Martin LessardOpen311 : Québec, ville ouverte

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 publié le 27 février 2013 à 17 h 06

Un pas de plus a été franchi dans la ville de Québec la semaine dernière. Alors que Montréal croule sous les apparentes collusions mafieuses et l’opacité des transactions entourant son infrastructure, la capitale nationale prend les devants comme ville véritablement numérique.

Le site Capitale Ouverte proclame que Québec devient la première ville francophone du monde à offrir une interface de programmation Open311.

Un modèle de collaboration

On connaît le service téléphonique 311, ce service d’appel centralisé pour transmettre et recevoir des renseignements sur sa ville.

Open311 est sa version technologique, ouverte et en ligne, qui fournit les canaux de communication nécessaires pour acheminer des questions concernant l’espace et les services publics.

Contrairement au téléphone, essentiellement 1-à-1, un Open311 est axé tous-à-tous : il permet des interactions asynchrones où plusieurs personnes peuvent ouvertement échanger des informations centrées autour d’une question d’ordre public.

Le protocole utilisé permet de suivre les questions non urgentes dans les espaces publics, comme les problèmes récurrents de nids-de-poule, des lampadaires cassés, des déchets ou du vandalisme.

Avec Open311, un citoyen pourrait entrer des informations (une photo, par exemple), au sujet d’un problème à un endroit donné (un nid-de-poule, par exemple). Ce rapport est ensuite acheminé à l’autorité compétente pour résoudre le problème.

Mais, à la différence du modèle traditionnel 311, cette information est disponible à tous ceux qui veulent la consulter, et tous peuvent y contribuer avec plus d’information (adresses civiques, détails, aggravation, etc.).

En rendant ainsi publique l’information, Open311 assure la transparence et la reddition des comptes.

Protocole ouvert

Et comme le protocole est un standard ouvert, tout outil bâti pour interagir avec les données de la Ville de Québec est automatiquement utilisable avec les autres villes, comme Toronto, San Francisco ou Washington qui utilisent Open311, et vice versa.

Plus il y aura de jeux de données accessibles, plus il y aura d’applications qui vont être créées pour interagir avec les données.

Et plus il sera aisé pour le citoyen d’améliorer et de faire évoluer sa ville en signalant des problèmes ou de faire un suivi efficace.

La Ville de Québec vient de donner une grande leçon à sa rivale de toujours, empêtrée dans des problèmes d’un autre temps…

Plus d’information

Vidéo expliquant le Open311 (anglais):

Communiqué de presse de la Ville de Québec

Capitale Ouverte, groupe travaillant à l’instauration d’une culture de transparence dans les organismes publics.

Open311

Informatique, Société