Billets classés sous la catégorie « Cinéma »

Catherine MathysGoogle revêt son costume de Star Wars

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 publié le 27 novembre 2015 à 16 h 02

Avez-vous hâte au 18 décembre? C’est la date que tous les amateurs de Star Wars attendent avec impatience puisque c’est la sortie du film Star Wars : Le réveil de la Force.

Pour vous amuser un peu en attendant, allez jeter un coup d’oeil au nouvel outil lancé par Google. Celui-ci vous permet de personnaliser ses applications selon que vous êtes du côté de la Force ou du côté obscur.

L’outil ne fait qu’ajouter de petits détails aux applications les plus populaires, comme Gmail, Google Maps, YouTube et Chrome. Par exemple, en choisissant le côté obscur, vous verrez une barre de chargement qui ressemble à un sabre laser rouge quand vous lancerez Gmail.

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Crédit : Lisa Eadicicco

Comment y accéder?

Pour avoir accès à ces petites surprises, vous devez passer par le navigateur Chrome. Rendez-vous à l’adresse google.com/starwars, c’est là que vous pourrez choisir votre camp. On vous indiquera ensuite une liste des applications qui utilisent l’outil.

Clay Bavor, le vice-président de la gestion de produits de Google, dit que d’autres surprises du genre s’en viennent d’ici la sortie du film. Il est notamment question de réalité virtuelle… À suivre.

Catherine MathysShomi : la nouvelle concurrence de Netflix

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 publié le 20 août 2015 à 12 h 04

Shomi, le service de visionnement en flux continu, devient accessible à tous. Jusqu’à présent, il n’était réservé qu’aux abonnés de Rogers et de Shaw. Mais à partir d’aujourd’hui, tout ce dont vous aurez besoin pour y accéder est une connexion Internet.

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Après votre premier mois gratuit, il vous en coûtera 8,99 $ par mois pour accéder aux plus de 340 heures de télévision et aux 1200 films qui viennent compléter l’offre en ligne de Netflix (dont l’offre standard est fixée au même prix). Notons que l’autre service du même genre, CraveTV, est encore réservé aux abonnés de Bell, mais un accès universel est prévu dès janvier 2016.

La nouvelle donne

Comme Shomi n’était accessible qu’à 4,3 millions d’abonnés par câble, la plupart des utilisateurs en profitaient par le biais de leur décodeur. La donne risque de changer avec l’augmentation du phénomène de désabonnements au câble, ceux qui délaissent la télévision traditionnelle pour se rabattre sur Internet comme principale source de contenu vidéo.

Si on en croît cette étude rapportée sur le site Branchez-vous, les services comme Shomi seraient, en partie, à blâmer.

« Au banc des accusés, on trouve sans surprise Netflix, mais également des périphériques comme l’Apple TV, le Chromecast et le Roku, dont le fonctionnement est beaucoup plus convivial aujourd’hui qu’il y a 5 ou 10 ans. »

Shomi sera d’ailleurs offert sur ces équipements en plus des tablettes, mobiles, web et Xbox360.

La différence Shomi?

Shomi souhaite se distinguer de ses concurrents entre autres par un service d’édition de contenu humain. En effet, le service propose les recommandations d’une équipe de contenu de 10 à 15 personnes qui personnalisent des listes pour les utilisateurs. De plus, l’offre de Shomi propose 30 % de contenu canadien.

Cela dit, sans grande surprise, le contenu qui fonctionne le mieux sur ce type de plateforme est un peu le même que celui qui fait le succès de Netflix, c’est-à-dire les séries qu’on peut écouter en rafale. D’ailleurs, on y trouve de nombreuses séries exclusives, comme Fresh Off the Boat, Empire, Vikings, Transparent, Jane the Virgin, Outlander, Sons of Anarchy, Black Sails, et iZombie.

Êtes-vous tentés?

Catherine MathysCe qui a tué Aaron Swartz

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 publié le 21 avril 2015 à 13 h 32

Dans le monde moderne, il semble que le sacrifice de soi pour le bien commun soit le bien triste leitmotiv de ceux qui tentent de faire changer les choses. Vous connaissez mon intérêt pour Edward Snowden, aujourd’hui forcé à l’exil pour avoir voulu mettre au jour un vaste système de surveillance électronique. Aujourd’hui, je vous parle d’un autre défenseur de l’accès à l’information au triste sort, Aaron Swartz, mort en janvier 2013.

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Je ne vous ferai pas la liste de tout ce qu’il a accompli. Pour ça, il y a Wikipédia. Vous y lirez qu’il a mis sur pied un site précurseur de Wikipédia, The Info, à l’âge de 12 ans, qu’il a participé à la mise sur pied des flux RSS, à 13 ans, des licenses Creative Commons, à 15 ans, et du site d’actualité Reddit, avant ses 20 ans. Tout ça est déjà bien impressionnant, étant donné qu’il n’avait que 26  ans le jour où il s’est enlevé la vie.

Mais ce n’est pas cela qui est le plus important. Ce qui compte, vous pourrez le voir dans le documentaire Internet’s Own Boy, The story of Aaron Swartz de Brian Knappenberger. Le film a été lancé l’an dernier, mais il est diffusé ces jours-ci sur la chaîne Planète +.

Pour un monde meilleur

Le film commence par une citation de Henry David Thoreau, qui résume bien la mission que s’était donnée Aaron Swartz :

Certaines lois sont injustes.

Devons-nous nous contenter d’y obéir?

Devons-nous tenter de les modifier tout en continuant à y obéir?

Ou devons-nous les transgresser sans attendre?

C’est là toute la puissance du message d’Aaron Swartz. Ne pas se contenter de l’ordre établi, surtout quand il est question d’accès à l’information. Des acteurs importants du web comme Tim Berners-Lee, Lawrence Lessig, Gabriella Coleman, Cory Doctorow, Carl Malamud et de nombreux autres nous livrent les détails de leur rencontre avec un être hors de l’ordinaire qui voulait juste créer un monde meilleur, grâce au web.

Le film nous raconte Aaron Swartz de l’intérieur avec des entrevues avec ses frères, ses parents, ses compagnes. Pour Swartz, il avait toujours quelque chose que la programmation pouvait régler, nous raconte sa famille. On apprend donc à connaître le garçon, puis le jeune homme à travers des images d’archives personnelles très touchantes. Dès son plus jeune âge, il aimait acquérir une habileté pour ensuite la transmettre aux autres.

Le choc de deux cultures

Passionné d’informatique, il voyait le web comme un formidable outil démocratique à condition d’être entendu. En effet, selon lui, maintenant que tout le monde a accès à son propre médium, le noeud de la guerre se situe davantage autour du contrôle de l’accès aux gens. C’est bien de pouvoir diffuser son propre message, mais s’il n’est jamais lu, il ne servira à rien.

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Swartz avait des aspirations politiques qui lui faisaient préférer la lutte pour le bien commun aux profits engendrés par ses idées. Il a d’ailleurs très tôt délaissé la culture des entreprises en démarrage pour se concentrer sur l’éveil des consciences. Vers la fin de sa vie, ses actions lui auront porté préjudice. Il risquait 35 ans de prison et 1 million de dollars d’amende pour avoir tenté de rendre publics des documents appartenant au MIT, mais qu’il jugeait comme faisant partie du patrimoine scientifique mondial. C’est le choc culturel entre la culture du web et le système de justice traditionnel qui a tué Aaron Swartz. Ce documentaire est un film captivant. À voir absolument.

Catherine MathysCitizenfour : les dessous de l’affaire Snowden

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 publié le 13 novembre 2014 à 13 h 20

Parfois, on va voir un film et on n’en ressort pas tout à fait indemne. C’est ce que j’ai ressenti après avoir vu Citizenfour de Laura Poitras. Le film raconte l’histoire incroyable (au sens propre du terme) d’Edward Snowden et de ses révélations de la surveillance généralisée de l’Agence de sécurité nationale américaine (NSA) et d’autres organes étatiques dans le monde. La première québécoise du film aura lieu ce soir dans le cadre des Rencontres internationales du documentaire de Montréal (RIDM). Le film prend l’affiche demain, le 14 novembre. Pour voir la bande-annonce, c’est ici.

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Une trilogie post-11 septembre

Si Citizenfour était une fiction, elle nous semblerait tirée par les cheveux. Or, tout est vrai. Et cette réalité est troublante. Le film présente, de façon chronologique, les rencontres des journalistes Glenn Greenwald et Laura Poitras avec Edward Snowden à Hong Kong et la façon dont les dossiers secrets prouvant la surveillance de masse de la NSA ont été révélés.

Laura Poitras, journaliste, artiste et documentariste primée, s’intéresse au sujet depuis bien avant l’affaire Snowden. Le film Citizenfour est en fait la troisième partie d’une trilogie sur l’Amérique post 11-Septembre. Le premier film, My country, my country (2006), porte sur la guerre en Irak; le deuxième, intitulé The oath (2010), traite de Guantanamo.

Le travail de Poitras sur la NSA, basé sur les documents mis au jour par Edward Snowden, a contribué à la remise d’un prix Pulitzer aux journaux The Guardian et Washington Post, qui ont publié les articles. Par la suite, la documentariste a cofondé The Intercept, un journal web indépendant avec Glenn Greenwald et Jeremy Scahill, qui ont tous deux participé au documentaire et au dévoilement des documents secrets.

Une histoire renversante

En décembre 2012, Greenwald a été contacté par une source anonyme, mais les échanges ont cessé parce que cette dernière ne parvenait pas à les sécuriser. Elle est revenue à la charge en janvier 2013, mais cette fois, c’est Laura Poitras qui a été contactée. L’interlocuteur se présentait sous le pseudonyme de Citizenfour. C’était Edward Snowden, un analyste de haut niveau à la NSA, qui promettait de fournir toutes les preuves nécessaires pour exposer le système de surveillance massive des Américains par l’organisme.

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C’est à Hong Hong que Poitras et Greenwald ont rejoint Snowden. Le film conduit tout droit dans la chambre d’hôtel où les révélations ont eu lieu. Tout se passe entre le 3 et le 10 juin 2013. On assiste au déroulement des événements où chaque question est soupesée, pour tenter de prévoir les conséquences de telles révélations sur la famille de Snowden, sur sa conjointe, qui ne savait rien les intentions de l’analyste, et sur lui-même, bien sûr.

Avec la publication des premières révélations concernant l’affaire Verizon, la réponse médiatique ne s’est pas fait attendre. Puis, de jour en jour, d’autres articles ont fait grand bruit, notamment ceux portant sur PRISM et sur les directives gouvernementales américaines en matière de cyberattaques.

Un thriller en temps réel

Le film rend bien la tension des moments d’attente avant et pendant les révélations. Bien sûr, les révélations elles-mêmes, le déferlement médiatique qui s’en est suivi et toutes leurs conséquences sur nos vies privées sont au cœur de l’histoire. Snowden démontre comment nos libertés et, en fin de compte, la démocratie, sont touchées par l’écoute de toutes nos communications numériques, analogiques ou radio, quelles qu’elles soient. Il montre aussi notre apathie devant cette surveillance, comme si on s’attendait à être surveillé et qu’on se convainquait que ce n’était pas si grave.

Mais une des choses qui marquent le plus dans le film, c’est l’histoire de l’homme lui-même, c’est-à-dire un Américain de 29 ans qui se sacrifie pour qu’on puisse revenir, selon ses propres mots, à Internet tel qu’il existait avant la surveillance. Greenwald, lors de son récent passage à Montréal, avait dit combien il avait été surpris de voir un si jeune homme prendre de tels risques. Il s’attendait plutôt à ce qu’il s’agisse d’un homme au bord de la retraite ayant bien peu à perdre, sinon sa liberté. Edward Snowden connaissait les risques de son geste. Il n’a jamais tenté de se cacher. Au contraire. Cependant, il a voulu confier la divulgation des faits à des journalistes pour ne pas faire ombrage à la nouvelle elle-même. Il ne voulait pas décider de l’ordre des histoires à publier, ni de la plateforme à utiliser. Rapidement après les premières publications, le 9 juin, une vidéo de lui a été publiée sur le site du Guardian. Son identité était dévoilée.

Les conséquences d’un tel geste

Snowden le répète à plusieurs reprises dans le film : il ne savait pas ce qui lui arriverait, mais il était prêt à subir les conséquences de son geste. Il parle de son rôle comme de celui d’une hydre. Si on lui coupe une tête, un autre est prêt, souhaite-il, à prendre la relève. Le film nous donne quelques indices de sa vie après la révélation. On savait déjà qu’il avait été bloqué40 jours dans l’aéroport de Moscou, puis que la Russie lui avait accordé l’asile temporaire. Or, on a appris que sa conjointe l’avait rejoint en juillet 2014. Le reste de l’histoire s’écrit en ce moment même.

Citizenfour est une ode au courage de Snowden, mais aussi une apologie de l’importance du journalisme. Snowden souhaitait que l’information soit présentée et diffusée par des journalistes qui pouvaient également conférer la crédibilité souhaitée aux documents dévoilés. Bien que le film soit pour le moins déstabilisant, je trouve cette partie-là plutôt rassurante.

Bref, une situation inquiétante a été mise au jour avec l’affaire Snowden. Nous ne pouvons plus faire comme si de rien n’était. Ce tweet envoyé quelques minutes après la fin de la représentation résume bien ma pensée.

 

Catherine MathysMes 5 fabuleuses minutes avec Patrick Watson

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 publié le 17 octobre 2014 à 15 h 26

Il y a de ces expériences qui vous marquent. Après les avoir vécues, vous avez un peu l’impression d’avoir entrevu une partie de l’avenir. C’est ce qui m’est arrivé après avoir essayé le Samsung Gear VR avec le film Strangers with Patrick Watson, réalisé sur mesure pour l’appareil par Félix & Paul studios. Félix Lajeunesse, à l’occasion du Festival du nouveau cinéma, est venu parler des prouesses de la réalité virtuelle filmée en 3D à 360 degrés dans un après-midi de mini-conférences consacrées aux technologies et aux nouvelles écritures.

Samsung Gear VR : un appareil prometteur

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J’étais curieuse de voir le film, bien sûr, mais aussi de faire l’essai des lunettes Samsung Gear VR. Comme il est léger et facile à porter, on oublie vite l’appareil qu’on porte pour se transporter dans un autre lieu, dans une salle de répétition avec Patrick Watson, en l’occurrence. Dans un récent billet, mon collègue Maxime Johnson nous dévoilait les atouts du nouveau Samsung Gear VR.

« Le nouveau casque de Samsung est un appareil assez simple, où le logiciel nécessaire, l’écran et la plupart des autres composantes se retrouvent dans un téléphone intelligent, le Galaxy Note 4, et non dans le casque en tant que tel.

Le casque comporte quand même quelques éléments d’électronique, comme un capteur de mouvements supplémentaire et un pavé tactile sur la tempe de l’utilisateur, mais il s’agit principalement d’un boîtier de plastique simple, avec deux lentilles, qui permettent à l’utilisateur de voir l’écran du Galaxy Note comme s’il s’agissait d’un téléviseur de 175 pouces placé à 2 mètres devant lui. »

On se trouve effectivement entièrement captif de l’écran qu’on a devant les yeux. Si l’image est un peu floue, l’effet est tout de même saisissant au point ou on se sent entièrement intégré à elle plutôt que d’en être un simple spectateur.

La philosophie de Félix & Paul studios

Paul Raphaël et Félix Lajeunesse

Paul Raphaël et Félix Lajeunesse

Félix Lajeunesse, l’un des cofondateurs de Félix & Paul studios, a raconté au micro du FNC Pro, qu’il cherchait depuis longtemps à briser les conventions du cadre auquel on est habitué au cinéma. Il voulait atteindre le même niveau d’émotion que pouvait offrir le visionnement d’un film, mais sans nécessairement raconter une histoire ou passer par le jeu d’un acteur. Pour lui, l’un et l’autre sont des détours qu’il ne souhaitait pas emprunter. Il préférait trouver une manière d’atteindre directement les émotions du spectateur sans passer par un personnage.

Il a donc préféré créer une technologie 3D stéréoscopique qui lui permettait de s’attarder à du contenu contemplatif. C’est ainsi qu’il est allé tourner, par exemple, une ruelle de Shanghai où on pouvait simplement assister au passage du temps. Par la suite, la rencontre avec l’équipe d’Oculus a été déterminante. Le duo de Félix Lajeunesse et de Paul Raphaël a voulu mettre la caméra à la hauteur des yeux, comme si le spectateur regardait l’action directement, comme si la médiation du jeu de l’acteur ou du cadre de l’écran n’existait plus. L’expérience de Strangers with Patrick Watson est un exemple de ce qu’il est possible de faire sans trame narrative, ni décor, ni scénario. Le simple fait de se sentir présent suffit.

Strangers with Patrick Watson

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La liste d’attente est longue. L’activité dure 5 minutes mais il faut laisser refroidir l’appareil. Il a donc fallu s’inscrire pour avoir la chance de faire l’expérience dont on m’avait tant parlé. Enfin, c’est à mon tour. Je m’assois bien droit sur une petite banquette blanche. On place le téléphone Galaxy Note 4 dans l’appareil. On referme le tout avec une plaquette. C’est prêt. On me place les lunettes sur les yeux en prenant soin de guider ma main vers la roulette de la mise au point. C’est fait. On me place les écouteurs sur les oreilles. Vu de l’extérieur, tout cela ne doit pas être d’un grand chic. Tant pis. Je n’y pense plus, j’ai déjà décollé. La banquette blanche, les gens qui m’entourent, tout disparaît. Je me retrouve face à Patrick Watson assis devant son piano. Je suis avec lui dans sa salle de répétition. Il se lève, cherche une cigarette puis se rassoit. Il essaye quelques notes puis recommence. Au début, je n’ose pas regarder ailleurs. Après tout, j’assiste à un moment intime de création. Je suis presque incommodée par l’odeur de sa cigarette. C’est vous dire la puissance de l’engin. On se croit réellement en présence de Patrick Watson, tellement qu’on ne veut pas le froisser en détournant le regard.

Je finis par le faire, pour voir où on se trouve et pour voir aussi à qui il parle, puisqu’il échange des mots avec quelqu’un. Je ne vois personne, enfin presque. Derrière nous, le labrador noir de Patrick écoute tranquillement la musique de son maître. Il bâille même, à l’occasion. La pièce est pêle-mêle, un fouillis comme on se l’imagine dans l’atelier d’un artiste. Je regarde à droite, à gauche, au plafond et au plancher. J’inspecte tout, des lattes de bois franc au système de gicleurs. Je suis bien là. Rien ne m’échappe. Sauf moi-même. Je regarde vers le bas et je ne vois ni mes jambes ni mes mains. J’espionne sans être là. Incroyable sensation de vérité. Pendant 5 minutes, Patrick Watson chante pour moi. Au bout d’un moment, le défilement du générique me rappelle que c’est une fiction et qu’elle n’a jamais eu de réalité.

J’enlève les écouteurs, je remets les lunettes à la gentille personne qui se trouve devant moi. Je retrouve la pièce lumineuse où avait lieu l’essai. Je sens d’ores et déjà qu’il s’agit d’une véritable révolution technologique et que je viens de toucher à l’avenir. J’ai déjà hâte à mon prochain voyage. D’ici là, le Samsung Gear VR sera en vente dans les prochaines semaines, selon Félix Lajeunesse. Devinez ce que je vais demander pour Noël?