Martin LessardCes robots à venir

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 publié le 16 décembre 2013 à 12 h 17

On a appris vendredi que Google a acheté Boston Dynamics, une firme spécialisée en robotique. C’est la huitième compagnie en robotique que Google achète en six mois. Boston Dynamics travaillait main dans la main avec la DARPA, le bras R&D de l’armée américaine.

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Par contre, nous ne verrons pas de sitôt des robots dans nos rues. N’allez pas imaginer que ce sera comme dans le film de Spielberg, A.I., où des robots humanoïdes côtoient les humains dans la vie de tous les jours. Il faudra être un peu plus patient.

Voici trois robots de Boston Dynamics pour vos donner un aperçu :

Ces robots sont des merveilles de la cybernétique.

Qu’est-ce que ça signifie pour nous?

Avec sa voiture autoguidée, Google a su montrer qu’il maîtrise les paramètres, les senseurs, les données et les algorithmes pour rendre le trajet d’un véhicule de 2 tonnes sécuritaire sur nos routes. Google semble avoir une très bonne maîtrise des données environnementales pour permettre une navigation sans accroc.

Ces robots seront aussi capables de se retrouver dans un environnement changeant. Ils sont capables d’être autonomes sur un terrain accidenté. Google leur fournira la carte mentale pour qu’ils se retrouvent dans notre monde.

Il me semble que ces robots vont entrer dans la sphère publique à partir du domaine industriel, comme le transport, l’agriculture ou même le domaine médical, en fait partout où il y a un grand besoin de main-d’oeuvre de livraison ou de déplacement.

Pourquoi Google veut-il des robots?

Les paris sont lancés. Ce qu’on sait, c’est que la mission de Google est d’organiser toute l’information du monde.

Google a prouvé depuis 10 ans qu’il est capable de connecter des demandes avec les bons contenus.

Il prouve en ce moment qu’il sait suivre à la trace et guider intelligemment des millions de personnes grâce à Google Now et à Google Map sur des cellulaires Android et des lunettes Google. Avec la voiture Google, il sait même déplacer des objets.

Alors, suivre, guider et déplacer des objets autonomes, comme les robots, semble être une suite logique.

En connectant ces robots au cerveau global qu’est Google dans son ensemble, on change d’échelle. « L’internet des objets » prend tout à coup un sens tout à fait concret.

Il faudra probablement encore une décennie de développement pour commencer à voir le vrai potentiel de cette union entre Google et la robotique.

Mais les jours sont comptés. Des robots, automnes et connectés, seront parmi nous.

Futur, Robotique