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Martin LessardCalculer le taux d’ensoleillement sur son toit

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 publié le 21 août 2015 à 15 h 46

Après avoir subi le mois de juillet le plus chaud de l’histoire de l’humanité, après avoir passé le cap du un degré d’augmentation de la température planétaire à cause de l’activité humaine, et après avoir épuisé en moins de huit mois (le 13 août dernier) toutes les ressources renouvelables que la planète peut produire en un an, il est peut-être temps de trouver une solution aux problèmes environnementaux.

Google nous propose un moyen de mesurer le taux d’ensoleillement sur nos toits et de calculer ce qu’on pourrait économiser en énergie si nous utilisions cette source.

Google Sunroof est un outil original qui permet au commun des mortels de savoir s’il serait rentable d’installer des panneaux solaires sur son propre toit. Sur Google Map, des images aériennes montrent la quantité de soleil qu’un toit peut recevoir.

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Le service n’est malheureusement pas offert dans tous les endroits. Une ville vraiment « intelligente » a tout intérêt à ce que ce type de service soit offert à ses citoyens.

Il reste à voir si l’équation financière tient la route. Un panneau solaire coûte assez cher pour un individu et le retour sur l’investissement n’est jamais sur le court terme.

Mais de toute façon, l’économie est une bien piètre conseillère quand il s’agit de considérer l’environnement. On le se sait bien, l’économie actuelle génère des externalités négatives en polluant la planète. Un chauffage au mazout se rentabiliserait bien moins vite si l’on devait payer davantage pour la pollution engendrée.

Le coût d’un panneau solaire semble démesuré pour un simple citoyen, alors qu’il est une véritable aubaine du point de vue de l’humanité sur le long terme.

Avec Google Sunroof,  la possibilité de calculer le taux d’ensoleillement sur nos toits est un début de solution. Bien des gens seront peut-être tentés de faire le saut grâce à ce simple outil de visualisation. Ingénieux.

Énorme surprise dans le monde d’Internet avec l’annonce, hier, que Google devient Alphabet.

Alphabet est le nouveau nom du conglomérat qui chapeautera l’ensemble des activités du géant de la recherche Internet.

Ce qu’il faut comprendre, dans un premier temps, c’est que le nom Google inc., en tant que compagnie publique cotée en bourse, va avoir un nouveau nom, Alphabet inc.

alphabet

Le nom Google ne disparaît pas. Le moteur de recherche continue de s’appeler Google. L’outil ne change donc pas de nom. C’est la maison-mère de l’ensemble des activités du groupe qui change de nom.

Ce qui a été annoncé hier, c’est la création d’une société au-dessus de Google. Google devient une filiale à part entière de cette société appelée Alphabet, qui chapeautera dorénavant l’ensemble des activités du groupe.

Concrètement, ce qui va changer, c’est que toutes les actions de Google inc. deviendront bientôt des actions d’Alphabet inc.

Symboliquement, le changement de nom reflète non seulement une refonte de la structure de Google, mais une affirmation du changement de cap du groupe vers l’innovation tous azimuts.

Ce que cache un nom

On peut dire que Google était à l’étroit avec son nom.

Vous savez, en moins de 20 ans, le nom Google est devenu un synonyme du web pour bien des gens.

Mais le web, en 20 ans, n’est devenu qu’une simple petite portion de la révolution numérique en cours, qui est beaucoup plus grande.

La révolution numérique, en ce moment, c’est l’Internet des objets, ce sont les données massives, les voitures autonomes, la réalité virtuelle, la santé branchée.

Ce changement de nom ne fait que clarifier son rôle : Google est une société de portefeuille de compagnies en haute technologie numérique.

Google était à l’étroit parce que son nom est associé au moteur de recherche. Ça faisait de l’ombre aux autres innovations. En changeant de nom, Google donne de la visibilité aux autres compagnies qu’elle possède.

Google devient une filiale qui reste donc responsable du moteur de recherche et de la publicité en ligne, de la cartographie avec Google Map, de YouTube et du système d’exploitation mobile Android.

Ce qui va être nouveau pour bien des gens, c’est de découvrir toutes les autres compagnies que Google a acquises au fil du temps.

Je vais juste vous rappeler les plus récentes, les lecteurs de Triplex les connaissent bien :

  • Calico, une compagnie fondée il y a un peu plus d’un an axée sur les mégadonnées en recherche de maladies et avec le mandat de découvrir ni plus ni moins comment prolonger la vie.
  • Boston Dynamics, une compagnie achetée, connue pour ses robots utilisés par la DARPA, le bras « recherche et développement » de l’armée américaine.
  • DeepMind, une compagnie britannique spécialisée en intelligence artificielle, et plus précisément en deep learning.
  • Fiber, le fournisseur d’accès Internet ultrarapide de 1 Gig
  • Nest, le thermostat connecté.

En changeant de nom de Google inc. à Alphabet inc., les dirigeants envoient un message clair que le web est devenu trop petit pour eux.

L’innovation numérique, aujourd’hui, dépasse Internet.

Ce qui s’en vient à grande vitesse et qui va changer nos vies, c’est ce que je nommais plus haut : le réseau des objets connectés dans nos maisons, l’automatisation des véhicules, la santé branchée, l’intelligence artificielle et la réalité augmentée.

Sortir de l’ombre de Google

La raison avancée par Google pour cette réorganisation est la mise en place d’une plus grande transparence pour plaire aux investisseurs. Il faut savoir que ces derniers sont souvent méfiants envers les projets de recherche de Google. Quelqu’un qui pense investir dans Google pense investir dans le moteur de recherche et la publicité. Pas dans des lunettes ou des lentilles de contact!

Maintenant que le nom est Alphabet, on sait clairement que c’est une société de portefeuille axée sur l’innovation technologique.

Ça laisse les coudées franches aux dirigeants pour faire d’autres acquisitions.

Un exemple. Il y a une rumeur qui court depuis quelques mois maintenant concernant l’acquisition de Twitter.

Twitter est en bourse depuis presque deux ans, et ça ne va pas très bien. Nombre de gens pensent que Google aurait intérêt à acheter Twitter.

Maintenant, avec Alphabet, cette hypothétique acquisition semble plus logique. Twitter serait juste une compagnie de plus dans le portefeuille d’Alphabet. Google et Twitter resteraient indépendants.

La nouvelle structure permettra de voir plus clairement qui fait quoi et avec quelle marge de manoeuvre.

À court terme, ce qu’on va voir, ce sont les résultats des compagnies parallèles, celles qui étaient dans l’ombre de Google.

On pense à Loon. Loon est un produit fou, ou qui semblait fou il y a quelques années, mais qui semble être la prochaine vache à lait du groupe.

Loon est un service de relais Internet par montgolfières. Ce sont d’immenses ballons qui flottent au-dessus de régions mal connectées à Internet, en Afrique et en Asie par exemple. Il y a un fort potentiel d’affaires pour aller connecter 1 milliard de personnes supplémentaires.

Il y a aussi Wing, un service de livraison par drone.

Ces deux produits, issus des laboratoires de recherche et développement de Google, n’ont plus vraiment rapport avec le moteur de recherche.

Ce laboratoire de recherche s’appelle Google X, et c’est une véritable pépinière d’innovations. C’est aussi de là qu’est sortie la voiture autonome Google Self-driving Car.

Maintenant, Alphabet va pouvoir détailler les avancées de tous ses produits de façon séparée.

Que peut-on espérer à long terme?

Une compagnie qui fonctionne bien est une compagnie qui suit bien sa mission : la mission de Google est de collecter toutes les informations qui existent en ligne.

Mais la technologie évolue tellement rapidement, et le web n’est maintenant plus qu’une partie de l’équation, alors, pour Google, à long terme, rester concentré sur le moteur de recherche est une limite.

En 10 ans, le marché a changé brutalement. Il y a maintenant des cellulaires, des tablettes, des montres connectées. Dans 10 ans, le web ne sera plus reconnaissable.

Google, le moteur de recherche, existera sûrement dans 10 ans, mais peut-être que le web sera moins important dans nos vies.

Avec Alphabet, la société de portefeuille peut voir venir les innovations, les provoquer même.

Alphabet ne sera jamais prisonnière d’un seul modèle d’affaires. Son modèle d’affaires est de faire l’acquisition ou de développer des compagnies innovantes. Certaines vont marcher, d’autres non.

Mais Alphabet ne sera pas contrainte par un seul modèle, celui de la recherche en ligne. Au fond, Google a simplement affiché sa diversité.

Attendez-vous à voir sortir de nouveaux noms de compagnies qui vont innover dans toutes les directions. D’où le nom Alphabet, pour toutes ces compagnies, présentes et à venir.

G, c’est pour Google.

La nouvelle demande de brevet déposée par d’Apple fait sourciller. Malgré son nom inoffensif, « Méthode et système pour fournir des publicités sur des terminaux mobiles« , elle fait un peu peur.

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Cette technique offrirait de la publicité ciblée en fonction des informations recueillies sur les utilisateurs. Jusque-là, pas de quoi fouetter un chat.

Toutefois, une fois ces données couplées à Apple Pay, il est possible d’examiner le solde bancaire d’une personne et d’afficher des publicités en fonction du budget de celle-ci. Hum.

C’est comme si vous vous promeniez tout nu dans un centre commercial et que les marchands vous proposaient des produits en fonction de la quantité d’argent que vous tenez dans vos mains.

La main invisible (d’Apple)

L’approche – si simple, qu’on se demande pourquoi un brevet est nécessaire – est une façon assez originale, du point de vue du marchand, de mieux cibler le public pour une publicité.

En effet, les vendeurs aiment éviter de dépenser leurs dollars publicitaires si des gens ne peuvent pas se payer leurs produits.

Toutefois, si l’on demandait au consommateur son avis, je ne suis pas sûr que cette approche ferait l’unanimité. Comment les informations privées seront-elles protégées pour effectuer ce genre de transaction? Pas trop de détails là-dessus.

Produits en solde ou solde des comptes?

Si la technologie provient d’Apple Pay, il y a tout de même une chance que l’information reste privée. On peut donc penser que le solde de notre compte bancaire le sera aussi.

Par contre, il me semble que nous avons encore là une autre belle illustration d’une valorisation de nos données privées sans véritables contreparties.

Il existe une évidente asymétrie des forces ici, où une compagnie pourrait savoir en temps réel le solde dans les « poches » des gens (Apple possède déjà les numéros de presque 1 million de cartes de crédit de ses clients grâce à iTunes), alors que nous, simples citoyens, n’avons pas notre mot à dire.

On peut se demander si Apple va réellement implanter une telle technologie. Dans le monde des brevets américains, il arrive qu’on dépose un brevet simplement pour empêcher un concurrent de le faire.

N’empêche, avec un tel système, il ne restera plus grand-chose qu’Internet ne saura pas de nous…

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Personne n’arrive à savoir exactement combien il y a de jeunes entreprises technologiques au pays, pas même Philippe Telio:

« Il y a tellement de projets qui se développent et si peu qui aboutissent, que même si l’on tenait une base de données des startups technos au pays, dans six mois, elle serait à refaire. »

À Montréal, il y a un écosystème de jeunes entreprises informatiques bien dynamique. Très dynamique, même.

Voilà pourquoi Philippe Telio y a démarré, il y a 5 ans, le Festival international du startup (Startupfest), un événement de quatre jours axé sur l’entrepreneuriat et rassemblant plus de 2000 fondateurs, investisseurs et analystes d’ici et d’ailleurs.

« Je me suis beaucoup impliqué sur la scène startup montréalaise. Il ne m’est pas difficile de voir ce qui intéresse localement les gens. »

Philippe aime bien le Vieux-Port de Montréal. « La vue sur le port et sur la ville est magnifique. Ça ajoute un charme à l’événement ».

C’est là qu’il a décidé de tenir son festival, comme les années précédentes, mais cette fois-ci plus à l’ouest, près des vieux silos.

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Pour entrepreneurs de 7 à 77 ans

Le festival, qui en est à sa 5e année, présente de nombreux conférenciers venus transmettre leurs connaissances en mode blitz (de 10 à 20 minutes) et en format long (40 minutes). Il faut s’attendre à une avalanche de contenus. Les entrepreneurs seront ravis.

Le festival offre aussi, pour la première fois, une journée en famille gratuite.

En collaboration avec CBC, Kids Code Jeunesse, Robotique CRC et Mad Science, les jeunes de 10 à 16 ans pourront s’initier à l’entrepreneuriat, à la science, à la technologie, à l’ingénierie et aux mathématiques. Il y aura même un miniconcours, comme à l’émission Les dragons.

L’esprit du festival est simple: faire des affaires en passant du bon temps.

Il est fort probable que c’est dans les allées, sous les arbres d’un coin plutôt méconnu du Vieux-Port, que les plus belles conversations auront lieu.

L’homme derrière le festival

Philippe Telio est l’un des piliers de l’écosystème techno à Montréal. Son festival contribue à la structuration et à la visibilité du milieu entrepreneurial de la ville et du pays dans le monde.

Philippe a aussi participé à la mise sur pied de la maison Notman, un incubateur d’entreprises web au cœur de Montréal.

Il est aussi à la tête de l’Elevator World Tour, une série d’événements organisés à travers le monde, comme à Tel-Aviv ou à Toronto (dans l’ascenseur de la Tour du CN, justement!). Cela lui permet de prendre le pouls de la planète entrepreneuriale. Il peut ainsi préparer les contenus de son festival (conférences, ateliers, tables rondes) en fonction des attentes du milieu.

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Plan de l’installation du festival au Vieux-port

Scène montante

Si l’on demande à Philippe Telio ce qui manquerait à l’écosystème des jeunes entreprises informatiques à Montréal, Philippe Telio répond tout de suite:

« Toutes les occasions sont là. Développement d’entreprises, développement de technologies qui se démarquent dans le monde, tout est là à Montréal. Alors, il faut maintenant susciter, auprès de la population, ce désir [de devenir entrepreneurs et] de répondre à de vrais problèmes, puis de prendre le risque de se lancer dans quelque chose qui en sera la solution. Le bénéfice profite à tous. »

Ce dont il parle, c’est des jeunes entreprises informatiques capables de propulser l’économie dans le 21e siècle. De plus en plus de gouvernements, d’États ou de villes, particulièrement l’équipe du maire de Montréal, abondent dans ce sens.

L’écosystème des jeunes entreprises technologiques a pris une telle ampleur dans les dernières années que le Bureau de la ville intelligente de Montréal affiche ouvertement sa collaboration avec le milieu et développe lui aussi un accélérateur de projets technos.

La Ville de Montréal compte sur les jeunes entreprises informatiques et sur des idées nouvelles pour provoquer une vague d’innovations capables d’améliorer la vie de ses citoyens.

Le modèle des jeunes entreprises informatiques

Le moindre que l’on puisse dire, c’est que le modèle des jeunes entreprises informatiques ne manque pas de charme ni d’intérêt.

Du point de vue des investisseurs, privés ou publics, plancher sur plusieurs projets de front en même temps est une façon de diminuer les risques.

C’est cette répartition des risques de l’innovation qui rend cette approche intéressante.

Il est su d’avance que plusieurs projets échoueront, mais les chances que l’un d’entre eux réussisse sont plus grandes. La mesure du succès ne se calcule pas au nombre d’échecs (énorme), mais au succès (formidable) de quelques-uns des projets.

Cette approche a fait la fortune de Silicon Valley (et de bien des investisseurs) et a propulsé l’innovation technologique à des sommets inégalés.

Le modèle s’est répandu un peu partout sur la planète et de nombreuses villes le suivent (Toronto et Vancouver se démarquent très bien à l’échelle mondiale), y compris dans les pays émergents.

Tout indique que posséder un écosystème dynamique de jeunes entreprises informatiques deviendra un incontournable pour les villes, comme posséder un parc industriel ou un aéroport.

Personne ne veut manquer le bateau et toutes les villes souhaiteraient être de la fête.

Pour l’instant, cette fête, c’est à Montréal qu’elle se passe.

Festival international du startup, du 15 au 18 juillet 2015 dans le Vieux-Port.

Il était attendu. Le voilà maintenant accessible. Le plan d’action Montréal, ville intelligente et numérique (PDF).

Les autres villes du pays y puiseront probablement une bonne source d’inspiration. Aperçu.

Un plan structuré en six chantiers

Ce plan est très encourageant. On pourrait bien sûr faire mieux, mais en 2015, l’avantage premier de ce plan est d’exister… enfin!

C’est à se demander à quoi les précédentes administrations pensaient pendant que le bateau numérique passait. Il y a donc beaucoup de rattrapage dans ce plan et il ne faut pas en tenir rigueur à ses auteurs.

Ce plan indique clairement, noir sur blanc, combien de projets sont sur la table (70), qui en sont les porteurs (et donc qui en sont imputables) et leurs échéanciers (la plupart de un à trois ans).

Source: BVIN Montréal

Source: BVIN Montréal

  • Chantier 1: Le WiFi public
  • Chantier 2: Réseau très grande vitesse, multiservice
  • Chantier 3: Créneau économique ville intelligente
  • Chantier 4: Mobilité intelligente
  • Chantier 5: Démocratie participative
  • Chantier 6: Services publics numériques

L’accès pour tous au centre-ville

On peut se demander pourquoi le WiFi et la fibre optique ne sont pas considérés comme un seul et même chantier, puisqu’ils concernent tous les deux l’accès au réseau, pierre angulaire de toute stratégie numérique.

Le WiFi sera déployé sur certains axes commerciaux et dans les quartiers du centre-ville de Montréal.

Source : BVIN Montréal

Source : BVIN Montréal

On se rassure en découvrant que Bureau de la ville intelligente se place ici comme promoteur du chantier, et vous pouvez vous attendre à ce que le dossier avance promptement.

Quant au déploiement de la fibre optique, même si la ville ne se trouve qu’à l’étape de balisage et de concertation, savoir qu’elle considère enfin l’accès haute vitesse comme un point important est de bon augure.

À surveiller : la vitesse d’avancement des travaux. Ici, les gens imputables doivent comprendre que ce double chantier n’est que le rattrapage du temps perdu. Livrer le tout en 2017 sera peut-être une prouesse à leurs yeux, mais ne pourra au grand jamais être retenu dans les livres d’histoire comme un acte visionnaire puisque la Ville aurait dû démarrer tout cela il y a 10 ans.

Le « créneau économique ville intelligente »

On peut se demander si le chantier 3 (créneau économique) n’aurait pas dû, lui, être scindé en sous-chantiers.

Le lien peut être difficile à saisir entre des FabLab dans les bibliothèques, le portail des données ouvertes, le Festival international du startup, l’Institut de recherche opérationnelle, etc.

Le lien se fait sur le plan de l’aspect exploratoire pour encourager un écosystème d’innovations technologiques. Tous les projets ne vont pas nécessairement marcher, mais l’approche permet de maximiser les chances de réussite globale.

Source : BVIN Montréal

Source : BVIN Montréal

À surveiller : une note globale d’avancement qui serait attribuée à ce chantier ne voudra rien dire. Il faut suivre chaque projet indépendamment pour savoir si les porteurs font bien ce qu’ils ont promis.

La mobilité intelligente

Ici, le retard est relatif. C’est l’adoption massive des téléphones mobiles et des tablettes qui rend possible aujourd’hui le déploiement du chantier de la mobilité.

Source: BVIN Montréal

Source: BVIN Montréal

Le coeur de ce chantier concerne la collecte de données en temps réel provenant de divers services de la Ville de Montréal :

  • Entraves, congestion, état de service du transport collectif
  • Capture de données de stationnement en temps réel et prédiction des places de stationnements disponibles
  • Taxis, synchronisation des feux, Géo-Trafic

Rendre accessible l’ensemble des données en temps réel pour optimiser la mobilité des usagers sur l’ensemble du territoire me semble devenu une nécessité à la fois pour gagner du temps et pour sauver l’environnement.

À surveiller : les porteurs de projets sont des agences ou des services municipaux (accompagnés de leurs fournisseurs externes). Il faudra veiller au grain pour que le citoyen soit réellement au coeur de leur préoccupation.

Démocratie participative et services publics numériques

Ces deux derniers chantiers, mais non les moindres, englobent l’optimisation et la qualité de vie en milieu urbain.

Même si ce n’est pas la faute du Bureau de la ville intelligente et numérique qui a déposé le plan, on peut sentir nos cheveux se dresser en voyant le chantier « Services publics numériques » : tous les projets, ou presque, sont en phase découverte avec un horizon d’un à trois ans!

Il est difficile d’imaginer ce qui a bien pu se passer pour qu’en 2015, les services publics ne soient qu’à l’étape d’exploration du numérique! Est-ce une question de financement? Alors ce plan devrait résoudre le problème!

Source : BVIN Montréal

Source : BVIN Montréal

À surveiller : la ventilation des budgets afin que l’argent n’aille pas trop dans les poches des grosses firmes informatiques qui n’ont pas encore prouvé qu’elles savaient marier agilité, frugalité et numérique.

Que doit-on penser de ce plan de ville intelligente?

On peut donner pour l’instant la chance au coureur. Jusqu’à maintenant, l’administration Coderre a tenu ses promesses sur le projet de ville intelligente.

On a maintenant la liste des projets et les échéanciers! Et ces dates mènent, pour la plupart, aux prochaines élections municipales.

On pourra donc juger sur les réalisations, et non sur les promesses, avant de les réélire.