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photowall-iosHuit mois après nos voisins américains, nous avons maintenant accès à la clé Chromecast de Google au Canada. À sa sortie initiale, Maxime Johnson déplorait le manque d’applications compatibles avec cet appareil : il n’y avait alors que Netflix, YouTube et Google Play. Mais Google étant Google, depuis, d’autres services, dont Pandora, HBO Go et Vevo se sont ajoutés à l’offre et d’autres façons d’utiliser ce module dans les mois à venir. À preuve, l’application gratuite Photowall, qui vient de voir le jour sur iOS.

Photowall : pour créer une galerie photo collaborative sur son téléviseur

Le concept est fort simple. Un utilisateur lance une galerie Photowall sur une télévision à laquelle d’autres s’inscrivent. Tous peuvent ensuite y envoyer des photos qui seront diffusées sur celle-ci. Photowall permet également d’apporter des ajustements : recadrer, ou dessiner sur la photo. Une fois la session terminée, une vidéo YouTube de la galerie est envoyée sur le compte du créateur de la galerie et peut être publiée sur les réseaux sociaux par tous les participants.

Quelques problèmes techniques nuisent cependant à l’utilisation. Après avoir détecté Chromecast (ce qui fonctionne seulement une fois sur deux), Photowall demande une authentification pour s’assurer qu’on est bien un être humain. Celle-ci passe par une connexion à son compte Google. À ce moment, on sort de l’appli et on est dirigé vers son navigateur (au choix) et doit accepter une série de conditions. Sur une dizaine de tentatives, sept se sont soldées par une erreur interne 500. Avec un peu de patience, on a donc fini par y arriver. Ensuite, les autres participants n’ont qu’à suivre l’URL et à entrer le mot de passe indiqué à l’écran.

Le concept de Photowall laisse présager des possibilités intéressantes pour des événements interactifs, des installations vidéo ou, tout simplement, des fêtes entre amis. Ce serait un excellent moyen de s’assurer que la Chromecast serve à autre chose qu’à encourager des partys YouTube (qui sont en fait à proscrire).

Un nouveau rôle pour le grand écran de la maison

L’aspect social qu’introduit la Chromecast détourne la télévision de son rôle premier et, de ce fait, soulève quelques questions quant à l’avenir de cette dernière. Si la Chromecast ne risque pas de faire disparaître sa fonction première, il faut dire que son rôle de plateforme pour différents éléments évolue lentement. Il y a 30 ans, on y branchait une console de jeu Atari, un lecteur VHS et une antenne. Maintenant, on ne compte plus les modules ajoutés : Illico, Chromecast, AppleTV, nombreuses consoles de jeux, lecteur Blu-ray, etc. La télévision a maintenant un rôle de relais. Bien qu’il y ait quelques initiatives pour des télévisions intelligentes, notamment les téléviseurs WebOS, la plupart des options qui vont au-delà de la transmission d’images et de son sont développées par de tierces parties. Quand la télévision essaie d’être plus qu’un écran, le succès est rarement au rendez-vous.

L’arrivée d’un écran unique qui intégrerait toutes ces fonctionnalités n’est donc pas pour aujourd’hui. Cela exigerait une plus grande implication des compagnies telles que Google et Apple.

Dans le cas de ce dernier, Iwatani Kane rapporte dans son livre très controversé Haunted Empire que Steve Jobs aurait dit ne jamais vouloir lancer une télévision Apple. À cela, deux raisons très simples : la marge de profit est trop mince et il n’y a pas assez de roulement. Beaucoup de doutes et de rumeurs entourent cette affirmation, mais elle met en évidence l’état actuel du petit écran. Chacun l’utilise à sa façon, personnalisant son utilisation avec des modules qu’il ajoute.

Autres utilisations pratiques de la Chromecast

Avec Chromecast, on peut aussi diffuser directement à partir du navigateur web de son ordinateur (cette option n’est malheureusement pas compatible avec un appareil mobile). On met en plein écran la vidéo que l’on désire regarder sur Google Chrome, et le tour est joué. Avec un prix de 39 $ à 44,95 $, selon le vendeur, il s’agit d’une solution abordable de lecture en continu sur votre télévision.

Le test vidéo de l’application Photowall

Martin LessardLa technologie 2014 vue d’Hollywood

par

 publié le 7 février 2014 à 10 h 49

Hollywood, ça n’aura échappé à personne, fonctionne comme le vecteur principal par lequel sont diffusés des « idéaux » (l’hétérosexualité et la famille, l’amour et la romance, le capitalisme et le libéralisme, l’individualité et l’éthique religieuse, etc.), idéaux auxquels il faut se conformer. Pensez aux histoires de Disney (comme Maleficent, qui sortira cette année).

bataille

En science-fiction, Hollywood prépare les esprits en nous présentant un futur où la technologie est omniprésente. Tous ces Transformers, Iron man et autres superhéros ne sont rien sans l’immense pouvoir que leur procure la technologie, pouvoir qui aurait été, en d’autres temps, ceux de la magie.

Mais quand les scénaristes sont moins fantaisistes, les technologies utilisées dans les histoires à l’écran sont alors des projections dans le futur de leur potentiel aujourd’hui.

À chaque époque son fantasme du futur.

Alors, quelles sont les promesses technologiques qui ont attiré l’attention d’Hollywood en 2014?

Les histoires de nos futurs

En 2002, Rapport minoritaire (Minority report) a présenté des technologies qui sont désormais à portée de main (voiture autonome, interface cinétique, etc.). J’avais écrit en 2011 que le Rapport minoritaire n’était plus une fiction.

En 2014, plusieurs nouveaux longs-métrages vont aborder la technologie, chacun à sa façon.

En ce moment, sur les écrans, il y a Her, de Spike Jonze, qui aborde les conséquences d’une intelligence artificielle qui a réussi allègrement le test de Turing et joue à devenir notre amie (et même plus).

Pour ce billet, je vais m’attarder sur trois films qui vont sortir dans les prochains mois.

1) Téléchargez votre cerveau! (Transcendence, avec Jonny Depp)

Ce film raconte l’histoire d’un scientifique qui, sur le point de mourir, télécharge son esprit dans un ordinateur.

Cette idée de téléchargement de l’esprit (où chaque synapse est convertie en un bit), quoique tout à fait hypothétique, est devenue plausible comme sujet de conversation depuis l’an passé.

L’Europe veut recréer un cerveau humain à l’intérieur d’un supercalculateur, et les États-Unis ont aussi lancé le grand chantier de cartographie du cerveau.

À la mi-janvier, un superordinateur japonais a réussi à parfaitement cartographier 1 seconde de 1 % de l’activité du cerveau humain… en 40 minutes.

Sachant que, grosso modo, la puissance brute de calcul augmente tous les deux ans, il faudra une vingtaine d’années pour s’approcher de la parité entre l’activité cérébrale et sa cartographie en temps réel.

Mais de la cartographie au téléchargement de notre cerveau, il y a encore un gouffre!

2) La conquête spatiale est relancée (Interstellar, de Christopher Nolan)

Ce film raconte l’histoire d’explorateurs spatiaux qui partent dans les étoiles grâce à des trous de vers, ces failles dans l’espace-temps qui permettent de passer d’un lieu à l’autre.

Les trous de vers sont des théories non validées, et les voyages interstellaires vont se buter aux distances incommensurables pour encore très longtemps.

Mais la reconquête spatiale redevient au goût du jour grâce aux nouveaux arrivants — l’Inde, la Chine — ainsi qu’à l’entreprise privée.

Les Chinois ont envoyé un module sur la Lune en janvier. L’Inde aura son satellite en orbite autour de Mars. La Station spatiale internationale est approvisionnée régulièrement par une navette commerciale. Des compagnies cherchent à créer des mines sur des astéroïdes.

Une téléréalité a même proposé d’envoyer quatre humains sur Mars (sans espoir de retour). Deux cent mille personnes se sont proposées pour le poste.

Notre retour dans l’espace est tout à fait réalisable, et même inévitable. Après un hiatus d’une trentaine d’années (après le programme Apollo), l’odyssée de l’espace va pouvoir continuer avec les prochains « coureurs des bois ».

3) Les exosquelettes (Edge of tomorrow, avec Tom Cruise)

Un soldat qui combat des extraterrestres se retrouve dans une boucle temporelle et il en profite pour améliorer ses performances guerrières (notamment grâce à un l’exosquelette).

Si le voyage dans le temps est encore du ressort de la science-fiction, l’exosquelette du soldat n’est, par contre, plus une chimère pour très longtemps. L’armée américaine est sur le coup.

L’exosquelette est cette armature externe qui assiste tout le corps pour amplifier les mouvements d’une personne. L’usage militaire peut faire peur (« Tu n’es pas un soldat, tu es une arme », dit-on au soldat), mais au Japon, pays à la population vieillissante, ces exosquelettes vont plutôt aider les personnes à autonomie réduite à se mouvoir.

2014, cuvée intéressante?

Arthur C. Clarke, l’auteur de 2001, l’odyssée de l’espace, a dit une fois : « Toute technologie très avancée ressemble à s’y méprendre à de la magie. »

En règle générale, Hollywood traite la technologie comme de la magie. C’est le cas des autres films de 2014 comme Divergent (l’immersion dans le monde virtuel) ou Earth to echo et Jupiter ascending (contact avec des extraterrestres).

L’année 2014 ne nous donnera pas un film comme Rapport minoritaire, qui était une véritable carte routière des innovations à venir. Mais certaines des questions abordées cette année par Hollywood sont, assurément, tout à fait dans l’air du temps.

iWatch-anglePlus besoin de montre, maintenant qu’on a tous des téléphones? Rien n’est moins certain. La montre Apple, la iWatch, pourrait générer des ventes dépassant les 17,5 milliards de dollars selon l’analyste Katy Huberty, et ce, un an après sa sortie. Celle-ci prévoit que le prix de vente serait autour de 299 $. Pour l’instant, il y a encore un certain flou autour de la iWatch, ne serait-ce qu’en ce qui a trait à la date de sortie ou aux fonctions qu’elle offrira.

Une montre pour suivre ses statistiques santé

Quoi qu’il en soit, on sait qu’Apple s’entoure de nombreux experts du domaine médicalLa dernière recrue serait l’expert en recherche sur le sommeil Roy J.E.M. Raymann qui travaillait auparavant pour Philips Sleep Experience Laboratory. Ses recherches touchaient, entre autres, à la qualité et aux cycles du sommeil. Il est évident que la mode actuelle dans le développement est aux dispositifs qui permettent de suivre et de mesurer les données vitales et les performances sportives, qu’il s’agisse d’une application telle que Sports Tracker ou du prototype de verres de contact de Google, qui permettent de calculer le taux de glucose. Cette tendance répond aux inquiétudes liées aux coûts des traitements médicaux aux États-Unis et, ici au Canada, à la pénurie de médecins de famille. Dans ce contexte, les bénéfices préventifs de tels appareils, bien qu’ils ne soient pas aussi précis qu’une mesure prise par un médecin qualifié, sont inestimables.

La fin de la montre traditionnelle?

Mais est-ce que la iWatch et les autres montres intelligentes remplaceront définitivement la montre traditionnelle? Probablement pas. Les trois montres luxueuses les plus populaires de 2013 sont des montres au design vintage et provenant de marques réputées. Elles n’ont pas de fonctions en rapport avec les médias sociaux ou de connexions au web. Si certains, notamment le bédéiste Tobias Lunchbreath, prévoyaient l’obsolescence de la montre en 2011, la réalité est tout autre. Les ventes du groupe Swatch en 2013 ont gonflé de 8,3 % entre 2012 et 2013. Avec des prix allant de 4000 $ à 12 000 $, ce marché existe encore pour les puristes et ceux pour qui la montre demeure un élément de style indémodable.

Apple et Google dans cette course pour la montre

Avec Google qui est également dans la course avec sa propre montre intelligente, il y aura sans conteste une grande campagne de marketing et de conversion destinée à établir une clientèle pour ce type de montre. Le marché compte déjà les Sony Smartwatches et la Qualcoom Toq avec des résultats peu concluants. Selon Wilson Rothman, de NBC News, le problème actuel des montres intelligentes est le design, le prix et l’interface. Mais des améliorations sur ces plans pourraient faire de la montre intelligente un dispositif aussi indispensable que nos iPhone et nos Android.

Mimo Baby

Vous dormiriez mieux la nuit si vous saviez que votre poupon est en parfaite sécurité? Le nouveau pyjama pour bébés Mimo Baby pourrait être une solution à considérer, grâce à ses capteurs qui recueillent de l’information sur sa respiration, ses mouvements et même sa température.

Grâce à ce petit pyjama, vous pourrez donc recevoir une alerte sur votre téléphone intelligent si votre bébé s’est tourné pendant son sommeil, s’il est réveillé, s’il est endormi, s’il est agité, s’il a trop chaud, trop froid, etc.

L’application mobile qui accompagne le Mimo Baby est plutôt jolie, et elle offre la possibilité de savoir comment le bébé se sent présentement, ou comment il s’est senti au cours des dernières 24 heures.

L’ensemble de départ - qui était offert en prévente pendant le Consumer Electronic Show (CES) de Las Vegas - comprend trois pyjamas, une station d’accueil et une « tortue », un petit émetteur qui s’installe sur le pyjama du bébé, le tout pour 200 $. Les pyjamas sont offerts dans les tailles 0 à 3 mois, 3 à 6 mois et 6 à 12 mois, et il sera possible d’en acheter des supplémentaires pour ceux qui le désirent.

Tous les ensembles offerts pendant la prévente ont maintenant été écoulés, mais d’autres devraient être mise en vente prochainement.

Le paradoxe des radiations
Même si le potentiel du Mimo Baby est énorme, force est aussi de reconnaître que Rest Devices, la jeune compagnie derrière ce pyjama intelligent, devra faire face à un très gros paradoxe.

Ses principaux clients - les parents poules qui veulent ce qu’il y a de meilleur pour leur bébé - sont aussi probablement les mêmes qui s’inquiéteront à l’idée de poser un émetteur Bluetooth (même la version a faible énergie) directement sur leur nourrisson.

J’ai posé la question au jeune PDG de la compagnie au CES. Celui-ci a tenté de se faire rassurant en affirmant que l’appareil soumettait le poupon aux mêmes radiations qu’un moniteur audio. Reste à voir si c’est rassurant pour le Mimo Baby ou inquiétant pour les moniteurs traditionnels!

Les produits électroniques du genre me troublent rarement. Cela dit, même si je ne vois aucun problème à ce qu’un adulte utilise une oreillette Bluetooth, j’éprouverais clairement un malaise à poser un émetteur similaire pendant plusieurs heures par jour, tous les jours, directement sur la peau d’un jeune enfant.

Martin LessardGoogle entre dans nos maisons avec Nest

par

 publié le 14 janvier 2014 à 14 h 03

Nest, le thermostat qui s’ajuste tout seul, a été acheté par Google hier (au coût de 3,2 milliards de dollars américains). Aussitôt, cette farce a circulé : « Dorénavant, quand votre maison sera en feu, vous allez recevoir des pubs d’extincteurs dans Gmail. » nest-1 Ne riez pas trop vite. Cette entrée fracassante de Google dans la domotique, ce projet longtemps annoncé, reconduit, retardé puis repris, risque d’être un tournant dans ce qui se nomme l’Internet des objets.

Nest, la vedette de l’heure, a été créée par un ex-employé d’Apple (celui qui a conçu le iPod, tout de même). Cette compagnie se distingue à la fois par l’ergonomie et la beauté de ses produits de domotique (thermostat et détecteurs de feu connectés) et par une simplicité fonctionnelle digne d’Apple.

Google vient ainsi de sécuriser un accès royal à ce qui serait peut-être la tête de pont des objets connectés (qui seraient la tendance de l’heure comme beaucoup le claironnent depuis le CES de la semaine dernière – et ils ont maintenant raison).

« La beauté d’Apple, l’intelligence de Google »

Nest profite ainsi instantanément d’une infrastructure solide et mondiale. La formidable connaissance de Google dans la gestion et le traitement des données offrira une avance confortable à Nest face à ces concurrents. Google sort ainsi définitivement de son territoire naturel (le web) en embrassant de plus en plus tous les aspects de nos vies :

  • la télécommunication (Android, Motorola)
  • le transport (voiture autonome)
  • la maison (Nest)

La firme ne se limitera plus aux données, mais aspire de plus en plus à avoir une présence bien réelle dans nos vies (d’où un danger tout aussi réel pour notre vie privée). Ou, pour le dire autrement, Google voit dans tout ce qui nous entoure des données à gérer pour nous. Son intrusion dans le monde de la robotique montre que la firme entrevoit à long terme un monde où la machine, grâce aux données, pourra assister les humains dans leurs tâches.

L’état des choses

robots
Dans l’état actuel des choses, ce qui est appelé l’Internet des objets reste un champ encore complètement en friche arpenté par quelques bidules incompatibles entre eux. Comme Android dans le monde du mobile, Google pourrait annoncer le début d’un terrain de jeu commun. Les « apps » sont aux portes de nos maisons…