Billets classés sous la catégorie « Futur »

Dans un livre paru récemment, Le jour où mon robot m’aimera, le psychiatre français Serge Tisseron analyse notre rapport émotionnel avec les objets, et particulièrement avec les objets dits intelligents.

Ce qu’il entrevoit pour le futur, c’est un monde où nous risquons de nous laisser emberlificoter par les robots qui chercheront à nous charmer.

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Ces robots qui nous veulent du bien

En tant que psychanalyste, Serge Tisseron connaît bien les humains. C’est pour cette raison qu’il s’inquiète. Les humains sauront-ils se défendre contre le charme des robots sociaux qui envahiront, demain ou après-demain, notre espace privé?

Un robot social est un robot doté d’une intelligence artificielle qui se présente presque comme un animal de compagnie, mais qui peut agir comme un adjoint. Il pourra lire nos courriels, nous rappeler un rendez-vous et entretenir une conversation avec nous.

Actuellement, la technologie est encore bien embryonnaire, mais il y a déjà des robots sur le marché qui se proposent de devenir notre compagnon de tous les jours : Jibo ou Pepper (lire le billet sur Triplex: Verrons-nous des robots sociaux en 2016 ?).

La promesse de tels robots sociaux est de servir de guide patient, très patient, pour nous prodiguer une attention infaillible à nos états d’âme.

La tristesse, la dépression et la colère se lisent sur notre visage. Des robots dotés d’une intelligence artificielle, spécialisée dans la reconnaissance faciale, n’auront pas de difficulté à décoder ces signes pour essayer de nous réconforter.

Dans son livre, Tisseron raconte qu’il n’a pas nécessairement peur des robots, mais il se méfie des raisons qui nous pousseront à adopter ces robots compagnons. Il veut nous mettre en garde contre certains dangers.

Les mots pour le dire

Tisseron constate qu’en Occident, nous n’avons pas de mots pour parler de notre relation aux objets, et encore moins aux objets intelligents.

Nous avons tendance à prêter des intentions aux objets. Quand notre ordinateur ne répond plus, nous l’engueulons ou nous lui disons des mots doux. Moi, je dis qu’il « est idiot » ou qu’il est « coopératif ». Et vous, en quels termes parlez-vous de Siri, par exemple? Utilisez-vous les mêmes mots que pour vous adresser aux humains?

Ce que Tisseron craint, c’est qu’un jour, lorsque les robots compagnons seront dans nos vies, nous serons portés à faire de la projection sur eux.

C’est le sens du titre du livre Le jour où mon robot m’aimera. Son auteur craint que nous nous dirigions « vers une empathie artificielle », qui est le sous-titre du livre. Nous risquons de finir par croire à l’illusion que le robot exprime de la réelle sympathie envers nous. Le piège est là.

Ce piège vient de notre propre désir et de nos propres projections. C’est nous qui croyons que le robot nous aime. Le robot, lui, ne fait qu’obéir à un programme. Il n’a pas d’état d’âme. Nous prenons les mots que nous connaissons pour décrire ce que nous voyons.  Ces mots génèrent une « empathie artificielle ».

Vers l’empathie artificielle

Dans son livre, Tisseron cerne d’emblée une menace particulière : les humains pourraient préférer la présence sans friction des robots plutôt que les relations conflictuelles avec les autres humains.

C’est sa crainte, en tant que psychanalyste. Les fabricants de robots compagnons feront tout pour que les robots deviennent nos interlocuteurs rêvés.

L’intelligence artificielle sera programmée pour s’adapter à nous : le robot modifiera son niveau de langue, son débit ou son intonation pour gagner notre confiance.

L’intelligence artificielle profite de nos propres biais psychologiques!

Tisseron cite une étude qui montre que le conseil d’un robot en matière de santé est plus crédible s’il est dit avec une voix grave qu’avec une voix plus aiguë. Ces biais humains, trop humains, vont être intégrés dans le programme des robots. Ceux-ci s’adapteront à nos biais pour nous réconforter!

En France, il y a 22 millions de personnes qui vivent seules, écrit-il. Ces robots deviendront des confidents par excellence : patients et aimables comme personne d’autre. Avec les autres humains, nous vivons inévitablement des déceptions. Le robot, lui, est programmé pour toujours nous plaire!

Tisseron craint aussi que ces robots sociaux intelligents modifient en retour notre relation envers nos semblables. Pourra-t-on rester tolérant longtemps envers des humains qui n’ont pas la même écoute que ces gentils robots sociaux auxquels nous nous serons attachés?

L’attachement unique à un objet produit en série

Serge Tisseron donne l’exemple de ces militaires qui s’attachaient à leurs robots démineurs (PackBot) en leur donnant un nom, comme on le fait pour un animal.

Tisseron cite une étude selon laquelle les militaires ont supplié leurs supérieurs de réparer leur vieux robot endommagé par une explosion d’une mine plutôt que de s’en faire donner un nouveau. Ces robots démineurs sont pourtant fabriqués en série et n’ont rien d’unique!

Cet attachement aux objets, Tisseron, en tant que psychiatre, le comprend très bien. Il craint toutefois que la machine profite de ce trait caractéristique du développement normal des humains pour les influencer et s’infiltrer dans leurs décisions.

Le ministère américain de la Défense a ouvert une enquête pour comprendre pourquoi les soldats élargissent l’étendue de leur confiance et de leur solidarité pour inclure les robots. Les soldats sont conditionnés à être solidaires; c’est une question de survie. Le ministère veut éviter que les soldats risquent leur vie pour une machine fabriquée en série.

Si un robot de ce genre suscite une telle émotion, imaginez les robots sociaux!

Quels conséquences demain?

Tisseron conclut qu’il faut réfléchir tout de suite aux conséquences de l’introduction de ces robots dans nos vies, car nous ne sommes pas assez préparés pour en comprendre les enjeux : nos biais psychologiques nous feront tomber dans le panneau.

Il ne dit pas qu’il faut refuser l’utilisation de ces robots, mais qu’il est urgent de réfléchir à leur effet sur notre développement psychique.

Comme toutes les autres technologies, les robots sociaux seront une façon de comprendre le monde qui nous entoure et d’entrer en relation avec ce qui nous entoure (comme le fait Facebook, les textos ou Skype). Ces robots auront donc aussi des répercussions sur notre développement personnel et sur la société en général.

La moindre des choses, dit-il, c’est de savoir comment ces intelligences artificielles seront programmées et surtout dans quels buts! Ces robots seront-ils programmés pour nous infantiliser ou pour nous émanciper?

Il faut décider. Par exemple, soit, le robot nous portera quand nous serons vieux, soit il nous poussera à faire de la gymnastique pour rester en forme.

Le robot anticipera et assouvira-t-il seulement nos désirs ou nous permettra-t-il de mieux nous connaître et de maîtriser notre propre vie?

Martin LessardL’après-royaume de Moore

par

 publié le 15 février 2016 à 14 h 18

Relever ce défi est déjà une prouesse en soi : fabriquer une puce d’une dimension de 2 ou de 3 nanomètres, c’est-à-dire de 10 atomes d’épaisseur.

La feuille de route de l’industrie des semi-conducteurs indique que cette dimension est probablement la limite ultime d’une puce.

Il semble impossible d’aller en deçà de cette taille, car les lois de la physique traditionnelle à cette échelle laissent place aux étranges lois de la physique quantique. La matière ne réagit plus du tout de la même façon.

Actuellement, les puces sont de l’ordre de 14 nanomètres et les prochaines atteindront 7 nanomètres. Tout indique qu’ensuite, c’est la fin de la loi de Moore.

Puce (image : Wikipédia)

Au bout de la route

La fameuse loi de Moore stipule que le nombre de transistors sur une puce à microprocesseur double tous les deux ans environ.

Cette loi, qui n’en est pas une, est devenue au fil des ans une prophétie autoréalisée.

L’industrie des semi-conducteurs a délibérément choisi de réaliser cette prédiction pour s’imposer une feuille de route.

Ne cherchez pas plus loin, du coup, l’origine de l’obsolescence dite programmée. C’est en fait un effet collatéral de cette coordination de l’industrie informatique à vouloir toujours se dépasser.

Mais voilà, la limite sera atteinte autour de 2020. Aujourd’hui, on envisage donc l’après-loi de Moore.

Grandir par l’intérieur

Après un demi-siècle, cette « obligation » de réduire de moitié la grosseur des puces ne sera plus le credo de cette industrie. Elle devra investir énormément si elle veut rester à la fine pointe.

La recherche ne s’arrêtera pas, bien sûr. En fait, elle se diversifiera dans plusieurs directions à la fois (nouveau matériau, ordinateur quantique, puce 3D, etc.).

Attendez-vous à voir apparaître des puces qui, pour garder une certaine valeur ajoutée, seront hautement intégrées, avec de la mémoire ou des composantes de télécommunication.

Comme pour les voitures, où il y a longtemps que la limite de vitesse a été atteinte, le souci de perfectionnement se concentrera sur d’autres aspects (sécurité, efficacité, confort, empreinte écologique, aérodynamisme, etc.).

De façon similaire, les puces verront leur consommation en énergie diminuée ou leur intégration avec d’autres composantes gérée plus efficacement.

Les puces, telles qu’on les connaît aujourd’hui, n’évolueront pas plus que les nouveaux modèles de voiture d’une année à l’autre.

L’au-delà de la sainte puce miniaturisée à l’infini

Se connecter sur le réseau des cieux

Se connecter sur le réseau des cieux

Pour augmenter sensiblement la puissance des puces, de nouvelles technologies et de nouveaux matériaux devront être utilisés (spintronique, effet tunnel, abandon du silicium pour les nanotubes de carbone, etc.). Toutefois, nous sommes loin de la commercialisation.

On peut espérer devenir moins sujet à cette injonction de se procurer le dernier gadget pour avoir « plus de puissance ». Comme demain, la progression en termes de performance sera moins soutenue qu’aujourd’hui, l’argument de la vitesse et de la miniaturisation ne tiendra plus.

Il faut donc accepter aujourd’hui une pause dans notre recherche effrénée de la miniaturisation et notre volonté débridée d’augmenter la puissance des puces.

« Et l’Homme eut achevé au septième nanomètre son œuvre qu’il avait faite, et il se reposa de toute son œuvre qu’il avait faite. » (Moore 2:2)

Que la loi de Moore repose en paix.

Les meilleurs disques durs actuels, archivés dans les meilleures conditions, peuvent conserver quelques téraoctets de données pendant 50 ans.

L’ADN peut conserver des centaines de milliers de téraoctets d’information pendant plus de 2000 ans.

L’ADN serait-il une façon économique et écologique d’archiver nos données numériques dans le futur?

Tu me racontes des salades!

Une chercheuse slovène a démontré récemment qu’il était possible de stocker l’information dans l’ADN d’une plante de tabac (Nicotiana benthamiana).

On pourrait remplacer des centres de données énergivores par des jardins verdoyants! L’image fait rêver. Imaginez! Vous décrochez une feuille de la plante et un simple fragment suffit pour accéder à l’encyclopédie Wikipédia ou à toutes les sonates de Beethoven.

Dans une vidéo publiée récemment, elle explique la percée dans ce domaine :

Stocker des données dans l’ADN n’est plus de la science-fiction. Mais ce qui est encore de la science-fiction, c’est bien d’avoir un tel centre de données végétal dans sa propre cour.

Il reste encore bien des embûches avant de réaliser ce rêve à grande échelle. Mais dans les laboratoires, c’est déjà possible.

De génération en génération

L’expérience faite par cette chercheuse slovène montre que tous les descendants de la plante possèdent le message qui a été introduit dans l’ADN de celle-ci. Le message a été correctement décodé chez tous les descendants.

Pour être plus précis, le message a été cloné dans le plasmide d’une cellule de tabac. Le plasmide est une molécule d’ADN distincte de l’ADN chromosomique et capable de réplication autonome. Le plasmide joue ici le rôle d’une clé USB que la cellule trimbale dans ses poches et qu’elle copie d’une génération à l’autre.

La preuve de concept est donc faite : coder l’ADN d’une plante est aussi fiable que d’enregistrer des données sur les disques durs actuels et offre une bien meilleure protection naturelle.

Et c’est beaucoup plus durable! Il est question ici d’une durabilité de plusieurs centaines d’années sans aucune maintenance particulière.

Ces archives que l’on se doit de conserver

Pour comprendre l’intérêt de son approche, il faut savoir que les précédents essais en laboratoire des autres chercheurs portaient principalement sur de l’ADN synthétique.

Produire de multiples copies de cet ADN synthétique coûte encore cher.

On estime le coût à environ 12 000 $ le Mo pour encoder l’information, et à 200-500 $ le Mo pour le décoder.

Par contre, l’ADN d’une plante est en mode lecture seulement.

Encoder des données dans l’ADN d’une plante sera surtout une solution pour l’archivage des données à long terme en lecture seulement.

Par exemple :

  • Archives légales des gouvernements;
  • Données ouvertes ou du domaine public;
  • Données scientifiques ou statistiques;

Stocker de volumineuses données sur autre chose qu’un nuage informatique polluant est déjà, en soi, une promesse intéressante qui justifie qu’on explore la voie de l’encodage dans l’ADN.

Semer la connaissance à tout vent

Qui serait intéressé par une telle technologie sur des graines de semence? Il me semble que les bibliothèques ont tout intérêt à utiliser cette technologie en premier.

Une bibliothèque pourrait numériser sa collection complète une bonne fois pour toutes et ne plus être obligée de changer de technologie tous les 25 ans.

Les archives pourraient être numérisées et déposées dans l’ADN d’une semence d’une plante. De telles plantes pourraient être cultivées dans plusieurs plantes qui supporteraient divers climats.

Les bibliothèques du futur ne seraient pas plus grosses que des cafés et il pourrait en avoir à tous les coins de rue.

On y trouverait des postes de consultation, un peu comme les postes de microfiches actuellement, mais ces postes feraient du séquençage en temps réel de l’ADN.

Ces postes serviraient d’accès aux archives de l’humanité. Et ça, ça fait rêver.

Martin LessardBiotechnologie : une révolution sociofinancée

par

 publié le 17 novembre 2015 à 14 h 02

L’ingénierie biologique, ça vous dit? Pour 700 $, vous avez votre propre laboratoire génétique sur votre comptoir de cuisine.

Amino, projet directement sorti du MIT Media Lab, a réussi à recueillir 35 000 $ en sociofinancement sur Indigogo la semaine dernière.

La promesse d’Amino? Offrir un outil clé en main pour « créer et cultiver des cellules »!

Bienvenue dans le monde de la biologie participative, où jouer avec le vivant est aussi passionnant que programmer un robot.

Bidouilleur + minilab = coder le vivant

Le terme biohacking est apparu il y a une vingtaine d’années pour parler du mouvement de la biologie DIY (Do it yourself, faites-le vous-même). Mais détrompez-vous. Ce n’est pas parce qu’on parle de bidouilleur qu’on parle d’activités illégales.

Le terme « hacker », venu de l’informatique et traduit en français par « bidouilleur », a pris beaucoup d’ampleur dans la dernière décennie. À l’origine, c’est un mouvement axé sur le partage et l’échange entre gens qui aiment explorer les limites d’un système.

En biologie comme en informatique, on a le désir de pousser les limites du système. La différence, en biologie, c’est qu’on ne travaille pas sur le code informatique ni sur la matière plastique, mais sur les êtres vivants.

Ce mouvement touche des branches aussi diverses que la nutrition (cocktail de nutriments), la mémoire (neurojeux comme Lumosity) et la génétique.

C’est du côté de la génétique que l’évolution a été la plus flagrante dans les dernières années, comme en témoigne le projet Amino. Mais il n’est pas le seul.

Sur Indiegogo, en ce moment, le DIY CRISPR kit propose d’avoir chez soi l’outil le plus puissant de la génétique moderne, le CRISPR, le couper-coller de l’ADN. Il est offert entre 500 $ et 3000 $, selon vos intérêts.

Il reste encore 3 semaines et le projet a déjà amassé plus de 200 % de ce qu’il demandait en sociofinancement.

Assurément, on sera confronté dans la prochaine décennie à des problèmes d’éthique. On peut se demander si laisser n’importe qui jouer avec l’ADN représentera un jour un danger pour la santé publique.

Bidouilleur + objet connecté = augmenter le vivant

À la première foire sur les cyborgs à Dusseldorf, en Allemagne, il y a 2 semaines, des passionnés se sont inséré sous la peau des objets qui émettent de la lumière. On peut appeler ça des tatouages lumineux.

Source Motherboard

Source Motherboard

« [L]e franchissement de la barrière cutanée, bien qu’il effraie, s’inscrit simplement dans la continuité des démarches de miniaturisation entreprises avec l’informatique vestimentaire (wearables) », note Clément Bohic dans un article sur les « implant partys » (poses de puces NFC sous-cutanées).

Le simple plaisir « d’augmenter » le corps suffit à motiver ces personnes qui se voient comme des cobayes vivants. Assurément, même si elles ne sont pas encore très nombreuses, ce seront ces personnes, et leurs prouesses, dont on parlera dans les médias.

À la fin du mois dernier, on apprenait qu’une de ces personnes s’était fabriqué un portefeuille Bitcoin sous-cutané et qu’il avait « payé avec sa main ».

Si on se fie au site Meetup.com, il existe 62 groupes dans 17 pays qui se rencontrent régulièrement pour parler de biobidouillage.

C’est encore peu. Mais leur mot d’ordre est « Vivre mieux ». Assurément, ça attirera un jour beaucoup plus de personnes. Ne soyez pas surpris.

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Martin LessardCalculer le taux d’ensoleillement sur son toit

par

 publié le 21 août 2015 à 15 h 46

Après avoir subi le mois de juillet le plus chaud de l’histoire de l’humanité, après avoir passé le cap du un degré d’augmentation de la température planétaire à cause de l’activité humaine, et après avoir épuisé en moins de huit mois (le 13 août dernier) toutes les ressources renouvelables que la planète peut produire en un an, il est peut-être temps de trouver une solution aux problèmes environnementaux.

Google nous propose un moyen de mesurer le taux d’ensoleillement sur nos toits et de calculer ce qu’on pourrait économiser en énergie si nous utilisions cette source.

Google Sunroof est un outil original qui permet au commun des mortels de savoir s’il serait rentable d’installer des panneaux solaires sur son propre toit. Sur Google Map, des images aériennes montrent la quantité de soleil qu’un toit peut recevoir.

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Le service n’est malheureusement pas offert dans tous les endroits. Une ville vraiment « intelligente » a tout intérêt à ce que ce type de service soit offert à ses citoyens.

Il reste à voir si l’équation financière tient la route. Un panneau solaire coûte assez cher pour un individu et le retour sur l’investissement n’est jamais sur le court terme.

Mais de toute façon, l’économie est une bien piètre conseillère quand il s’agit de considérer l’environnement. On le se sait bien, l’économie actuelle génère des externalités négatives en polluant la planète. Un chauffage au mazout se rentabiliserait bien moins vite si l’on devait payer davantage pour la pollution engendrée.

Le coût d’un panneau solaire semble démesuré pour un simple citoyen, alors qu’il est une véritable aubaine du point de vue de l’humanité sur le long terme.

Avec Google Sunroof,  la possibilité de calculer le taux d’ensoleillement sur nos toits est un début de solution. Bien des gens seront peut-être tentés de faire le saut grâce à ce simple outil de visualisation. Ingénieux.