Gina DesjardinsLes amateurs de jeux et l’industrie du jeu vidéo, les faits 2011 du secteur canadien

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 publié le 21 octobre 2011 à 14 h 46

Tous les ans, l’Association canadienne du logiciel dE divertissement (ALD) publie le document Faits essentiels sur le secteur canadien des jeux vidéo et informatiques. Le rapport 2011 est sorti cette semaine. Voici quelques faits intéressants sur l’industrie et ses retombées, puis sur le profil des joueurs.

L’industrie et ses retombées

–       En tout, 16 000 personnes travaillent directement dans ce secteur, contre 32 000 aux États-Unis. Compte tenu de la différence de population, c’est plutôt intéressant!

–       Par le nombre d’employés, le Canada se classe au troisième rang mondial des pays œuvrant dans le secteur des jeux vidéo, après les États-Unis et le Japon.

–       L’estimation des retombées directes du secteur canadien des jeux vidéo sur l’économie canadienne est de 1,7 milliard de dollars.

–       Il y a 348 compagnies œuvrant dans ce secteur au Canada.

–       Au cours des deux dernières années, on a observé une croissance de 11 % dans ce secteur, croissance que l’on estime à 17 % pour les deux prochaines années.

–       Certaines des franchises les plus connues à travers le monde ont été créées au Canada. On peut penser, entre autres, à Mass effect (BioWare à Edmonton), à NHL (EA Canada à Vancouver) et Assassin’s creed (Ubisoft à Montréal).

–       60 % des entreprises canadiennes de jeux vidéo embaucheront de jeunes diplômés en 2011 et 77 % envisagent de le faire d’ici 2013. C’est donc un bon choix de carrière.

–       68 % des employés développent des jeux pour les plateformes traditionnelles. Mais les ressources pour les jeux sociaux, occasionnels et pour appareils mobiles sont en hausse.

–       Près du quart des entreprises canadiennes de ce secteur sont originaires du Québec, et presque 70 % des grandes entreprises canadiennes de ce secteur sont installées au Québec.

–       Plus de la moitié des emplois, tout comme la moitié des dépenses, de ce secteur se trouvent au Québec.

–       Le salaire moyen d’un employé de ce secteur est de 62 000 $.

 

 

Le profil des joueurs

–       59 % des Canadiens sont des joueurs de jeux vidéo.

–       L’âge moyen du joueur canadien est de 33 ans. On ne le dira jamais assez, c’est loin d’être une activité réservée aux enfants.

–       Plus du tiers (38 %) des amateurs de jeux vidéo sont des femmes et 62 %, des hommes.

–       Les préférences changent beaucoup selon l’âge et le sexe. En général, les hommes préfèrent tout ce qui est action, course, sports, combats et tirs, tandis que les femmes préfèrent les jeux de style casse-tête, faisant appel aux capacités mentales, les jeux axés sur la musique et les jeux de rôle.

–       30 % des Canadiens jouent tous les jours à des jeux vidéo, 45 % quelques jours par semaine, 15 % une fois par semaine, 5 % une fois toutes les deux semaines et 6 % une fois au cours des quatre dernière semaines. Une petite partie d’Angry birds dans la salle d’attente du dentiste, ça compte!

–       96 % des foyers possèdent un ordinateur et 47 % une console de jeu (Xbox 360, PlayStation 3 ou Nintendo Wii).

–       On joue surtout sur ordinateur (49 %) et sur console (35 %), puis sur console portable (10 %) et, finalement, sur appareil mobile et cellulaire (7 %).

–       Les consommateurs canadiens ont dépensé 1,7 milliard de dollars dans les jeux vidéo et informatiques en 2010 : 886 millions de dollars sur des logiciels, 79 millions sur des jeux pour PC, 513 millions sur du matériel et 279 millions sur des périphériques.

–       Les jeux sont encore davantage achetés en boutique (65 %), mais les ventes numériques augmentent (35 %).

–       83 % des parents qui jouent à des jeux vidéo affirment regarder la cote ESRB avant d’acheter ou de louer un jeu pour leurs enfants. Le pourcentage doit baisser chez les parents non joueurs qui ne connaissent pas toujours cette classification similaire à celle des films.

–       En 2010, 55 % des jeux ont été cotés « pour tous », 1 % « pour jeunes enfants », 18 % « pour 10 ans et plus », 21 % « pour adolescents » et 5 % « pour adultes ». Preuve que les jeux sur le marché ne sont pas tous sanguinaires et violents.

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