Minecraft. C’est la première chose qui nous vient en tête lorsqu’on regarde les images de Terraria, un jeu empruntant les principes d’excavation de ce succès suédois, lancé en version alpha au milieu de 2009. Par contre, il serait injuste de réduire Terraria à une simple copie de Minecraft en deux dimensions à la sauce rétro. Beaucoup d’éléments transformant le simple « carré de sable » en un véritable jeu de rôle, d’action et d’aventure viennent bonifier l’expérience établie par son prédécesseur.

Offert sur PC depuis 2011, Terraria est désormais en vente, depuis mars dernier, sur PlayStation Network et Xbox Live Arcade. Le studio Re-Logic a profité de l’occasion pour ajouter du contenu supplémentaire : des contrôles adaptés à la manette, une carte géographique pour mieux se situer dans l’immensité du monde généré aléatoirement, un tutoriel, un arsenal plus complet, de nouveaux ennemis, un mode multijoueurs local et un nouveau gardien final.
J’ai appris quelque chose de fondamental en jouant à Terraria ces derniers jours. Je ne suis pas sur la liste des joueurs qui apprécient l’excavation sans fin : trouver des minerais, pour fabriquer de meilleurs outils, pour trouver de meilleurs minerais, pour fabriquer de meilleures armes et pour combattre des ennemis lorsque l’on recherche encore plus de minerais, et ainsi de suite. Mais est-ce dire que je ne me suis pas amusé?
Principes de base
Terraria vous invite d’abord à créer votre personnage. Vous devez en choisir le genre, la coupe de cheveux, la couleur des yeux, de la peau et celle des vêtements. Évidemment, puisque le jeu arbore un look rétro, le résultat est loin d’être raffiné. Le jeu génère ensuite un monde de façon aléatoire au format de votre choix (petit, moyen ou grand). J’ai opté pour un monde moyen, et je n’ai pas encore atteint les limites de celui-ci. Le territoire à explorer est vraiment immense.
Au début de votre partie, vous devez construire un abri, afin d’y habiter le temps de fabriquer votre première maison. Équipé d’une épée, d’une pioche et d’une hache, vous devez couper des arbres et creuser les environs, afin de vous procurer le matériel nécessaire à la construction de celle-ci. Durant le jour, des slimes (qui rappellent celles que l’on croisait dans The adventure of link) viendront troubler vos travaux. À la tombée de la nuit, c’est une horde de zombies et de mangeurs d’esprits qui tenteront de vous faire du mal. Survivre jusqu’à l’aube peut paraître un défi de taille, mais comme vous n’êtes pas pénalisé lorsque vous perdez la vie (votre inventaire demeure inchangé et vous êtes redirigé à l’endroit où vous avez commencé votre partie), il suffit d’être patient.
Une fois que vous avez accumulé des ressources, il est temps de fabriquer des objets. D’abord un établi, afin d’être en mesure de générer une table, des chaises, un coffre, etc. Puis une fournaise, afin de fabriquer entre autres des briques et des lingots de minerais. Enfin, une enclume, qui vous permettra de vous forger une armure et des armes de choix.
Finalement, si vous êtes satisfait de votre arsenal, il est temps d’explorer le territoire plus en profondeur pour le débarrasser de ses démons et combattre certains gardiens. Vous croiserez différents niveaux : une portion hivernale, désertique, une jungle et une forêt corrompue, pour ne nommer que ceux-là.
Quelques lacunes
Comme je le laissais entendre plus haut, Terraria nécessite un investissement de temps significatif. Trouver les types de minerais nécessaires à la fabrication d’objets de qualité n’est pas chose facile : le cuivre domine allègrement les environs, du moins en début de partie.
Bien que les contrôles soient adaptés à la manette, l’utilisation d’une souris me semble beaucoup plus appropriée pour ce type de jeu. Vous contrôlez votre personnage avec le manche de gauche (qui vise à l’endroit que vous pointez) tandis que le manche de droite sert à préciser votre cible, ce qui est surtout utile lors de l’excavation et la construction de bâtiment.
L’interface des différents menus n’est pas intuitive. Plutôt que d’utiliser la croix directionnelle pour naviguer parmi les divers niveaux, on doit constamment se référer à la légende pour savoir comment se diriger. J’avoue ne pas en avoir encore totalement assimilé le contrôle.
Malgré ces quelques irritants, Terraria est un jeu avec beaucoup de potentiel qui convient à mon côté perfectionniste. Pour la richesse que ce titre a à offrir et son prix (moins de 15 $), je recommande fortement aux curieux de se le procurer. Je vais d’ailleurs retourner à ma partie…


