Billets publiés en décembre 2015

Catherine MathysMes cinq billets les plus marquants de 2015

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 publié le 30 décembre 2015 à 14 h 25

C’est la fin de l’année, le moment de faire des bilans. Je me suis demandé lesquels de mes sujets vous ont le plus marqués pendant l’année. Voici donc les cinq billets que vous avez retenus pour 2015.

En cinquième position : Pourquoi Siri a une voix de femme

Pourquoi notre technologie utilise-t-elle essentiellement des représentations féminines? Je ne m’étais jamais posé la question, jusqu’à ce que je lise cet article du magazine Wired. La réponse se trouve étonnamment dans la science. De façon générale, les gens réagissent plus positivement aux voix de femmes.

En quatrième position : Shomi : la nouvelle concurrence de Netflix

Au mois d’août, Shomi, le service de visionnement en flux continu, est devenu accessible à tous. Auparavant, il n’était réservé qu’aux abonnés de Rogers et de Shaw. Mais maintenant, moyennant une connexion Internet et un abonnement mensuel de 8,99 $, ce genre de service vient compléter l’offre en ligne de Netflix (dont l’abonnement standard est fixé au même prix).

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En troisième position : Souffrez-vous de nomophobie?

Avez-vous déjà perdu ou oublié votre téléphone quelque part? Pour certains, l’absence de téléphone s’accompagne d’une poussée d’anxiété qui peut s’avérer très grave. C’est dans le but de mesurer cette nomophobie et d’établir son degré de sévérité que des chercheurs de l’Université de l’Iowa ont élaboré un questionnaire. Et puis, votre score?

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En deuxième position : Les nouvelles maladies de l’ère numérique

Avec l’ère numérique sont apparus de nouveaux maux. Certains souffrent, par exemple, de ce que l’on appelle l’hypersensibilité électromagnétique, une condition que la médecine ne semble pas reconnaître comme une pathologie à part entière. Les nouveaux maux reliés à notre mode de vie branché ne s’arrêtent pas là. Un article répertorie cinq nouveaux états pathologiques qu’il relie directement à notre utilisation de la technologie. Alors, comment va votre text neck?

Et le grand gagnant : Le troll : la bête noire des journalistes

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Du 20 au 22 novembre dernier avait lieu le congrès annuel de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec. Je me suis déplacée à Québec pour suivre ces deux journées consacrées au virage numérique du métier et aux nombreux écueils qui l’accompagnent. Parmi ceux-ci, les trolls. Qui sont ces étranges créatures des réseaux sociaux et comment les journalistes devraient-ils les affronter? Voici un bref compte-rendu d’une des meilleures présentations que j’ai vue au cours de ce congrès et qui a fait beaucoup jaser (voir les commentaires).

Bonne lecture!

Maxime JohnsonRevue de 2015 en 20 produits marquants

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 publié le 29 décembre 2015 à 11 h 47

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L’an 2015 n’a pas été un particulièrement grand cru pour les gadgets technos. De tous les produits lancés cette année, certains ont quand même laissé leur trace, en plus de laisser présager des tendances à venir. Voici 20 produits marquants de 2015, en 15 billets.

Mise à l’essai de la tablette Android Pixel C de Google
La Pixel C de Google ne passera pas forcément à l’histoire, mais la première tablette produite par Google directement représente quand même bien deux tendances que l’on a pu observer cette année : la montée des tablettes hybrides, et le fait que les grandes entreprises technos se ressemblent de plus en plus.

Essai du BlackBerry Priv
Le fabricant BlackBerry a finalement lancé cette année son premier téléphone intelligent équipé du système d’exploitation Android. Un premier essai intéressant, mais on aurait certainement apprécié le voir arriver beaucoup plus tôt.

Antidote 9 : aujourd’hui la francophonie, demain le monde
L’un des produits technos québécois les plus populaires, Antidote a eu droit à une mise à jour de taille cette année, avec cette neuvième édition qui permet désormais de corriger et de réviser des textes en anglais également. Voilà qui ouvre grand les portes à une percée internationale.

Assassin’s Creed Syndicate passe le test féministe

Non, Assassin’s Creed Syndicate n’est pas l’un des meilleurs jeux de 2015, mais après une représentation des femmes douteuse d’Assassin’s Creed Unity en 2014, la franchise prend certainement un virage dans la bonne direction cette année, comme plusieurs autres titres parus en 2015, d’ailleurs.

Premières impressions du Surface Book de Microsoft
Microsoft est désormais un fabricant d’ordinateurs portatifs avec le Surface Book. Un premier ordinateur qui n’est pas parfait, mais qui est certainement une bonne entrée en scène pour l’entreprise. Les prochaines années s’annoncent excitantes.

Apple : premières impressions des iPhone 6s, iPad Pro et Apple TV
Trois produits marquants en un seul billet! L’iPhone 6s ne réinvente pas la roue, mais il est tout de même le téléphone le plus populaire cette année. De mon côté, j’ai surtout aimé ses 2 Go de mémoire vive, un détail pour l’instant (et la norme pour les téléphones Android), qui pourrait toutefois avoir de grandes répercussions sur sa durée de vie à plus long terme. L’iPad Pro offre pour sa part une expérience intéressante, que j’ai appris à apprécier avec le temps, mais qui n’est pas pour tout le monde. L’Apple TV est quant à elle une bonne console vidéo, à laquelle il manque toutefois l’élément le plus important : le service de télévision IP d’Apple.

Mise à l’essai de l’abordable Moto G (2015)
Ici aussi, le Moto G ne se hisse pas au sommet de la liste des téléphones les plus intéressants de 2015 (surtout pas la version offerte au Canada), mais celui-ci représente bien la montée des téléphones d’entrée de gamme. En 2015, il n’est plus nécessaire de payer 700 $ pour un bon téléphone. Certains modèles de 250 à 500 $ sont désormais parfaitement convenables.

10 nouveautés cachées de Windows 10
L’un des plus gros lancements de l’année, Windows 10 améliore en tous points Windows 8. Une mise à jour gratuite pour l’instant, ce qui pourrait permettre à Microsoft de placer ses pions pour l’avenir, notamment en assurant un écosystème vaste pour les développeurs d’applications (ordinateurs, téléphones, tablettes, HoloLens, Xbox One).

Her Story : un jeu vidéo d’une rare intelligence

Mon jeu vidéo de l’année, sans hésiter. Her Story est au monde des jeux vidéo ce que les films de répertoire sont au cinéma : une œuvre marquante, qui fait réfléchir et qui reste avec nous longtemps après le générique final. À essayer sur iOS, Mac et PC.

Réalité virtuelle au E3 : essai de Sony Morpheus, Oculus Rift et Oculus Touch
Qui a dit qu’un produit marquant devait être sur le marché? La réalité virtuelle est la grande absente de 2015, mais ce que l’on a vu cette année laisse présager de belles choses pour 2016. Les manettes Oculus Touch à elles seules transforment complètement l’expérience des lunettes Oculus Rift.

Essai du nouveau MacBook : mince, alors!
Un ordinateur avec de nombreux défauts (tout particulièrement sa puissance qui laisse à désirer), mais dont les qualités (le poids et la minceur) en font un appareil qu’on aime malgré tout utiliser. Il est en fait difficile de revenir en arrière après l’avoir essayé, surtout si l’on doit souvent transporter notre ordinateur.

Les forces et les faiblesses des Samsung Galaxy S6 et S6 edge
Samsung a réinventé son design cette année, en faisant par contre quelques compromis qui ont été mal accueillis par ses amateurs. On retient toutefois surtout du Galaxy S6 qu’il n’a pas été suffisant pour renverser la tendance pour le géant coréen, qui a perdu beaucoup de plumes au cours des deux dernières années.

Periscope : la réponse de Twitter à Meerkat
Probablement l’application mobile de l’année, Periscope permet de diffuser des vidéos en direct sur le web. Un outil de plus dans l’arsenal des citoyens, des politiciens, des médias, des entreprises et autres.

Les défis d’Apple et de l’Apple Watch
Non, l’Apple Watch n’a pas transformé le marché des technologies qui se portent. L’appareil d’Apple est tout de même le nouveau point de référence pour les montres connectées, et pourrait encore faire sa marque dans ce marché bien jeune.

J’ai essayé le PonoPlayer de Neil Young (et j’ai aimé ça)
L’audio haute résolution a commencé l’année en force, avec l’arrivée notamment du PonoPlayer, d’un Walkman de plus de 1000 $ de Sony et du service de diffusion Tidal. Plusieurs mois plus tard, aucun de ces produits n’est réellement un grand succès, mais l’arrivée de nouveaux joueurs en 2016 pourrait changer la donne.

Martin LessardVerrons-nous des robots sociaux en 2016?

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 publié le 28 décembre 2015 à 14 h 18

Alors, que faut-il surveiller en ce qui concerne la technologie en 2016?

Même s’il est bien hasardeux de se prononcer, la technologie étant tout sauf prévisible, nous pouvons nous aventurer à voir 2016 comme l’année de la montée des robots sociaux.

Ce type de robots ne date pas d’hier, surtout au Japon. Ces robots domestiques ne sont pas tout à fait considérés comme une nouveauté là-bas. Mais, en Occident, nous les trouvons encore très exotiques… et un peu gadget.

En 2016, notre perception concernant ces robots pourrait bien changer.

Jibo, gonflé à bloc

Jibo est un robot conçu par Cynthia Breazeal, professeure au MIT. Ce mois-ci, elle vient de récolter plusieurs dizaines de millions de dollars en financement pour son entreprise.

Équipé d’une caméra et d’un microphone, le robot Jibo est à peine plus gros qu’un grille-pain et ne se déplace pas. Sa seule fonction consiste à tenir compagnie aux membres de la famille.

Jibo reconnaît les visages, comprend les questions qu’on lui pose et répond avec une petite voix au ton très amical.

C’est un croisement entre Clippy, le trombone de Microsoft Office et Wall-E, le robot-vidangeur de Pixar.

Il se présente presque comme un animal de compagnie, mais peut agir comme un adjoint. Il peut lire vos courriels, vous rappeler un rendez-vous et raconter des histoires à vos enfants.

Je ne sais pas s’il faut appeler ça un robot. C’est plutôt un mélange de iPad rond et de Siri autonome. Toutefois, ce qui est important à noter est surtout sa fonction : être parmi les humains et interagir avec eux d’une façon suffisamment autonome pour qu’on lui prête une sensibilité anthropomorphique.

Pepper se rapproche de nous

Au Japon, Pepper se vend à plus de 1000 exemplaires par mois. Plus humanoïde que Jibo, haut de 1,20 m, il sait aussi distinguer les émotions, reconnaître les visages et adapter son comportement en fonction de l’environnement.

Pepper mise sur sa forme humanoïde pour s’intégrer.

Les Croisières Costa ont annoncé vouloir déployer des robots Pepper le printemps prochain sur certains bateaux. Toute une catégorie de voyageurs, plus âgés et fortunés, découvrira alors le « charme » de ces robots qui seront leurs guides pour planifier des excursions ou recommander des plats au restaurant.

La Société nationale des chemins de fer français en emploie déjà quelques-uns à titre d’essai dans certaines gares.

Ce type de robot s’introduit donc lentement en Occident et nous risquons d’en entendre davantage parler.

Social ou sociable?

Est social un robot qui réussit à s’intégrer dans notre environnement. S’il peut être sympathique et lire des histoires à nos enfants, pourquoi pas? Mais il ne faut pas se leurrer, sa réelle fonction sera de servir d’intermédiaire dans nos relations sociales.

Il sera le guide patient pour nous transmettre des informations. Il ne rechignera jamais à transmettre pour nous des messages aux autres. Il prodiguera une attention à distance à ceux que l’on aime.

Mais il ne sera pas notre ami; pas plus que nos « amis Facebook » ne le sont nécessairement dans la vraie vie.

Éventuellement, les robots sociaux vont se frayer un chemin jusqu’à nous.

Ils arriveront en premier comme des toutous sophistiqués. Peut-être même comme des filtres à la surabondance d’information sur les réseaux.

Ils seront potentiellement des anges gardiens pour les aînés isolés, leur rappelant gentiment certaines consignes en cas d’oubli (le bon moment de faire une marche, la date d’un rendez-vous ou l’heure de prendre des médicaments).

Dans notre monde composé d’interactions sociales, un tel robot qui serait capable de s’y intégrer aurait le droit de s’appeler « robot social ».

L’an 2016 sera peut-être celui où nous accepterons que ce soit possible.

Catherine MathysLa personnalité de l’année : le mot-clic

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 publié le 23 décembre 2015 à 13 h 45

À la fin de chaque année, plusieurs publications nomment une personnalité de l’année, quelqu’un qui a marqué l’actualité et qui, par ses actions, change un peu notre manière de percevoir notre société. Le magazine Time a nommé Angela Merkel, pour la journaliste Barbara Walters, c’est plutôt Caitlyn Jenner, tandis que les médias canadiens ont choisi notre nouveau premier ministre Justin Trudeau.

Pour ma part, ce n’est ni un politicien ni une vedette. Je fais partie de ceux pour qui ce n’est même ni un homme ni une femme. Si pour le dictionnaire Oxford, le mot de l’année n’est pas un mot, alors moi aussi j’ai le droit de nommer ce que je veux. La personnalité de l’année en 2015 selon moi, c’est le mot-clic.

L’année du mot-clic

L’année 2015 m’a donné l’impression d’être une année où les mondes virtuels et réels ont convergé comme jamais auparavant en partageant le langage commun du mot-clic.

Au départ, un mot-clic est un simple mot cliquable précédé du signe #, servant à référencer un contenu sur les médias sociaux. Twitter n’a pas inventé le mot-clic, bien qu’il soit certainement responsable de sa démocratisation. Cependant, il était déjà utilisé dans les discussions relayées par Internet dans les années 80 (Internet Relay Chat). Après le retour en force du symbole # avec Twitter, d’autres réseaux l’ont rapidement adopté comme Facebook, Instagram, Pinterest, Google+ et j’en passe. Voici le tweet par lequel tout a (re)commencé.

Le rôle du mot-clic en 2015

Si le mot-clic occupe une place très particulière en 2015, selon moi, c’est parce que cette année, plusieurs mots-clics ont dépassé les frontières du numérique. Demandez à ceux qui n’ont pas de compte Twitter (et ils sont nombreux – moins de 10 % des Québécois avaient un compte Twitter en juillet dernier) s’ils ont vu passer un mot-clic cette année.

Ils auront probablement aperçu le mot-clic #JesuisCharlie quelque part. Non seulement fait-il partie des cinq mots-clics les plus populaires au Québec en 2015, mais il est aussi entré dans notre quotidien, dans nos conversations, dans des images, des vêtements, sur la rue, etc. Pour une des premières fois, un mot-clic est sorti de nos écrans pour faire partie de notre vocabulaire, chargé d’une valeur symbolique qui ne pouvait être aussi bien rendue par une quelconque expression.

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Les autres mots-clics de l’année

Je pourrais aussi vous raconter une histoire similaire autour d’autres mots-clics qui ont exercé une partie de leur influence en dehors de nos ordinateurs. Le mot-clic #RefugeesWelcome qui souligne l’élan de solidarité envers les réfugiés a lui aussi dépassé le web puisqu’on l’a vu sur des banderoles dans des matchs de foot en Europe ainsi que dans diverses manifestations populaires.

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Il y a aussi #LoveWins pour la légalisation du mariage gai aux États-Unis et qu’on a retrouvé dans plusieurs festivals et défilés gais. Plus récemment, l’Irlande a donné une seconde vie à ce mot-clic, car le pays permet lui aussi le mariage gai depuis le mois dernier. Je parie qu’on le verra lors de chaque nouvelle victoire du mouvement gai, car sa simplicité en fait un slogan fort et efficace.

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Enfin, #PrayforParis est aussi l’un de ces mots-clics qui a suivi le même parcours pour investir d’autres plateformes que celle des réseaux sociaux.

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Bref, pour moi, 2015, c’est l’année où le mot-clic s’est émancipé du web.

Sur ce, passez de belles Fêtes en famille. #JoyeuxNoël

Maxime JohnsonTest de l’ordinateur HP édition spéciale Star Wars

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 publié le 22 décembre 2015 à 11 h 39

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Pendant que la folie de la série Star Wars bat son plein, HP a lancé son ordinateur portable édition spéciale Star Wars, un HP Pavilion modifié aux couleurs du côté obscur de la force. Mais est-ce que l’ordinateur est aussi bon que le film?

Design
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L’ordinateur portable HP édition spéciale Star Wars (modèles 15-an050ca et 15-an058ca au Canada) est avant toute chose un ordinateur au design inspiré des films Star Wars, avec notamment Darth Vader sur son couvercle arrière et un Stormtrooper à l’intérieur.

Le tout est superposé sur une sorte de toile de fond grise un peu industrielle. Soyons honnêtes, l’ordinateur ne trouvera pas sa place de sitôt dans les musées des beaux-arts. Dommage, car il est possible pour un artiste d’allier Star Wars et bon goût, comme l’avait prouvé l’illustrateur Olly Moss il y a quelques années. http://ollymoss.com/star-wars-trilogy/

Le design pourrait toutefois plaire à un jeune adolescent, le public cible de l’appareil.

Étonnamment, l’emballage de l’ordinateur, lui, se distingue un peu plus. On apprécie par exemple la styromousse en forme de vaisseau spatial TIE Fighter et la boîte de qualité avec un immense Darth Vader utilisée pour ranger le chargeur de l’appareil. Un détail? Pas vraiment, si l’on considère l’importance de l’emballage dans les jouets de la marque Star Wars.

Certains détails de l’ordinateur sont aussi réussis, comme le pavé tactile, qui rappelle le système de visée des vaisseaux X-Wing. Mais pourquoi un système de visée de X-Wing, un vaisseau de la rébellion, sur un ordinateur inspiré par l’empire, vous demandez-vous sûrement. C’est une excellente question, que je poserai au designer si je le croise un jour.

Côté physique, le HP édition spéciale est un ordinateur plutôt gros, qui reprend les matériaux et la conception de certains appareils HP Pavilion. Il s’agit d’un ordinateur de plastique qui ne semble certainement pas haut de gamme, et qui est quand même assez lourd et assez épais.

Plus que la moyenne pour un ordinateur de sa gamme? Pas vraiment, mais il ne faut pas non plus s’attendre à avoir entre les mains l’ultraportable de l’heure.

Caractéristiques
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Le HP édition spéciale Star Wars est un ordinateur portatif doté de caractéristiques de milieu de gamme, correctes pour la plupart des utilisateurs.

Il est équipé d’un grand écran de 15,6 pouces d’une résolution HD pleine d’une qualité supérieure à ce que l’on trouve normalement dans un ordinateur du genre (mais sans surface tactile), d’un processeur Core i5-6200U récent, de 8 ou de 12 Go de mémoire vive, d’un disque dur de 1 To et d’un lecteur DVD, une caractéristique de plus en plus rare.

Ceux qui opteront pour le modèle plus puissant pourront aussi profiter d’une carte graphique NVIDIA GeForce 940M, un élément à considérer pour ceux qui souhaitent jouer à des jeux vidéo (nous y reviendrons).

Son pavé tactile est assez grand, mais d’une conception qui laisse un peu à désirer, et il est beaucoup plus facile de cliquer sur le bas du pavé que sur le haut. Son clavier permet, pour sa part, de taper efficacement. Ceux qui aiment le design de l’ordinateur apprécieront d’ailleurs aussi son rétroéclairage rouge tapageur.

Ses deux haut-parleurs sont d’une puissance correcte, mais leur son est un peu mince, surtout dans les graves.

Notons finalement que l’ordinateur est doté de tous les ports nécessaires, comme deux ports USB 3.0, un port USB 2.0, un port HDMI, RJ-45 et une fente pour carte micro-SD.

Accessoires
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HP a conçu deux accessoires pour accompagner son ordinateur portatif : une souris et une housse de transport, toutes deux vendues 44,99 $.

La housse reprend le design semblable à l’ordinateur, avec un Stormtrooper en avant-plan, tandis que la souris arbore un Darth Vader.

Cette dernière est un peu plus jolie que la housse. Elle est aussi assez petite, ce qui convient pour son transport, et elle est quand même efficace, même si elle n’inclut aucune fonctionnalité des souris pour joueurs modernes.

Seule ombre au tableau, la souris doit être utilisée avec un adaptateur USB, ce qui bloque un port de l’ordinateur en permanence. Il s’agit néanmoins d’un accessoire que la plupart devraient apprécier.

Logiciel
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Alors que les ajouts logiciels des fabricants embêtent généralement les utilisateurs, la majorité de ceux qui accompagnent le HP édition spéciale Star Wars devraient plaire.

On aime tout particulièrement le centre de contrôle, qui permet de modifier le fond d’écran, de changer les sons de Windows 10 et de regarder les quelque 1100 images de Star Wars que contient l’appareil. Bref, il n’y a pas que l’extérieur de l’ordinateur qui est aux couleurs de Star Wars, l’intérieur aussi.

D’autres ajouts sont aussi amusants, mais pour quelques minutes seulement, comme la typographie Aurebesh.

Performances et autonomie
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L’ordinateur HP édition spéciale Star Wars devrait être suffisant pour des besoins simples, comme du web, du multimédia et de la productivité, mais aussi pour des tâches plus complexes à l’occasion. Un monteur professionnel, par exemple, n’en voudra pas, mais l’ordinateur permettra sans problème de monter ponctuellement une vidéo pour un travail scolaire.

L’option d’un disque SSD et d’un processeur à voltage régulier, du moins pour le modèle plus cher avec une carte graphique, aurait probablement été une bonne idée pour améliorer la fluidité générale de l’appareil, par contre.

Ceux qui seront dotés du modèle de base devront se limiter à des jeux vidéo peu exigeants (il y en a heureusement beaucoup d’excellents à se mettre sous la dent, Minecraft par exemple), mais ceux qui s’équipent de la version munie d’une carte graphique pourront jouer à des jeux plus lourds (comme Star Wars Battlefront), en les limitant toutefois à une qualité graphique basse ou moyenne. Il ne faudrait d’ailleurs pas considérer le HP édition spéciale Star Wars comme ordinateur pour les jeux vidéo.

Là où l’ordinateur déçoit un peu plus, c’est par rapport à son autonomie, de moins de 3 heures d’usage avec une tâche d’une intensité moyenne (2 heures 29 d’autonomie au test PCMark 8 Home Conventional). C’est peu, sans toutefois être énormément en dehors de la moyenne pour un ordinateur du genre. Une pile un peu plus grosse aurait toutefois certainement été appréciée.

À qui ça s’adresse?
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Le HP édition spéciale Star Wars est, bien évidemment, conçu pour les amateurs irréductibles de la saga de George Lucas, probablement ceux qui sont un peu plus jeunes (quoi que tous les goûts sont dans la nature, les plus vieux pourraient aussi y trouver leur compte).

Considérant son autonomie, mais aussi les dimensions de l’appareil, celui-ci est aussi conçu pour rester principalement à la maison et non pour être trimbalé dans un sac tous les jours.

Côté prix, les couleurs de Star Wars ne semblent pas avoir eu trop influence sur celui-ci. Il est difficile de trouver un ordinateur aux caractéristiques identiques, mais ceux qui s’en rapprochent sont généralement vendus à un prix similaire (il est bon de noter qu’il est aussi possible de trouver pas mal moins cher en réalisant quelques compromis).

Il sera intéressant de voir si HP poursuivra la conception d’ordinateurs Star Wars, mais avec différents publics cibles. Un ordinateur d’une gamme un peu plus élevée, comme la gamme Spectre, avec une inspiration Star Wars un peu plus subtile, par exemple, pourrait aussi avoir ses charmes.

L’ordinateur portable HP édition spéciale Star Wars est vendu à 899 $ pour le modèle sans carte graphique, et à 1049 $ pour le modèle avec carte graphique.