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Laurent LaSallePour la suite du monde

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 publié le 14 juin 2013 à 15 h 06

Comme on l’a annoncé par voie de communiqué le 27 mai dernier, je quitte aujourd’hui mon poste de rédacteur de Triplex, le blogue techno de Radio-Canada. Depuis le 2 novembre 2010, j’ai rédigé un total de 218 articles pour un blogue qui souhaitait faire plus que rapporter l’actualité technologique.

Pour ce dernier billet, je vous propose quelques-uns de mes articles dont je suis le plus fier.

La revanche des oreilles de lapin

La décision rendue par le CRTC concernant la fin de la diffusion du signal télévisuel analogique au pays a semé beaucoup de confusion auprès des consommateurs. La campagne publicitaire visant à informer la population de ce changement était loin de mettre l’accent sur les conséquences positives de la transition. En forçant les chaînes généralistes à émettre un signal numérique, on les incitait, par le fait même, à offrir gratuitement un signal haute définition.

Si vous regardez peu la télévision, et si votre consommation télévisuelle se concentre sur les chaînes généralistes, vous avez tout intérêt à vous désabonner de votre fournisseur de service télé et investir dans l’achat d’une antenne hertzienne. Curieux d’en apprendre plus sur le sujet? Lisez Pour une télé numérique gratuite : la revanche des oreilles de lapin et La télé hertzienne n’est pas morte, longue vie à la télé haute définition gratuite.

La tablette numérique, l’ordinateur d’aujourd’hui?

Pour ceux qui ont l’impression d’être des extra-terrestres parce qu’ils ne possèdent pas de tablette numérique, est-ce vraiment l’outil qu’il vous faut? Je me suis penché sur la question dans un article paru en novembre 2011, et la piste de réflexion que j’ai soumise est toujours valable aujourd’hui.

Si vous possédez déjà un ordinateur portable et un téléphone intelligent, il n’est peut-être pas pertinent de vous prévaloir d’une béquille entre les deux.

La mort annoncée du club de location vidéo

À la suite d’un reportage produit par la journaliste Tanya Lapointe pour Le téléjournal, on m’a proposé d’écrire sur la fermeture des clubs de location vidéo et le rôle qu’Internet a joué dans cette extinction. Le cinéphile est-il mieux servi sur le web? J’ai dressé le portrait des différents types de services qui tentent de répondre à ce besoin.

Évidemment, je ne me suis concentré que sur les façons légales d’obtenir des films et des séries télé.

Mes comptes rendus des diverses éditions du E3

Ceux qui me connaissent bien savent que je suis également passionné de jeux vidéo. À plusieurs reprises, j’ai pris soin de livrer ici mes impressions sur les annonces faites à l’occasion de l’Electronic Entertainment Expo, le rendez-vous annuel de cette industrie. Encore cette semaine, j’écrivais à propos de la réplique de Sony à Microsoft concernant les restrictions et le prix de sa prochaine console.

À mes yeux, le jeu vidéo fait partie de l’univers de la techno, et chercher à proscrire le sujet est un non-sens. À cet effet, j’ai bénéficié d’une réelle liberté sur Triplex, et je resterai toujours reconnaissant de la confiance de mes patrons, qui laissent encore aujourd’hui carte blanche aux rédacteurs du blogue.

Bloguer autrement

Lorsqu’on m’a approché pour faire partie de Triplex, j’ai aimé l’idée qu’avait Radio-Canada de faire les choses autrement. Encore aujourd’hui, ce blogue à trois têtes propose un amalgame d’opinions distinctes sur l’influence qu’exerce la technologie dans nos vies. J’ai aimé écrire aux côtés de Gina Desjardins, de Philippe Marcoux, de Martin Lessard et de Nadia Seraiocco.

Pour ma part, je suis désormais rédacteur en chef de Branchez-vous, et je vous laisse entre les mains de mon ami Maxime Johnson, journaliste hors pair amateur de tout ce qui touche de près ou de loin à la mobilité. Je tiens à remercier Dominique Gagné et Jérôme Héllio de m’avoir permis de développer mes talents de rédacteur durant ces trois dernières années.

C’est cette semaine que se déroule à Los Angeles l’Electronic Entertainment Expo (E3), le salon annuel du jeu vidéo. Traditionnellement, le jour précédant l’ouverture officielle est consacré aux conférences des plus importantes compagnies de l’industrie. Dans l’ordre : Microsoft, EA, Ubisoft et Sony. Nintendo présente normalement sa conférence en dernier, le lendemain matin, au Nokia Theatre. Mais cette année, le fabricant nippon a plutôt misé sur la diffusion web d’une vidéo préenregistrée.

À chaque nouvel E3, la question est toujours la même : entre Microsoft, Sony et Nintendo, qui remportera la palme de la meilleure présentation? Laissez-moi me prêter au jeu…

Une tonne de jeux pour Microsoft

Le tout a débuté par une rumeur : un représentant de Rare aurait confirmé que la Xbox One arriverait sur les tablettes en novembre. Préférant garder l’information concernant le lancement de sa nouvelle console pour le dessert, Microsoft a servi la bande-annonce de Metal Gear Solid V : The Phantom Pain en entrée. Le jeu sera compatible tant avec les consoles actuelles (Xbox 360 et PlayStation 3) qu’avec celles de la prochaine génération (Xbox One et PlayStation 4). L’entrée a été suivie d’une série d’annonces concernant la Xbox 360, dont l’apparence physique sera renouvelée pour correspondre à la Xbox One. Croisons les doigts pour que cette nouvelle similarité ne sème pas la confusion chez les consommateurs.

Microsoft a sagement évité de reparler des restrictions en lien avec la revente des jeux usagés de la Xbox One, un sujet qui a fait couler beaucoup d’encre la semaine dernière. La compagnie a plutôt consacré la majeure partie de sa conférence à détailler les jeux prévus pour cette console. Dans la liste, on retrouve entre autres Ryse : Son of Rome, Killer Instinct, Forza 5, Quantum Break, Dead Rising 3, The Witcher 3 : Wild Hunt et Battlefield 4 : Second Assault.

Finalement, le fabricant américain a annoncé que sa console allait être offerte en une seule version, au coût de 499 $US. La Xbox One sera en magasin en novembre 2013.

Sony coupe l’herbe sous le pied de son principal concurrent

La structure de la conférence de Sony était plus conforme à ce qu’elle a livré par le passé. On nous a d’abord lancé des statistiques positives sur le plus récent produit de la compagnie (la PlayStation Vita), on est ensuite passé aux exclusivités prévues pour sa console actuelle (The Last of Us et Beyond : Two Souls), et on a finalement dévoilé l’apparence de son futur produit, la PlayStation 4.

Physiquement, celle-ci a été décrite sur Twitter comme étant identique à la Xbox One, mais en version italique. Elle est noire, élégante et a le profil d’un parallélogramme. Elle peut se positionner tant à l’horizontale qu’à la verticale.

Une fois la console dévoilée, c’était au tour des exclusivités. The Order : 1886, Killzone : Shadow Fall, Infamous : Second Son et Knack. Sony a ensuite cédé la place aux développeurs indépendants pour une série de jeux PSN qui seront également exclusifs à la PS4, avant de présenter quelques incontournables : Final Fantasy XV, Kingdom Hearts III, Assassin’s Creed IV : Black Flag (dont la démonstration a connu quelques ratés techniques), Watch Dogs et Mad Max, pour ne nommer que ceux-là.

Finalement, le président de Sony Computer Entertainment a bien pris soin de spécifier que les jeux de la PS4 ne seront soumis à aucune restriction. Contrairement à ce qui est prévu pour la Xbox One, vous n’aurez pas besoin d’être connecté à Internet afin d’obtenir le droit de jouer. Comme si cela n’était pas suffisant, la PlayStation 4 se vendra 399 $US, soit 100 $ de moins que sa principale rivale. Audacieux.

Nintendo repousse la sortie de plusieurs jeux

La plus courte des trois présentations n’a pas suscité de vives réactions de la part des médias spécialisés. Après avoir présenté Super Mario 3D World et Mario Kart 8, Nintendo a annoncé qu’elle repoussait le lancement de Wii Party U, de Wii Fit U et d’Art Academy.

A suivi une bande-annonce présentant des jeux développés par des éditeurs tiers (Assassin’s Creed IV : Black Flag, Batman : Arkham Origins et Deus Ex : Human Revolution), puis la présentation d’une reprise de The Legend of Zelda : Wind Waker pour la Wii U et un nouveau Donkey Kong Country. Nintendo a ensuite cédé la place à Platinum Games afin de présenter Bayonetta 2, un titre exclusif à la Wii U malgré le fait que le premier de la série n’était offert que sur PlayStation 3 et Xbox 360.

Le tout s’est terminé par la bande-annonce du prochain Super Smash Bros et le dévoilement d’un nouveau combattant : Mega Man.

Conclusion

Sony sort grand gagnant de cette lutte de conférences. Le simple fait que la PlayStation 4 n’impose aucune restriction quant à l’utilisation de ses jeux est déjà un atout majeur contre Microsoft. Lorsque l’on ajoute l’argument monétaire, la PlayStation 4 coûte à peine 50 $ de plus que l’édition de luxe de la Wii U et un bon 100 $ de moins que la console américaine. Tout porte à croire que Microsoft réagira bientôt sur l’un et l’autre de ces points.

Laurent LaSalleXbox One : le lot de mauvaises nouvelles

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 publié le 7 juin 2013 à 11 h 42

Il y a deux semaines, la compagnie Microsoft dévoilait enfin ce sur quoi elle travaille depuis un bon moment déjà : sa prochaine console, la Xbox One. L’objectif affiché est de monopoliser le salon. Cette console contrôle votre récepteur numérique à l’aide de commandes vocales par le biais de la Kinect, en plus d’offrir une expérience télé enrichie. Intéressant. Mais qu’en sera-t-il de ses jeux?

Plus de 77 millions de Xbox 360 ont été vendues dans le monde entier. Se partageant le marché avec Nintendo et Sony, Microsoft, on peut le dire, avait le vent dans les voiles. Du moins, jusqu’à ce que des questions concernant la gestion des jeux de la Xbox One surgissent. Depuis un bon moment déjà, les éditeurs de jeux vidéo ont amorcé une campagne contre la revente de jeux usagés, un marché qui fait perdre selon eux des milliards à l’industrie. Sur ce sujet, Microsoft semble partager la même opinion et a choisi d’aller au front avec un lot de mauvaises nouvelles pour les joueurs, quelques jours avant le plus important événement de l’année, l’Electronic Entertainment Expo (E3).

La pilule sera peut-être plus facile à digérer ainsi…

La Xbox One devra être connectée à Internet au moins une fois par jour

Vos jeux devront être validés par Microsoft toutes les 24 heures avant de pouvoir fonctionner. Une connexion Internet sera donc obligatoire afin que vous puissiez profiter de ceux-ci. Vous vous trouvez en région, dans un endroit où l’accès à Internet est aléatoire ou impossible? Dommage pour vous.

Heureusement, Microsoft assure qu’il sera toujours possible d’utiliser votre nouvelle console pour regarder la télévision et lire des DVD et des Blu-ray. C’est gentil.

Vous pourrez revendre un jeu seulement si l’éditeur vous en accorde le droit

La possibilité d’échanger ses jeux chez un marchand spécialisé afin d’obtenir de nouveaux titres pour une fraction de leur prix est primordiale pour beaucoup de joueurs au portefeuille peu garni. Si l’éditeur a, avec la Xbox One, la possibilité de bloquer l’utilisation d’un jeu sur plusieurs consoles, cette façon de procéder sera mise en péril.

Qu’en sera-t-il des clubs de location de jeux? Sera-t-il toujours possible de louer ou d’emprunter un jeu à la bibliothèque de votre quartier? Tout porte à croire que non.

Selon les éditeurs, un tel contrôle leur permettra enfin de percevoir les revenus auxquels ils ont droit. Seulement, si l’argent ne pousse pas dans les arbres des éditeurs, il ne pousse pas non plus dans la cour arrière des joueurs de jeux vidéo.

Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué?

Vous pourrez jouer à vos jeux Xbox One sur la console d’un ami, pourvu que vous soyez connecté à votre compte Xbox Live. Si vous désirez donner l’un de vos jeux, le destinataire devra avoir été inscrit sur votre liste d’amis Xbox One depuis au moins 30 jours, et un jeu ne peux être transféré de la sorte qu’une seule fois, et seulement avec la permission de l’éditeur.

Un nouveau concept fait son apparition dans le jargon Xbox One : la famille. Vous pourrez partager vos jeux avec un maximum de 10 membres de votre famille. Une fois connectés à leur compte Xbox Live, ceux-ci auront accès à votre collection de jeux, et ce, peu importe quelle console ils utilisent.

Mais qu’est-ce qu’une famille aux yeux de Microsoft? Est-ce un groupe de personnes partageant le même nom, la même adresse ou la même carte de crédit? Sur ces questions, la compagnie reste muette.

À noter que Sony est également restée vague quant à la façon dont elle prévoyait gérer les jeux de la PlayStation 4. Avec un peu de chance, nous en apprendrons davantage lors des conférences de Microsoft et de Sony la semaine prochaine.

L’Office national du film prouve une fois de plus qu’il excelle dans l’art de vulgariser à peu près n’importe quoi. Dans sa plus récente production, qui pourrait en quelque sorte se qualifier de webdocumentaire, l’ONF raconte le cheminement d’un mème Internet, de sa capture dans la vie réelle à son intronisation dans la culture populaire.

Conçu et réalisé par François Côté, Marc-Antoine Jacques et David Mongeau-Petitpas, Mythes 2.0 jouit d’une présentation qui amalgame l’esthétisme de la Grèce antique avec l’interface moderne des outils d’édition vidéo et du web d’aujourd’hui. Dès l’introduction, la narration impeccable de Michel Keable se présente comme un parfait équilibre entre un ton sérieux et sympathique : « Il fut un temps où les mythes étaient issus du bouche-à-oreille, mais de nos jours, pas l’temps d’niaiser avec ça. »

Le document est divisé en trois chapitres : le réel, le viral et la culture populaire. Bien qu’il propose quelques portions interactives, parfois superflues, l’information qu’il renferme est pertinente pour quiconque ne connaît pas bien le phénomène. Il utilise comme trame de fond la vidéo bien connue Téquila, Heineken, pas l’temps d’niaiser.

Comment produire une vidéo virale?

Une question à laquelle autant de particuliers que d’entreprises ont tenté de répondre sans succès. La réalité est que personne ne peut propulser unilatéralement un contenu au rang de mème, encore moins en provoquer la propagation. Certes, quelques personnes influentes du web (que l’on nomme influenceurs) peuvent en prédire le potentiel et même contribuer à son déploiement. Mais telle une pâte mal oxygénée, si une masse critique ne partage pas le point de vue de l’influenceur, le mème ne lèvera pas.

Voilà pourquoi j’ai quelques réserves quant à la première moitié du document, qui porte sur la création et la propagation du mème. Non seulement on illustre l’intention du monteur de l’extrait vidéo à vouloir rendre virale sa création (un comportement loin d’être systématique lorsque le phénomène se concrétise), mais on semble accorder beaucoup d’importance au rôle des influenceurs, pourtant souvent accessoire.

Heureusement, une certaine modestie se dégage des propos tenus par ces chasseurs de mèmes. Selon Gab Roy, blogueur interrogé par l’ONF, même lorsqu’un influenceur repère quelque chose qui « buzze » et ne s’en mêle pas, le contenu peut tout de même être catapulté au rang de mème.

Remix et perte de contrôle

Une fois qu’un contenu devient viral, les internautes s’amusent à remixer ce dernier, afin d’accorder son message à différents contextes. Bientôt, on y fait référence à l’extérieur du web, incitant ainsi les gens moins branchés à s’informer sur le mème. Finalement, les médias traditionnels attrapent tardivement la vague, concluant ainsi le cycle.

Parfois, le mème atteint une telle ampleur que les sujets en subissent les répercussions. Ce fut le cas de Sophia V. Ferreira, l’animatrice que l’on retrouve dans la vidéo « Téquila, Heineken, pas l’temps d’niaiser », qui raconte avoir préféré fermer son compte Facebook que de gérer les nombreuses interactions alimentées par le succès du mème si populaire.

Que vous considériez le phénomène comme simplement amusant ou que vous le qualifiez de pollution moderne, je vous invite à consulter Mythes 2.0, afin d’en apprendre davantage sur la question. Une autre belle collaboration entre l’ONF et Le Devoir (certains se souviendront du webdocumentaire Des maux illisibles paru en novembre dernier).

Jon Lajoie, comédien et humoriste très populaire sur YouTube (dont certains se rappelleront les débuts à la télévision québécoise dans le téléroman L’auberge du chien noir) a lancé cette semaine une campagne de financement en ligne, afin de devenir « super riche ».

Reprenant un principe popularisé par le service de financement collaboratif Kickstarter, il invite les internautes à lui remettre leur argent gagné durement; ce n’est pas comme si la plupart avaient les moyens de se payer le luxe de la santé, de l’éducation ou du bonheur de toute façon. Ainsi, Jon Lajoie pourrait devenir super riche sans subir la pression d’avoir à fournir le moindre effort.

Le projet Help Jon become super rich!!! a déjà accumulé plus de 10 milliards de dollars sur un montant cible de 500 millions. Comment est-ce possible? Il s’agit d’un canular, tout simplement.

Si le ton de la vidéo n’éveille aucun soupçon chez certains internautes, le simple fait que la page Kickstarter de Jon se trouve sur son site Internet et que les mots « hypothetical money » se retrouvent à l’entête du formulaire de don rassurent les plus crédules d’entre nous.

Combien d’argent gagne Jon Lajoie?

Grâce à des partenariats publicitaires, les producteurs de contenu vidéo peuvent être rémunérés selon le nombre de visionnements qu’obtiennent leurs créations. Puisque les ententes varient d’un membre à l’autre, et que celles-ci sont strictement confidentielles, il est difficile de calculer le rendement d’une chaîne en particulier.

Social Blade est un service de statistiques YouTube qui analyse les activités des chaînes du populaire portail vidéo, afin d’en estimer le succès, avec un résultat plus qu’approximatif. Selon cet outil, Jon Lajoie ferait entre 23 800 $ et 222 500 000 $ par année. Malgré un tel écart, on peut tout de même croire que les revenus générés par la chaîne YouTube de Jon Lajoie doivent être significatifs.

Et n’oublions pas que le comédien donne des spectacles, qu’il participe à une série télévisée et que deux de ses albums sont toujours en vente sur iTunes. Bref, si Jon Lajoie n’est pas super riche, il n’est pas à plaindre.

Se moquer de Kickstarter

L’ironie de cette prétendue campagne de financement démontre la principale lacune de ce nouveau moyen d’investissement, qui repose sur la bonne foi du porteur de projet. Bien que plusieurs idées se soient concrétisées grâce à Kickstarter (notamment la montre Pebble que j’ai critiquée le mois dernier), le manque d’encadrement offert aux nouveaux entrepreneurs peut transformer le rêve au cauchemar. Seth Quest l’a appris à ses dépens lorsqu’il a soumis à Kickstarter son projet de support à iPad, Hanfree. Bien qu’il ait accumulé plus du double de la somme souhaitée (35 000 $ au total), le produit ne verra jamais le jour. Faisant face à une poursuite judiciaire entamée par un de ses investisseurs, l’entrepreneur a déclaré faillite l’an dernier.

Je persiste à croire en cette nouvelle méthode de campagne de financement, qui renverse le traditionnel système d’investissement en transférant le pouvoir de financement à la communauté. Cependant, je suis d’avis que les services tels que Kickstarter et Indiegogo devraient mieux outiller (et surveiller) les porteurs de projets.

Peut-on réellement ne faire reposer la confiance de milliers d’investisseurs que sur la bonne foi?