Billets classés sous la catégorie « Cinéma »

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C’était devenu presque un rituel. Chaque semaine, mon père nous emmenait, mon frère et moi, au club vidéo du centre-ville de notre municipalité pour y louer notre divertissement du vendredi soir. Il connaissait bien les commis du commerce, de qui il obtenait des recommandations sur les films à voir, et sur ceux à éviter à tout prix. Du cinéma, nous en consommions énormément.

Avec le temps, nos habitudes ont changé. Nous sommes devenus membres d’un nouveau club vidéo venu s’installer plus près de notre domicile, offrant un service plutôt clinique, mais plus économique. Par la suite, mes parents se sont abonnés à la télé payante, délaissant ainsi le club vidéo. D’ailleurs, maintenant que je suis déménagé depuis une quinzaine d’années, je ne sais plus trop où ils en sont rendus de ce côté.

Inutile de vous dire que le club vidéo de mon enfance a fermé ses portes il y a longtemps. Je soupçonne même que celui qui se trouve à proximité de chez mes parents est également sur le point de disparaître. Bref, cette histoire, c’est la même pour tous ces commerces.

Les clubs de location vidéo se trouvent aujourd’hui remplacés par divers services de transmission vidéo sur demande. La toile nous offre désormais une énorme vidéothèque accessible en quelques clics.

Mise au point

Avant de vous lancer dans une frénésie de location de films en ligne, assurez-vous de bien connaître les limites (et la situation) de votre consommation Internet. La vidéo est un type de document qui consomme énormément de bande passante. Soyez-en avertis.

Services de type buffet

Netflix est sans contredit le joueur le plus important quand vient le moment d’aborder le sujet de la vidéo sur demande. Offert au Canada depuis 2010, il permet un accès illimité à sa collection de films (la plupart en haute définition) et de séries télé avec un abonnement mensuel de 7,99 $. Il s’agit d’un excellent rapport qualité / prix pour les cinéphiles qui préfèrent regarder leurs films en version originale : on y trouve beaucoup de nouveautés hollywoodiennes, en plus d’un important choix de documentaires et de films étrangers. Sans compter que le service est accessible sur les trois principales consoles de jeu, sur tablettes et téléphones, ainsi que quelques modèles de téléviseurs intelligents.

Quelques films de la collection francophone de Netflix

Par contre, le service n’offre qu’une poignée de films en français, provenant surtout de France (comme De vrais mensonges et Un prophète) et quelques productions québécoises (C’est pas moi, je le jure! et Contre toute espérance). Netflix avait pourtant promis de développer son offre en français lors de son arrivée au pays. Peut-on encore espérer de l’amélioration sur ce plan?

De son côté, Crackle est un drôle de moineau. Propriété de Sony Pictures, le service propose gratuitement l’accès illimité à une portion de son catalogue (comprenant des classiques de Columbia Pictures tels que Ghostbusters). La majorité des films étrangers distribués par le groupe sont d’origine asiatique, la langue de Molière est par conséquent absente du service.

YouTube propose également la location de films depuis peu au Canada. Cependant, son catalogue est plutôt mince (et avec peu de contenus francophones).

Du côté canadien, il y a évidemment le portail de l’ONF, qui nous offre de regarder des documentaires, des productions interactives, des films d’animation et de fiction. Sa collection de courts-métrages est impressionnante, comprend une panoplie de contenus francophones, et la qualité de sa diffusion est remarquable. Le service est gratuit.

Services à la carte

Si vous n’êtes pas le genre à consommer énormément de films, un service à la carte vous serait probablement plus avantageux. Pour ce type de location,iTunes demeure le choix le plus populaire. Idéal pour les nouveautés, le prix de location varie entre 4,99 $ pour la version standard (moins lourde) et 5,99 $ pour la version HD. Une fois la transaction terminée, vous avez jusqu’à 30 jours pour regarder le film en question.

La section francophone de l’iTunes Store

Le plus beau pour les francophiles : la quasi-totalité de sa collection est offerte en français. On parle ici de films américains, de films français (évidemment) et de films québécois. Cependant, les films un peu plus vieux ne sont généralement pas offerts en location. Leurs prix de vente varient entre 9,99 $ et 24,99 $.

Du côté des consoles de salon, le PlayStation Store de Sony partage plusieurs caractéristiques avec le service d’Apple. Sa collection américaine est très large, et ses films sont offerts tant en version originale qu’en version française, et aux mêmes tarifs (tant à l’achat qu’à la location). Pour avoir accès aux titres francophones, il est important de configurer son compte PSN en français; la page descriptive des films ne présente aucune option de choix de langue. Malheureusement, on ne propose pratiquement aucun contenu québécois. Le seul titre que j’ai pu croiser dans le catalogue : Monsieur Lazhar.

Sur Xbox Live Marketplace, Microsoft propose également que la vente et la location de films américains, généralement offerts dans les deux langues, et dont le prix oscille aux alentours d’une trentaine de dollars.

D’autres joueurs à l’horizon?

Il existe d’autres services du genre aux États-Unis, tels que Amazon Instant Video et Hulu. Ces derniers sont inaccessibles à l’extérieur du territoire américain, sauf si on utilise un serveur mandataire (proxy server), un intermédiaire qui peut donner l’illusion qu’on se trouve au pays de l’oncle Sam. Cette solution est risquée (puisque cet intermédiaire peut filtrer l’information transmise par votre ordinateur), sans compter qu’il s’agit d’une utilisation illégale du service vidéo.

Ces joueurs n’ont pas affirmé pour l’instant avoir l’intention de migrer au Canada. Par contre, avec la sérieuse lacune dans l’offre de contenu francophone en location, il ne serait pas étonnant de voir arriver un nouveau joueur à moyen terme afin de combler ce manque.

Gina DesjardinsLe futur de YouTube : de la télévision au cinéma

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 publié le 25 janvier 2012 à 11 h 04
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Lors d’un dîner entre amis à l’hiver 2004-2005, trois employés de PayPal, Chad Hurley, Steve Chen et Jawed Karim, observaient les gens filmer la soirée en se demandant s’ils allaient voir les vidéos. Il n’y avait pas de façon de les partager facilement. Ils ont eu une idée : créer un site de partage vidéos. Les vidéos seraient créées par et pour les internautes. Un an plus tard, Google achetait YouTube pour 1,65 milliard de dollars (en actions Google). La croissance de la plateforme n’a jamais diminué depuis sa création. Mais de plus en plus, on y trouve du contenu professionnel. YouTube conclut des ententes avec des producteurs de télévision et lance son festival du film pour récompenser les jeunes réalisateurs.

Des chiffres impressionnants
YouTube publiait lundi sur son blogue des statistiques sur sa popularité.

- Tous les jours, YouTube enregistre 4 milliards de vues. Ça fait 46 000 par secondes. Une augmentation de 25 % en 8 mois.

- Depuis le lancement de la plateforme, le nombre de vidéos téléchargées sur le site n’a cessé d’augmenter. Ça a passé de l’équivalent par minute de 6 heures de contenu en 2007 à 48 heures d’images vidéo déposées sur le site en 2011. En ce début de 2012, le compte serait à l’équivalent de 60 heures de contenu par minute, une augmentation de 30 % en 8 mois. Une nouvelle heure de vidéo est donc disponible chaque seconde. D’ailleurs, on dit que le contenu mis en ligne sur le site en 60 jours est supérieur au nombre créé par les trois principaux réseaux américains en 60 ans.

Pas étonnant que la plateforme a servi de tremplin pour plusieurs artistes. Cette semaine, on célébrait d’ailleurs les 5 ans de Justin Bieber sur YouTube. Si sa mère n’avait pas mis en ligne une vidéo de lui en 2007, aurait-il été remarqué par Scooter Braun, qui, lui, a cru bon de montrer la video – de très mauvaise qualité – à Usher? Le jeune chanteur canadien fait maintenant partie des 10 comptes YouTube avec le plus d’abonnés. Le vidéoclip de sa chanson Baby a beau détenir le record du moins aimé (plus de 2 millions de « Je n’aime pas »), c’est aussi la video la plus vue du site (695 millions de vues). Mashable a créé une illustration de données pour souligner les 5 ans de Justin Bieber sur YouTube en quelques événements clés.

Évidemment, comme les vidéos viennent des utilisateurs, on trouve sur YouTube beaucoup de contenu inintéressant. Mais plus les années passent, plus on trouve du contenu de qualité. Il faut dire que les gens ont maintenant facilement accès à des caméras de qualité, même s’ils utilisent beaucoup celle de leur téléphone.

YouTube encourage d’ailleurs le contenu de qualité. D’abord, la plateforme a commencé dès le début à faire des ententes avec certaines chaînes de télévision afin qu’elles ouvrent des comptes officiels pour y mettre des extraits ou des exclusivités. Le site de partage vidéo a ensuite lancé un système de partenariat pour récompenser les utilisateurs les plus populaires. Ces derniers reçoivent un pourcentage des profits réalisés avec la publicité diffusée sur leur page et avant leurs vidéos.

L’an dernier, YouTube lançait la location de films sur son site en plus d’une section de diffusion d’événements en direct.
Si vous avez regardé le dévoilement des nominations du prochain gala des Oscars mardi matin, vous avez pu en faire l’expérience. Celui-ci était diffusé sur YouTube et les abonnés pouvaient commenter en direct l’événement dans une boîte placée à droite de la vidéo.

Le futur de la télévision ?

Mais voilà que YouTube veut aller plus loin. Le site veut offrir du contenu professionnel inspiré directement par les chaînes de télévision. C’est ainsi que ces dirigeants ont conclu des ententes avec plusieurs producteurs, diffuseurs et artistes afin de créer une centaine de chaînes offertes à la demande. Parmi la centaine de nouveaux partenaires, il y aurait Jay-Z, Reuters, LionsGate et Disney. Ce dernier y lancerait une websérie exclusive inspirée du jeu mobile Where’s my water?.

Cette semaine se déroulait à Munich la conférence DLD (Digital Life Design). Selon le site Meta-Media, YouTube est vu comme le futur de la télévision « Selon le patron du numérique de l’agence de publicité WPP, Mark Read, YouTube peut faire désormais payer parfois aux annonceurs le même prix que sur certaines chaînes TV du câble. Quand on sait que YouTube finance déjà des contenus propres à hauteur de 100 millions $ pour des chaînes originales à venir sur sa plateforme, il ne lui reste plus qu’à concourir pour des droits! » Constantin Bjercke, le pdg de Crane.tv, éditeur de magazines culturels vidéo, aurait ajouté « YouTube est bien la nouvelle TV. »

Selon Forrester Research, la moitié des ménages posséderont un téléviseur connecté d’ici 2016. Les nouvelles chaînes de YouTube seront donc facilement disponibles sur la télévision, à un prix moindre que les forfaits de câblodistribution et satellite. Pour plusieurs, ces derniers devront acheter des chaînes web pour survivre. On peut dire que YouTube part à l’assaut des téléspectateurs traditionnels.

YouTube lance un festival de film

YouTube a permis à plusieurs réalisateurs de montrer leur talent en mettant en ligne leurs courts métrages. J’ai déjà parlé de du réalisateur québécois Patrick Boivin, qui s’est fait connaître grâce à ses clips mis en ligne sur son compte YouTube. Pour encourager davantage les jeunes talents à utiliser la plateforme, YouTube annonçait la semaine dernière le lancement de YourFilm Festival. Du 2 février au 31 mars, les créateurs sont invités à inscrire leurs courts métrages d’une durée maximale 15 minutes. La compagnie de production de Ridley et Tony Scott, Scott Free Productions, aura à choisir 50 vidéos. Les internautes pourront ensuite regarder les 50 films sélectionnés à l’adresse YouTube.com/yourfilmfestival et voter pour leur coup de cœur. Les 10 finalistes ainsi choisis seront invités au Festival du film de Venise en août. Leurs créations seront présentées sur grand écran à un public de cinéphiles. Un jury présidé par Ridley Scott déterminera un gagnant. Ce dernier recevra un budget de 500 000 $ pour produire un film avec Scott Free Productions.

Mais ne vous en faites pas, les chats auront toujours une place de choix sur la plateforme !

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L’an dernier à pareille date (et ce n’est pas une approximation, c’était exactement le 23 décembre), je vous proposais trois films geeks méconnus pour occuper vos soirées du congé des Fêtes. Cette année, je réitère avec un nouveau trio, dont un titre parmi le lot semblera moins obscur aux yeux de certains. On laisse le thème de Noël de côté pour se concentrer sur la techno et les jeux vidéo.

Scott Pilgrim vs. The World (2010)

Tous les mordus de bandes dessinés connaissent bien la série du Canadien Bryan Lee O’Malley, dont l’adaptation cinématographique a été acclamée par les publications geeks. L’histoire se déroule à Toronto où un jeune bassiste de 22 ans, Scott Pilgrim (Michael Cera), tombe amoureux de la fille de ses rêves (littéralement) : Ramona Flowers (Mary Elizabeth Winstead). Bien qu’au début elle l’ignore, elle devient amoureuse à son tour et le condamne involontairement à devoir affronter ses 7 ex-petits amis maléfiques.

Dans ce monde fantaisiste, les combats sont extrêmes et tous les coups sont permis. Le vainqueur aura la vie sauve, le cœur de Ramona (car évidemment, tous ses exs sont toujours amoureux d’elle) et une poignée de change.

Le nombre de références geeks est pratiquement incalculable : la trame musicale parsemée de sonorités 8 bits, les clins d’oeil à une multitude de jeux (à commencer par l’intro de A Link to the Past), le lexique utilisé par le protagoniste… sans oublier les repères visuels et autres clins d’oeil amusants. Ce film transpire la geekitude. Quelqu’un que l’on sait geek qui ne retient que de la déception après avoir visionné ce film n’a pas d’âme.

Weird Science (1985)

L’informatique, c’est magique! On peut absolument tout faire avec un ordinateur, même sa propre créature de rêve. C’est du moins la thèse supportée dans cette comédie pour adolescent du réalisateur John Hugues, elle aussi inspirée d’une bande dessinée. Le concept de créer la femme idéale a été exploité en 1951 dans l’histoire nommée « Made of the Future » de la publication Weird Science.

Le film met en scène deux adolescents, Gary Wallace (Anthony Michael Hall) et Wyatt Donnelly (IIan Mitchell-Smith), qui sont sujets de moquerie à l’école et sans succès auprès des filles. En regardant le film Frankenstein, Gary a l’idée de créer une femme artificielle à l’aide de l’ordinateur de Wyatt. Le résultat est Lisa (Kelly LeBrock), une superbe jeune femme très intelligente, délurée et dotée de superpouvoirs.

Il s’agit d’un classique des films réalisés par Hugues, comprenant entre autres Ferris Buer’s Day Off et The Breakfast Club. Un incontournable, surtout pour ceux ayant un minimum de connaissances informatiques.

Explorers (1985)

Un autre exemple d’une surdose d’imagination d’Hollywood en début d’ère informatique. Ben Crandall (Ethan Hawke) est un jeune garçon obsédé par les extraterrestres. Une nuit, il rêve d’un gigantesque circuit imprimé. Avec l’aide de ses amis Wolfgang Müller (River Pheonix) et Darren Woods (Jason Presson), il parvient à reproduit le circuit en question et découvre qu’il sert à développer un champ de force. Grâce au génie de Woods, le trio parvient à construitre un vaisseau spatial et rendre visite aux extra-terrestres.

Le film est évidemment un peu tiré par les cheveux; on prétend que des enfants de l’école primaire ont la capacité technique de produit un engin spatial avec des pièces accumulés par le père de l’un d’entre eux (un peu inventeur, mais tout de même).

Encore une fois, un ordinateur plutôt archaïque aujourd’hui fera certainement sourire la plupart d’entre-vous.

Joyeux Noël

J’espère que cette sélection de films vous intrigue. Sur ce je vous souhaite un joyeux Noël. Nous serons de retour le 28 décembre…

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Détrompez-vous, je ne viens pas de découvrir le terme tendance de 2006. Je sais bien que la vague de la 3D bat son plein, mais malgré cette hausse de popularité pour ce « contenu à lunettes », la haute définition est encore aujourd’hui un argument clé pour vous revendre des classiques du divertissement.

Mais est-ce pertinent de se procurer ces jeux ou ces films à nouveau? Je me suis penché sur la question…

Jeux vidéo

Je suis un fan fini de la série Metal Gear Solid. Le mois dernier, j’ai partagé avec beaucoup d’enthousiasme une vidéo faisant la promotion de Metal Gear Solid : HD Collection, avant qu’un ami accuse Konami (le studio derrière la série) de vouloir faire du profit sur le dos de joueurs nostalgiques. Bien que je trouve la remarque un peu exagérée, le commentaire mérite qu’on lui porte attention.

Depuis quelques années, plusieurs studios profitent du réseau de téléchargement mis à leur disposition par Microsoft ou Sony pour capitaliser sur leurs anciennes productions. Plus récemment, ils sont même allés jusqu’à retravailler certains jeux afin d’offrir aux joueurs une expérience améliorée. Capcom a connu un franc succès avec Super Street Fighter II Turbo HD Remix, qui a battu le record du jeu payant le plus téléchargé lors de sa sortie, en plus d’avoir été acclamé par la critique. Beaucoup de temps a été investi pour redessiner tout le contenu du jeu afin d’en produire une version 1080p.

Resident Evil 4 HD

Resident Evil 4 HD, paru le mois dernier

Cette année, la compagnie revient à la charge avec deux jeux de sa populaire série d’horreur et de survie : Resident Evil Code Veronica X HD et Resident Evil 4 HD. Bien que la résolution de l’image ait été augmentée et que des effets de lumière aient été ajoutés à Code Veronica, il ne s’agit pas de remakes dignes de Resident Evil sur GameCube (paru en 2001). Le nombre de polygones et la qualité des textures constituant les différents éléments du jeu demeurent inchangés.

La façon de contrôler les personnages du jeu a aussi beaucoup évolué en 10 ans. Par exemple, les plans de caméra fixes de Code Veronica imposent de devoir contrôler son personnage tel un char d’assaut : le manche analogique fait pivoter le personnage sur lui-même, et un bouton lui permet d’avancer. Certains joueurs peuvent être rebutés à l’idée de devoir adapter leurs habitudes de jeu.

J’ai plutôt l’impression que les versions HD de ces jeux, considérés comme des classiques par les studios qui les distribuent, s’adressent surtout à ceux qui sont déjà familiers avec les versions originales. Elles ont l’avantage de permettre aux fans d’y jouer sans avoir à brancher leurs anciennes consoles. Néophytes, soyez sur vos gardes si vous décidez de vous aventurer en terrain inconnu.

Films

Si vous êtes le genre de cinéphile un peu matérialiste, propriétaire d’une large collection de DVD principalement composée d’éditions Criterion, préférant faire l’achat de biens physiques plutôt que de fichiers numériques, vous êtes certainement maintenant un adepte du Blu-ray. Ce récent support de stockage numérique est devenu aujourd’hui le standard pour la commercialisation de contenu vidéo en haute définition.

Il va de soi que lorsqu’on désire se procurer une nouveauté, le Blu-ray est le support tout indiqué pour obtenir la meilleure qualité d’image. Mais qu’en est-il des rééditions? Comment peut-on ajouter de la résolution, de la définition à une image filmée à une époque où le numérique n’existait pas?

The Godfather

The Godfather a subi une réédition HD

Un mythe entourant le Blu-ray veut qu’il offre une qualité supérieure au DVD seulement pour les films réalisés il y a une dizaine d’années. Pourtant, croire qu’un film qui n’a pas été tourné avec la plus récente technologie ne puisse bénéficier d’un traitement HD, c’est mal connaître la pellicule 35 mm, l’ancêtre du numérique. Avec un éclairage adéquat et une bonne exposition, ce support offre une précision pouvant facilement rivaliser avec les plus récentes productions hollywoodiennes.

D’ailleurs, les films projetés en salle ont toujours été d’une qualité et d’une définition supérieures à leurs reproductions domestiques, qu’il s’agisse de leurs homologues sur Beta, VHS, LaserDisc ou DVD.

Certains classiques comme The Godfather ou Blade Runner ont été méticuleusement restaurés afin d’être le plus fidèles possible à la vision de leurs réalisateurs. On ne peut pas en dire autant de la première trilogie des Star Wars, qui fait l’objet d’énormes ajouts à chaque réédition depuis le début des années 90. À l’exception de quelques scènes (par exemple la conclusion de l’affrontement entre Han Solo et Greedo), la qualité visuelle de ces films sur Blu-ray est exceptionnelle, bien que le premier opus ait été filmé dans les années 70.

Ce travail de restauration se répercute également sur les versions téléchargeables de ces films, mais la compression imposée par la mobilité du format implique une dégradation du produit final. Un disque Blu-ray peut contenir jusqu’à 50 Go d’information, tandis que le poids d’un film HD provenant d’iTunes varie entre 3 à 5 Go.

Avant de vous procurer quoi que ce soit sur Blu-ray, je vous recommande de consulter le site High-Def Digest afin de consulter la critique correspondant au produit désiré.

Martin LessardLe dernier tabou robotique?

par

 publié le 28 novembre 2011 à 12 h 05
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Dans notre culture, la peur viscérale d’un être artificiel change selon les avancées technologiques. Autrefois fait d’argile (le Golem de la culture hébraïque) ou de chair (la création de Frankenstein de Shelley), l’être artificiel a toujours suscité la plus grande crainte. Le robot n’a pas fait exception.

Le scénario d’horreur est constamment le même. L’homme construit un être de toutes pièces, et cet être se dérègle ou se rebelle contre son maître.

Dans un cauchemar près de chez vous

Chaque époque a son bouc émissaire.

Dans le film Colossus : the forbin project (Le cerveau d’acier), en 1970, un superordinateur central est censé contrôler intelligemment le système de défense nucléaire américain. Lorsqu’il est interconnecté avec son pendant soviétique, les deux prennent le contrôle du monde. On peut y voir une ressemblance avec la tendance des mainframes à s’interconnecter sur ce qui va devenir Internet et une certaine inquiétude que cela peut susciter.

C’est probablement à Hollywood que l’on doit les meilleures images du robot maléfique qui cherche à dominer l’homme. Qu’est-ce que le film Terminator nous dit sinon que la technologie va prendre le dessus sur nous? Dans ce classique des années 80, les Terminators, comme leur nom l’indique, tentent de mettre un terme à la race humaine.

Le film Matrix, dans les années 90, jouait dans le même registre, et nous mettait en garde contre la Matrice, qui nous assujettit en contrôlant nos esprits dans un monde virtuel (qu’elle nous fait passer pour la réalité).

À l’inverse aujourd’hui, le cinéma américain cesse de plus en plus de jouer sur la corde de la peur de la technologie. La technologie est tellement omniprésente aujourd’hui, qui en a réellement peur? Le dernier robot en date est Wall-e, le prototype par excellence du robot inoffensif.

La paix avec les robots

Le monde des livres, lui, a fait la paix avec l’insubordination des robots beaucoup plus tôt.

Isaac Asimov dans sa fameuse série des Robots s’est joué de cette peur en inventant les fameuses trois lois de la robotique (ex. : « un robot ne peut porter atteinte à un être humain » ou « un robot doit obéir aux ordres que lui donne un être humain »). Ces lois sont programmées dans le cerveau des « robots positroniques », qui ne peuvent pas les enfreindre.

Probablement parce que la science-fiction a beaucoup évolué à travers les romans, le livre ne joue presque plus sur la peur des êtres artificiels. Les films ont été plus lents à suivre cette tendance.

Hollywood semble ressusciter aujourd’hui davantage des personnages qui sont en fait des métaphores d’êtres cybernétiques (comme Iron Man) ou des humains augmentés (comme Captain America), qui sont des humains en mutation, en quelque sorte (voir mon billet sur l’aube des cyborgs). La peur des robots n’est plus très contemporaine.

On serait passé à autre chose?

Briser un tabou culturel

Ceci pourrait expliquer pourquoi on a franchi sans broncher un tabou culturel, robotique devrais-je dire. En Corée du Sud, le gouvernement va faire une expérience inédite : des robots seront utilisés comme gardiens de prison pour surveiller les prisonniers.

Le ministère de la Justice sud-coréen a autorisé pour une période d’un mois l’usage de robots pour garder une prison au sud-est de Séoul. Les robots patrouillent dans les couloirs pour détecter toutes activités suspectes et anormales, comme des comportements violents dans des cellules.

Les robots n’interviennent pas, car leur rôle consiste simplement à alerter les gardiens humains en cas de grabuge. On dépasse ici une simple surveillance vidéo pour passer à une « analyse des activités des prisonniers » in situ afin de détecter des mouvements atypiques.

Bien sûr, c’est aussi un moyen pour les prisonniers de communiquer avec les gardiens s’ils sont dans le besoin. Le personnel ne peut pas être partout, surtout la nuit.

Fait à noter, ces robots ne ressemblent pas du tout aux Terminators. Ils ressemblent plutôt en fait à des Wall-e.

Photo: Yonhap

La symbolique est tout de même forte : on laisse maintenant les robots surveiller des humains. Et personne ne bronche. Avons-nous surmonté notre peur? Ou devrions-nous nous en inquiéter?