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Martin LessardGartner 2014 : ce qui monte, ce qui tombe

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 publié le 11 août 2014 à 12 h 44

Chaque année, la firme de recherche Gartner publie un tableau du cycle des technologies où les tendances de l’heure sont placées sur une courbe de maturité.

Ce tableau offre en un coup d’oeil la trajectoire présente et future de ce qui passionne le monde techno.

Celui de 2014 est sorti ce matin. Regardons ce qui a changé depuis l’an passé.

Le tableau 2014 de Gartner
« Hype Cycle for Emerging Technologies »

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Ceux qui descendent

Parmi ceux qui se trouvaient placés au « pic de leur buzz » (Peak of inflated expectations) en 2013 et qui empruntent maintenant le chemin de la « descente en enfer » (Trough of disillusionment), on retrouve la ludification, l’impression 3D et les données volumineuses, le fameux « big data ».

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Ludification

La ludification (en anglais, gamification) est la promesse que, par l’adjonction de certains principes du jeu, un certain travail ou apprentissage sera plus facile, ou du moins plus agréable. Quand, dans le dernier mois seulement, on voit des articles parler de l’usage de la ludification pour le dentiste, pour l’innovation ou comme mesure de performance dans la gestion des employés, on devine qu’on a atteint un point de saturation.

Impression 3D

L’impression 3D, aussi fabuleuse que puisse être cette technologie, n’a pas besoin d’aide pour susciter elle-même des désillusions pour le grand public. La chute des prix rendra son accès plus démocratique, mais le besoin d’imprimer de petites pièces en plastique ne suivra pas une courbe inverse à son prix. Gartner se s’y trompe pas quand elle sépare l’impression 3D pour l’entreprise de celle du grand public. Sa place est surtout dans le monde de l’entreprise et, d’ailleurs, Gartner lui prédit une maturité d’ici deux à cinq ans pour ce domaine.

Données volumineuses

Les données volumineuses, les lecteurs de Triplex n’en seront pas surpris, entament cette année leur « descente en enfer » (Trough of disillusionment). On avait ici même souligné le tournant lorsque Google Flu Trends avait été critiqué pour ses erreurs d’évaluation. C’est par le truchement de l’échec du parangon du big data qu’on a pu mesurer les attentes démesurées qui entourent encore cet amalgame d’outils, de processus et de traitements des données massives, et en temps réel, pour extraire des informations utiles.

L’inflation des attentes et l’effet de mode entourant ces trois technologies vont maintenant se résorber pour revenir à un niveau plus réaliste d’ici deux à cinq ans, toujours selon Gartner.

Ceux qui montent

Tiens, tiens, l’Internet des objets! Gartner ne se trompe pas en le mettant ainsi au sommet. L’attention médiatique à ce sujet est à son comble cette année.hcsstLa promesse de ces objets connectés communiquant ensemble est la véritable innovation de cette décennie. Après la montée fulgurante des médias sociaux, où nous nous sommes tous retrouvés connectés, ce sont maintenant les objets, tous les objets, qui sont potentiellement candidats à une interconnexion tous azimuts.

Mais, comme il est à son pic, il faut s’attendre qu’il devra inévitablement se mesurer au triple écueil de l’interconnexion, de la sécurité et de la vie privée.

Dans Triplex, on avait déjà signalé la création de l’Open Interconnect Consortium (OIC), qui élaborera des spécifications et des programmes de certification pour la connexion sans fil entre n’importe quels types d’appareils qui feront partie de l’Internet des choses connectées. L’écueil de l’interconnexion sera vraisemblablement résolu d’ici la fin de la décennie.

Mais la sécurité? Que se passe-t-il quand on se fait pirater son thermostat? (La semaine dernière, des pirates à la conférence Black Hat à Las Vegas ont réussi à pirater le Nest de Google).

Et la vie privée? Veut-on que des données intimes de notre vie intra muros soient accessibles à l’extérieur? (Evgeny Morozov le souligne dans le Monde diplomatique du mois d’août.)

À long terme, l’Internet des objets profitera de sa descente programmée en enfer (après le pic, la chute) pour résoudre ces problèmes fondamentaux.

Ceux à surveiller

Les tableaux de Gartner, dont c’est le 20e anniversaire cette année, permettent toujours de relativiser l’importance des nouvelles technologies tout en montrant que certaines sont arrivées à maturité et que d’autres émergent.

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Reconnaissance automatique de la parole

La reconnaissance de la parole (Speech recognition) sera prête d’ici deux ans, selon Gartner. Cette technologie permet la retranscription de discours en texte écrit. Attendez-vous bientôt à voir l’indexation massive des vidéos en ligne : on pourra retrouver un segment à partir d’une recherche textuelle.

Analyse en temps réel en mémoire

L’analyse en temps réel en mémoire (In-memory analytics) est sortie du purgatoire pour entrer dans la « remontée héroïque » (Slope of enlightment). Cette technologie permet aux systèmes d’entreprises d’accélérer le processus d’analyse en accédant directement à la mémoire vive, sans passer systématiquement par les bases de données. C’est un verrou important pour le big data.

L’interface cinétique

L’interface cinétique (Gesture control), entre aussi dans cette courbe montante et on peut s’attendre à pouvoir commander une interface par une gestuelle précise d’ici quelques années, faisant ainsi passer le film de science-fiction « Rapport minoritaire, où Tom Cruise contrôle un ordinateur par la parole et les gestes, pour un documentaire (lire sur Triplex : Le « Rapport minoritaire » n’est plus une fiction)

« Smart advisors »

Ajoutés à la liste cette année, les « smart advisors », de puissants systèmes à la Watson, ont été placés en début du « pic de leur buzz ».

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Jusqu’en 2020, Gartner voit s’épanouir une prolifération d’assistants numériques, sensibles au contexte, qui, par l’entraînement et l’infonuagique, seront à même de nous guider dans certaines décisions. Inutile de dire que cette promesse est attendue depuis les débuts de l’informatique et qu’il semble que nous n’ayons jamais été aussi près d’y accéder.

Mais, n’est-ce pas, il reste encore l’étape de la « descente en enfer »…

Certaines entreprises en démarrage ont le souci de conjuguer l’économie sociale et solidaire avec la technologie dans le but du bien commun. C’est le cas d’Espacestemps.ca

J’ai rencontré le mois dernier Vincent Audette-Chapdelaine et Simon Emmanuel Roux, qui sont respectivement directeur général et directeur, opérations et projets spéciaux dans cette jeune compagnie d’ici.

Cette compagnie est derrière le populaire site d’annonce d’événements Mur mitoyen à Montréal.

Mur mitoyen est un calendrier collaboratif d’événements culturels, scientifiques et citoyens qui favorise la visibilité d’événements qui passent souvent inaperçus dans les médias traditionnels.

Développé en 2009 et maintenant utilisé par plusieurs associations et organisations, ce calendrier s’est fait une place enviable sur le marché.

Justement, pour ce projet, Espacestemps.ca a reçu l’an passé un prix prestigieux aux Rencontres du Mont-Blanc, le forum international des dirigeants de l’économie sociale et solidaire (ESS) qui a lieu tous les automnes depuis six ans à Chamonix, en France.

Ce prix soulignait l’excellence du projet dans le secteur de l’ESS à l’échelle internationale. Rien de moins!

Vincent Audette-Chapdelaine recevant le prix des Rencontres du Mont-Blanc

Vincent Audette-Chapdelaine

Espacestemps.ca compte ouvrir bientôt un bureau en France. Cet été, ils mettent en place la version bêta de Mur mitoyen en Bretagne. Et si tout s’enligne bien, il y aura ensuite un projet similaire pour la Région Poitou-Charentes.

Sentir le pouls d’un territoire

Ils sont quatre au coeur d’espacetemps.ca et une dizaine de collaborateurs qui gravitent autour (graphiste, programmeur, etc.). Leur mission est de favoriser la circulation de l’information et des connaissances.

C’est toujours difficile de savoir ce qui se passe dans un lieu, de savoir sur quoi travaillent les gens ou quelles sont les grandes initiatives, etc. Il n’est jamais facile de répondre à ces questions : « Qu’est-ce qui existe? Dans quoi pourrais-je m’impliquer? »

Vincent et Simon poursuivent, à long terme, un projet d’exploration des territoires qui mettrait en valeur les initiatives qui existent.

Ils souhaitent créer une carte pour rendre visible le pouls d’une région, d’une ville ou d’un quartier à tout instant. Ils veulent faire la cartographie de toutes les initiatives existantes sur un territoire donné!

Vincent et Simon sont conscients que c’est un travail de longue haleine, car c’est un genre de Mur mitoyen au cube!

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Ce projet se voudra une plateforme d’initiatives par territoire (projets immobiliers, projets de spectacles, association, etc.) qui favorisera la visibilité et la synergie de tous les projets dans ce lieu, que ce soit une ville ou une région. La plateforme offrira des outils numériques de développement social et culturel à ces communautés.

On peut y voir des affinités avec ce qui est surnommé, par commodité, la « ville intelligente« , mais sans cette fausse prétention que ce sont les outils numériques qui apportent « l’intelligence ». Pour eux, c’est le citoyen qui doit rester au centre et non la technologie (ce dernier devant rester au service du premier).

Leur projet constituera un terreau fertile pour les innovations et les initiatives en tout genre, desquelles émergeront encore plus d’initiatives et de projets économiquement, socialement et écologiquement responsables. Espacetemps.ca cherche à faire sortir de l’ombre ces initiatives qui gagnent à croître sous la clarté.

D’acteur local, cette compagnie d’ici se place aujourd’hui comme un joueur sur le plan international dans le domaine de l’entrepreneuriat de l’économie sociale.

Cet article est le dernier d’une série de billets consacrés à la découverte d’entreprises du domaine de la technologie de chez nous :

E-180 : pour le compagnonnage numérique

Provender : de la ferme à la fourchette

Busbud : conquérir le monde en autobus

VarageSale : générateur de communautés hyperlocales

Breather : un espace au bout des doigts

Transit : l’expert en transport en commun

Crew : la plateforme des meilleurs développeurs web

Snoobe : le Robin des forfaits mobiles

La montée en puissance des technologies a fait en sorte que ce n’est plus un téléphone que nous avons dans nos poches, mais bien un ordinateur. La téléphonie mobile est souvent réduite à un simple canal de communication. Pourtant, elle a le potentiel de transformer les processus internes des entreprises.

L’annonce hier du partenariat entre Apple et IBM table justement sur ce potentiel. Ces deux sociétés se sont entendues pour offrir plus d’une centaine d’applications destinées aux entreprises intégrées verticalement, que ce soit dans le commerce de détail, la santé, la finance ou le voyage, sur la plateforme iOS.

L’entente signale une tendance de fond que veulent imposer les grands acteurs technologiques au sein des entreprises : lier écran tactile et informatique dans le nuage pour passer à l’ère post-PC.

Quand Watson utilise un iPad

IBM s’engage à vendre ses services infonuagiques, comme la gestion, la sécurité ou l’analyse d’affaires, sur des applications optimisées pour iOS seulement.

Apple adaptera son service après-vente AppleCare pour le monde des affaires. Il n’est pas dit si Apple ira jusqu’à refuser l’accès aux concurrents.

Cette union est la promesse, pour les gens d’affaires, du « big data au bout des doigts« , affirme M. Cook, président d’Apple.

C’est surtout l’espoir, pour les deux joueurs, d’occuper le territoire de demain où le monde des affaires sera géré à partir du mobile et du nuage.

Source: ZDNET

Source: ZDNET

Apple se retrouve dans une bonne position : elle est le point d’entrée d’une chaîne verticale qui allie la puissance de calcul dans les nuages d’IBM à l’aisance d’utilisation de ses appareils mobiles.

C’est ainsi que l’on voit que la sirène du tout-dans-les-nuages se fait encore plus attirante pour les entreprises.

Avec une courbe d’apprentissage quasi nulle de l’appareil lui-même (l’interface d’Apple est reconnue pour son ergonomie) et la puissance de serveurs en réseau (IBM a démontré sa maîtrise du domaine avec Watson), on comprend le pari que cette nouvelle alliance ébranlera peut-être les autres acteurs de l’industrie informatique.

Les autres acteurs

L’entente du MobileFirst pour iOS, si elle se maintient suffisamment longtemps entre Apple et IBM, représente une intégration verticale forte qui change la donne dans le secteur pour plusieurs autres acteurs.

  • Android, premier sur le marché grand public et réputé pour être plus polyvalent et ouvert, ne possède pas le même attrait auprès des très grandes entreprises. On s’attend à ce que Google et Samsung réagissent à la nouvelle alliance qui, en fait, cherche à évincer ce OS au sein des entreprises.
  • Microsoft devra elle aussi surveiller sérieusement la montée de ces deux joueurs. Cette société informatique domine le milieu des affaires depuis des décennies. Son entrée tardive dans le mobile démontre que Microsoft n’est pas indélogeable. L’alliance pourrait miner ses acquis.
  • BlackBerry, à qui le iPhone a fait très mal, risque encore plus gros dans cette histoire. L’image du fabricant de l’appareil mobile d’entreprise par excellence se ternit depuis plusieurs années, et ce type d’alliance exclusive représente un autre coup dur pour lui.

L’ère post-PC

Ce qui est appelé l’ère post-PC, c’est-à-dire cette idée que l’informatique ne passera plus par des ordinateurs de bureau ou des portables, mais par des appareils mobiles et tactiles, semble prendre du galon.

La miniaturisation aidant, et le développement tous azimuts du sans-fil aussi, les appareils informatiques dans nos poches (et éventuellement partout sur nous, lire le billet de Nadia sur la technologie prête à porter) deviennent une nouvelle façon d’accéder à de l’information et de faire des transactions en entreprise.

En déplaçant la gestion et le contrôle informatiques à la fois dans les mains des employés et dans le nuage, c’est la façon même travailler et d’exercer des activités dans une entreprise qui s’en trouve modifiée (ne serait-ce que par un déplacement des rapports de force et de contrôle). Cette nouvelle façon, post-PC, offre à la fois une plus grande mobilité à l’employé et un accès au potentiel des données volumineuses (big data), censées modifier la façon de prendre des décisions par un recoupement massif de multiples informations et de règles commerciales.

Les attentes liées aux promesses de ces données volumineuses diminueront bien un jour ou l’autre, comme je l’indiquais dans mon billet en mai dernier. Et quand l’effet de mode commencera à se dissiper, lorsqu’on reviendra à des attentes plus réalistes, c’est là que le tandem Apple-IBM aura bien fait de s’allier ainsi sur la ligne de départ.

YouTube empruntera-t-il la stratégie de contenus exclusifs de Netflix? C’est du moins ce que rapporte Reuters. La célèbre plateforme de diffusion vidéo serait en période de discussion avec Hollywood et des producteurs indépendants afin de financer du contenu dit «premium», ou exclusif.

Un changement de philosophie

Cette volonté d’obtenir davantage de contenu exclusif de qualité montre que le produit est en pleine transition. Depuis son achat par Google en 2006, YouTube n’a pas été détrôné du segment vidéo des médias sociaux. C’était la plateforme où n’importe qui pouvait mettre en ligne n’importe quoi : vidéos de vacances, d’animaux de compagnie, et tutti quanti. Progressivement, elle est devenue le canal privilégié pour du contenu qui ne trouvait pas sa place à la télévision. Il suffit de penser au succès d’EpicMealTime ou de Jon Lajoie. Leur popularité, entièrement redevable à YouTube (et leur talent jusque-là méconnu), a aussi été récompensée en générant des revenus pour les millions de lectures de leurs vidéos.

C’est très certainement par ce contenu créé par les utilisateurs que Google a découvert la vocation de YouTube. Avec des millions de vues pour certaines vidéos (parfois des futilités absurdes : 33 millions pour 10 heures de Nyan Cat en répétition), une nouvelle ère est apparue. Des publicités ont commencé à être publiées, sur le site et pendant la lecture des vidéos. L’argument de vente était simple : le trafic généré par une quantité infinie de contenus était monstrueux. De plus, avec l’approche TrueView, la pub ne sera facturée qu’après un certain temps de lecture.

La réalité des revenus publicitaires

En réalité, Google souffre de la baisse progressive des coûts publicitaires. Le volume de publicités vendues n’augmente plus de manière aussi exponentielle qu’à l’heure des premiers grands succès de la plateforme. Google doit donc miser sur des produits exclusifs qu’il pourra vendre plus cher. En ce sens, il sera possible de réclamer plus d’argent pour une campagne publicitaire sur YouTube si elle accompagne une série exclusive.

YouTube est en mutation constante, et ces discussions en sont une autre étape. Fin juin, Google annonçait déjà les nouvelles conditions de monétisation pour les vidéoclips : les maisons de disque devront négocier une entente avec eux. Sans dire qu’on ne pourra plus y trouver de vidéos de chiens courant après leur queue, on peut s’attendre à davantage de publicités pour ponctuer nos périodes de procrastination.

L’avenir du service à la clientèle est intimement lié aux médias sociaux. Alors que beaucoup d’entreprises se sont déjà distinguées en développant leur service client sur les réseaux sociaux, d’autres dont la structure est plus rigide peinent encore à emboîter le pas. Pourtant, les réseaux sont reconnus comme de puissants outils de communication au sein des entreprises et ils sont présents dans le quotidien des consommateurs. C’est ce que démontre un rapport de Hootsuite, le célèbre outil de gestion des médias sociaux, quant aux pratiques sociales du service à la clientèle.

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Photo tirée du rapport de Hootsuite

Où sont les consommateurs? Sur les réseaux sociaux

Selon la dernière enquête du Cefrio, 71,7 % des  adultes québécois utilisent les médias sociaux. Et ce sont 69,8 % des internautes québécois qui y suivent au moins un organisme, une entreprise ou une personnalité. Les consommateurs sont donc au rendez-vous et agissent sur ces nouveaux canaux pour se tenir informés et communiquer avec une marque. Mais l’inverse n’est pas nécessairement vrai. Hootsuite cite une étude de Deloitte qui rapporte qu’à l’échelle internationale, seulement 33 % des centres de service à la clientèle intègrent les médias sociaux. Il s’agit d’un problème de taille, puisqu’une absence de réponse de la part d’une marque peut être dommageable pour sa réputation. De plus, quand on ouvre une voie de communication, par exemple un compte Twitter, il faut s’attendre à ce que les utilisateurs s’en servent et posent des questions liées au service client.

Conjuguer enjeux marketing, image publique et service client

La difficulté, selon Hootsuite, est la structure en silo des entreprises. Les médias sociaux font partie, la plupart du temps, des outils du secteur marketing et des communications d’entreprise. Ces secteurs font une utilisation souvent promotionnelle des réseaux sociaux et ne s’engagent pas dans une relation d’aide avec le client. Le service client agit selon un protocole de soutien de la clientèle, mais souvent, n’a pas un accès direct aux réseaux sociaux. Or, une présence efficace sur les médias sociaux exige une flexibilité et une réactivité afin de bien traiter chaque requête. La part du service à la clientèle est importante, mais il y a aussi des enjeux médiatiques et de relations publiques. Hootsuite recommande donc aux entreprises une synergie entre tous leurs départements pour que les médias sociaux soient intégrés dans leurs fonctions quotidiennes.

Un changement en profondeur

Il s’agit d’un défi de taille, sachant la complexité d’instaurer de nouvelles pratiques et manières de faire dans une structure d’entreprise. Les avantages à être sur les réseaux sociaux, et les dangers à n’y être pas, sont cependant manifestes. Hootsuite rapporte que 71 % des plaintes en ligne sont redevables à des échecs de la part du service à la clientèle traditionnel. Inversement, une présence sur les réseaux sociaux permet de développer des relations avec de potentiels ambassadeurs de la marque.

De plus, toujours selon ce rapport, 48 % des internautes qui ont reçu un bon service par les médias sociaux feront ensuite l’éloge de la marque. Le fait est que, dans les médias sociaux, le service à la clientèle, le marketing, les relations publiques et le profit sont tous interreliés.

Étude accessible sur le site de Hootsuite