Maxime JohnsonHitman Go : une adaptation intelligente

par

 publié le 17 avril 2014 à 16 h 52

hitman go

Le studio montréalais de Square Enix lance aujourd’hui sur iOS Hitman Go, la version mobile d’une populaire série de jeux vidéo d’infiltration. Une adaptation intelligente, qui reprend les thèmes et les concepts de la série dans un format qui convient parfaitement aux téléphones et aux tablettes.

Adapter une série à succès vers les appareils mobiles n’est pas une mince affaire. Un jeu conçu pour être joué sur une console ou un ordinateur peut parfois perdre beaucoup d’intérêt, lorsque simplement porté vers les appareils mobiles.

Sur une tablette ou un téléphone, les séances de jeu sont généralement plus courtes, et les multiples contrôles nécessaires pour déplacer un personnage dans un univers 3D sont mal adaptés aux écrans tactiles.

Hitman Go est loin d’être un simple port. Les mécanismes du jeu de Square Enix Montréal sont en fait complètement différents de la série originale.

On y incarne toujours le tueur à gages Agent 47, mais d’un jeu de tir à la première personne, Hitman Go devient plutôt un jeu de casse-tête tour par tour, où l’on déplace le personnage une case à la fois. Tout comme dans les volets originaux de la série, Agent 47 doit pour atteindre sa cible contourner des gardes sans se faire voir, en abattre d’autres, se déguiser, utiliser un fusil à longue portée, etc.

La plupart des casse-têtes offrent trois missions. La principale (tuer la cible ou traverser le niveau) et deux secondaires, comme ramasser une mallette, compléter le niveau en un nombre de coups donné, tuer tous ses ennemis, les épargner, etc.

Les casse-têtes de Hitman Go demandent parfois beaucoup d’essais et d’erreurs, mais ceux-ci ne sont jamais impossibles à terminer. Certains pourront trouver le niveau de difficulté un peu trop facile, mais ce dernier devrait toutefois convenir à la grande majorité des joueurs. D’ailleurs, Hitman Go pourrait attirer un public beaucoup plus large que les jeux originaux.

Esthétiquement superbe
hitman simple

Hitman Go offre une esthétique unique, où chaque niveau ressemble à un jeu de table haut de gamme, avec des figurines comme personnages. Lorsqu’un garde est tué, sa figurine est d’ailleurs posée à côté de l’aire de jeu, comme on le ferait avec un jeu de Risk, par exemple.

Le jeu offre un design et une conception épurée à souhait. Celui-ci n’impose aucun dialogue au joueur mobile, et les différentes scènes dépeintes dans les tableaux sont toutes d’une belle simplicité. L’histoire, s’il y en a une, se passe dans la tête du joueur uniquement.

On en redemande
boite

Le jeu est divisé en cinq « boîtes », qui contiennent chacune de 8 à 15 niveaux. Ces boîtes doivent être terminées une après l’autre, et vous devrez refaire la plupart des niveaux pour vous assurer d’avoir amassé deux ou trois missions par niveau si vous voulez ouvrir les dernières boîtes.

Ceux qui veulent terminer le jeu rapidement peuvent aussi débloquer les boîtes pour 0,99 $ chaque, mais bien honnêtement, vous n’en aurez nullement besoin.

Hitman Go est offert exclusivement sur iOS pour 4,99 $, mais une version Android devrait être lancée prochainement.

Le jeu est un peu court, mais considérant sa qualité, on n’en regrette nullement l’achat. Au contraire. Elle est pour quand, la suite?

Catégories : Jeux vidéo

Martin LessardTransit : l’expert en transport en commun

par

 publié le 16 avril 2014 à 9 h 34

À quelle heure passe le bus? Transit vous trouve la réponse plus vite que votre ombre. Cette application mobile est un incontournable pour tous ceux qui prennent le transport en commun.

Offerte dans 63 régions métropolitaines dans le monde (en fait, surtout en Amérique du Nord), elle couvre notamment Montréal, Québec, Sherbrooke, Ottawa, Toronto, Winnipeg, Calgary, Vancouver, et j’en passe.

tta

Ouvrez l’application sur votre cellulaire et vous verrez tous les moyens de transport collectif (métro et autobus) aux alentours par simple triangulation GPS.

L’ingéniosité de Transit? Vous n’avez pas besoin d’entrer les numéros de lignes d’autobus ni de savoir où se trouvent les arrêts. Indiquez votre destination, et Transit vous propose le trajet à emprunter et le temps estimé pour vous y rendre à partir de votre position actuelle.

thetransitapp

La version 3.0 est sortie tout récemment. De nouvelles fonctionnalités ont été ajoutées, comme une liste d’arrêts par lignes, un mode de comparaison visuel des différents itinéraires, et un mode hors ligne qui permet de consulter des horaires sans connexion Internet.

Sam Vermette, cofondateur de Transit, m’a indiqué qu’avec l’arrivée du beau temps, il compte offrir une mise à jour incluant le partage de vélo (comme le Bixi) et l’autopartage (comme Communauto ou Car2go).

Transit est offert gratuitement sur Android et iPhone.

Transit App est une firme montréalaise. Ce billet fait partie d’une série de billets consacrés à la découverte d’entreprises naissantes du domaine de la techno (ou qui utilisent les nouvelles technologies) et qui sont fondées ou dirigées par des gens d’ici.

Catégories : Mobile

Nadia SeraioccoLe wifi partout, même sur les ailes d’Air Canada

par

 publié le 15 avril 2014 à 10 h 58

gogo-inc-logoAir Canada annonçait récemment que le wifi serait offert à partir du mois de mai dans ses vols nord-américains. Le service sera assuré par la société Gogo, qui fournit actuellement le wifi pour environ 80 % des avions américains. L’accès sera évidemment payant, mais Air Canada promet une « tarification concurrentielle ».

Un réseau wifi comme avantage compétitif

Cette nouvelle arrive au même moment qu’un article de Reuters sur la guerre du wifi entre les différentes compagnies aériennes. Que ce soit pour des raisons d’affaires ou simplement pour se divertir, l’accès à un réseau fiable et rapide est désormais une exigence pour tous les voyageurs. Le retrait l’an dernier de l’interdiction d’utiliser ses appareils électroniques au moment du décollage et de l’atterrissage aux États-Unis témoigne de cette nouvelle façon de voyager. Quoique ce ne soit pas encore appliqué à l’international, on peut s’attendre à un assouplissement progressif des règles.

On ne dira pas bravo, mais plutôt enfin!

L’omniprésence des appareils mobiles connectés au web n’est pas une nouvelle réalité. Alors, pourquoi est-ce que les compagnies aériennes ont attendu, et attendent encore, si longtemps? La réalité est que malgré la logique et toute la bonne volonté, elles ne veulent pas courir le risque d’investir dans leur flotte et se retrouver ensuite avec un système désuet. Peter Ingram, chef financier de Hawaiian Airlines, fait ce parallèle éloquent : « Nous ne voulons pas nous retrouver avec du Betamax.« 

Les compagnies aériennes doivent choisir non seulement les équipements à installer, mais aussi le type de bande qui sera offert dans leurs avions, notamment la bande Ka ou la bande Ku. Cette dernière, par exemple, offrirait une plus grande bande passante, mais serait moins fiable que la Ka.

Selon le président de Lufthansa, Christoph Franz, le coût monétaire pour équiper tous ses avions atteindrait les centaines de millions de dollars. Pendant ce temps, certains craignent davantage pour la santé des voyageurs. Il suffit de faire une brève recherche sur Google pour trouver des articles et des guides (parfois farfelus) pour se prémunir contre les radiations émises par les appareils électroniques. Reste que pour Santé Canada, le wifi à faible intensité n’est pas dangereux pour le public.

Autres articles sur le wifi et les transports

Le wifi dans le métro de Toronto, sur Triplex

Cellulaires dans le métro pour bientôt, Journal de Montréal

Catégories : Affaire, Mobile

Maxime JohnsonEssai du LG G Flex et de son écran recourbé

par

 publié le 14 avril 2014 à 12 h 21

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Le LG G Flex est le premier téléphone intelligent lancé au Canada à offrir un grand écran recourbé au lieu d’un écran plat habituel. Même si l’écran est plus intéressant que prévu, il ne faudrait toutefois pas s’attendre à ce que l’appareil connaisse beaucoup de succès auprès du grand public. Mise à l’essai.

Le LG G Flex est un téléphone Android offert par Rogers depuis le début du mois d’avril. Celui-ci propose plusieurs composantes haut de gamme, mais tout de même un brin derrière celles que l’on trouve dans les téléphones Android du moment, comme le Samsung Galaxy S5 (consultez mon test ici) et le HTC One (M8) (consultez mon test ici).

Un écran recourbé, mais surtout grand
Sa principale caractéristique – et la seule raison qui pourrait faire qu’on achète le LG G Flex ou non – est son grand écran tactile recourbé. Celui-ci offre une résolution en deçà de la norme, à 720p, et un format immense de 6 pouces. À côté du LG G Flex, même le pourtant très grand LG G2 semble tout petit (et c’est encore plus impressionnant lorsqu’on ajoute l’iPhone 5S, comme dans la photo ci-dessous).

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

L’écran POLED est d’une assez bonne qualité, avec des couleurs vibrantes, mais il est certain que la grandeur du téléphone devrait rebuter la majorité des utilisateurs, du moins en dehors de la Corée du Sud, où les hybrides entre un téléphone et une tablette sont plutôt la norme. L’appareil est carrément trop grand pour être utilisé efficacement d’une main, et il est loin d’être le plus facile à loger dans une poche.

Et la courbe, elle?

Mes attentes par rapport à cette dernière étaient, je dois l’avouer, assez faibles. LG n’a jamais vraiment offert de bonne justification à son existence, mis à part pour le simple fait de montrer que c’était possible de créer un téléphone avec un écran recourbé.

J’ai toutefois quand même apprécié ce format, surtout quand venait le temps de faire défiler de longues listes, sur Twitter par exemple. Le mouvement du pouce est alors agréable, et visuellement, le défilement m’apparaissait même plus naturel que sur un écran standard.

L’écran est aussi bien fait pour regarder un film ou jouer à un jeu, quoique sa taille soit probablement le facteur déterminant ici, plus que sa forme. Le grand écran du LG G Flex est aussi particulièrement efficace en ce qui concerne l’écriture.

Pour le reste : semblable au LG G2
Toutes les autres caractéristiques du LG G Flex ressemblent au LG G2, le téléphone phare de la compagnie coréenne lancé il y a quelques mois déjà. Son puissant processeur Snapdragon 800 est identique, il offre aussi 2 Go de mémoire vive, une capacité interne de 32 Go, un capteur de 13 mégapixels, etc. Il offre toutefois une pile plus grosse, qui compense le grand écran tactile du téléphone.

Côté logiciel, on y trouve pour l’instant Android 4.2.2 avec une interface personnalisée de LG, mais une mise à jour vers Android 4.4 KitKat devrait être lancée sous peu. L’appareil est offert pour 199,99 $ avec une entente de 2 ans avec Rogers.

Le LG G Flex n’est pas un mauvais téléphone, loin de là, mais il s’agit indéniablement d’un appareil de niche. Une niche qui devrait à mon avis être bien petite au Canada.

Catégories : Mobile, mobilité

Martin LessardCrew, la plateforme des meilleurs développeurs web

par

 publié le 11 avril 2014 à 17 h 02

Ooomf, une compagnie en démarrage de Montréal, offre une plateforme qui permet aux développeurs web ou de mobilité de trouver de talentueux professionnels à la pige. Par les temps qui courent, c’est une denrée très rare.

ooomf-crew

La compagnie vient de trouver récemment 2,1 millions de dollars supplémentaires pour se financer et en a profité pour changer le nom de son service pour Crew. Un nom un peu plus simple à retenir.

crew

Ce n’est pas la seule plateforme à offrir l’accès à des ressources humaines (il y a ODesk et Freelancer.com), mais ce qui différencie Crew des autres, c’est que les pigistes présents sur la plateforme sont choisis avec soin (environ 1 personne sur 20 est acceptée).

Ça m’a fait prendre conscience, en voyant les portfolios des pigistes sur la plateforme, qu’il y a aussi beaucoup d’autres bonnes compagnies en démarrage qui se trouvent ici, chez nous.

Je vais commencer la semaine prochaine une courte série de billets de découvertes d’applications faites par des gens de ce coin-ci de la planète.

Catégories : Internet