Billets classés sous la catégorie « Événements »

Le ministère de la Culture et des Communications du Québec a annoncé lundi sa stratégie culturelle numérique (PDF).

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Cette stratégie laisse grande place aux recommandations stratégiques pour le virage numérique de l’industrie culturelle québécoise déposées par la SODEC en 2011. Ces recommandations, que j’ai eu l’honneur de rédiger avec des membres de la SODEC, découlaient des multiples rencontres avec les gens de l’industrie culturelle en 2010 et en 2011.

Un constat inéluctable s’imposait : un contenu culturel qui n’est ni numérisé, ni diffusé en ligne, ni accessible sur les moteurs de recherches, ni agrégé par des sites ou sur les réseaux sociaux est un contenu qui n’existe pas aux yeux des consommateurs.

Le retard dans les pratiques numériques réduit la capacité des entreprises culturelles québécoises à faire concurrence à l’offre étrangère omniprésente.

Avec tout le talent qu’il y a ici, comment se fait-il que ce soit des Cyprien de France, des Netflix des États-Unis, des iPlayers de la BBC, des Opéras du Met diffusés en direct dans les cinémas d’ici qui se retrouvent à occuper notre temps de cerveau?

Ce n’est pas un problème de talent, mais de rayonnement. Il s’agit donc de se donner les moyens de conquérir l’espace numérique.

Pour occuper l’espace numérique

Dans la synthèse rédigée avec  la SODEC, nous avions proposé trois chantiers : un pour combler le retard, un pour soutenir les forces en place, et un autre pour innover et se tourner vers l’avenir.

Chaque chantier était traversé des trois axes d’interventions : enrichir l’offre de contenu, accroître la visibilité des contenus et offrir des incitatifs propices au développement du numérique.

Je ne peux que constater que le gouvernement a suivi la même approche et le milieu culturel québécois doit être aujourd’hui satisfait que leurs requêtes soient ainsi bien encadrées.

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De ce cadre de référence, je retiens deux points qui me tiennent à cœur.

La culture doit passer par le numérique

Numériser l’offre culturelle existante, c’est l’ouvrir à sa circulation en ligne. Les trésors culturels du passé et du présent doivent être rendus accessibles sur les nouveaux canaux. Ce qui implique de repenser certaines méthodes et  modèles d’affaires.

Par exemple :

  • Série noire traîne de la patte dans les cotes d’écoute à la télé? Pourquoi ne pas avoir téléchargé toute la série d’un coup sur Tout.tv? Netflix l’a fait pour House of Cards et la série se porte très bien.
  • Une production théâtrale ou une performance artistique pourrait être vue partout au Québec dans les salles de cinéma rajeunies pour l’occasion. Comme disait Monique Savoie de la SAT, c’est le début de la « démontréalisation » de la culture.

Favoriser une culture numérique

Pour favoriser des pratiques émergentes et inédites, il faut encourager la collaboration entre les acteurs de la chaîne et le transfert de connaissance. Il est impératif de réussir à sortir du carcan traditionnel du chacun pour soi.

Je proposais à l’époque l’idée d’un SODEC Lab (l’expression n’a pas été retenue) qui serait un pôle d’innovation pour expérimenter. L’idée, tirée de la culture web, consiste à brasser les savoir-faire et susciter la concertation, de façon à générer des projets collaboratifs plutôt que concurrentiels (c’est le point 3c du cadre stratégique actuel).

Ce « laboratoire » associait toute subvention ou aide à la condition expresse que les mandataires reviennent impérativement partager leur expérience et leur savoir sous forme de document et de présentation ouverte à tous.

Ce niveau de détail est évidemment trop tactique pour être intégré dans le plan stratégique du ministère, mais il donne bien le ton : les leviers qui permettront au Québec de développer une économie du savoir basée sur la créativité passent par toute la population.

Martin LessardAurora, cryptomonnaie en quête de territoire

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 publié le 26 février 2014 à 13 h 40

Dans un mois, une expérience grandeur nature, hors de l’ordinaire, aura lieu en Islande. Une compagnie lancera une cryptomonnaie (l’auroracoin) dont une partie sera distribuée gratuitement à toute la population d’Islande. Toute? Toute!

L’auroracoin est une cryptomonnaie  basée sur le litecoin, une variante du bitcoin.

C’est une expérience étonnante, car elle suggère de consommer un divorce entre un peuple et sa monnaie officielle. Je m’explique.

Pourquoi l’Islande? Pourquoi maintenant?

Le 25 mars prochain, les 330 000 habitants du pays auront droit à 31,8 auroracoins chacun (une valeur estimée à 200 euros).

Le secteur bancaire de l’Islande ne possède pas une très bonne réputation (il s’est littéralement effondré en 2008). Cela a eu un effet paralysant sur ​​les investissements étrangers, en raison du risque de ne pas être en mesure de convertir des investissements en couronnes islandaises en dollars ou en euros.

En connaissant le sentiment hostile qu’ont les Islandais envers leur élite financière et le haut taux de pénétration d’Internet dans le petit pays, la nouvelle cryptomonnaie compte profiter de ce terreau fertile pour s’imposer comme monnaie de rechange.

Inflation en Islande (en comparaison avec d'autres pays). Source FMI

Inflation en Islande (en comparaison avec d’autres pays). Source FMI

Le « don patrimonial », appelé par la compagnie « parachutage », se fera tout au long de l’année et permettra à l’Auroracoin de démarrer avec une grande base d’utilisateurs au lancement — à condition que les Islandais s’y intéressent! Rien n’est moins sûr.

Est-ce que ça va marcher?

Comme pour toute monnaie, sans confiance, rien ne marche. La technologie ou les algorithmes les plus sophistiqués n’y pourront rien.

Pour l’instant, l’identité du groupe qui est à l’origine de l’auroracoin est plutôt floue, c’est le moins que l’on puisse dire, même si toutes leurs démarches semblent transparentes et accessibles sur le web.

Au fond, que l’auroracoin marche ou non, ce n’est pas ce qui sera le plus étonnant, à mon avis.

Ici, ce qu’il faut noter, c’est qu’il est maintenant tout à fait possible pour tout groupe de proposer une forme apparentée à une « OPA hostile » sur la monnaie d’un petit pays. S’ils réussissent – j’ai de très grandes réserves là-dessus –, on aura un cas où l’entreprise privée prend le contrôle d’un élément essentiel d’un État : établir un moyen de paiement concurrentiel à une monnaie à cours légal sur un territoire.

Rien ne dit que c’est une bonne chose pour les Islandais – mais l’idée d’un pied de nez aux banquiers arrogants pourrait être une sacrée motivation.

« Crypto-sécession »

Pour réellement renverser la couronne islandaise, l’auroracoin aura à démontrer sa stabilité. Pour l’instant, si on se fie à ce qui se passe en ce moment avec le bitcoin, une cryptomonnaie semble beaucoup trop fluctuer pour offrir une véritable valeur à long terme.

Qu’importe. Le fait est que le lancement de l’auroracoin en Islande est comme un test à grande échelle pour provoquer un divorce entre un peuple et sa monnaie nationale.

Ce type d’expérience pourrait en fait être répété partout où un petit pays, une région ou un territoire, suffisamment branchés et autonomes, se prêteraient à une forme de sécession financière plus ou moins complète.

Si, pour une raison ou une autre, à tort ou à raison (et à ses risques et périls), un peuple ne souhaite plus faire confiance à sa monnaie gérée par son élite, il pourrait être séduit par une monnaie de rechange décentralisée, proposée par un groupe suffisamment convaincant pour induire la confiance.

L’auroracoin serait donc une première invitation lancée à un petit peuple pour faire sécession avec sa banque centrale.

Pour la Journée mondiale de l’alimentation, le 16 octobre, Radio-Canada a invité ses collaborateurs à offrir des pistes de solutions sur la thématique « Manger sans gaspiller ».

Qui dit gaspillage dit souvent consommation irréfléchie. Or, pour ce troisième billet de Triplex sur le sujet, j’ai choisi de vous présenter quelques applications susceptibles de jeter un éclairage différent sur ce que vous achetez tous les jours ou encore de vous aider à mieux gérer vos vivres.

Buycott : Je consomme, donc je suis

Buycott

L’application Buycott (un jeu de mots sur boycott et l’acte d’acheter, donc buy en anglais) propose de vérifier si les produits qu’on acquiert tous les jours, à l’épicerie ou à la pharmacie, font l’objet d’un boycottage pour des raisons éthiques ou s’ils font partie d’une gamme de produits parents d’une marque boycottée. Il suffit de scanner le code-barre du produit et, le plus souvent, les détails apparaîtront. Si le produit est moins connu, on est invité à entrer plus de détails. Une fois la gamme de produits et la marque identifiées, Buycott indique s’il y a des problèmes connus, associés à cette marque ou quels groupes ont un conflit avec cette marque et pour quelle raison.

Parfois, on sera seulement surpris de constater que la marque qu’on appréciait tant est depuis quelque temps déjà propriété d’une autre qu’on aime nettement moins… En d’autres occasions, on apprendra qu’un certain produit appartient à une compagnie qui ne respecte pas les lois du travail ou a des pratiques irrespectueuses.

Pour peu que l’on soit sensible à certaines causes environnementales et sociales, l’application a un effet sur la consommation, car une fois que l’on connaît les origines et les problèmes d’éthique liés à un produit, on tend à en choisir un autre. On peut donc dire que cette application incite à une consommation responsable.

Buycott est offert dans les boutiques AppStore et Google Play

Gérer ses vivres de son téléphone intelligent

L’application Best before, ou « meilleur avant », permet de gérer les aliments que l’on achète par date de péremption. Au moment de l’achat (on peut aussi le faire devant son armoire ou son réfrigérateur), on photographie le produit, on entre la date péremption et on décide du moment auquel un rappel sera envoyé.

La gestion des aliments par téléphone intelligent

Il faut avouer que, pour une personne vivant seule, cette gestion peut être assez efficace, mais dès que l’on fait les courses pour deux ou pour une famille, les manipulations sont nombreuses, tout comme le nombre d’alertes.

L’application est offerte dans les boutiques Google Play et AppStore. Elle est au départ gratuite, mais il y a des ajouts payants.

Des recettes simples au bout des doigts

Cette application, produite par Sympatico.ca, est associée au site Vite une recette! et elle a l’avantage d’être conçue en français. Je l’ai testée sans me fier aux commentaires, parfois négatifs, qui l’accompagnaient et j’ai été agréablement surprise.

Vite une recette!

À l’image de plusieurs applications de ce type déjà offertes par des sites américains comme Epicurious (dont les applications sont fort intéressantes), celle-ci reprend un peu les mêmes lignes, soit une recherche par ingrédients, temps d’exécution ou catégories. La recherche par ingrédients, si on en ajoute plusieurs, est souvent peu fructueuse. Toutefois, si l’on cherche à utiliser un ingrédient particulier, on aura plus de choix.

Ce genre d’application est intéressante quand on manque d’inspiration pour préparer un repas à partir d’ingrédients dont on dispose déjà. Comme les repas se planifient souvent avant d’arriver à la maison, une source d’inspiration sur appareil mobile peut être très utile pour choisir des ingrédients qui pourront être utilisés dans une recette facile et, donc, n’aboutiront pas dans la poubelle.

L’application est offerte gratuitement dans l’AppStore.

Martin LessardDes applications pour surveiller son alimentation

par

 publié le 7 octobre 2013 à 12 h 23

Le mercredi 16 octobre, à l’occasion de la Journée mondiale de l’alimentation, les plateformes télé, radio et Internet de Radio-Canada s’unissent afin de sensibiliser le grand public au problème du gaspillage alimentaire. « Parce qu’il est possible de manger mieux tout en jetant moins. »

Est-ce que les nouvelles technologies peuvent nous donner un coup de main? Bien sûr, on peut y arriver simplement avec une feuille et un crayon. Mais des applications nous proposent une façon agréable de visualiser les résultats tout en facilitant grandement la prise de données.

La mesure étant la première étape du changement, je vous suggère aujourd’hui quelques applications à essayer pour mieux s’alimenter et rester en santé.

Aide-toi et la technologie t’aidera!

Beaucoup d’applications mobiles existent pour ça. En voici trois, de la plus simple à la plus complète.

MealSnap (iPhone, Android)

Photographiez votre plat et laissez l’application vous dire ce qu’il contient. Mealsnap voudrait être à la bouffe ce que Shazam est à la musique. C’est un outil qui vous dit ce que vous êtes en train de manger et le nombre approximatif de calories.

Simple et impressionnant à utiliser. Je n’en ferais pas un outil de référence, par contre, mais c’est utile pour ceux qui veulent prendre conscience de la quantité de calories qu’ils consomment par repas. L’application a été développée par ceux qui sont derrière FoodScanner, un scanneur de codes-barres de produits alimentaires qui me semble plus utile pour ceux qui veulent contrôler leur consommation avant de se préparer un plat.

Foodzy (iPhone, Android)

Il agit comme votre journal alimentaire personnel pour garder une trace de tout ce que vous mangez et buvez. Le site encourage ensuite les saines habitudes de vie par l’attribution de badges et des primes pour une saine alimentation.

Plus sérieux que la précédente application, celle-ci se veut votre entraîneur personnel pourvu que vous entrez tout dans le système. Si vous n’entrez pas toutes les données, ce qui peut être fastidieux, l’application devient moins utile.

TheCarrot (iPhone, web)

Un autre journal, mais plus holistique celui-ci. Il inclut aussi le suivi de vos exercices, la prise de vos médicaments, votre sommeil, etc. La carotte, c’est la récompense que vous vous fixez quand vous atteignez vos buts. Vous pouvez partager vos résultats avec la communauté pour vous donner plus de motivation.

Si vous manquez de motivation, cette application pourrait vous aider un peu plus, car elle vous envoie des rappels. Communiquer vos buts à la communauté vous incite aussi à poursuivre vos activités. On est toutefois loin de l’application parfaite, mais j’imagine que dans une situation ponctuelle — physiothérapie, perte de poids — ce genre d’application pourrait donner un coup de pouce à celui qui se sent un peu isolé.

Connais-toi toi-même

Ces applications font partie d’un vaste ensemble d’outils qui servent au mouvement Quantified Self (la mesure de soi). Ce mouvement repose sur l’accès à de nouveaux outils numériques qui permettent à chacun de mesurer ses données personnelles, de les analyser et de les publier pour la communauté.

Si vous avez la motivation profonde de changer quelque chose dans votre alimentation, dans votre santé, dans votre vie, ces applications pourraient être un bon point de départ.

En général, sans jeu de mots, je reste sur ma faim. Il me semble qu’il est difficile pour la majorité des gens de poursuivre leur but à long terme avec ces applications. Mais après tout, ce n’est que la première génération d’outils de « mesure de soi ».

La prochaine vague, à mon avis, portera sur la mesure automatique par diverses formes de sonde. L’idée sera de ne plus devoir entrer systématiquement nos données à la main. Voilà pourquoi MealSnap est une application prometteuse (mais on est loin de la coupe aux lèvres). En ce qui concerne l’alimentation, les applications de mesure et de suivis peuvent encore s’améliorer.

Nadia SeraioccoDeux nouveaux iPhone pour Apple : le 5S et le coloré 5C

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 publié le 11 septembre 2013 à 12 h 00

Les iPhone 5S et 5C

Ah! Les annonces d’Apple… Depuis quelques trimestres, on y est habitué : grand écran, petit écran, iPhone plus long, iPad dit mini pour petit… Il aurait fallu rêver en couleur pour s’attendre à beaucoup plus. Mardi, Apple lançait deux iPhone, soit la mise à jour de l’iPhone 5, le 5S, et un modèle abordable et coloré, le 5C. En ce qui a trait aux couleurs, ceux que le noir et le blanc rebutent seront servis : l’iPhone 5C vient en plusieurs couleurs, et le 5S brille maintenant en version champagne, ce qui devrait suffire pour ceux qui le souhaitaient doré.

Les améliorations du iPhone 5S

Ce serait cracher dans la soupe que de passer sous silence les changements et innovations d’Apple. Écran Retina, processeurs toujours plus performants et, pour ce iPhone 5S, un capteur d’empreintes digitales (qui provoque une polémique en Europe). L’engouement des mordus d’Apple tient à plusieurs facteurs. Comme chaque fois, le nouveau modèle vedette éclipse le précédent (qui ne sera plus produit); il est un peu plus performant et fonctionnera sous cet iOS7 attendu ce mois-ci. Il contient une puce A7 (processeur de 64 bits), ce qui est deux fois plus rapide que la puce A6 de l’iPhone 5 et 40 fois plus performant que la puce du premier iPhone. Le détecteur de mouvement M7 devrait aussi faire une différence dans l’utilisation de toutes les applications de jeux ou de sports qui répondent au mouvement. Les fans d’Apple, ceux qui y regardent de près, sont déjà enthousiastes. Les sceptiques attendront d’avoir l’appareil en main pour voir la différence.

Parmi les améliorations que les moins férus de processeurs apprécieront, la batterie du iPhone 5S maintiendra sa performance de quelque 10 heures d’utilisation, même en naviguant sur la LTE (la plus récente génération du réseau mobile dit 4G), ce qui n’était pas le cas avec les modèles précédents. Ce téléphone a aussi une caméra 8 mégapixels qui plaira puisque, pour plusieurs, leur appareil mobile est aussi l’appareil photo de toutes les situations. L’iPhone  5S est muni d’une lentille qui devient plus sensible dans les environnements sombres : son sensor est 15 % plus sensible que celui de l’iPhone 5, ce qui signifie que les images captées seront plus claires et plus lumineuses. De plus, le flash a maintenant plusieurs options de nuances, de plus froid à plus ambré, pour obtenir l’effet désiré.

L’arc-en-ciel du iPhone 5C… et du Galaxy S4

Les ventes d’appareils Samsung contre celles de l’iPhone

Peut-être dans le but de casser son image de «beau, mais inabordable» ou encore pour se défaire de cette stratégie de marque qui cible les 35 ans et plus (« Apple is for older people« ), l’iPhone 5C est une version moins chère de l’iPhone classique (aux États-Unis, on parle d’un modèle de base à 99 $ avec service de deux ans), offert qui plus est en couleurs vives. Le boîtier est en plastique, contrairement au boitier métallique du 5S. Ici, ce qui prime, ce sont la fonction, la marque et la couleur. Il serait naïf de ne pas faire le lien avec un compétiteur de l’iPhone, le Samsung S4, lancé au printemps dernier, moins cher que l’iPhone, aussi disponible en plusieurs couleurs, et qui s’est vendu à quelque 20 millions d’exemplaires (chiffres de juin 2013). Là où Samsung rattrape presque les ventes de téléphones Apple (qui, doit-on le rappeler, n’a développé qu’un modèle : l’iPhone), c’est dans la diversité des modèles en circulation. En ce sens, la présente stratégie d’Apple se rapproche de celle de Samsung, ce qui correspond à un modèle de marketing plus traditionnel : on regarde ce que fait le compétiteur, on diversifie ses produits et on espère ainsi augmenter ses parts de marché.

La couverture de la présentation principale d’Apple

En tant que spécialiste des relations publiques et de la technologie, ce qui aura retenu mon attention, au-delà des fonctions des deux nouveaux appareils et du positionnement d’Apple sur le marché, c’est très certainement la couverture en direct que des publications comme le Huffington Post et Techradar ont fait hier du lancement des appareils, avec des vidéos et des photos mises en ligne pendant la présentation. Le public a ainsi pu republier les contenus en un clic. Si cela est très tendance, l’information ainsi diffusée est souvent incomplète et morcelée. Ces publications en ligne y tirent cependant un avantage, car leur marque circule avec chaque fragment d’information relayé.

Cela dit, l’action d’Apple n’a pas monté hier. Au contraire, elle a perdu 4,7 % de sa valeur (APPL sur Nasdaq), ce qui est tout le contraire de ce qui est attendu quand un géant des technos fait une annonce.

On pourra commander les nouveaux appareils en ligne à compter du 13 septembre. Ils seront en magasin dès le 20 septembre.

Pour ceux que tout ce flafla autour des lancements de produits importune, une petite vidéo parodique :

 

Autres billets sur ce sujet :

Sur Triplex, « Les défis d’Apple pour rester au centre de l’innovation«  et « iPad mini : la même tablette qu’il y a deux ans, mais plus petite« 

Sur Radio-Canada : « Deux nouveaux téléphones et un système d’exploitation amélioré pour Apple »