Martin LessardLeWeb 2011 en duplex pour Triplex

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 publié le 9 décembre 2011 à 15 h 07

LeWeb est une rencontre annuelle des grands de l’industrie du web. J’ai eu la chance hier d’interviewer trois participants grâce à la magie d’Internet (j’adore placer cette expression bon enfant). Ces entrevues se sont faites par vidéo, sur le web.

Un duplex fait maison

Je dois expliquer, avant, comment on s’y est pris.

À Paris, Christian Aubry s’était donné pour mission de faire sur place des entrevues de blogueurs et autres experts des technologies Internet. Pour ajouter un défi, il les faisaient en direct sur Internet, sur son canal PluginLeweb ouvert pour l’occasion, avec la technologie de Ustream. Ensuite il les téléchargeait sur YouTube.

Avec lui, on a essayé de voir si l’on pouvait faire une entrevue en passant par Skype, ce qui demandait de faire entrer ce flux dans sa console pour qu’elle repasse ensuite par Ustream, et ce, en direct! Tout un exploit!

Christian a réussi à faire un duplex avec son propre équipement tout à fait modeste (il n’a pas les mêmes moyens que Radio-Canada, disons). Il filmait avec deux caméras et faisait le mixage en même temps. Ne faites pas le blasé, c’est plus compliqué que ça en a l’air. C’est loin d’être un jeu d’enfant.

Dans les vidéos ci-dessous, vous verrez quelques anicroches, évidemment. Le résultat final est somme toute très intéressant, vu les conditions.

Il faut savoir qu’il y avait une distorsion épouvantable dans mes écouteurs; j’entendais à peine l’interviewé (je suis resté stoïque tout de même).

De plus, le décalage de cinq secondes entre l’image et  le son, rendait l’entrevue plus difficile.

C’était un bon essai, qui démontre la faisabilité d’un « duplex maison ». Il ne reste qu’à peaufiner la technique pour que dans les « coulisses » ça se passe mieux.

J’ai indexé les vidéos pour faciliter votre écoute.

Ouriel Ohayon et Yann Lechelle – L’innovation technologique hors de Silicon Valley

On perçoit souvent Silicon Valley comme étant le seul endroit pour se lancer en affaires sur le web. Mais aujourd’hui, le faire à l’extérieur des États-Unis permet d’être plus ouvert sur le monde. Les entreprises implantées ailleurs sont souvent obligées de s’intéresser tout de suite au marché mondial, alors que les Américains ne s’adressent qu’à leur marché en premier. Ils se trouvent souvent dépourvus dès qu’ils cherchent à exporter. Yann et Ouriel, cofondateurs d’AppsFire, en connaissent un rayon là-dessus.

[0:20] Ouriel Ohayon donne ses premières impressions du colloque LeWeb 2011.

[1:08] Yann Lechelle explique comment Paris n’a pas la réputation d’être un endroit qui favorise les entreprises en démarrage, mais affirme que la réalité est pourtant tout autre.

[2:26] Ouriel raconte ensuite comment la nouvelle réalité de consommation de contenu passe aujourd’hui par les applications mobiles (apps). On vit une mutation du web grâce aux téléphones mobiles et aux tablettes.

[3:44] Yann explique alors qu’AppsFire, leur service Internet qui permet de trouver des applications mobiles, vient en aide aux utilisateurs pour qu’ils s’y retrouvent à travers la multitude de choix qui s’offrent à eux.

[4:40] Ouriel raconte ensuite comment un écosystème se met en place en France pour soutenir l’innovation technologique.

[6:25] Yann ajoute qu’en France, le climat est plus propice pour créer une entreprise technologique qui aurait des ambitions vraiment mondiales.

[7:55] À savoir si les ressources sont plus difficiles à trouver hors des États-Unis, les deux répondent par la négative, les talents se trouvent en grand nombre en France.

[10:20] Ils terminent en racontant comment, hors de Silicon Valley, ils réussissent à conserver une synergie notamment avec Silicone Sentier, à Paris, pour rester dans le coup.

Matthieu Chéreau – La difficile ascension du « social »

SoLoMo est un acronyme qui représente la convergence de trois grands nouveaux courants du web : le social (so), le local (lo) et le mobile (mo). Mais le « social » n’est pas compris toujours intuitivement par les compagnies qui veulent investir les réseaux sociaux. Mattieu Chéreau, PDG de Tigerlily, explique.

[0:40] Pourquoi le « social » dans le SoLoMo est-il moins présent à la rencontre LeWeb 2011 malgré son importance? Parce que le « social » est plus long à apprendre pour les compagnies, car il signifie « écouter le marché », ce qu’ils ne savent pas nécessairement bien faire.

[3:24] Comment une grande marque peut-elle réussir à concilier une présence à la fois mondiale et locale? Par une stratégie à géométrie variable, où il faut proposer un parcours fluide qui part de la marque mondiale jusqu’au point de vente (tout en restant naturel pour l’utilisateur). Personne n’est encore expert en la matière.

[7:30] La gestion de tous ces niveaux d’informations demande de nouvelles compétences (ce que j’appelle la superarchitecture de l’information) et Mattieu la situe sur deux plans principalement. Elle se passe dans la gestion de la communauté des utilisateurs (où l’analyse de la conversation se fait par les humains) et elle passe par une automatisation de la gestion des informations sur les utilisateurs dans des bases de données (CRM) dans le but de personnaliser les contenus.

[9:45] Mattieu explique enfin comment son service,Tigerlily, permet de filtrer la surabondance de contenus dans les réseaux sociaux afin d’augmenter le ratio signal/bruit.

Pour voir plus d’entrevues, consultez PluginLeWeb

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