Gina DesjardinsL’industrie du jeu vidéo, plus lucrative que celle du cinéma

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 publié le 15 novembre 2010 à 11 h 13

Ça fait déjà plusieurs années que je couvre l’industrie du jeu vidéo. Et vous savez quoi? C’est épuisant. Presque toutes les fois où j’ai proposé un article sur un sujet relié de près ou de loin aux jeux vidéo, j’ai eu droit à « Notre lectorat n’est pas adolescent », « C’est trop marginal »,  « Bof, pas certain que ça intéresse. » C’est une bataille continuelle.

Toutes les fois, j’ai eu à convaincre les rédacteurs en chef ou recherchistes en apportant chiffres et statistiques pour prouver leur pertinence et leur popularité. En dehors de la presse spécialisée, c’est un secteur incompris, mal-aimé et clairement méconnu. On peut rarement trouver plus que quelques critiques des jeux les plus attendus et des articles occasionnels dans les sections affaires. C’est un fait que je m’explique difficilement.

Plus lucratif qu’Harry Potter

Aux États-Unis, selon le Wall Street Journal, l’industrie des jeux vidéo a rapporté 20 milliards de dollars en 2009, soit deux fois plus que celle du cinéma. La firme Avista Partners estime les revenus à l’échelle mondiale à 110 milliards de dollars.

Selon l’Association canadienne du Logiciel du Divertissement (ALD), les ventes ont quadruplé de 1996 à 2008 et surpassent maintenant celles provenant des entrées au cinéma.

Lors du lancement de certains jeux, comme Halo ou Call of Duty, les ventes dans les premières heures suivant la sortie ont dépassé celles des superproductions au cinéma telles qu’Harry Potter ou Pirates of the Caribbean. C’est certain qu’un jeu vidéo se vend plus cher qu’une entrée au cinéma, mais ça n’en demeure pas moins étonnant.

On peut lire dans le guide À vos jeux, Canada! Jouer pour gagner dans l’économie numérique publié par l’ALD :

« Le secteur du jeu vidéo est celui du divertissement qui affiche la plus forte croissance dans le monde. Le secteur canadien du logiciel de divertissement – qui devrait croître au rythme de 29 % par an au cours des quelques prochaines années – se situe actuellement au troisième rang mondial et l’on doit aux développeurs et aux éditeurs de jeux vidéo canadiens certains des titres les plus vendus à l’échelon international. »

L’âge du joueur moyen au Canada est de 33 ans

Alors, comme j’ai l’intention de reparler de jeux vidéo sur Triplex, sous différents angles, j’aimerais vous recommander la lecture des dernières données canadiennes publiées par l’Association canadienne du logiciel du divertissement (ALD).

Par exemple, selon son rapport de 2010 récemment publié, l’âge moyen du joueur est de 33 ans, 47 % des foyers canadiens possèdent au moins une console de jeu, 96 % possèdent un ordinateur, 45 % des joueurs de 55 ans et plus jouent quelques jours par semaine, et 32 % des joueurs sont des filles.

D’ailleurs, c’est un choix de carrière très intéressant pour les jeunes. Je vais en reparler prochainement.

Que celui qui n’a jamais joué sur une console de jeux, un ordinateur ou un cellulaire me jette la première pierre.

Une vidéo de l’ALD sur l’industrie canadienne du jeu :

Jeux vidéo, Société