ce soit pour enregistrer une descente à ski, un parcours en voiture ou un simple témoignage, la combinaison de sa lentille à champ large et son capteur pouvant enregistrer jusqu’à 120 images par seconde (en 720p) place cette caméra dans une classe à part.

La caméra, qui vient avec sa télécommande, une connexion wi-fi intégrée et un boîtier antichoc étanche, se vend 449,99 $.

Generation Xbox : How Video Games Invaded Hollywood

Bon, je me permets de briser le rythme de ma liste d’idées cadeaux vraiment trop dispendieux (car oui, je suis conscient de l’absurdité de celle-ci) en proposant un livre. Generation Xbox : How Video Games Invaded Hollywood est un essai rédigé par Jamie Russell, journaliste pour les magazines Total Film et Edge.

Dans ce livre, l’auteur explore l’étrange relation entre l’industrie du jeu vidéo et celle du cinéma hollywoodien. On y traite tant de films adaptés en jeux vidéo que d’adaptations de jeux vidéo au cinéma. Puisque celui-ci se trouve sur ma liste de cadeaux souhaités, vous devinerez que je ne l’ai pas lu.

Les critiques sur les sites spécialisés en jeux vidéo sont positives, ce qui augure bien. Seulement 14,82 $.

Audio Technica AT-LP240-USB

L’an dernier, je vous ai proposé un tourne-disque au design hors du commun que j’ai effectivement reçu en cadeau. Malheureusement, j’aurais dû me méfier de son prix abordable. Bien qu’il propose des options intéressantes (une certaine portabilité avec son haut-parleur intégré et la possibilité d’être alimenté par des piles), sa qualité sonore est plutôt médiocre.

Cette fois-ci, je me rabats sur la marque Audio-Technica, réputée pour ses produits audio de qualité. Son tourne-disque AT-LP240-USB est certes plus dispendieux (499,95 $), mais son plateau à entraînement direct est un incontournable pour assurer une meilleure fidélité sonore, sans oublier que l’appareil vient avec un préamplificateur intégré.

Ce que je ne veux pas à Noël

Je n’ai pas besoin de tablette. En réalité, je préfère de loin utiliser mon téléphone ou mon ordinateur portable plutôt que de me rabattre sur un appareil hybride dont l’expérience web est bâclée. Je ne veux pas non plus de livres numériques. Je préfère de loin l’objet physique, tangible. Je sais, je suis vieux jeu.