Billets publiés en décembre 2013

Martin Lessard2013 : l’année du cerveau connecté

par

 publié le 31 décembre 2013 à 11 h 07

Qu’allons-nous retenir de 2013 en technologie? Le cerveau! Plus tout à fait une boîte noire, il est devenu (lentement mais sûrement) transparent, connecté et contrôlable.

Quand la meilleure technologie biologique rencontre la meilleure technologie électronique!

Photo: James Bareham

Photo: James Bareham

Deux projets ambitieux ont été lancés cette année de chaque côté de l’Atlantique (le Human Brain Project en Europe et le Brain Initiative aux États-Unis) en vue de cartographier le cerveau pour éventuellement réussir à le simuler d’ici une dizaine d’années. (voir sur Triplex : À la conquête du cerveau). La connectomique, l’étude de l’ensemble des connexions neuronales du cerveau, est sur le point de faire un grand bond en avant.

Entre-temps, les sciences du cerveau continuent leur avancée! Voici un court récapitulatif pour l’année 2013.

Sésame, ouvre-toi!

Visualiser l’ensemble de l’activité du cerveau a le même impact pour les chercheurs que pour nous de passer d’une carte routière d’une ville de banlieue à Google Earth.

En mars, dans l’image la plus impressionnante qu’on ait pu voir, des chercheurs ont réussi à capter l’activité neuronale complète du cerveau (OK, je vous l’accorde, c’était un petit poisson, mais tout de même!)

En avril, c’était au tour du cerveau d’une souris de devenir « transparent ».

En août, des chercheurs ont été capables de voir ce que lisaient des humains qui se concentraient sur une série de lettres. L’ordinateur arrive à associer l’ensemble des impulsions neuronales à des lettres précises.

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On ne peut pas encore appeler ça « lire dans les pensées », mais le cerveau est un peu plus « transparent » qu’on le pense!

Interface cerveau-machine

Il y a un an, une équipe de chercheurs était parvenue à placer des microélectrodes dans le cerveau d’une personne paraplégique, afin de la relier à un ordinateur pour qu’elle puis contrôler un bras mécanique. (lire sur Triplex : Interface neuronale : les machines comme extensions de notre cerveau)

En juin cette année, des chercheurs ont réussi un exploit similaire mais différent: cette fois pour contrôler un petit hélicoptère. Notez la légèreté de l’équipement : un simple petit casque et des micro-ordinateurs. Presque à la portée de tous!

Et voyez maintenant comment cette application iPhone interprète les ondes cérébrales (via un capteur) pour savoir quand déclencher la caméra.

Le cerveau est devenu un terrain de jeu pour étudiants en neuroscience ou pour entrepreneurs techno. La conquête du cerveau s’exporte hors des laboratoires!

Les cerveaux connectés

Mais en 2013, ce qu’on va retenir le plus, c’est ceci :

En mars, des cerveaux de rats ont été reliés pour la première fois. D’un côté, on apprend à un rat par stimuli pavloviens (une lumière s’allume) à faire un choix entre 2 leviers dont l’un donne une récompense (eau). Les signaux neuronaux enregistrés sont envoyés par Internet pour stimuler le même endroit dans le cerveau de l’autre rat. S’il décode bien le signal, le premier rat reçoit une plus grande récompense.

En août, des chercheurs américains ont réussi à faire communiquer deux cerveaux humains connectés à travers Internet. L’un joue à un simple jeu vidéo et devait se concentrer, sans bouger. L’information était envoyée à un autre collègue à qui on avait mis un casque pour stimuler la région du cerveau associé au mouvement du doigt. Ce dernier appuyait sur le bouton pour jouer, sans voir l’écran.

La sensation pour la deuxième personne ressemble à un tic nerveux involontaire. Pourtant, il jouait au jeu vidéo pour la première personne.

Bien sûr, on parle ici de transfert de commandes très simples, et non de pensées. Mais une étape a été franchie, cette date passera à l’histoire.

L’humanité décodée?

2013 est la dernière année où l’on pouvait se faire encore une conception naïve du cerveau.

Une large part de ce qui nous définit sera traduite dans les prochaines années sous forme d’algorithmes. Des questions surgiront:

  • Comment définir notre « intériorité » dans un cerveau transparent?
  • Que veux dire « subjectivité » dans les transmissions de pensées?
  • « Qui » sera réellement aux commandes quand on prouvera qu’un algorithme peut nous simuler?

Il nous faudra bien faire le deuil d’une certaine notion d’intelligence (car qui dit algorithme, dit langage commun avec les machines). Il faudra bien réviser ce qui fait notre « intelligence ».

Je crois que 2013 a fait sortir le génie de la bouteille et on aura bien du mal, dans les prochaines décennies, à l’y faire retourner.

À lire sur Triplex

À la conquête du cerveau

Interface neuronale : les machines comme extensions de notre cerveau

Big Data : après le cerveau, les rêves?

Pourrons-nous visualiser nos rêves sur vidéo?

IBM et les « ordinateurs cognitifs »

Lire les pensées de Hawking

Chaque année, on prend des résolutions et on tente de déterminer quelles seront les tendances dans les secteurs techno et web. Ryan Holmes de HootSuite s’est prêté au jeu et nous reprenons ici quelques-unes de ses prédictions qui vont dans le sens des observations faites sur Triplex en 2013.

Savoir utiliser les médias sociaux : plus qu’un atout en 2014

Ryan Holmes, photo de LinkedIn.

Ryan Holmes, photo de LinkedIn.

Depuis déjà quelques années, on remarque que les offres d’emploi dans le secteur des communications et du marketing requièrent des connaissances en médias sociaux. En 2014, on prévoit que les emplois dans les domaines des ressources humaines, de la recherche, de la logistique et des services demanderont encore plus de compétences prouvées en utilisation des médias sociaux. Ne pas savoir utiliser Twitter sera très bientôt, selon Holmes dans cet article de Fortune, l’équivalent de l’employé récalcitrant au changement qui n’a jamais su trop comment utiliser le courriel. Bref, si vous cherchez un boulot ou un nouveau défi, il est temps de mettre à jour vos compétences. Dans Forbes, on parle de ces nouveaux programmes universitaires axés sur les médias sociaux. Au Québec, l’UQAM a annoncé un certificat en communication socionumérique des organisations pour l’automne 2014.

Les entreprises de services et les réseaux sociaux

Holmes, en se basant sur un sondage qui avait été présenté ici en janvier 2013 (Le service à la clientèle sur les réseaux sociaux), conclut que les réseaux sociaux sont maintenant partie intégrante des communications avec les clients d’une entreprise. Il cite même le cas d’un client mécontent de British Airways qui a investi dans le service de tweets commandité de Twitter pour faire connaître son opinion sur la compagnie. Ce cas illustre assez bien les débordements qui peuvent survenir quand les responsables des relations avec la clientèle oublient que la communication se poursuit au-delà des canaux mieux maîtrisés du téléphone et du courriel. Les entreprises qui utilisent les médias sociaux pour faire de la promotion doivent donc s’attendre à ce que des questions et des plaintes soient acheminées, et ce, peu importe que la compagnie le souhaite ou non.

La montée des services de publications éphémères

Une belle photo qui devrait se détruire en quelques secondes...

Une belle photo qui devrait se détruire en quelques secondes, si le récepteur ne l’a pas copiée avant…

Cette année, beaucoup ont appris l’existence de Snapchat quand la petite entreprise émergente, sans revenus et encore peu connue, a fait monter les enchères pour finalement refuser une offre d’achat de quelque 3 milliards de la part de Facebook. Si Snapchat n’est pas seulement un réseau pour publier des photos coquines (même si c’est ce que l’on retient d’abord), Holmes considère que la dimension éphémère des publications ramène un peu la spontanéité qu’ont perdue les utilisateurs des réseaux sociaux. Et comme il se doit, plus les parents s’inquiètent de l’envoi de sextos (l’acte d’envoyer des messages textes ou photos à caractère sexuel), plus les adolescents délaissent Facebook et font exploser les statistiques de fréquentation de Snapchat.

Sur Triplex :

Les dirigeants d’entreprise et le Web social

Snapchat refuse l’offre d’un milliard de Facebook

Les adolescents utilisent de plus en plus le web mobile

Maxime JohnsonAsus Transformer Book T100 : le retour du miniportable

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 publié le 27 décembre 2013 à 11 h 20

T100 défait

Asus a lancé cet automne le Transformer Book T100, à mi-chemin entre un ordinateur portatif et une tablette Windows 8.1. Mise à l’essai d’un appareil hybride qui rappelle les ordinateurs miniportables, mieux connus sous leur appellation anglophone « netbooks », qui ont connu un succès instantané monstre avant de rapidement sombrer dans l’oubli, il y a quelques années à peine.

Design
t100 back

L’Asus Transformer Book T100 est une tablette à laquelle s’attache un clavier QWERTY permettant d’écrire, mais aussi de brancher des accessoires USB afin d’en faire un véritable ordinateur portatif. Le Transformer Book T100 est un peu le cousin des tablettes Android Transformer, aussi produites par Asus.

En mode ordinateur, l’appareil ressemble comme deux gouttes d’eau aux miniportables Eee PC d’Asus, pour le meilleur et surtout pour le pire. La conception de plastique est très bon marché, les touches du clavier QWERTY de l’appareil sont trop petites pour écrire confortablement et le pavé tactile est petit et peu efficace.

En mode tablette, on note que le Transformer Book T100 n’offre pas une conception de qualité comme le Surface de Microsoft, l’iPad d’Apple ou les tablettes Android Nexus, mais on apprécie toutefois sa légèreté.

Le format « 2-en-1″ de l’appareil est aussi assez pratique, et force est de reconnaître que la construction d’entrée de gamme du T100 a permis à Asus de créer un appareil relativement abordable, à 399 $ (mais malheureusement plus cher qu’aux États-Unis, où il est plutôt vendu 349 $).

Caractéristiques
T100

L’Asus T100 ne fait pas que ressembler à un ordinateur miniportable. Ses caractéristiques sont aussi très similaires (écran de 10,1 pouces avec une résolution limitée de 1266 par 768 pixels, 2 Go de mémoire, 32 Go d’espace, etc.).

Le processeur est pour sa part un Intel Bay Trail à quatre cœurs.

Côté logiciel, celui-ci est offert avec la version régulière de Windows 8.1, ce qui était jusqu’ici très rare pour une tablette (surtout à ce prix-là). La présence du système d’exploitation complet de Microsoft permet d’utiliser les « nouvelles » applications Windows conçues pour les écrans tactiles, mais aussi les vieilles applications Windows habituelles.

L’appareil est aussi offert avec Microsoft Office, un ajout quand même intéressant considérant le prix habituel de la suite bureautique de Microsoft.

Performances et autonomie
L’Asus Transformer Book T100 est l’un des premiers appareils à offrir la version régulière de Windows 8.1 dans une tablette de petit format. L’exploit est en partie possible grâce au processeur Bay Trail d’Intel.

Sans trop entrer dans les détails techniques, Intel espère avec Bay Trail offrir un processeur digne d’un ordinateur, mais avec une consommation semblable à un processeur ARM pour tablettes. Sur ce point, le résultat est quand même assez convaincant.

L’Asus Transformer Book T100 n’est pas un monstre de puissance – la comparaison avec les ordinateurs miniportables tient encore une fois la route –, mais le processeur Bay Trail est amplement suffisant pour un usage quotidien, tant comme tablette que comme ordinateur (on passera toutefois évidemment notre tour pour le montage vidéo et les jeux dernier cri).

Son autonomie d’une dizaine d’heures est aussi convenable, mais l’appareil ne tient malheureusement pas trop sa charge en veille. Vous devrez donc toujours conserver votre chargeur assez près de vous.

Une bonne idée, mais…
Asus T100 Tablette

Même si les intentions derrière l’Asus Transformer Book T100 sont bonnes, le résultat final est un peu moins convaincant.

Une chose est certaine, l’hybride d’Asus n’est pas à considérer si vous recherchez principalement un ordinateur portatif. D’autres solutions moins chères et plus intéressantes existent sur le marché. Le clavier doit plutôt être considéré comme un ajout qui peut dépanner à l’occasion, et non comme un accessoire conçu pour être utilisé 100 % du temps.

Comme tablette, l’appareil d’Asus s’en tire un peu mieux, ne serait-ce que parce qu’il est dans une catégorie à part. Pour l’instant, il est pratiquement le seul sur le marché de moins de 400 $ à offrir la version complète de Windows 8.1 dans un format de 10 pouces (d’autres viendront toutefois).

La compatibilité avec les applications Windows régulières est certainement un point positif pour Asus, mais il s’agit d’une arme à deux tranchants. Car une application conçue pour un clavier et une souris est généralement franchement pénible à utiliser avec ses doigts sur un écran de 10 pouces, et on se sent frustrés la plupart du temps.

La présence du clavier QWERTY du T100 compense toutefois un peu ce problème, et des applications normalement absentes des tablettes, comme le correcteur d’Antidote, par exemple, sont maintenant disponibles, ce qui est certainement un avantage.

J’aurais bien aimé dire que l’Asus Transformer Book T100 offrait le meilleur des deux mondes entre une tablette et un ordinateur. Malheureusement, ce n’est pas le cas. L’appareil n’a aucun défaut particulièrement important, mais celui-ci n’est ni un grand ordinateur, ni une grande tablette.

La présence de la version complète de Windows pourrait toutefois répondre à certains besoins, et le prix d’achat quand même abordable de l’Asus Transformer Book T100 devrait rendre ses différents compromis plus faciles à avaler.

Voici une histoire vraie qui s’est passée dans ma famille juste avant Noël. Assoyez-vous autour d’une application de feu de bois et écoutez ce conte du 21e siècle.

Il était une fois une petite fille dans un village, le plus joli qui se pouvait voir : elle l’avait rempli de magnifiques glissoires d’eau gigantesques, illuminées de mille et une torches, qui en faisaient le plus beau parmi tous les villages à mille blocs à la ronde.

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La petite fille avait passé des heures et des heures à construire ces montagnes russes, ces cascades d’eau qui coulaient dans d’énormes escaliers, qui montaient jusqu’aux nuages et circulaient en zigzags dans son village. Il suffisait de s’y asseoir pour commencer la tournée. Inutile de craindre de se mouiller, car sur Minecraft, même s’il pleut, on ne se mouille jamais.

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Un jour, la petite fille, ayant fait le tour une fois de plus de son village, se dit :

- Et si j’allais voir dans les environs?

Et la petite fille partit aussitôt visiter ce monde superplat qu’est le mode de terrain qu’elle avait choisi pour créer son village. Et par superplat, on entend bien superplat : pas la moindre montagne, pas le moindre lac à l’horizon. Que de l’herbe à perte de vue, avec parfois quelques vaches, veaux et moutons égarés.

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En chemin, la petite fille rencontra un petit village typique, généré par Minecraft. Quelques cabanes en bois carrés, c’est tout. Elle continua son chemin.

La pauvre enfant ne savait pas qu’il était dangereux de s’aventurer loin dans un monde superplat, car même si on est en « mode créatif », là où il n’y a pas de zombies, de creepers et d’endermans qui rôdent la nuit, le premier danger est de se perdre.

Et ce qui devait arriver arriva.

- Oh non! dit la petite fille, je ne retrouve plus la route vers mon village!

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Tout autour d’elle, il n’y avait que du vert à perte de vue. Vers le nord, vers le sud, vers l’ouest, vers l’est. La petite fille se mit à courir dans tous les sens à la recherche de son village, s’enfonçant encore davantage dans le monde superplat.

La petite fille avait vraiment perdu son village. La petite fille était seule dans un désert de blocs.

C’est alors qu’elle monta voir sa famille, pleurant à chaudes larmes. Son village, son village qu’elle avait pris tant de temps à bâtir et que tous avaient reconnu comme étant une des merveilles du monde virtuel dans la famille était devenu introuvable.

Le lecteur qui ne connaît pas bien Minecraft doit comprendre que ce jeu ressemble au jeu LEGO : on y construit tout ce qu’on veut, des maisons, des châteaux, des montagnes russes. Mais avec une boîte de LEGO, on sait où on les a rangés dans la maison. Sur Minecraft, si on ne prend pas soin de poser des balises, on peut se perdre dans un monde plat comme une feuille de papier qui fait virtuellement la moitié de la distance Terre-Soleil.

Il fallait absolument retrouver le village avant Noël pour que la petite fille puisse montrer son monde à mère-grand. Aussitôt, séance tenante, toute la famille se mit à chercher une solution.

Le grand frère, à peine plus âgé qu’elle, se mit aux contrôles du jeu pour retrouver la trace du village. Son papa et sa maman, chacun de leur côté, partirent à la recherche d’information dans des forums.

- Ah! je sais! dit le grand frère; utilisons la commande « /kill » pour réapparaître au point d’origine. Mal lui en prit, car sur un monde superplat, on réapparaît dans un lieu aléatoire contrairement aux autres modes de terrain. La petite fille était vraiment perdue. Les pleurs se firent torrentiels.

- Ah je sais! dit le papa. Retrouvons le numéro du « seed » et régénérons son monde pour retrouver les coordonnées d’origine. Mal lui en prit, car en régénérant le monde, toutes les constructions disparaissent. Le village était vraiment perdu. Les pleurs tournèrent en tsunami.

- Ah! j’ai trouvé! dit la maman. Téléchargeons « mcmap«  et reprenons la copie de sécurité. Bien lui en prit, car ainsi il était possible de créer une carte globale du monde de la petite fille.

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- Là! s’écria la petite fille dont les larmes cessèrent tout à coup de couler. Ce petit point, c’est mon village!

Mais le village était à des blocs-lumières d’où elle était maintenant située. Même en courant, elle en avait pour plusieurs jours à parcourir toute la carte. Réussirait-elle à revenir à temps pour Noël?

Heureusement, le grand frère, dont toutes les heures à passer à jouer à Minecraft et à regarder des vidéos sur Minecraft allaient enfin servir, proposa la recette de la potion magique pour accélérer la course.

- Tire /effect @p 1 10000 4 et la potion cherra!

La petite fille tira la commande, et la course à vitesse grand V commença. Elle retrouva rapidement son village. Elle y vécut heureuse et fit beaucoup d’autres glissades.

Nadia SeraioccoApple à la conquête de la Chine

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 publié le 23 décembre 2013 à 12 h 36

china-mobileFin novembre, nous discutions ici les statistiques de la firme Gartner portant sur les ventes de mobiles internationales. Pour le Q3, Apple figurait en troisième place derrière son principal concurrent, Samsung. En effet, Samsung avait bénéficié d’une pénétration de 7 % du marché chinois. Mais en 2014, la situation risque de changer en faveur d’Apple. Après des années de rumeurs et de négociations, la pomme a finalement réussi à faire entrer son iPhone chez le plus grand fournisseur de services sans fil chinois : China Mobile.

Les iPhone 5s et 5c en vente dans les boutiques China Mobile

Le communiqué de presse de China Mobile ne donne aucun détail sur les conditions de l’entente. Les boutiques affiliées à China Mobile et les Apple Store en Chine offriront le iPhone 5s et 5c à partir du 17 janvier. Les personnes intéressées pourront même réserver un appareil à partir du 25 décembre. La conclusion positive de ces négociations est très certainement due à l’acquisition récente d’un réseau 4G par China Mobile, un investissement de près de 7 milliards de dollars. Comme le rapporte La Presse, l’instauration de ce réseau était une condition importante, car le 3G de la compagnie chinoise n’était pas compatible avec les modèles précédents d’iPhone.

Apple et Samsung : la course reprend

La compétition féroce entre Samsung et Apple pourrait donc prendre une autre tournure au courant de l’année 2014. On se souviendra qu’en septembre NTT DoCoMo, le fournisseur mobile numéro 1 au Japon, avait également signé une entente avec Apple pour la distribution du iPhone. Cela a été un succès commercial complet. À leur sortie en octobre dernier, le 5s et le 5c ont dominé le marché nippon avec 76 % des ventes de mobiles.

Si, en Chine, les ventes s’avèrent proportionnelles à celles du Japon, Apple aura grandement gagné en territoire face à ses compétiteurs. NTT DoCoMo dessert 61 millions de Japonais, alors que China Mobile compte près de 760 millions d’abonnés. Tout semble indiquer que le duel entre Samsung et Apple sera aussi préoccupant que cet hommage à NTT DoCoMo par le musicien Gerald Donald (sous le pseudonyme Arpanet).