Laurent LaSalleGoogle+ : est-il trop tard pour changer de réseau social?

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 publié le 29 juin 2011 à 8 h 38

Facebook, le réseau social le plus populaire de la toile, se retrouvera bientôt face à un adversaire de taille. Comme le voulait une persistante rumeur, Google a enfin dévoilé un service pouvant concurrencer la forteresse de Mark Zuckerberg.

Google+

Bien que l’interface de Google+ apparaisse comme très intuitive avec son omniprésence du cliquer-glisser, cette caractéristique sera-t-elle suffisante pour permettre à Google de prendre la première position?

Cercles d’amis

Avez-vous déjà tenté de produire des listes d’amis sur Facebook? Cette fonctionnalité, introduite pour mieux gérer l’aspect confidentiel de certains contenus, se présente encore aujourd’hui sous une forme plutôt drabe et ennuyeuse. Du côté de Google, on nous propose la classique métaphore des cercles d’amis, où construire des sous-groupes est aussi simple que de classer des billes par couleurs ou formats.

Une fois que vous aurez bâti vos sous-groupes, il vous sera possible de déterminer quoi diffuser à quel cercle d’amis lors de la publication. Sur ce plan, cette étape est plutôt similaire à ce que Facebook propose.

Clique

Évidemment, un réseau social ne serait pas complet sans son aspect conversationnel. Outre les classiques commentaires, Google propose la Clique (Huddle), qu’elle présente comme une solution au problème d’envoi de SMS en groupe. En somme, il sera possible de clavarder à partir d’un groupe d’amis (peut-être même un cercle d’amis prédéterminé), un peu à la façon d’un Twitter privé.

Il m’est difficile d’être convaincu par cette fonctionnalité qui me rappelle trop bien Google Buzz, une tentative à concurrencer Twitter, qui ne peut être qualifié autrement que par un lamentable échec. Cependant, le contexte ici est différent : son implémentation dans Android, le téléphone intelligent de Google qui monte en popularité, pourrait être un facteur déterminant au succès de la Clique, et de Google+ en entier.

Sans compter que l’approche est quant à elle aussi différente : on fragmente nos conversations parmi divers sous-groupes d’amis (relation réciproque), contrairement à Twitter, qui favorise une communication globale à des gens qui daignent nous suivre (relation souvent à sens unique).

Déclics

Il allait de soi que Google allait améliorer la façon de partager du contenu à l’ensemble de vos amis par le biais de son moteur de recherche. Déclics (Sparks) vous permet de lancer une recherche à partir de mots-clés, de partager un résultat intéressant au besoin et de sauvegarder la requête comme champ d’intérêt afin d’y retourner a posteriori.

Déclics pourrait être la clé permettant à Google de maintenir le succès de son moteur de recherche, advenant que son nouveau réseau social soit adopté par une majorité d’internautes.

En attendant l’invitation

Malgré la panoplie de vidéos diffusées sur YouTube, il m’est difficile de vous livrer un aperçu fidèle de l’expérience Google+ tant et aussi longtemps que l’accès y sera restreint. En effet, les utilisateurs précoces devront attendre l’invitation de Google avant de pouvoir s’amuser dans ce nouvel environnement.

Google a au moins l’avantage de pouvoir introduire son service à ses millions d’abonnés, entre autres aux membres de Gmail, de Docs et de YouTube. Par contre, cet avantage n’a pas réussi à imposer le succès à deux projets similaires par le passé (Wave et Buzz).

À la lumière de cette réflexion, êtes-vous prêt à changer de réseau social?

Internet, Réseaux sociaux