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Laurent LaSalleTerraria débarque sur Xbox 360 et PlayStation 3

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 publié le 12 avril 2013 à 14 h 45

Minecraft. C’est la première chose qui nous vient en tête lorsqu’on regarde les images de Terraria, un jeu empruntant les principes d’excavation de ce succès suédois, lancé en version alpha au milieu de 2009. Par contre, il serait injuste de réduire Terraria à une simple copie de Minecraft en deux dimensions à la sauce rétro. Beaucoup d’éléments transformant le simple « carré de sable » en un véritable jeu de rôle, d’action et d’aventure viennent bonifier l’expérience établie par son prédécesseur.

Offert sur PC depuis 2011, Terraria est désormais en vente, depuis mars dernier, sur PlayStation Network et Xbox Live Arcade. Le studio Re-Logic a profité de l’occasion pour ajouter du contenu supplémentaire : des contrôles adaptés à la manette, une carte géographique pour mieux se situer dans l’immensité du monde généré aléatoirement, un tutoriel, un arsenal plus complet, de nouveaux ennemis, un mode multijoueurs local et un nouveau gardien final.

J’ai appris quelque chose de fondamental en jouant à Terraria ces derniers jours. Je ne suis pas sur la liste des joueurs qui apprécient l’excavation sans fin : trouver des minerais, pour fabriquer de meilleurs outils, pour trouver de meilleurs minerais, pour fabriquer de meilleures armes et pour combattre des ennemis lorsque l’on recherche encore plus de minerais, et ainsi de suite. Mais est-ce dire que je ne me suis pas amusé?

Principes de base

Terraria vous invite d’abord à créer votre personnage. Vous devez en choisir le genre, la coupe de cheveux, la couleur des yeux, de la peau et celle des vêtements. Évidemment, puisque le jeu arbore un look rétro, le résultat est loin d’être raffiné. Le jeu génère ensuite un monde de façon aléatoire au format de votre choix (petit, moyen ou grand). J’ai opté pour un monde moyen, et je n’ai pas encore atteint les limites de celui-ci. Le territoire à explorer est vraiment immense.

Au début de votre partie, vous devez construire un abri, afin d’y habiter le temps de fabriquer votre première maison. Équipé d’une épée, d’une pioche et d’une hache, vous devez couper des arbres et creuser les environs, afin de vous procurer le matériel nécessaire à la construction de celle-ci. Durant le jour, des slimes (qui rappellent celles que l’on croisait dans The adventure of link) viendront troubler vos travaux. À la tombée de la nuit, c’est une horde de zombies et de mangeurs d’esprits qui tenteront de vous faire du mal. Survivre jusqu’à l’aube peut paraître un défi de taille, mais comme vous n’êtes pas pénalisé lorsque vous perdez la vie (votre inventaire demeure inchangé et vous êtes redirigé à l’endroit où vous avez commencé votre partie), il suffit d’être patient.

Une fois que vous avez accumulé des ressources, il est temps de fabriquer des objets. D’abord un établi, afin d’être en mesure de générer une table, des chaises, un coffre, etc. Puis une fournaise, afin de fabriquer entre autres des briques et des lingots de minerais. Enfin, une enclume, qui vous permettra de vous forger une armure et des armes de choix.

Finalement, si vous êtes satisfait de votre arsenal, il est temps d’explorer le territoire plus en profondeur pour le débarrasser de ses démons et combattre certains gardiens. Vous croiserez différents niveaux : une portion hivernale, désertique, une jungle et une forêt corrompue, pour ne nommer que ceux-là.

Quelques lacunes

Comme je le laissais entendre plus haut, Terraria nécessite un investissement de temps significatif. Trouver les types de minerais nécessaires à la fabrication d’objets de qualité n’est pas chose facile : le cuivre domine allègrement les environs, du moins en début de partie.

Bien que les contrôles soient adaptés à la manette, l’utilisation d’une souris me semble beaucoup plus appropriée pour ce type de jeu. Vous contrôlez votre personnage avec le manche de gauche (qui vise à l’endroit que vous pointez) tandis que le manche de droite sert à préciser votre cible, ce qui est surtout utile lors de l’excavation et la construction de bâtiment.

L’interface des différents menus n’est pas intuitive. Plutôt que d’utiliser la croix directionnelle pour naviguer parmi les divers niveaux, on doit constamment se référer à la légende pour savoir comment se diriger. J’avoue ne pas en avoir encore totalement assimilé le contrôle.

Malgré ces quelques irritants, Terraria est un jeu avec beaucoup de potentiel qui convient à mon côté perfectionniste. Pour la richesse que ce titre a à offrir et son prix (moins de 15 $), je recommande fortement aux curieux de se le procurer. Je vais d’ailleurs retourner à ma partie…

Laurent LaSalleBanc d’essai : Samsung Galaxy S III

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 publié le 26 juin 2012 à 14 h 00

C’est possiblement le téléphone le plus attendu par les amateurs d’Android, à un point tel que Samsung a dû repousser sa sortie au 27 juin afin de satisfaire la demande. Tous les geeks parlent du Samsung Galaxy S III. Est-ce à cause de son écran Super AMOLED de 4,8 pouces, de son processeur bicœur de 1,5 GHz ou de sa caméra de 8 mégapixels? Chose certaine, on peut facilement décrire les caractéristiques de l’appareil comme étant plus qu’impressionnantes.

Mais devrait-on vénérer un produit uniquement pour ses capacités techniques? J’ai eu la chance de passer un peu plus d’une semaine avec le Galaxy S III afin de me familiariser avec le téléphone et de répondre à cette question.

N’allez pas croire que le fait que je sois un utilisateur d’iPhone depuis belle lurette me rend réticent au sujet de cette expérience, car je suis plutôt enthousiaste en ce qui concerne le Galaxy S III. Néanmoins, il va de soi que cette critique est faite par un habitué du produit d’Apple…

Prise en main et esthétique

Tout d’abord, ce téléphone est immense. C’est une très bonne chose quand vient le moment de regarder de la vidéo, de lire des courriels et de naviguer sur le web.

Par contre, étant habitué à taper avec le pouce de la main qui tient l’appareil, j’ai dû me résigner à tenir l’appareil de ma main gauche et à taper de la main droite, puisqu’il m’est impossible d’accéder au haut de l’écran avec mon pouce. D’ailleurs, plusieurs applications disposent certaines de leurs fonctions dans la partie supérieure de l’interface (notamment Gmail), ce qui n’aide pas.

Bien que le Galaxy S III est très mince (8,6 mm), sa prise en main est très confortable. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, le format de l’appareil est parfait : il se glisse facilement dans une poche de jeans. Sa carrosserie de polycarbonate est recouverte d’un vernis brillant qui empêche le téléphone de glisser des mains.

Un ami m’a fait part de la rumeur selon laquelle l’appareil aurait été conçu par des avocats, cherchant ainsi à s’assurer qu’il n’y ait aucune similitude physique entre le Galaxy S III et le téléphone d’Apple. Pas difficile de le croire lorsqu’on connaît les récents démêlés judiciaires entre les compagnies.

Écran

Apple a beaucoup misé sur l’écran Retina, terme qu’elle applique aux écrans dotés d’une densité de pixels si élevée qu’il est impossible de les déceler à l’œil nu, pour autant que notre visage se trouve à une distance « normale » de l’écran en question. Bien que celui du Galaxy S III propose une densité de pixels à peine inférieure (306 ppp contre 326 ppp), sa résolution est supérieure : 1280 x 720 pixels contre 960 x 640 pixels. Cette définition correspond à la norme 720p.

Avec une diagonale de 4,8 pouces, la taille de l’écran du Galaxy S III a fait l’envie de mon entourage. Cependant, sa luminosité maximale est plus faible que la moyenne des écrans de la concurrence, ce qui rend l’appareil difficile à utiliser par temps ensoleillé.

Interface et nouveautés

Le Galaxy S III est propulsé par la plus récente version d’Android, Ice Cream Sandwich (4.0.4), munie d’une nouvelle version de TouchWiz, l’interface utilisateur propre aux produits Samsung. Cette interface propose entre autres quatre raccourcis au bas de l’écran (ce qui n’est pas sans rappeler l’iPhone) et un accès aux options de base par le biais d’un panneau de contrôle que l’on fait apparaître en glissant notre doigt à partir du haut de l’écran. Parmi ses options, on peut activer ou désactiver le WiFi, le GPS, le son, la rotation automatique de l’écran, le mode économie d’énergie, les notifications, etc.

Je me suis amusé avec quelques nouvelles fonctions proposées par Samsung sans pour autant être impressionné. Il existe une veille intelligente afin d’empêcher la fermeture de l’écran lorsque le regard se porte sur celui-ci. Puisque je porte des lunettes, cette fonction est totalement déficiente. On peut également activer le mode S Beam, qui permet de transmettre de l’information d’un téléphone Samsung à un autre. Seulement, dans mon cas, ça ne fonctionne qu’une fois sur deux. Sans oublier S Voice, un assistant personnel identique à Siri chez Apple. Je ne suis pas un amateur de cette fonction, tant sur l’iPhone que sur le Galaxy S III, mais la reconnaissance vocale semble correspondre à celle de la concurrence.

Par chance, ces nouveautés peuvent être améliorées a posteriori par le biais de mises à jour logicielles. Je reste optimiste quant à leur développement.

Finalement, les nouveaux propriétaires de Galaxy S III pourront bénéficier de 50 Go de stockage sur Dropbox pour une durée de deux ans.

Caméra et performances

J’adore la caméra de 8 mégapixels du Galaxy S III. Évidemment, les photographes vous diront que le nombre de mégapixels n’est pas un gage de qualité, mais les paramètres du logiciel de capture d’images (tant des photos que de la vidéo) sont nombreux : valeur d’exposition, mise au point automatique ou manuelle, retardateur, effets, résolution, équilibre des blancs, ISO (jusqu’à 800), stabilisateur optique, contraste, grille repère, etc. Rappelons que l’appareil est capable de faire des films jusqu’à 1080p.

Côté performance, le Galaxy S III est vraiment impressionnant. Les animations des jeux sont fluides, le rendu vidéo est impeccable, sans compter qu’il est même possible de transposer la vidéo que l’on regarde en vignette, afin de la déplacer dans l’écran et ainsi vaquer à nos autres occupations. Comme quoi un processeur quadricœur de 1,4 GHz bicœur de 1,5 GHz, c’est performant.

Un seul bémol devant toute cette puissance : il vous faudra bien gérer votre pile. Pensez à activer le mode économie d’énergie ou à laisser les modes S Beam et NFC fermés lorsqu’ils ne sont pas sollicités, sans quoi vous devrez charger votre appareil avant la fin de la journée.

Conclusion

Le Samsung Galaxy S III répond aux attentes qu’il a suscitées lors de son dévoilement. Bien que le téléphone n’est pas parfait, je le recommande aux utilisateurs d’Android qui cherchent à renouveler leur équipement. Les propriétaires d’iPhone ou de Windows Phone devraient évaluer la collection de logiciels qu’ils ont achetés au préalable avant de considérer le changement de plateforme.

Si vous avez envie de faire le saut, je ne vais certainement pas vous bloquer le chemin.