Billets publiés le 16 décembre 2010

Philippe MarcouxZuckerberg, achats en ligne et cadeaux sur Internet

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 publié le 16 décembre 2010 à 11 h 23

Bon, les cadeaux d’abord, c’est presque Noël après tout.

Je lisais récemment un billet de Paul Wells sur son blogue sur le site de L’actualité, dans lequel il faisait ses suggestions de cadeaux de Noël (n’ayez crainte, je n’ai aucunement l’intention d’en faire autant), et il écrivait que, pour éviter de faire des bêtises, il ne donnait que des disques et des livres en cadeau à Noël. Sage décision. Mais les livres et les disques sont aussi parmi les produits qu’on achète le plus en ligne et, de surcroît, en format numérique. Je me suis donc demandé si c’était possible de donner en cadeau un livre ou un disque (disons, une série de chansons) en version « désatomisée »!

Vérification faite : ça dépend! Je dois tout d’abord vous dire que je déteste les chèques-cadeaux, qui sont les « barres tendres au déjeuner » de Noël. Ça peut remplacer un cadeau, mais ce n’est vraiment pas la même chose!

Donc, si on fait abstraction des chèques-cadeaux, est-il possible de remplir un bas de Noël avec des octets? Vous saviez peut-être déjà ça, mais si au lieu de cliquer sur « Buy » à côté d’une chanson sur iTunes, vous cliquez sur la petite flèche à côté, l’option cadeau apparaîtra comme par magie. Dites que je suis niaiseux si vous voulez, mais je trouve ça génial de pouvoir envoyer juste une chanson à une amie, comme ça, pour rien ou juste pour lui remonter le moral. Et, bien entendu, vous pouvez créer vos propres listes de chansons et les offrir en cadeau. Ça ne fait pas des emballages sympathiques sous l’arbre, mais c’est quand même mieux qu’un chèque – « je n’ai pas d’idée pour toi alors achète-toi donc ce que tu veux » cadeaux!

Et en cette année de l’iPad et avec l’arrivée prochaine de toutes sortes de tablettes concurrentes à celle d’Apple, vous pouvez acheter un livre électronique à une amie en cliquant sur… Ben, en fait, vous ne pouvez pas! Sans blague, Amazon, Google Books, iBooks… pas possible de donner un livre électronique en cadeau. Oui, mais ça n’a aucun sens, pourquoi les disques, et pas les livres? Cessez de poser des questions ennuyantes, ce n’est pas possible j’ai dit.

Achats en ligne

Pendant que vous êtes en train de faire vos achats de dernière minute, il faudrait bien que je vous parle de ma dernière découverte… cinq ans après tout le monde.

J’ai discuté de sécurité électronique avec M. Sylvain Patry, expert en protection de l’identité et premier vice-président de ProtegeMonIdentite.ca, et il avait quelques conseils très simples à offrir pour ceux qui osent faire leurs emplettes sur Internet.

D’abord, n’hésitez pas à utiliser le web pour faire vos achats, selon M. Patry, en matière de fraude, mettre sa carte de crédit dans le terminal d’un commerçant est tout aussi risqué que d’entrer le numéro de la carte sur une page web. Déprimant, je sais, et néanmoins vrai. On n’est jamais à l’épreuve de la fraude, semble-t-il.

Cela dit, il est possible de tout de même se protéger un peu.

1) Utiliser une carte qui a une limite de crédit relativement basse. Au moins, ça limite les risques.
2) Ne cliquez pas sur un lien pour aller vers un site de commerce en ligne. Tapez vous-même l’adresse du site pour éviter les arnaques.
3) Regardez l’adresse du site visité dans la barre d’adresse. Si le site est sécurisé, le « http » de l’adresse deviendra « https ». Simple, mais efficace.
4) Ne faites pas de transactions par courriel (elles ne sont jamais sécurisées) et évitez de faire vos achats en ligne lorsque vous utilisez un accès public à Internet, dans un café par exemple.

Vous voilà avertis.

Zuckerberg

Le créateur de Facebook est la personnalité de l’année du magazine Time. Bien sûr, Mark Zuckerberg a changé nos vies à jamais, mais pourquoi cette année? Parce qu’on a fait un film (pas terrible) sur lui? Parce qu’il a atteint 500 millions d’utilisateurs en 2010 (qu’est-ce qu’on va faire quand il en aura 1 milliard?)?

Non, Mark Zuckerberg est la personnalité de l’année de Time parce que le vénérable magazine n’a pas eu le courage de mettre la véritable personnalité de l’année sur sa couverture. À mon avis, Time a décidé de ne pas donner encore plus de visibilité au nouvel ennemi public numéro un… Vous avez compris : Julian Assange, le créateur de WikiLeaks.

Les gens de Time prennent même la peine de comparer Assange et Zuckerberg dans le texte qui explique le choix de M. Facebook. Selon Time, ils font tous les deux la promotion de l’ouverture et de la transparence. Sauf que là où Assange voit un tas d’ennemis, Zuckerberg, lui, ne voit que des amis… « Fail » pour le choix un peu trop facile du Time.