Maxime JohnsonLes voitures autonomes arrivent au Canada

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 publié le 15 octobre 2015 à 10 h 32

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Les fabricants automobiles, les entreprises technologiques et les institutions de recherche pourront bientôt mettre à l’essai leurs véhicules autonomes sur les routes de l’Ontario. Une excellente nouvelle, surtout considérant l’importance des particularités locales dans le développement de ces technologies.

Alors que plusieurs États américains le permettent déjà, l’Ontario sera la première province canadienne à rendre légale l’utilisation de voitures autonomes sur ses routes, dès le 1er janvier 2016. Ceux qui en feront l’essai devront toutefois respecter certaines règles, comme être dotés d’assurances et asseoir quelqu’un dans le siège du conducteur.

Selon le ministère des Transports ontarien, près d’une centaine d’entreprises et d’établissements œuvreraient actuellement dans le secteur des véhicules connectés et autonomes dans la province.

L’importance des conditions locales
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La possibilité de tester des véhicules sur place sera évidemment un atout pour les entreprises locales, mais les compagnies internationales pourraient aussi être intéressées par le Canada, qui pourra notamment leur permettre de tester leurs véhicules autonomes dans les conditions hivernales.

Les problèmes reliés à l’hiver sont après tout nombreux, à commencer par les caméras et les capteurs des véhicules qui peuvent être cachés par la neige et carrément cesser de fonctionner.

Les routes et les panneaux peuvent aussi être enneigés, la visibilité peut être grandement réduite et les véhicules doivent aussi s’adapter aux chaussées glissantes.

Notons que l’Ontario ne sera toutefois pas le seul endroit hivernal où les fabricants pourront tester leurs véhicules. Le Michigan accepte déjà les voitures autonomes, et le fabricant Volvo fait déjà des essais en Suède, notamment.

Et le facteur humain?
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Essayer les voitures autonomes à différents endroits dans le monde pourrait aussi donner de précieuses informations sur un autre facteur qui semble souvent oublié des fabricants automobiles : le facteur humain.

Oui, les fabricants devront adapter leurs véhicules aux conditions routières et aux lois locales. Mais les habitudes de conduite des habitants pourraient aussi devoir être prises en compte.

Au Québec, par exemple, la limite de vitesse sur les autoroutes est de 100 km/h. Mais roulez à 95 km/h lors d’une belle journée de juillet, et vous risquez de vous faire klaxonner constamment, notamment par les camions, qui devront parfois changer de voie rapidement.

Il est avantageux pour une province de permettre les essais de véhicules autonomes sur son territoire, tant pour les entreprises et institutions locales que pour les conducteurs, qui pourront à plus long terme monter à bord de véhicules mieux adaptés à leur territoire.

Espérons que les autres provinces emboîteront le pas rapidement.

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