Billets publiés le 10 décembre 2012

Nadia SeraioccoEst-ce que Facebook vous stresse?

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 publié le 10 décembre 2012 à 15 h 26

Facebook dit que le réseau est comme un gâteau qui réunit les gens, mais qui peut être nocif en trop grosse dose…
Crédit photo : Facebook

Gérer trop de relations sur le populaire réseau social pourrait créer du stress chez les utilisateurs. C’est ce que des chercheurs des écoles d’affaires de l’Université d’Édimbourg et de l’Université de Bath ont conclu après avoir observé et questionné 300 étudiants qui utilisent régulièrement Facebook.

Plus on a d’amis, plus le stress augmente

Selon cette étude, plus on accumule des amis, plus grandes sont les chances de se mettre les pieds dans les plats, et c’est de là que vient souvent un certain stress. Au fur et à mesure qu’un utilisateur ajoute des « amis », son cercle s’additionne d’employeurs, de parents, de connaissances plus éloignées qui sont tout autant d’yeux fixés sur lui et devant lesquels il doit un peu censurer son langage ou les déclarations qu’il fera. Et cela crée très souvent de l’anxiété chez un utilisateur soucieux de préserver son image.

Gérer ses cercles sociaux

Pour la plupart des répondants, leurs principaux cercles se composent d’abord de leurs amis hors ligne, puis de leur famille élargie, de la famille rapprochée, des amis des amis et des collègues de travail. À mesure que les générations plus âgées se sont inscrites à Facebook (il ne faut pas oublier que Facebook était voué au départ aux étudiants), plus de 50 % des parents se sont mis à suivre leurs enfants. Très souvent, les relations amoureuses se tissant et de défaisant à l’université, les utilisateurs de cette étude se retrouvent avec, parmi leurs amis, plus d’amis liés à leurs relations passées que présentes, ce qui, doit-on le préciser, peut causer quelques quiproquos.

Le bar des réseaux sociaux s’assagit

Source : Wikimedia, Kevin Jaako.

On a souvent comparé Facebook à un bar où l’on peut faire la fête et LinkedIn à un sage 5 à 7 fait pour discuter affaires. Or, les choses changent… Ben Marder, un des coauteurs de l’étude, a expliqué devant ces résultats que « Facebook était au départ une grande fête entre amis, où l’on pouvait boire, danser et flirter. Maintenant, avec l’arrivée de maman, de papa et du patron, la fête est devenue un événement stressant, un terrain miné. »

Les auteurs

Ce rapport intitulé Every post you make, every pic you take, I’ll be watching you : behind social spheres on Facebook a été présenté par Ben Marder et ses superviseurs de thèse Adam Joinson et Avi Shankar. Ben Marder est rattaché à l’Université de Bath. Il continue ses recherches grâce à Facebook (son compte Facebook) et continue de faire du réseau social son carnet de terrain…

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Martin LessardDes touristes sur la Lune

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 publié le 10 décembre 2012 à 10 h 17

Ça s’en venait, on le savait, ce n’était qu’une question de temps. On l’a annoncé cette semaine. D’ici 2020, selon des prédictions enthousiastes, il sera possible pour les amoureux d’aller passer leur lune de miel… sur la Lune.

En petits caractères : pour 750 millions de dollars. Par personne, on s’entend.

Photo: Golden Spike

Le prix du billet a été annoncé par la firme Golden Spike dans le Washington Post. Envoyer des touristes sur l’astre céleste est la prochaine avancée des entreprises privées dans l’exploration spatiale.

Le saut de Baumgartner à la frontière de l’espace était vraiment le faire-part d’une nouvelle ère spatiale qui commence.

Financée à même les fonds publics, l’exploration spatiale passe lentement du côté privé, poussé par l’envie des plus riches d’entre les riches de s’envoyer en l’air. L’argent qui aurait pu servir à une Xe villégiature de luxe sera investi dans l’industrie spatiale. La roue tourne.

L’entreprise privée est bien lunée

Mais, soyons réalistes, ces vols lunaires pour tourtereaux seront surtout proposés à des États qui n’ont pas les moyens de se payer actuellement toute l’infrastructure aérospatiale nécessaire pour envoyer un des ces citoyens dans l’espace.

Reste encore à Golden Spike à prouver qu’elle peut réussir. Si ce n’est pas cette compagnie-là, ça en sera une autre. La course est lancée.

Le privé a le vent (solaire) dans les voiles, depuis que SpaceX a réussi sont arrimage avec la station spatiale internationale récemment : l’entreprise privée montre sérieusement qu’elle peut remplacer à terme les agences gouvernementales pour explorer l’espace.

Photo: nasa

Décrocher la lune

Les voyages en orbites autour de la Terre ne sont plus un rêve. L’alunissage d’un touriste se réalisera probablement de votre vivant. Le harnachement des météorites pour fin d’exploitation minière aussi.

Il reste encore à envoyer des hommes sur Mars.

Aller sur Mars est plus compliqué. Outre le long voyage et la survie en milieu hostile sur la planète rouge, le retour sur Terre est tout aussi problématique. Il serait dommage, n’est-ce pas, de ramener un élément pathogène martien dans notre biosphère. Les dégâts de l’Exxon Valez et de Deepwater Horizon ne sont que la petite bière en comparaison. L’entreprise privée a encore à montrer patte blanche de ce côté.

Qu’à cela ne tienne. Les entreprises privées ont des ambitions sans limites. Le fondateur de SpaceX s’est avancé à la mi-novembre en annonçant qu’il compte carrément fonder des colonies sur Mars avec pas moins de 80 000 personnes (source Discovery). Grâce à l’économie d’échelle, le billet sera de 500 000 $. Aller seulement, on s’entend.

Cosmos ou pas, les entrepreneurs ont toujours les bons mots pour attirer les investissements…

Ces retombées à venir

Plus probablement, on verra davantage un développement du côté de la robotique pour remplacer l’homme dans l’exploration spatiale. Les machines sont moins coûteuses à maintenir en vie. Un peu de soleil et hop c’est reparti.

Les retombées économiques et technologiques sont encore inimaginables.

La dernière vague d’exploration spatiale nous a donné les satellites (d’où vous recevez votre signal GPS pour indiquer à vos amis où vous êtes sur Foursquare), les robots chirurgiens, les thermomètres électroniques qui prennent la température de votre enfant malade en une seconde (et qui dérivent d’outils scientifiques pour mesurer la radiation des étoiles et des planètes), et même ces images en 360 degrés que l’on retrouve maintenant partout sur le web.

La liste pourrait s’allonger et inclure la prévision météo, l’exploration minière, l’énergie solaire et la médecine.

La nouvelle vague de retombées, à mon avis, nous apportera son lot d’objets dits « intelligents » (traduction plus ou moins fidèle de « smart ») qui sauront collaborer de façon autonome pour accomplir des missions complexes. Autrement dit, la base de l’Internet des objets est à nos portes.

Car ces avancées, attendez-vous à les voir apparaître sur Terre bien avant de les voir dans l’espace. C’est leur commercialisation ici-bas qui financera en partie l’exploration là-haut.