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Il m’arrive d’imaginer que les prochaines avancées de la mesure de soi (quantified self) concerneront la mise en place de « réseaux sociaux » pour nos organes.

Je ne sais pas ce que mon cœur aura à commenter sous le message de mes poumons, mais je ne serai pas surpris de les suivre passionnément comme je le fais déjà avec mes amis sur Facebook.

D’accord, peut-être pas aussi passionnément.

Par curiosité au début en tout cas. Par intérêt vital à la fin sûrement.

La vie intime de mes poumons

poumontexto

Des chercheurs de l’Université de Virginie viennent de développer une puce de faible puissance capable de puiser son énergie à partir de la chaleur et des mouvements du corps et même de la lumière du soleil. Son but : alimenter des capteurs biométriques placés sur notre corps.

Ce n’est pas la première ni la dernière innovation de ce genre. Chaque fois, l’invention est de plus en plus petite et de moins en moins gourmande en énergie.

Dans un premier temps, cette puce de l’Université de Virginie vise à pouvoir suivre de jeunes patients atteints d’asthme. Je m’attends à ce qu’elle puisse aussi servir à des patients bien en santé.

Capturer nos données biométriques n’est théoriquement plus un problème. Le problème réside surtout dans la gestion d’énergie, la portabilité et la miniaturisation des capteurs.

Voilà peut-être pourquoi Spire a attiré l’attention au Quantified Self Expo à San Francisco la semaine dernière.

Source: Spire

Source: Spire

Spire est un capteur de respiration. On le porte à notre ceinture. Son usage : nous réapprendre à respirer.

Bon, si vous êtes encore en train de lire cette chronique techno, c’est que vous savez encore respirer – sinon, c’est plutôt moi qui serais en train de lire votre avis de décès.

En mesurant la respiration, Spire permet à certaines personnes stressées de se calmer. Un message est envoyé à votre téléphone intelligent pour vous rappeler de prendre une longue respiration.

« En une semaine, j’ai retrouvé mon souffle et mon calme comme si j’avais fait 4 ans de méditation », indique le témoignage d’un participant placé judicieusement par le fabricant sur la page d’accueil de son site web.

Je n’ai pas de problème à croire que certaines personnes sensibles à leur bien-être (et prêtes à payer 150 $, tout de même) verront un intérêt à écouter ainsi leurs poumons se plaindre d’un excès de travail.

Après tout, on écoute déjà, dans nos propres réseaux sociaux, nos amis se plaindre aussi d’un excès de travail en cette veille de vacances estivales.

« Accepter son poumon comme ami » dans ce contexte est-il si étrange? L’écouter peut nous tenir à cœur (en attendant que ce dernier réponde par lui-même!).

Mon cœur m’envoie des petits cœurs

CC BY-SA 2.0 Jake Sutton

CC BY-SA 2.0 Jake Sutton

Évidemment, ce « réseau social d’organes » n’entrera pas dans le flux de nos conversations socionumériques. On ne veut pas davantage de données à gérer, on veut qu’elles prennent soin de nous.

La communication entre organes pourrait ressembler à ceci : votre cœur envoie une petite impulsion à votre poignet (si vous avez une montre connectée) pour signaler à vos poumons (en fait à vous) de reprendre souffle.

Il existe déjà des outils pour nous rappeler de boire ou de manger moins vite. Spire est dans cette mouvance.

Il n’est pas impensable que les organes puissent un jour déclencher artificiellement des hormones ou des solutés par eux-mêmes dans le cas de maladies déjà diagnostiquées et suivies par un médecin.

Au début, ce réseau sera vraiment personnel.

Pourtant, la vraie valeur résidera dans le partage des données.

Que votre souffle soit court est une chose. Que votre souffle soit trop court pour votre âge ou pour votre corpulence est une donnée qui n’est rendue possible que par la comparaison avec les autres (relire mon billet sur Calico de Google).

Vous vous apprêtez peut-être à profiter de vos vacances loin de toute technologie, en fermant courriel, Twitter, Facebook, Snapchat et Instagram.

Profitez-en!

Se couper du réseau est souhaitable. Se couper de la mesure de soi, le jour où elle englobera tous nos organes, sera peut-être plus difficile que nous le pensons.

En me désabonnant du service de boîte vocale le mois dernier, je ne pensais pas faire partie d’un mouvement qui prend de l’ampleur.

Des entreprises comme JP Morgan Chase & Co et Coca-Cola retirent les boîtes vocales à plusieurs de leurs employés. Pourquoi? Par souci d’économie, bien entendu, mais ce n’est pas le seul motif.

Trois raisons justifient de s’en débarrasser :

« 1. Personne n’aime prendre ses messages. 2. Quand on les écoute, on entend trop souvent un téléphone qui raccroche », raconte l’auteur d’un article hilarant publié dans The Guardian. « 3. S’il y a réellement un message, c’est celui de votre mère. »

Les boîtes vocales vont peut-être prendre le chemin de l’extinction de masse, tout comme l’ont fait les télécopieurs.

Source : Wikipedia

Source : Wikipedia

La technologie de papi et mamie

Les messages textes sont devenus beaucoup plus courants et assurément plus simples à gérer.

Évidemment, le service à la clientèle des entreprises qui choisissent de ne plus utiliser les boîtes vocales devrait être affecté, puisque les consommateurs qui voudront communiquer avec ces entreprises seront obligés de leur transmettre un message par écrit. Ceci demande d’être plus cohérent, préparé et moins émotif.

Cette lumière rouge qui clignote, annonçant qu’un message vocal attend dans la boîte, fera bientôt partie des images ridicules du passé comme l’horloge clignotante des magnétoscopes et le trombone animé de Word.

Clippy, de Microsoft

Clippy, de Microsoft

La disparition des boîtes vocales ne sera pas causée par l’absence de besoin de laisser un message vocal, mais plutôt par la désuétude de l’interface anachronique pour écouter celui-ci.

Parcourir les menus, une touche à la fois, puis entrer, encore et toujours, son mot de passe, a fini d’achever ma patience.

En comparaison, un texto est reçu immédiatement, sans chichi, et on y répond sur-le-champ : pas de mot de passe, pas de menu vocal à parcourir, pas d’espace mémoire à gérer.

Boîte vocale, repose en paix dans le silence éternel!

Martin LessardLe contexte comme interface humain-machine

par

 publié le 10 juin 2015 à 16 h 06

En technologie, une interface désigne un dispositif qui permet à deux systèmes d’interagir. Vous, chers lecteurs, êtes un système quand vous interagissez avec une machine, qui est un autre système.

Tous les jours, une interface vous permet d’accéder à un monde de données qui ne seraient probablement pas à votre portée autrement.

Quand vous allez au guichet automatique, quand vous ouvrez votre cellulaire ou même en ce moment, quand vous êtes en train de lire Triplex, vous utilisez une interface.

Les interfaces sont partout.

Alors quand on se retrouve à une conférence intitulée « No Interface » à Tout le monde UX, une série de rencontres sur l’expérience utilisateur qui a eu lieu lundi dernier à Montréal, on se demande bien où cela va nous mener.

La meilleure interface, c’est l’absence d’interface

Ce conférencier, c’est Golden Krishna, et son livre The Best Interface is No Interface explique bien sa pensée. Selon lui, les interfaces aujourd’hui sont inutilement compliquées et les écrans sont des intermédiaires souvent inutiles.

« Pourquoi avoir une application sur son cellulaire pour déverrouiller sa voiture si les deux systèmes [le cellulaire et la voiture] sont déjà connectés? Pourquoi ne pas juste prendre en compte que je tire la poignée? Le contexte indique bien que je veux entrer dans la voiture, non? »

La meilleure interface, c’est l’absence d’interface, nous dit-il.

En discutant avec lui, j’ai compris qu’il jouait un peu sur les mots. Je paraphrase : la meilleure interface, c’est l’absence d’écran.

La réponse des ingénieurs aujourd’hui consiste à ajouter un écran (ou une application) pour gérer un appareil ou un processus. Et du coup, ils nous forcent à faire une pause et à choisir dans un menu l’action qu’on souhaite faire.

« Des capteurs de mouvement sous le coffre arrière de la voiture peuvent détecter mon pied et faire ouvrir le coffre quand mes deux mains tiennent les sacs d’épicerie. Mon cellulaire peut détecter que la chaleur a augmenté dans la voiture et baisser la température en communiquant directement avec système de climatisation quand je suis en train de rouler. »

Techniquement, ce n’est pas compliqué.

Le vrai travail se fait en amont, dans les bureaux des ingénieurs qui doivent réfléchir à quoi les fonctions serviront réellement, et arrêter de tout pelleter sur les écrans-interfaces qui forcent à faire des choix.

Le contexte sera l’interface

L’interview a ensuite bifurqué vers ces interfaces qui « n’existeront plus ».

Bien sûr qu’elles existeront encore en tant que concept. Mais dans l’avenir, elles seront en grande partie physiquement intégrées dans l’environnement contextuel, celui qui entoure nos actions.

Déjà certains thermostats anticipent notre retour et chauffent la maison avant qu’on mette le pied dans la maison.

Le contexte est riche en information, et de plus en plus d’applications ou d’outils le prendront en compte pour mieux vous servir.

Google Now on Tap, une fonction annoncée récemment, tient de cette promesse.

Vous êtes en vacances et une église vous intrigue; Google est capable de comprendre la question « quel est le nom de cette église ». Longtemps les machines n’ont pu prendre une telle fonction en charge par manque de contexte explicite. Avec le GPS, le cellulaire est capable de faire comprendre à Google de quelle église vous parlez!

Fondre l’interface dans l’environnement

D’une certaine manière, l’idée derrière no interface laisse sous-entendre qu’il n’y a plus deux systèmes qui interagissent l’un avec l’autre, mais un seul qui évolue dans le même espace.

La proposition est claire : en incluant le contexte, l’environnement qui nous entoure, dans le système, grâce aux nouveaux capteurs, devient la machine.

Et sans interface, nous sommes dans la machine, dans l’environnement-machine. Nous semblons former un seul système.

Nuançons. Ce n’est pas tout à fait vrai : vous existez toujours en tant que système indépendant. Mais c’est l’impression que cela donnera. L’impression que nous faisons un tout avec l’environnement sans la présence d’une interface explicite.

Et il ne faut pas nécessairement avoir peur.

La « machine sans interface », devenue notre environnement, sera là pour nous aider, pour faciliter notre vie.

Nous fondre dans la machine

L’affrontement annoncé dans les films de science-fiction populaires à la Terminator n’aura pas lieu. On parle davantage ici de symbiose personne-machine, ou peut-être même de symbiose personne-réseau.

Cette invitation à amalgamer l’interface à l’environnement donne le ton à cette nature technologique qui détermine à son tour de plus en plus la nature humaine aujourd’hui.

C’est l’aube de ce qui porte le nom d’informatique ubiquitaire, ou même intelligence ambiante. Nous deviendrons nous-mêmes les interfaces du monde de demain.

Telle est la promesse.

La question qui me hante maintenant : à quoi ressemblera leur bouton « J’accepte »? Vous savez, comme celui qu’on voit sous les longues conditions d’utilisation des logiciels, celui sous les textes qu’on ne lit jamais, mais sur lequel on clique toujours?

La métaphore fait mouche. Quand Neo touche le miroir, un liquide l’enveloppe entièrement et l’amène directement dans la Matrice. Ce film mythique illustre ainsi l’engloutissement dans le numérique que nous propose la technologie.

Source: La Matrice

Source : La Matrice

Les objets connectés commencent à apparaître ici et là — lunettes, bracelets, montres — et sont comme une invitation à faire partie de ce monde numérique.

Si vous ne souhaitez pas être avalé par ces objets, pour reprendre la métaphore du film, la première méthode de défense sera simplement de ne pas laisser entrer ces objets dans vos vies.

C’est là que le projet Jacquard de Google vient changer la donne. Le numérique vous enveloppera peut-être sans que vous le sachiez.

Miniaturisation aidant, ces objets seront demain directement dans vos vêtements, ils vous envelopperont et vous amèneront au coeur du numérique, comme Neo.

Projet Jacquard

Le concept du projet Jacquard est simple : fabriquer du fil conducteur qui serait tissé dans nos vêtements. Il serait à peu près impossible à discerner parmi les autres fils et permettrait l’interaction avec des objets connectés qui nous entourent ou servirait simplement à capter nos mouvements ou nos signes vitaux.

La technologie des tissus conducteurs n’est pas nouvelle, mais il reste encore à la rendre robuste, peu chère et à la connecter à des puces qui devront demander peu d’énergie. Voilà à quoi s’attaque Google.

Que ce géant fasse la démonstration de ses avancés dans ce domaine montre que les préliminaires pour l’éclosion d’un nouveau marché sont en marche. Attendez-vous à ce que d’autres chefs de file roulent des mécaniques pour annoncer qu’ils sont aussi des prétendants au trône de « l’informatique portable ».

Nanotissus

On peut bien sûr se demander pourquoi diable vouloir porter de tels vêtements — et ainsi « se faire avaler par la technologie ».

Les raisons seront peut-être plus évidentes qu’on le croit.

Une université californienne vient de recevoir une bourse de 2,6 millions de dollars du gouvernement pour développer du « tissu intelligent » (smart fabric) capable de réduire et de maintenir la température du corps indépendamment de la température ambiante.

La nanotechnologie proposée permettra, selon les chercheurs, de varier l’épaisseur du tissu en fonction de la température ambiante. Mince quand il fait chaud, épais quand il fait froid. Le tissu s’assure en tout temps que la température corporelle se maintient.

On peut imaginer un bureau où les employés portent de tels vêtements. Et imaginer les économies ainsi possibles en ce qui concerne le chauffage ou la climatisation.

Dans un monde où la crise environnementale est reliée, entre autres, à notre dépense énergétique pour nous chauffer ou nous refroidir, la possibilité que des vêtements dits intelligents fassent la différence n’est peut-être pas négligeable.

Si ce projet se réalise, aurons-nous alors, comme Neo, intérêt à nous laisser avaler par la techno?

Martin LessardCarte routière pour coloniser Mars

par

 publié le 27 avril 2015 à 16 h 17

Les films de science-fiction nous ont habitués à des vols directs pour l’exploration et la colonisation des planètes.

Il est plus probable, pour des raisons d’efficacité énergétique, que la colonisation de Mars se fasse par relais.

De la Terre à Mars en 5 étapes

Une solution proposée dans The Space Review évoque la stratégie de l’utilisation des ressources in situ (In-situ Resource Utilization, ISRU). C’est l’approche du saut de puce où, à chaque étape, nous utilisons les ressources locales pour aller à la prochaine étape.

Il s’agit avant tout de prévoir le meilleur parcours pour se rendre à Mars, et ce, à moindre coût.

Ce chemin, composé de relais, sera éventuellement emprunté par des vagues successives d’astronautes, d’ingénieurs, de travailleurs, de colons, et finalement de touristes.

Être le premier à ouvrir ces relais deviendra une source de fierté (et de revenus) pour le pays ou l’entreprise privée qui aura bien su s’y prendre.

1- Station en basse orbite autour de la Terre

Nous savons depuis plusieurs années comment apporter chargements et touristes en basse orbite. La technologie utilisée, tout compte fait, est connue depuis des décennies. S’arracher du sol coûte énormément cher. Il faudra donc encore d’énormes ressources pour cette portion du trajet.

2- Station-relais sur un point de Lagrange

Envoyer des navettes réutilisables à une autre station qui serait sur un point de Lagrange est beaucoup moins coûteux en énergie à cause de la très faible gravité.

Un point de Lagrange est une position précise dans l’espace où les champs de gravité de plusieurs corps massifs permettent à un objet de rester immobile par rapport à ces corps. Entre le Soleil et la Terre, il en existe cinq, dont deux dits stables plus près de la Terre (L1 et L2) qui seraient des endroits idéaux pour construire une station qui servirait de port d’attache pour partir vers Mars.

Source: NASA

Source : NASA

3- Station minière sur la Lune

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, la Lune n’est pas nécessairement une bonne station de départ pour les prochaines étapes. Même faible, la force gravitationnelle de la Lune demande tout de même une certaine quantité de carburant pour s’en échapper.

Les auteurs dans The Space Review suggèrent d’y installer des mines et des usines pour transformer le régolithe, cette fine poussière à la surface de la Lune, en oxygène et en carburant.

Source: NASA

Source : NASA

Un service de navette entre la Lune et la station sur le point de Lagrange servirait à ravitailler en carburant les départs pour Mars.

4- La banlieue de Mars : Deimos et Phobos

Les deux lunes deviendraient les têtes de pont du débarquement sur Mars. Ces satellites naturels fourniraient le carburant nécessaire pour faire l’aller-retour de l’orbite jusqu’à la surface de la planète rouge.

Source: Wikipedia

Source : Wikipedia

Deimos, en particulier, pourrait servir de base idéale pour observer Mars de près. Sa faible gravité demanderait peu d’énergie pour s’en éloigner (vitesse de libération de cinq mètres par seconde).

Cette tête de pont serait construite sous la surface de Deimos, son régolithe offrant une excellente protection contre les radiations cosmiques.

5- Terminus mont Olympe

Le mont Olympe (Olympus Mons, de son nom latin) est un ancien et énorme volcan de 600 kilomètres qui s’élève à une vingtaine de kilomètres de la surface (en comparaison le mont Everest atteint 8,8 kilomètres de hauteur).

Source: wikipedia

Source : Wikipedia

Ce mont, et les quelques autres situés autour, sur l’équateur martien, sont les destinations tout appropriées pour les premières colonies.

Des tunnels de lave s’y retrouveraient en grande quantité et pourraient fournir les matériaux et le carburant pour les premières bases martiennes, tout en offrant aussi une protection contre le rayonnement cosmique.

De ces astroports en haute altitude, l’accès aux basses terres serait ensuite plus facile.

« Sur Mars dans 11 ou 12 ans »

On peut bien envoyer directement des astronautes sur Mars, pour épater la galerie — au risque même de les abandonner sur place, comme le suggère l’étonnant et douteux projet Mars One — mais une démarche par étapes serait plus logique et économique à long terme.

Pour les auteurs, les cinq étapes se feront progressivement. À chaque étape, des apprentissages permettent le passage à la prochaine et les matériaux sur place sont utilisés pour se propulser au prochain relais.

Pour rassurer les plus impatients, si la route par étapes est longue, très longue, à établir, il y a de fortes chances que de votre vivant vous assistiez quand même au premier pas d’un homme sur Mars. Toutefois, ce sera probablement par vol direct.

Elon Musk (Source: Wikipedia)

Elon Musk (Source : Wikipedia)

Selon Elon Musk, directeur général de Tesla et de SpaceX, « il est très probable que l’on soit en mesure d’envoyer un homme sur Mars dans 11 ou 12 ans ».

Si le passé est garant de l’avenir, l’expérience de la conquête de l’Amérique par les Européens se répétera. Les premiers à mettre le pied sur le nouveau continent l’ont fait en véritables explorateurs au péril de leur vie. Toutefois, tous les suivants l’ont fait en passant par des routes bien établies et relativement sécuritaires.

La conquête de Mars ne sera pas différente.