Billets publiés le 29 décembre 2010

Gina DesjardinsComment recycler nos vieux appareils électroniques

par

 publié le 29 décembre 2010 à 12 h 14

Avez-vous reçu des gadgets intéressants à Noël? Des plus récents pour remplacer les vieilles générations? Avez-vous décidé de transférer votre collection de CD dans votre ordinateur? Que pensez-vous faire de vos vieux gadgets? Y avez-vous pensé?

J’ai pensé que c’était un bon temps pour parler du recyclage des appareils électroniques pour ce billet suivant Noël. Pour m’aider dans mes suggestions d’initiatives, j’ai contacté Mario Laquerre, directeur des programmes Recyc-Québec.

Ça ne va pas à la poubelle!

Selon Mario Laquerre, même si on sait que c’est une période où on remplace souvent les vieux gadgets, il n’y a pas de statistiques officielles sur les déchets causés par les cadeaux de Noël. Comme ils coûtent cher à l’achat, on a tendance à attendre avant de les jeter. Eh oui, on s’attache à ses appareils électroniques. J’avais parlé de ce lien affectif dans mon billet Aime-t-on nos gadgets d’un amour inconditionnel. On va donc souvent mettre le vieux dans un coin en attendant de s’assurer qu’on aime le nouveau avant de s’en débarrasser…

Pourquoi est-ce important? Heureusement, selon M. Laquerre, les compagnies se sont disciplinées et les vieux appareils électroniques ne sont plus envoyés dans des sites d’enfouissement pour être brûlés à l’air libre sans précaution dans des pays sous-développés. C’est maintenant à nous de nous faire notre part afin de leur trouver une deuxième vie. Ils sont très polluants et en les jetant, on concentre le danger dans un seul lieu. Par exemple, un ancien moniteur contient environ trois kilos de plomb et du phosphore. Aux ordures, il risque de se briser, libérant le plomb qu’il contient, dangereux pour la santé, dans l’environnement. Et puisque de 80 à 95 % de la matière est récupérable (on retrouve du métal, des métaux précieux et du plastique), mieux vaut diminuer le plus possible l’utilisation de matière première en faisant sa part.

On s’en débarrasse de façon responsable

Évidemment, la première chose à laquelle penser est de le donner. Par exemple, si on reçoit la nouvelle génération d’un gadget populaire, c’est certain qu’une ancienne version fera des heureux. On peut penser à sa famille ou aux organismes de charité. Plusieurs se contentent parfaitement des plus vieilles générations. « Pour les cellulaires, affirme M. Laquerre, c’est facile de trouver preneur. Certains résistent encore et n’ont pas envie d’avoir un cellulaire. Mais en avoir un peut être pratique pour les urgences. Un vieux téléphone peut être laissé dans une voiture et servir uniquement pour composer le 911, qui est un numéro gratuit. » Il s’agit d’acheter une carte SIM et de mettre un peu de crédit dedans…

Des initiatives privées

Artisans

On peut penser à des artistes qui redonnent une deuxième vie à des objets de toutes sortes comme Mélanie Fortin de Créations Compulsives et ses bijoux faits avec des vieux CD, DVD ou logiciels. Elle apprécie tous les dons.

Bureau en gros

Les magasins offrent plusieurs services de récupération. Par exemple, les vieilles cartouches d’encre aident à amasser des fonds pour les écoles, les vieux ordinateurs et d’autres équipements électroniques soutiennent Québec – Mission Zéro, qui en fait don aux écoles et organismes communautaires (comme le programme OPEQ – Ordinateurs pour les écoles du Québec). Partenaires d’Appel à recycler, ils récupèrent dans des bacs les piles rechargeables et produits électroniques mobiles.

Allô la Terre

Recyclage ou réutilisation des vieux cellulaires dans les Archambault et boutiques Vidéotron. Les différentes composantes (métal, métaux précieux et plastiques) sont recyclées et les matières dangereuses sont éliminées d’une façon sécuritaire.

Future Shop / Best Buy

On peut rapporter ses petits appareils tels que ses vieux téléphones cellulaires, lecteurs CD, CD et DVD, lecteurs MP3, lecteurs DVD portatifs, cartouches d’encre et piles. On n’a qu’à les déposer dans la boîte Appel à recycler.

Plusieurs compagnies, par exemple Sony, Apple et Samsung, récupèrent leurs appareils. Certaines composantes sont réutilisées et les autres sont recyclées.

Pour d’autres façons de se débarrasser de ses déchets électroniques, on peut s’informer auprès de sa municipalité, responsable de la gestion des matières résiduelles, ou consulter le site Internet de Recyc-Québec, à la section l’ABC du recyclage.

On peut aussi appeler une entreprise spécialisée dans le ramassage d’objets inutilisés. Mario Laquerre suggère 1-800-Got-Junk, une compagnie canadienne qui remporte un vif succès. Elle prend tout ce qu’on ne veut plus (techno ou pas) et passerait même le balai après son passage!

Ça n’a pas de lien techno, mais M. Laquerre m’a demandé de rappeler l’existence des collectes de sapin de Noël en janvier. Selon lui, les sapins naturels sont plus écologiques que ceux artificiels ou en carton, tant qu’on s’en débarrasse convenablement. Il faut s’informer à la municipalité pour l’horaire des collectes.