Maxime JohnsonEssai du Samsung Galaxy Note Edge : meilleur que prévu

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 publié le 30 janvier 2015 à 12 h 00

galaxy note edge

Mes attentes n’étaient pas très élevées par rapport au nouveau Galaxy Note Edge, un grand téléphone doté d’un écran courbé que Samsung prévoit lancer prochainement au Canada. Après quelques semaines d’utilisation, je suis toutefois plus emballé que ce à quoi je m’attendais. Si le curieux rebord du Galaxy Note Edge n’est pas suffisamment intéressant pour causer de grands remous dans l’industrie, on doit tout de même apprécier l’audace du fabricant dans ce marché où la précaution est généralement à l’honneur.

Un Galaxy Note 4, courbé
Le Samsung Galaxy Note Edge est une version modifiée du Galaxy Note 4, le populaire téléphone grand format de Samsung.

Le Note Edge est donc un appareil haut de gamme, avec par exemple un processeur à  Snapdragon  805, 3 Go de mémoire vive et une capacité minimale de 32 Go avec une fente pour carte SD. Tout comme le Galaxy Note 4, il est aussi équipé d’un stylet actif, le S Pen, pratique notamment pour prendre des notes manuscrites.

La principale nouveauté du Note Edge, pratiquement la seule en fait, est toutefois son écran recourbé d’un côté, qui permet d’accéder à un menu latéral supplémentaire.

Cette barre latérale peut, par exemple, être un menu de raccourcis, des applications indépendantes (comme un jeu de mémoire), un bandeau qui affiche de l’information en permanence comme les mots-clics à la mode sur Twitter ou une interface agrandie pour certaines applications.

Dans le logiciel pour prendre des photos, par exemple, la partie recourbée de l’écran affiche le déclencheur de la caméra, ce qui permet de prendre une photo comme on le ferait normalement, sur le haut de cadre de l’appareil, mais aussi de désengorger l’interface.

À quoi ça sert?
galaxy note edge courbe

Une grande question demeure toutefois : est-ce que cet écran est vraiment utile?

Oui et non.

Selon Samsung, l’écran recourbé du Note Edge améliore la productivité de l’appareil (on peut, par exemple, lire ses messages textes sans sortir d’une application). Dans les faits, il s’agit là d’un argument un peu tiré par les cheveux, et les microsecondes économisées ici et là n’affecteront certainement pas votre productivité d’une façon importante.

Le menu latéral est toutefois assez pratique. J’ai adoré lancer des applications à partir de ce menu avec mon pouce, beaucoup plus qu’avec les raccourcis au bas de l’écran, où ils sont généralement accessibles.

Lorsque le téléphone est branché et posé sur une table de chevet la nuit, la barre affiche aussi une horloge, ce qui est quand même une bonne idée.

Les avantages de l’écran courbé du Galaxy Note Edge sont trop minimes pour être vraiment significatifs, mais ils sont quand même présents, et dans certains cas appréciés.

Un peu plus que ce à quoi je m’attendais, du moins.

Aucun accrochage
La grande surprise avec le Galaxy Note Edge est qu’on n’accroche jamais par erreur les boutons sur le menu latéral.

Jamais, en plusieurs semaines, n’ai-je lancé une application sans le vouloir, ou ouvert un menu par erreur, même avec mon pouce placé directement sur la courbe de l’écran.

Bien honnêtement, je m’attendais que ce problème soit plus important que les avantages de l’écran recourbé, mais il n’en est rien. Le seul défaut de la courbe est de contribuer à ce que l’appareil soit un peu plus large que le Galaxy Note 4, qui était pourtant déjà assez imposant.

Un bon téléphone Android
galaxy note edge back

Pour le reste, le Galaxy Note Edge est un bon téléphone Android, qui a déjà fait ses preuves.

On aime notamment ses caractéristiques performantes, et la version de Samsung du système d’exploitation Android (Android 4.4 seulement pour l’instant) s’est considérablement améliorée avec le temps, étant désormais un peu plus subtile qu’auparavant, avec ses 1000 fonctionnalités cachées par défaut et ses applications mobiles pouvant être installées au besoin seulement.

Pour les amoureux de gadgets
Si Samsung a déjà créé à elle seule de nouvelles catégories de téléphones, tout particulièrement les grandes « phablettes » avec son premier Galaxy Note, on peut douter que ce sera le cas cette fois-ci.

Même si l’écran recourbé offre moins de désavantages que prévu, ses avantages sont beaucoup trop insignifiants pour réellement avoir des effets sur le marché.

Lorsqu’il sera lancé au Canada, le 18 février, le Galaxy Note Edge devrait surtout intéresser les amateurs de gadgets, ceux qui changent régulièrement de téléphone intelligent et qui aiment posséder les dernières nouveautés.

Son succès pourrait toutefois être influencé par son prix d’achat assez élevé, soit 400 $ avec une entente de deux ans chez Bell et Rogers.

Catégories : Mobile

Martin LessardVers une neuroscience de l’apprentissage?

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 publié le 29 janvier 2015 à 12 h 20

Dans une société de l’automobile, nous avons vu la montée du jogging pour pallier les effets de l’inactivité.

Dans une société de la connaissance où toutes les réponses seraient à la portée de la main (ou de la voix), nous pourrions voir la montée du « jogging cérébral » comme palliatif à la sous-utilisation de notre cerveau.

D’ailleurs, vous avez sûrement remarqué l’arrivée progressive d’applications comme Lumosity ou Elevate, qui proposent des jeux pour maintenir en forme nos réflexes cognitifs.

Ces applications ont dérivé d’apprentissages en neurosciences au début des années 2000.

Des études démontraient que « l’entraînement cognitif » pouvait réduire les risques d’Alzheimer.

Notez toutefois que cela ne veut pas dire que ces applications en question donnent réellement les effets escomptés — plus d’études doivent être faites pour prouver les affirmations des compagnies.

Mémoire, mémoire, dis-moi qui se souvient le plus

Mais dans le doute, pourrait-on dire, pourquoi ne pas utiliser ces applications quand même? Au moins, nous exerçons notre mémoire!

La mémorisation est cette capacité d’encoder, de stocker et de retrouver une information. Mais avec les avancées technologiques actuelles, il est possible de retrouver des informations en un simple clic, partout où l’on est.

Ne serait-il pas plus utile, pour ceux qui cherchent à apprendre, de mieux savoir manipuler les informations, plutôt que de les encoder et de les stocker?

Voilà pourquoi les neurosciences semblent être une voie intéressante pour envisager l’avenir de l’éducation. Il y a là une possibilité d’entraîner le cerveau à développer mieux les capacités cognitives des gens.

Déjouer le réflexe des neurones

Des découvertes issues des sciences cognitives ont clairement démontré que l’on pouvait mieux enseigner quand on sait comment le cerveau fonctionne. Voici un exemple.

Les mécanismes cérébraux, quand un enfant apprend à lire, à écrire ou à calculer, sont aujourd’hui mieux compris grâce à l’imagerie cérébrale.

C’est ainsi que nous savons qu’il existe des neurones, au niveau du cortex visuel, dans l’hémisphère gauche du cerveau, qui servent à reconnaître les mots écrits. Or, ces neurones servaient originalement à la reconnaissance des visages, mais se sont finalement spécialisés dans celle des mots.

Cette découverte explique une difficulté rencontrée chez certains enfants qui confondent les lettres dites « en miroir » (comme b et d). Nos « neurones de la lecture » étaient d’abord spécialisés dans la reconnaissance des visages. Ils reconnaissent donc les formes par rapport à un axe de symétrie (comme notre visage). Les lettres « en miroir » sont donc facilement confondues.

Les neurosciences suggèrent alors pour ces enfants en difficulté d’apprentissage de toucher des lettres en relief les yeux bandés (apprentissage multisensoriel). Les performances de ces élèves dans la reconnaissance des lettres se sont améliorées, comparées à celles d’autres enfants ayant reçu une formation traditionnelle (juste le sens de la vue).

Dans ce cas-ci, les neurosciences ont permis de comprendre pourquoi il y avait ce type de problèmes chez certains jeunes, car l’apprentissage multisensoriel n’est pas nouveau : la méthode Montessori utilise cette approche depuis longtemps.

La promesse d’un enseignement neuropersonnalisé

Les neurosciences pourraient nous montrer la voie vers une nouvelle pédagogie. Elles permettent d’asseoir certaines méthodes pédagogiques sur des bases scientifiques.

L’avancée des neurosciences fait miroiter cette promesse d’une forme future de personnalisation de l’apprentissage en fonction de nos « défauts ».

Si cela se confirme, alors dans un premier temps, les neurosciences seront surtout utiles pour ceux qui ont des difficultés d’apprentissage. Les professeurs seront alors mieux préparés pour trouver rapidement des méthodes d’apprentissage adaptées pour chacun.

On peut rêver ensuite que les cours à l’école se transforment en une série de thérapies. Nous n’y acquerrions pas des connaissances, on nous donnerait des entraînements neuronaux pour être cognitivement plus alertes et aptes à apprendre par nous-mêmes.

Cette vision prodiguera bonheur ou révulsion, selon nos allégeances. Nous en sommes toutefois loin.

Mais ces questions ont déjà émergé dans le milieu scolaire. Toutes les prochaines découvertes seront scrutées, car il n’y a qu’un pas à faire pour penser que les neurosciences pourront guider l’école vers de meilleurs apprentissages.

Mais ces découvertes doivent encore passer par la double expérience de la validation à grande échelle et de l’intelligibilité pour l’individu.

Le sens du sens

Le sens, en effet, est central en éducation. C’est l’intelligibilité de l’apprentissage.

Une série d’exercices cérébraux peuvent être bons pour moi, mais il faut que le sens de ces exercices soit bien clair dans mon esprit pour que je les fasse. Ce sens doit être inscrit dans quelque chose de plus motivant, un contexte, une raison.

Un exercice cérébral pour un exercice cérébral. Très peu pour moi.

Apprendre le calcul différentiel pour le calcul différentiel? Sans mise en contexte, ça passe mal.

Comme pour le jogging. Sans motivation, rien ne bouge!

Comme pour mes applications de Lumosity et Elevate, elles dorment dans mon cellulaire.

Je préfère attendre une version qui serait (hypothétiquement) intégrée à Grand Theft Auto 6!

Catégories : Education

Martin LessardSnapchat Discover : ce que les médias peuvent y gagner

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 publié le 28 janvier 2015 à 11 h 43

Snapchat, l’application mobile de messages éphémères, vient tout juste de lancer une nouvelle fonction : Discover.

Discover, c’est un volet dans l’application où 11 médias anglophones (dont CNN, MTV, Vice et National Geographic) offrent chaque jour des extraits de vidéos, de textes ou de photos de sujets d’actualité.

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Il suffit de glisser le doigt vers la gauche pour accéder à cet écran (après avoir pris soin de télécharger la plus récente version de Snapchat).

Les contenus sont accessibles 24 heures et changent chaque jour.

Des extraits courts et éphémères, Snapchat oblige

Que le monde des médias, toujours à la recherche de débouchés pour ses contenus, se tourne vers Snapchat n’est pas bête.

Ça confirme dans un premier temps la nature éphémère des nouvelles elles-mêmes.

Ça confirme aussi le fait que les nouvelles manipulées du bout des doigts se prêtent bien mieux à sa consultation.

En effet, en 2 ou 3 glissements ou pressions de doigt, on accède au contenu, comme on accède à un bol de Smarties : un petit morceau à la fois (la forme du célèbre petit chocolat n’est pas sans rappeler celle des pastilles de nouvelles dans Snapchat.)

Source Wikipedia

Source Wikipedia

La métaphore de la « page web » (qui rappelle la page du magazine, du journal ou du livre) ne convient pas tout à fait pour refléter la façon dont on consulte les contenus en ligne aujourd’hui.

Les articles sont de petits bonbons que l’on gobe ou que l’on partage avec d’autres sans trop d’efforts.

Sur Snapchat, aussitôt consommé, aussitôt disparu!

Si les 100 millions d’abonnés de Snapchat, dont la moitié ont entre 13 et 17 ans, découvrent les nouvelles du monde de cette façon, c’est en soit une bonne nouvelle! Il y a peut-être une association naturelle qui se dessine entre les médias et la culture du temporaire que propose Snapchat.

Facebook partage, Snapchat appâte

Dans une étude récente, on apprenait que près de 82 % des articles publiés en ligne sur les réseaux sociaux passent par Facebook.

Pour les médias, Facebook est donc un élément incontournable de leur stratégie de diffusion sociale.

L’an passé, le trafic de Facebook vers les sites d’information a été multiplié par 4 (merci à l’étonnante performance du nouvel algorithme de tri des contenus du fil des nouvelles).

Mais c’est un piège. Les abonnés de Facebook restent sur Facebook, ils consomment à la pièce les articles, ils commentent sur Facebook : les médias sont un énorme réservoir à contenus qui alimentent et enrichissent la plateforme de réseautage.

Sur Snapchat, c’est différent. Les médias contrôlent ce qui est distribué. Et ce contenu n’est accessible que durant 24 heures.

Si un jeune utilisateur veut en savoir plus, il sait qu’il n’a qu’à se rendre sur le site du journal en question. Snapchat appâte, mais pour assouvir sa soif de connaissances, l’usager devra se tourner vers le site officiel du média en question – et pourquoi pas, en passant, s’y abonner?

Ce qui rend Snapchat unique, c’est que l’application crée une forme de rareté qui oblige les utilisateurs à toujours revenir, afin d’éviter de « manquer quelque chose ». Cette force d’attraction est la même que dans les conversations entre des personnes. Elle tient au fait que l’on souhaite ne rien manquer et être au courant de ce que son réseau publie ou de ce dont il discute. Les nouvelles participent à cette même force.

Avec Discover, Snapchat tente le coup avec de petites pastilles de nouvelles qui se veulent irrésistibles et que vous allez dévorer jusqu’au dernier — en gardant peut-être les rouges pour la fin.

Catégories : Médias, Réseaux sociaux

Maxime JohnsonEssai de l’Acer Chromebook 13

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 publié le 27 janvier 2015 à 12 h 00

acer chromebook 13

Un format un peu plus grand que la moyenne, un écran doté d’une meilleure résolution et un processeur mobile de NVIDIA, voici, en gros, quelques caractéristiques qui distinguent le nouveau Chromebook 13 d’Acer, lancé au Canada il y a quelques semaines. L’un des bons ordinateurs du genre, même s’il y a encore de la place à l’amélioration.

Qu’est-ce qu’un Chromebook
Un Chromebook est un ordinateur portatif équipé du système d’exploitation Chrome OS de Google. Chrome OS est un système avec un noyau Linux, mais dont l’interface est principalement celle du navigateur Chrome.

Avec un Chromebook, pratiquement tout ce que l’on fait est sur le web directement, même s’il y a aussi quelques applications qui peuvent y être installées localement. On n’utilise donc pas Microsoft Office, mais une suite web comme Google Docs, on n’écoute pas sa musique sur iTunes, mais sur un service en ligne comme Rdio, etc.

Parmi les avantages de Chrome OS, notons qu’il possède un système sécuritaire, que toutes ses applications sont toujours à jour, qu’il est facile d’utilisation, qu’il permet de partager un ordinateur à plusieurs et qu’il est pratiquement impossible de perdre ses données, puisque celles-ci sont enregistrées sur le web.

Malheureusement, les applications régulières sont incompatibles avec Chrome OS, et leur équivalent web n’est pas toujours aussi performant. Certains fichiers, comme les vidéos et les photos, se traitent aussi assez mal uniquement dans Internet, puisqu’il faut constamment transférer ses fichiers.

Un format convenable
acer back

Les différents Chromebook sur le marché adoptent généralement un format assez petit, avec un écran de 11,6 pouces. Si cette taille est pratique pour le transport, elle est aussi moins pratique pour travailler, si on souhaite par exemple ouvrir deux fenêtres en même temps.

Cela renforce donc l’intérêt pour le Chromebook 13 et son écran plus grand, convenable pour la plupart des tâches, mais avec une taille quand même assez petite pour le transport. D’ailleurs, notons qu’Acer devrait aussi lancer prochainement un Chromebook encore plus grand, équipé d’un écran de 15 pouces.

Sur le plan du design, tout est en plastique, mais avec une construction quand même solide. Malheureusement, comme c’est souvent le cas avec les ordinateurs d’entrée de gamme, l’appareil est livré avec une prise immense, plus ou moins pratique à transporter.

Son grand clavier fonctionne particulièrement bien (c’est sur celui-ci que ce billet a été écrit). Ses touches ne sont pas rétroéclairées, mais à ce prix-là, on ne s’y en attendait pas non plus. Le pavé tactile est pour sa part grand, mais les touches sont un peu dures à enfoncer parfois.

Trois configurations, une seule à considérer
Le Chromebook 13 d’Acer est offert en trois configurations différentes. La moins chère, à 299 $, propose un disque SSD de 16 Go, 2 Go de mémoire vive et un écran d’une résolution décevante de 1366 par 768 pixels. La seconde, à 350 $, offre plutôt 4 Go de mémoire vive et un disque SSD de 32 Go, tandis que la dernière, à 399 $, remplace l’écran d’une basse résolution par un écran 1080p.

C’est ce dernier modèle qui a été mis à l’essai ici, et bien honnêtement le seul à considérer, puisque 2 Go de mémoire vive sont insuffisants, même pour un Chromebook, et que l’écran du modèle haut de gamme est doté d’une résolution beaucoup plus acceptable.

Notons que l’écran 1080p fait toutefois passer l’autonomie de l’appareil de 13 heures à 11 heures, ce qui est tout de même excellent.

Ceux qui ne sont pas habitués aux Chromebook pourraient sursauter à cause de la taille minuscule du disque SSD de l’appareil, mais celle-ci est quand même dans la moyenne pour un ordinateur Chrome OS, où les données sont sauvegardées en ligne de toute façon.

Dans toutes les configurations, l’appareil est équipé d’un port HDMI, de deux ports USB 3.0 et d’une fente pour carte SD. Google offre aussi 100 Go d’espace de stockage en ligne pour deux ans à l’achat du Chromebook.

Performances correctes, sans plus
Le processeur NVIDIA Tegra K1 accomplit correctement son travail dans le Chromebook 13. Les opérations sont légèrement plus lentes que sur un véritable PC doté de bonnes caractéristiques, mais le tout est quand même acceptable, et similaire à ce que l’on obtient avec un processeur Intel abordable. Il faut toutefois faire attention à fermer régulièrement les fenêtres inutilisées.

Malheureusement, la véritable force du Tegra K1 est son processeur graphique à 192 coeurs, mais on ne pourra pas vraiment en profiter avec un Chromebook. Quand on tombe sur l’une des rares applications 3D web capables d’utiliser ces coeurs, le système devient alors étonnamment rapide pour un ordinateur abordable.

Il est aussi bon de noter que plusieurs applications Chrome OS natives (on pense par exemple au jeu Bastion) ne fonctionnent pas avec le Chromebook 13, puisque celui-ci est doté d’un processeur utilisant l’architecture ARM, et non l’architecture x86 d’Intel.

Les sites web, eux, fonctionnent, mais si on prévoit installer une application spécifique sur un Chromebook, il serait sage de l’essayer avant d’acheter l’appareil.

Pour ce qui est de l’autonomie, celui-ci n’atteindra pas forcément les 11 heures annoncées, mais il n’en sera pas très loin non plus (toujours selon l’usage qu’on en fait).

Malheureusement, l’écran du Chromebook 13 est toutefois d’une qualité assez médiocre, même dans sa version 1080p. Les couleurs sont délavées, et les angles de visionnement sont atroces. Pour s’en servir, il faut donc être bien centré directement en face du moniteur.

Un bon Chromebook
L’Acer Chromebook 13 est un assez bon Chromebook, avec un bon format et des caractéristiques suffisantes pour accomplir un travail de base.

On regrette toutefois que certaines applications natives ne soient pas compatibles avec son processeur et que l’écran soit d’une piètre qualité, même avec une résolution 1080p.

Reste maintenant à savoir si un Chromebook, avec ses avantages et ses inconvénients importants, est l’appareil qu’il vous faut réellement.

Catégories : Informatique

À la suite de mon billet sur l’extension du réseau Internet jusqu’à Mars, j’ai reçu des commentaires d’internautes se plaignant qu’on ferait mieux de commencer par augmenter la bande passante ici, dans les petites villes de région, avant d’en donner l’accès aux Martiens.

Effectivement, comme le rappelait Fabien Deglise dans Le Devoir de samedi dernier, « un consommateur canadien paie deux fois plus cher qu’un même consommateur en Lettonie, et ce, pour une connexion à Internet deux ou trois fois moins rapide ».

Il est tout à fait anormal que la haute vitesse ne soit pas abordable en dehors des grands centres. D’où la surprise de certains de voir le réseau Internet s’étendre à la planète voisine avant de se rendre dans un rang près de chez nous.

« L’avenir va être dans les mains des pays qui vont donner à leurs citoyens la capacité de bien gérer l’information et de bien la faire circuler. [C'est] tout aussi important que l’infrastructure permettant l’approvisionnement en électricité. » (Jean-François Gauthier, président de l’Institut de la gouvernance numérique, cité par Fabien Deglise).

Internet est comme les routes et l’électricité : essentiel

maitre

L’infrastructure routière et énergétique relève d’un plan stratégique pour tout gouvernement soucieux de l’épanouissement de son économie et de se donner une marge de manoeuvre dans sa souveraineté. Les communications sur Internet doivent être aussi vues comme un vecteur d’innovation et d’enrichissement.

Quand on lit que le « gouvernement conservateur [à Ottawa] envisage de mettre fortement l’accent sur le secteur manufacturier dans son prochain budget », après avoir placé toutes ses billes sur l’or noir, on voit bien que les préoccupations du 20e siècle sont encore très présentes.

Mais faut-il pour autant négliger les enjeux du 21e siècle, celui des réseaux?

Le plan Obama pour la très haute vitesse

Pour apporter de la concurrence sur le marché de l’accès Internet, le président Obama n’a pas hésité à annoncer son soutien aux villes qui souhaitent bâtir un réseau concurrent aux grands fournisseurs Internet qui traînent de la patte.

  1. Il demandera au FCC (notre équivalent du CRTC) de se débarrasser des lois dans les États qui protègent les grands fournisseurs en interdisant aux villes d’offrir un réseau Internet de meilleure qualité.
  2. Les États-Unis proposeront de brancher la quasi-totalité du pays à un accès Internet de 100 Mb/s d’ici 5 ans (de 4 à 10 fois ce qui est appelé « haute vitesse » en ce moment)

Bien sûr, le président démocrate sera confronté à la résistance des républicains, mais on voit bien qu’il considère la très haute vitesse comme un facteur important pour le bien-être d’une économie.

Certains, trop habitués à voir le web comme une chaîne continue de mignons chatons sautant dans des boîtes, sont l’équivalent des gens qui, il y a 100 ans, ne voyaient pas l’intérêt de faire entrer la fée électricité dans tous les foyers.

Sauf si l’on voit Internet comme un réseau d’échange de courriels, il est clair qu’une plus grande bande passante permettrait l’expression de la créativité dans tous les coins du pays. Les échanges passeraient par des téléconférences, la réalité augmentée et les mondes virtuels.

Le développement de nouveaux outils va probablement demander beaucoup plus de bande passante qu’actuellement.

Si l’on reste le nez collé sur le présent, on risque de manquer la sortie vers le futur.

Catégories : Internet