Billets publiés le 4 décembre 2012

Martin LessardLa montée irrésistible de SoundCloud

par

 publié le 4 décembre 2012 à 19 h 25

SoundCloud, en un mot, c’est le YouTube du son. Si vous ne l’avez pas essayé encore, il est grand temps d’aller y faire un tour.

SoundCloud a annoncé ce matin, sur la scène de la conférence LeWeb 2012, à Paris, la nouvelle version tant attendue de son site web.

Nouvelle interface

Comme vous pouvez le voir, l’interface est très similaire à la version bêta que Laurent vous a présentée en juillet dernier ici sur Triplex. De petites différences sont apparues par rapport à cette précédente annonce : l’avatar prend plus d’espace et une étiquette de catégorie a été ajoutée.

Mais la réelle caractéristique attendue est qu’enfin nous avons une expérience d’écoute sans interruption : la musique se poursuit même si vous continuez à naviguer.

Vous êtes le DJ

À remarquer aussi, un nouveau bouton se trouve directement sous la piste : « Add to Set ». SoundCloud vous permet de bâtir une collection de sons (set) en un seul fichier, que vous pouvez partager avec les autres.

SoundCloud est en voie de devenir un autre incontournable de la musique en ligne. Le service, qui avait déjà 15 millions d’utilisateurs en mai dernier, rejoint maintenant 180 millions de personnes par mois. Son directeur général, Alex Ljung, a affirmé qu’il y a 10 heures de musique téléversées sur le site chaque minute.

Faut-il que les services d’écoute de musique en ligne comme last.fm ou Pandora aient à craindre particulièrement de SoundCloud? La caractéristique principale de ces deux services, c’est d’offrir une recommandation musicale à partir d’une suggestion de départ et de créer une liste d’écoute de chansons similaires, en général puisées dans le répertoire commercial.

SoundCloud reste profondément axé sur le contenu généré par les utilisateurs, du moins dans sa forme actuelle. On y retrouve du contenu plus populaire, inévitablement. Mais ce sont les artistes eux-mêmes qui y sont pour diffuser leur musique (ex. : Paul McCartney).

Mais si, comme pour Twitter, les musiciens s’y ruent en masse pour accéder directement à leur public, les autres plateformes devront alors peut-être s’inquiéter…

Votre radio SoundCloud

Le MyCloudPlayers.com est un lecteur de musique en ligne propulsé par SoundCloud. Il est le parfait complément du site de SoundCloud.

Je l’utilise depuis plusieurs jours et je dois dire que pour trouver de la musique alternative, surtout techno, c’est une véritable mine d’or. C’est probablement la façon la plus simple pour animer musicalement vos soirées sans souci.

Ce lecteur fonctionne entièrement dans votre navigateur web, sans aucune installation de logiciel sur votre ordinateur. Et aussi sans aucune publicité.

Vous pouvez créer des listes de musique à écouter, les partager, ou écouter celles des autres. Il vous permet aussi d’incorporer une liste de lecture complète sur votre blogue!

Un bouton « Stations » permet de diffuser en direct sur le web les morceaux que vous écoutez sur SoundCloud.

Jusqu’à il n’y a pas si longtemps, on écoutait un flot de musique qui sortait des radios portatives, sans contrôle aucun, ou l’on achetait des albums dont les chansons n’avaient pas toute la même qualité. Aujourd’hui, le contrôle du flot est complètement dans les mains des mélomanes.

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Laurent LaSalleNouveau Myspace : mes premières impressions

par

 publié le 4 décembre 2012 à 11 h 44

Comme je vous le mentionnais en septembre dernier, Myspace se présente désormais sous un service complètement réinventé. L’interface est léchée et semble être un parfait équilibre entre l’aspect minimaliste et l’aspect futuriste. Mais est-ce possible de ressusciter Myspace, un site autrefois considéré comme le plus populaire réseau social au monde, à une époque où les Facebook et Twitter captent toute l’attention des internautes?

J’ai enfin obtenu accès au nouveau service vendredi dernier (merci Rémi). Laissez-moi vous livrer mes premières impressions.

Musique, Mæstro!

On se souvient tous des diverses itérations de Myspace. En essayant d’évoluer tant bien que mal, le service n’a jamais su concurrencer Facebook, qui lui a rapidement damé le pion. Avec une nouvelle formule, on pourrait croire que Myspace tente de détrôner son concurrent avec un esthétisme à couper le souffle. Pourtant, Myspace semble n’avoir jamais été aussi fidèle à lui-même. Car ce qui était l’adage de ces premiers jours est toujours au centre de sa plateforme : la musique.

À l’inverse de Facebook, la barre de tâche se trouve au pied du site. Sur celle-ci, on retrouve les classiques : un raccourci vers la page d’accueil (le fil d’activités de vos contacts), un raccourci vers votre profil, un panneau répertoriant les alertes, un panneau de clavardage et la recherche.

Mais Myspace a quelque chose de plus : son lecteur audio intégré. Imaginez la parfaite intégration de Pandora, Bandcamp ou Grooveshark à même l’interface de Facebook. Vous pouvez gérer votre liste d’écoute en glissant votre souris vers le bas de la page. À partir du profil d’un musicien, vous pouvez glisser une chanson vers votre liste d’écoute afin d’alimenter celle-ci. Finalement, vous pouvez contrôler le volume, activer le mode aléatoire, activer le mode en boucle ou passer en mode radio.

En tout temps, vous pouvez effectuer une recherche simplement en tapant dans le vide. Et puisque Myspace se considère d’abord et avant tout comme un site musical, les résultats affichent d’abord les chansons, puis les artistes, les albums et enfin les personnes correspondant à votre requête.

Puisque cette version n’est pas encore ouverte au public, inutile de vous dire que vous n’y trouverez aucun de vos amis pour l’instant. De plus, dites adieu à la pérennité du service. Myspace ne semble pas avoir l’intention de permettre à sa communauté de mettre à jour leur profil. En même temps, le service se trouve dans la position où il peut se permettre de prendre ce genre de risque (minime dans son cas).

Maintenant que j’y suis, que faire?

Le problème de Myspace pour le moment est fondamental. Outre écouter de la musique et se connecter avec des musiciens, il n’y a rien à faire sur le réseau. Vous pouvez écrire des statuts limités à 150 caractères que personne ne lira. Vous pouvez ajouter des photos que personne ne verra. Vous ne pouvez pas vraiment clavarder avec quiconque.

Évidemment, je vous entends déjà me dire qu’il s’agit d’un simple problème de bassin d’utilisateurs. Néanmoins, même lorsqu’une masse critique aura joint Myspace, vous ne pourrez pas plus partager de contenu. Le site n’intègre aucun lecteur vidéo (ni YouTube, ni Vimeo) et ne propose aucun aperçu des liens que vous ajoutez à vos messages. En fait, c’est comme si vous vous retrouviez devant la première version de Twitter en terme de fonctionnalités; elles sont quasi nulles.

Néanmoins, je demeure enthousiaste devant le nouveau Myspace. J’espère seulement qu’on pensera à y ajouter ces fonctions élémentaires avant sa mise en ligne officielle.