Nadia SeraioccoWeb à Québec : entre les données volumineuses, les microdonnées et Google

Par

 publié le 25 février 2013 à 12 h 53

La semaine dernière se tenait la troisième édition de l’événement le Web à Québec. Gina Desjardins et moi avions tenu un panel sur les réseaux sociaux lors de la première édition. Cette série de conférences a depuis bien grandi, et les conférenciers ont eu le plaisir de dispenser leur savoir devant des salles pleines, qui débordaient même parfois. Des conférences aux conversations de corridor (souvent aussi importantes), j’ai relevé les données volumineuses, les microdonnées et le modèle Google.

Données de volume, on en fait quoi?

La conférence de Philippe Nieuwbourg avait ceci d’intéressant qu’elle permettait de mettre en perspective l’utilisation des données de volume (big datas). Comment définir les données de volume? Par cette équation très visuelle : (volume + vitesse + variété) x visualisation = valeur. Pour ceux qui connaissent moins les données volumineuses, celles-ci, cumulées dans une base de données ou transmises par fichier de calcul, n’ont que peu de sens. C’est le regard de l’expert, qu’il soit journaliste, spécialiste du marketing ou encore désireux de dégager des données des modèles comportementaux, qui en présente un aspect et lui donne un sens, sous forme de graphique qui les rend explicites. Parmi les exemples de cas que Nieuwbourg a offerts, le cas de Nicholas Felton a paru plutôt amusant, puisque ce dernier se mesure et cumule des données sur lui-même, allant même jusqu’à produire des rapports annuels.

Et pourquoi donne-t-on des données sur soi à une entreprise? Tout est une question d’équilibre entre le service livré et les données ainsi collectées. Il y a des coûts à la manipulation des données et ce qui distinguera, selon Philippe Nieuwbourg, la nécessité de faire une étude prospective des données amassées sera la possibilité de monétiser lesdites données. Un fabricant automobile pourra-t-il les utiliser à des fins de marketing? Peut-être que les services de santé gouvernementaux pourront réaliser des économies en étudiant les habitudes de vie des citoyens et en amorçant des campagnes de sensibilisation…

Philippe Nieuwbourg explique les données volumineuses en quelques exemples :

Les microdonnées :  le nouvel incontournable du référencement web

Après avoir été sensibilisée à l’importance des données structurées et des microdonnées (microdatas en anglais) par cet article de Francis Bédard sur les problèmes de référencement du nouveau site de la SAQ, j’ai considéré la conférence sur ce thème comme essentielle. Rémy Savard présentait les grandes lignes de la chose, dont le site Schema.org, de quoi ouvrir les yeux de ceux qui ne s’y étaient pas encore intéressés. C’est par la suite en discutant du cas cité par Francis Bédard avec Nicolas Roberge que j’ai mieux compris l’impact de ces données. Pour évaluer la richesse des données structurées d’un site, il faut visiter l‘Outil de données structurées de la suite Google Webmaster et entrer une adresse de site. Déjà, pour améliorer le score d’un site, Google + combiné avec Google Analytics est incontournable. Décidément, Google+ n’a pas dit son dernier mot.

Données ouvertes, données de volume et microdonnées, le sujet n’est pas épuisé.

Autres sources d’information :

Le plan de cours de Philippe Nieuwbourg à l’UQAM, offert sur Academia : Intelligence d’affaire avancée et Big Data

Événements, Internet, Société