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Maxime JohnsonEssai de la nouvelle Sling TV

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 publié le 21 octobre 2014 à 12 h 54

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Alors que de plus en plus de gens jonglent avec l’idée de remplacer leur abonnement à un service de télévision par câble par un abonnement à différents services de télé en ligne comme Netflix, une entreprise, Sling Media, produit des appareils qui vont à l’opposé de cette tendance. La nouvelle Sling TV permet plutôt de diffuser l’image de son câble à la maison sur Internet, pour ne pas rater ses émissions préférées en voyage, par exemple. Une idée simple, qui fonctionne particulièrement bien.

Présentation des Slingbox
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Les Slingbox, le nom donné aux appareils de l’entreprise Sling Media, sont de petites boîtes de plastique que l’on relie à la fois à son récepteur numérique (câble, satellite, etc.) par un port HDMI ou avec des câbles composantes, et à Internet, par un port Ethernet ou un réseau wi-fi.

Il suffit ensuite de se brancher à sa Slingbox à distance, par un ordinateur ou une application mobile, pour pouvoir contrôler et regarder son téléviseur.

On peut alors afficher une télécommande virtuelle, qui contrôle un émetteur infrarouge sur sa Slingbox à la maison, qui contrôle ensuite à son tour son récepteur numérique, toujours par émetteur infrarouge, comme avec sa manette habituelle. On peut donc changer de poste, enregistrer des émissions, accéder à son enregistreur numérique, le tout, exactement comme si on était à la maison.

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Le procédé n’est pas des plus élégant, mais celui-ci fonctionne bien et avec n’importe quel service de câble, de télé IP, de télé satellite ou même de télé HD par les ondes.

Alors que de plus en plus de services exigent un abonnement mensuel, les appareils de Sling Media n’en nécessitent aucun. Les applications mobiles de l’entreprise sont toutefois vendues 15 $, un prix quand même assez élevé, surtout que ce ne sont pas des applications universelles. Vous devrez donc l’acheter pour votre tablette ET votre téléphone Android, ou pour votre iPhone ET votre iPad.

À quoi ça sert?

La Slingbox peut quand même servir à plusieurs choses. L’accès à distance à ses émissions de sport est certainement la plus courante, mais certaines personnes peuvent aussi s’en servir pour regarder leur télé en direct un peu partout dans leur maison, par exemple. Un étudiant pourrait aussi l’utiliser pour regarder ses émissions locales une fois à l’université (ou, plus réalistement, pour accéder au câble de ses parents sans payer) et même pour partager le câble entre plusieurs personnes qui n’habitent pas ensemble.

Officiellement, Sling se dissocie bien sûr de ces deux derniers usages plutôt douteux, mais il serait naïf de croire que les économies que l’appareil permettra de réaliser ne sont pas l’une des raisons qui pousseraient les consommateurs à acheter une Slingbox.

Une nouvelle interface pour la Sling TV
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Techniquement, la nouvelle Sling TV de Sling Media est exactement le même appareil que la Slingbox 500 lancée avant elle.

Celle-ci offre toutefois une nouvelle interface qui permet d’explorer le contenu facilement, de voir en un coup d’oeil lesquelles de ses émissions préférées sont à l’écran, d’explorer les films qui seront à l’affiche pendant la journée, etc.

Un guide spécialement conçu pour le sport permet aussi de consulter directement le score des matchs, et toute l’interface a été revue pour permettre de publier ses impressions sur les réseaux sociaux.

Sling Media croit beaucoup en cette nouvelle interface, au point de penser que les utilisateurs voudront aussi s’en servir à la maison, sur leur téléviseur principal, et non seulement à distance.

Je suis moins convaincu que les gens l’utiliseront principalement à la maison, mais je dois reconnaître que l’interface est assez jolie, et surtout plus efficace à distance que la navigation dans le guide habituel de sa télé (une opération saccadée et parfois frustrante par une Slingbox, du moins lorsqu’on ne connaît pas le numéro du poste qu’on cherche ou qu’on ne sait pas quoi regarder).

Notons toutefois que certains canaux étaient erronés dans le guide lorsque je l’ai essayé avec le service Fibe de Bell, ce qui rendait la nouvelle interface un peu moins intéressante. La sélection des postes de notre abonnement à la première utilisation de la Slingbox est aussi long et ardu, et la francisation des applications de Sling Media est loin d’être adéquate.

Bonne qualité d’image
J’ai été agréablement surpris par la qualité de la transmission d’image de la Sling TV. La qualité de l’image à distance n’est pas la même qu’à la maison (même si la résolution est de 1080p), mais celle-ci est quand même très acceptable, en plus d’être fluide si vous possédez une bonne connexion Internet.

Sur ce point, notons que Sling Media recommande une connexion d’au moins 1,5 Mbit/s pour une transmission HD pleine.

En résumé : un concept unique, qui fonctionne bien
Les Slingbox sont des appareils uniques sur le marché, et Sling Media a maintenant eu quelques années pour les peaufiner.

329,99 $ est un peu cher, mais la Sling TV offre un service sans attrapes, qui fonctionne exactement comme on s’y attend. On apprécie les nouveautés apportées à la Sling TV, même si celles-ci sont quand même plutôt mineures.

Ce n’est certainement pas tout le monde qui a besoin de la Sling TV, mais ceux qui recherchent un appareil du genre ne seront pas déçus.

Notons au passage que ceux qui ne tiennent pas au nouveau guide de Sling Media et à sa nouvelle interface peuvent aussi se tourner vers la Slingbox M1, moins coûteuse, à 179 $. Celle-ci est moins agréable à contrôler, mais elle offre la même technologie de transmission et permet de regarder son contenu à distance aussi bien qu’avec la Sling TV.

Catherine MathysMes 5 fabuleuses minutes avec Patrick Watson

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 publié le 17 octobre 2014 à 15 h 26

Il y a de ces expériences qui vous marquent. Après les avoir vécues, vous avez un peu l’impression d’avoir entrevu une partie de l’avenir. C’est ce qui m’est arrivé après avoir essayé le Samsung Gear VR avec le film Strangers with Patrick Watson, réalisé sur mesure pour l’appareil par Félix & Paul studios. Félix Lajeunesse, à l’occasion du Festival du nouveau cinéma, est venu parler des prouesses de la réalité virtuelle filmée en 3D à 360 degrés dans un après-midi de mini-conférences consacrées aux technologies et aux nouvelles écritures.

Samsung Gear VR : un appareil prometteur

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J’étais curieuse de voir le film, bien sûr, mais aussi de faire l’essai des lunettes Samsung Gear VR. Comme il est léger et facile à porter, on oublie vite l’appareil qu’on porte pour se transporter dans un autre lieu, dans une salle de répétition avec Patrick Watson, en l’occurrence. Dans un récent billet, mon collègue Maxime Johnson nous dévoilait les atouts du nouveau Samsung Gear VR.

« Le nouveau casque de Samsung est un appareil assez simple, où le logiciel nécessaire, l’écran et la plupart des autres composantes se retrouvent dans un téléphone intelligent, le Galaxy Note 4, et non dans le casque en tant que tel.

Le casque comporte quand même quelques éléments d’électronique, comme un capteur de mouvements supplémentaire et un pavé tactile sur la tempe de l’utilisateur, mais il s’agit principalement d’un boîtier de plastique simple, avec deux lentilles, qui permettent à l’utilisateur de voir l’écran du Galaxy Note comme s’il s’agissait d’un téléviseur de 175 pouces placé à 2 mètres devant lui. »

On se trouve effectivement entièrement captif de l’écran qu’on a devant les yeux. Si l’image est un peu floue, l’effet est tout de même saisissant au point ou on se sent entièrement intégré à elle plutôt que d’en être un simple spectateur.

La philosophie de Félix & Paul studios

Paul Raphaël et Félix Lajeunesse

Paul Raphaël et Félix Lajeunesse

Félix Lajeunesse, l’un des cofondateurs de Félix & Paul studios, a raconté au micro du FNC Pro, qu’il cherchait depuis longtemps à briser les conventions du cadre auquel on est habitué au cinéma. Il voulait atteindre le même niveau d’émotion que pouvait offrir le visionnement d’un film, mais sans nécessairement raconter une histoire ou passer par le jeu d’un acteur. Pour lui, l’un et l’autre sont des détours qu’il ne souhaitait pas emprunter. Il préférait trouver une manière d’atteindre directement les émotions du spectateur sans passer par un personnage.

Il a donc préféré créer une technologie 3D stéréoscopique qui lui permettait de s’attarder à du contenu contemplatif. C’est ainsi qu’il est allé tourner, par exemple, une ruelle de Shanghai où on pouvait simplement assister au passage du temps. Par la suite, la rencontre avec l’équipe d’Oculus a été déterminante. Le duo de Félix Lajeunesse et de Paul Raphaël a voulu mettre la caméra à la hauteur des yeux, comme si le spectateur regardait l’action directement, comme si la médiation du jeu de l’acteur ou du cadre de l’écran n’existait plus. L’expérience de Strangers with Patrick Watson est un exemple de ce qu’il est possible de faire sans trame narrative, ni décor, ni scénario. Le simple fait de se sentir présent suffit.

Strangers with Patrick Watson

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La liste d’attente est longue. L’activité dure 5 minutes mais il faut laisser refroidir l’appareil. Il a donc fallu s’inscrire pour avoir la chance de faire l’expérience dont on m’avait tant parlé. Enfin, c’est à mon tour. Je m’assois bien droit sur une petite banquette blanche. On place le téléphone Galaxy Note 4 dans l’appareil. On referme le tout avec une plaquette. C’est prêt. On me place les lunettes sur les yeux en prenant soin de guider ma main vers la roulette de la mise au point. C’est fait. On me place les écouteurs sur les oreilles. Vu de l’extérieur, tout cela ne doit pas être d’un grand chic. Tant pis. Je n’y pense plus, j’ai déjà décollé. La banquette blanche, les gens qui m’entourent, tout disparaît. Je me retrouve face à Patrick Watson assis devant son piano. Je suis avec lui dans sa salle de répétition. Il se lève, cherche une cigarette puis se rassoit. Il essaye quelques notes puis recommence. Au début, je n’ose pas regarder ailleurs. Après tout, j’assiste à un moment intime de création. Je suis presque incommodée par l’odeur de sa cigarette. C’est vous dire la puissance de l’engin. On se croit réellement en présence de Patrick Watson, tellement qu’on ne veut pas le froisser en détournant le regard.

Je finis par le faire, pour voir où on se trouve et pour voir aussi à qui il parle, puisqu’il échange des mots avec quelqu’un. Je ne vois personne, enfin presque. Derrière nous, le labrador noir de Patrick écoute tranquillement la musique de son maître. Il bâille même, à l’occasion. La pièce est pêle-mêle, un fouillis comme on se l’imagine dans l’atelier d’un artiste. Je regarde à droite, à gauche, au plafond et au plancher. J’inspecte tout, des lattes de bois franc au système de gicleurs. Je suis bien là. Rien ne m’échappe. Sauf moi-même. Je regarde vers le bas et je ne vois ni mes jambes ni mes mains. J’espionne sans être là. Incroyable sensation de vérité. Pendant 5 minutes, Patrick Watson chante pour moi. Au bout d’un moment, le défilement du générique me rappelle que c’est une fiction et qu’elle n’a jamais eu de réalité.

J’enlève les écouteurs, je remets les lunettes à la gentille personne qui se trouve devant moi. Je retrouve la pièce lumineuse où avait lieu l’essai. Je sens d’ores et déjà qu’il s’agit d’une véritable révolution technologique et que je viens de toucher à l’avenir. J’ai déjà hâte à mon prochain voyage. D’ici là, le Samsung Gear VR sera en vente dans les prochaines semaines, selon Félix Lajeunesse. Devinez ce que je vais demander pour Noël?

Maxime JohnsonHTC Re: les développeurs seront la clé du succès

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 publié le 10 octobre 2014 à 11 h 54

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HTC a dévoilé mercredi sa nouvelle caméra Re, une sorte de caméra tout-terrain GoPro, mais conçue pour la vie de tous les jours et pour un public plus large que les amateurs de sports extrêmes. Pour HTC, la clé du succès pour cette curieuse caméra passera notamment par les développeurs et par les fonctionnalités originales qu’ils imagineront pour la Re.

Un petit périscope
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La HTC Re est une petite caméra portative dépourvue de viseur et dont la forme rappelle celle d’un petit périscope.

Un bouton principal permet de prendre des photos (jusqu’à 16 mégapixels) et des vidéos (jusqu’à 1080p), et les utilisateurs peuvent aussi créer des vidéos au ralenti et en accéléré.

Pour cadrer son image, il est possible d’utiliser son téléphone intelligent, mais l’angle de la caméra devrait être assez grand pour permettre de simplement poser ou filmer en visant grossièrement la scène, sans se soucier du cadrage précis. L’un des objectifs avoués de la Re est après tout de nous permettre de filmer et de prendre des photos sans être cachés derrière une caméra traditionnelle ou un téléphone intelligent.

La HTC Re est une caméra imperméable, et elle sera offerte au cours des prochains mois avec toute une gamme d’accessoires, par exemple pour la fixer à un vélo, à une poussette, à sa casquette, etc.

Entre la GoPro et le téléphone intelligent
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Vendre la Re ne sera pas une tâche facile. D’un côté, GoPro offre déjà d’excellentes caméras, dont certains modèles sont vendus au même prix que la Re. Oui, la Re est plus simple d’utilisation que les GoPro, mais ces dernières ont aussi d’autres avantages.

Le plus grand ennemi de la Re pourrait toutefois être déjà dans la poche de ses acheteurs potentiels : leur téléphone intelligent. Tous ceux qui pourraient être intéressés par la Re possèdent déjà, après tout, un appareil photo avec leur téléphone.

Si l’histoire s’arrêtait ici, le défi de HTC serait de taille. Et je suis loin d’être convaincu que la Re serait suffisamment unique et utile pour justifier une dépense de 199 $US (le prix canadien de l’appareil n’a toujours pas été confirmé).

HTC et les développeurs entrent en scène
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HTC a toutefois quelques armes supplémentaires dans sa poche. La compagnie a notamment confirmé son intention de mettre continuellement à jour sa caméra avec de nouvelles fonctionnalités et, surtout, de permettre aux développeurs de créer des applications tierces compatibles.

Avec un peu d’imagination, il est facile de voir comment la caméra pourrait évoluer avec le temps et se démarquer d’un téléphone ou d’une GoPro.

Il est déjà prévu, par exemple, que la Re puisse être déclenchée à distance, en reliant celle-ci à un réseau Wi-Fi et en utilisant son téléphone intelligent avec une connexion LTE. Si HTC ajoute une fonctionnalité qui permettrait à la caméra de s’activer lorsqu’un son atteint un certain nombre de décibels, la caméra pourrait, par exemple, facilement se transformer en moniteur vidéo pour bébés.

Les parents du bébé en question sont particulièrement technophiles? Pourquoi ne pas relier la Re à leur montre intelligente Android Wear ou Apple Watch pour recevoir une alerte lorsque son bébé se réveille et même afficher l’image de la caméra sur son poignet directement?

HTC offre déjà un outil avec son service Zoe, qui permet de transformer automatiquement des photos et des vidéos en un compte-rendu animé vivant et quand même réussi d’un événement. Programmer une application du genre, qui prendrait, par exemple, une courte vidéo et une photo à intervalles rapprochés, permettrait aux amateurs de festivals comme Osheaga qui fixeraient leur Re à leurs vêtements de conserver un précieux souvenir de l’événement, sans devoir constamment sortir leur téléphone intelligent.

En intégrant la Re à une plateforme de diffusion en direct, la Re permettrait aussi de diffuser archifacilement des réunions ou des événements afin de les rendre accessibles à ceux qui ne peuvent pas y être. Et on peut imaginer que les personnalités YouTube pourraient aussi raffoler de ce genre de chose.

Bref, oui, la Re pourrait bien étouffer entre les GoPro et les caméras de téléphones intelligents. Mais si HTC ajoute de bonnes fonctionnalités à sa caméra, et si les développeurs s’y mettent, la Re pourrait se créer une niche intéressante.

HTC devra toutefois bien présenter son appareil, mais aussi faire preuve de persévérance, car la popularité des Re, si popularité il y a, ne se fera certainement pas d’un seul coup. Ce sera plutôt à mesure que des fonctionnalités s’ajouteront et que les premiers utilisateurs diffuseront du contenu intéressant capturé avec une Re que celle-ci pourra faire sa marque.

Car le bouche-à-oreille et des vidéos YouTube impressionnantes peuvent apporter beaucoup de visibilité à un produit du genre.

Parlez-en à GoPro.

Martin LessardAmpoules intelligentes : toute résistance est vaine

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 publié le 9 octobre 2014 à 13 h 41

Cette semaine a été lancé un « standard de connexion pour ampoules intelligentes« . Ce standard est proposé par Allseen Alliance, un regroupement de 70 grands manufacturiers et d’équipementiers électroniques.

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C’est un protocole d’interconnectivité entre les appareils et les applications pour rendre opérationnel le fameux Internet des objets. Le standard est basé sur AllJoyn, un projet open source porté par Qualcomm.

Ce standard permet d’espérer que les futurs objets dits intelligents seront compatibles entre eux.

Les douilles électriques comme porte d’entrée de l’Internet des objets

Je crois que cette alliance s’est attaquée en priorité aux ampoules dites intelligentes, car elles représentent peut-être la véritable porte pour une déferlante d’objets connectés dans nos maisons.

Une ampoule DEL est déjà équipée de petits circuits pour faire fonctionner ses diodes. Y ajouter quelques composantes électroniques de plus ne demande pas grand-chose et peut faire une grosse différence entre une bête ampoule et une ampoule intelligente.

Par exemple, ajoutez-y une composante WiFi ou Bluetooth et une adresse IP. Hop, voilà l’ampoule connectée au réseau, donc, contrôlable à distance par votre cellulaire.

Il n’y a ensuite qu’un pas pour la transformer en microchaîne stéréo ou en jeu de lumière de toutes les couleurs.

Le standard proposé permet aux ampoules connectées de s’insérer dans un ensemble plus grand et de ne pas être que de simples gadgets incompatibles d’une marque à l’autre.

Ce standard que vous ne pourrez refuser

Si je pense que c’est par l’intermédiaire de nos douilles de lampe qu’entrera le fameux Internet des objets, c’est parce que le standard proposé rendra possible une foule de petits comportements automatisés :

  • Lorsque le détecteur de fumée se déclenche, les ampoules se mettent à clignoter.
  • Lorsqu’on allume la télé, la lumière de la pièce se tamise.
  • Lorsque le téléphone sonne, une ampoule change de couleur pour nous faire signe.

On pourrait multiplier les exemples à l’infini. Avec la miniaturisation et la baisse des coûts, plusieurs autres fonctions pourront être intégrées dans les ampoules connectées.

J’écrivais cet été :

Nos lampes, nos plafonniers seront peut-être demain des minicentres offrant divers services : flux Songza, détecteur de mouvement, thermostat, commandes SIRI, relais WiFi, stockage infonuagique domestique, interphone… On rigolera peut-être à l’idée qu’elle ne servait hier qu’à éclairer.

Le standard proposé rend cette réalité possible. Reste à voir s’il sera adopté ou non.

Mais voyons maintenant la façon dont on souhaite que l’Internet des objets entre chez nous : par défaut, sans que nous le voulions.

Les objets que l’on achètera seront déjà programmés pour avoir certains comportements intelligents par défaut (ampoules qui clignotent sur demande du thermostat, par exemple).

L’Alliance travaille très fort pour que l’usager ait le moins possible à programmer ou à ajuster de paramètres.

Si d’une marque à l’autre, nos futures ampoules portent ce sceau de compatibilité, alors, puisque nos ampoules actuelles devront être changées un jour, lentement nos lampes et nos plafonniers vont se retrouver avec ces objets connectés, qu’on le veuille ou non.

Ça, c’est le plan.

Que l’on aime cela ou pas, c’est une tout autre question, à laquelle il faudra bien répondre un jour. En attendant, les grands industriels travaillent pour que la résistance soit la plus vaine possible.

Martin LessardDéverrouiller son ordinateur en un battement de coeur?

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 publié le 26 septembre 2014 à 10 h 53

Mercredi, la jeune entreprise torontoise Bionym a annoncé avoir reçu un financement s’élevant à 14 millions de dollars.

Bionym propose un bracelet qui capture notre pouls pour nous identifier de façon unique et promet de nous débarrasser pour toujours de l’obligation d’entrer nos mots de passe.

Son bracelet, appelé Nymi, est équipé de multiples capteurs qui mesurent le rythme cardiaque de l’utilisateur, ou plus précisément le temps entre les battements.

Ce temps entre les battements serait unique pour chaque individu.

En mesurant ce temps de battement unique, on a une empreinte unique, un peu comme des empreintes digitales.

Avec cette identité unique, c’est un peu comme un mot de passe, on peut déverrouiller par exemple des ordinateurs par Bluethooth Low Energy

À l’intérieur se trouvent des capteurs qui prennent un électrocardiogramme pour connaître la fréquence des battements de votre coeur.

Il est aussi doté d’un accéléromètre et d’un gyroscope, ce qui permet de repérer des mouvements simples et de les associer à une tâche spécifique. Par exemple, un mouvement du bras pourrait déverrouiller le coffre d’une voiture.

La solution biométrique

Ce type de bracelet fait partie d’un énorme mouvement de ce qui a été appelé wearable technologies en anglais, qu’on pourrait traduite par informatique prêt-à-porter.

La technologie quitte morceau par morceau nos ordinateurs pour aller se greffer sur des objets du quotidien, nos vêtements, nos lunettes, nos bijoux ou nos bracelets.

On peut se demander si ce n’est pas un effet de mode, mais il y a pourtant derrière le bracelet d’identification un réel souci de répondre à des problèmes que l’informatique a créés.

Il faut savoir que les mots de passe ne sont pas vraiment sécuritaires dans l’état actuel des choses. Il n’y a pas une semaine qui passe sans qu’on entende que des mots de passe ont été volés sur les serveurs d’une compagnie ou d’une autre.

Bionym se positionne dans ce qu’on appelle une solution de rechange biométrique aux mots de passe.

La biométrie est une technique de reconnaissance basée sur des caractéristiques physiques de notre corps.

Pensez à un cadenas à numéro et à un cadenas à clé. Il s’agit de connaître la combinaison du premier, et tout le monde peut ouvrir le cadenas. Avec une clé, théoriquement, c’est seulement celui qui possède la clé qui peut l’ouvrir.

Mais une clé peut être copiée.

La biométrie permet de transformer une caractéristique unique de notre corps en une clé unique.

Certains téléphones cellulaires utilisent déjà l’empreinte digitale pour se déverrouiller.

Est-ce fiable?

Dans le cas du bracelet Nymi, il n’est pas dur d’imaginer que la compagnie torontoise va utiliser ses 14 millions pour peaufiner sa technologie et nous convaincre qu’il faut avoir confiance en son produit.

Il faut quand même se rappeler que prendre le pouls de quelqu’un, ce n’est pas si compliqué. Et si j’arrive à prendre votre pouls par une poignée de main, équipé de capteurs, est-ce que je serais capable de programmer ensuite le bracelet pour me faire passer pour vous?

Plus facile à dire qu’à faire. Mais si cette image entre dans la tête du grand public, je ne donne pas cher de cette technologie.

C’est là que va passer une partie de l’argent reçu. Bionym va tout faire pour sécuriser son bracelet et nous convaincre que rien de tel ne peut se passer. Nous jugerons sur pièce quand les premiers Nymi arriveront sur le marché. Ils sont en ce moment en prévente sur le site web de la compagnie.

Consolidation en vue

Il n’est pas dur de deviner que cette industrie naissante de l’informatique prêt-à-porter devra bientôt se consolider.

La prolifération des gadgets de ce genre est intenable.

Je ne porterai pas une montre Apple Watch pour communiquer avec mon Mac… et une montre Samsung Galaxy Gear pour communiquer avec mon cellulaire Android… et en plus, un bracelet Nymi pour ouvrir ma voiture.

Si un jour on est tenté de porter un tel objet « mot de passe cardiaque », ça ne sera pas nécessairement un bracelet Nymi.

Ce sera un programme qu’on pourra mettre dans l’objet que l’on veut.

Ça pourrait être des lunettes Google, ou une montre intelligente, ou un bijou intelligent.

Chacun choisira l’objet qu’il portera sur lui comme une clé biométrique pour ouvrir ses appareils électroniques.

Qui sera cette compagnie qui réussira à imposer la première sa plateforme? Bionym est dans la course.