Maxime JohnsonTriplex déménage!

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 publié le 7 avril 2016 à 8 h 57

triplex

Triplex, le blogue techno de Radio-Canada, change d’adresse.

Pour nous suivre, c’est ici: http://ici.radio-canada.ca/techno/triplex/

Catherine, Martin et Maxime

Catégories : Internet

Catherine MathysLa rédemption de Twitter passe par la NFL

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 publié le 5 avril 2016 à 13 h 04

Qui a obtenu les droits de diffusion en ligne pour les matchs de la ligue nationale de football (NFL) en 2016? Twitter. Pas Facebook, pas Amazon, pas Yahoo!, pas Verizon, mais Twitter, ce réseau social plutôt malmené par les temps qui courent. C’est le site de Bloomberg qui a annoncé la nouvelle tôt ce matin.

Ce réseau social étant fréquenté largement par des journalistes, des politiciens ou des vedettes, cette nouvelle devient l’occasion rêvée d’élargir sa base d’abonnés. On pourra donc voir 10 parties en direct, en plus de voir les coulisses de ces grands-messes du sport diffusées sur Periscope.

Une part de la lucrative tarte

Quand on connaît l’importance des cotes d’écoute télévisuelles des parties de la NFL, c’est toute une manche que Twitter vient de remporter. C’est que la NFL est la ligue sportive la plus riche au monde, en particulier grâce à ces droits de diffusion tous médias confondus qui devraient atteindre 7,3 milliards de dollars cette année.

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Bien sûr, vous pourrez toujours regarder le football sur votre bonne vieille télé, pourvu que vous ayez accès à NBC, à CBS ou au réseau NFL. Toutefois, pour la NFL, ce contrat avec Twitter est aussi une façon de joindre les cord-cutters, ces Américains qui sont de plus en plus nombreux à mettre fin à leur abonnement à un service de câblodistribution. Selon une étude citée dans le Wall Street Journal, c’est 21 % des ménages qui refuseront de payer le câble d’ici 2018.

Les parties du jeudi étant moins suivies que celles du dimanche et du lundi, elles deviennent un terreau fertile pour l’expérimentation de nouvelles avenues de diffusion et de nouveaux moyens de faire de l’argent.

La consolidation du rôle de Twitter

Combien Twitter a-t-il déboursé pour cette nouvelle offre de diffusion? Les chiffres n’ont pas été rendus publics, mais on sait que Yahoo! a payé 20 millions de dollars pour une seule partie la saison dernière. Selon le site Re/Code, qui cite des sources anonymes, Twitter aurait cependant bénéficié d’une aubaine. En effet, le réseau n’aurait payé que 10 millions de dollars pour les 10 parties. Ce sont des pacotilles à côté des 450 millions de dollars qu’ont payés CBS et NBC pour les droits de diffusion télé des parties du jeudi.

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Ce nouveau contrat est une façon pour Twitter de consolider son rôle dans la diffusion de contenus en direct. C’est déjà un endroit où les téléspectateurs aiment se rendre pour réagir et discuter en direct d’une émission diffusée à la télévision. Aux États-Unis, la pratique est intégrée à la plupart des émissions; trois émissions sur quatre à heure de grande écoute affichent leur mot-clic en bas de l’image. Le prolongement tout naturel de ce qu’on appelle le « twivage » était la diffusion de ce contenu à même le réseau social. Gageons que Twitter saura faire de nombreux nouveaux adeptes, puisque c’est la première fois qu’on pourra voir un aussi grand nombre de parties de la NFL gratuitement sur Internet.

Catégories : Réseaux sociaux

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De bonnes caractéristiques, un design mince et joli, un clavier et un pavé tactile efficaces : l’ordinateur portatif Dell XPS 13 a tous les éléments pour plaire et peut, sans aucun doute, être considéré comme l’un des meilleurs ordinateurs portatifs Windows sur le marché en ce moment.

Design

Voilà un peu plus d’un an maintenant que Dell a dévoilé son nouveau design pour ses ordinateurs XPS 13, qui se démarque principalement par son écran Inifinity, doté d’un tout petit cadre seulement.

Même si Dell n’a jamais été particulièrement connu pour ses beaux produits, le XPS 13 est un ordinateur qui a fière allure. D’autant plus qu’il parvient à avoir un style bien à lui (et non inspiré du MacBook, comme on en voit trop souvent), tout en étant sobre.

Le XPS 13 est aussi conçu avec des matériaux de qualité, comme l’aluminium et la fibre de carbone, et ses dimensions sont très respectables (sans rien révolutionner non plus), avec une minceur de 9 à 15 mm et un poids de 1,2 à 1,29 kg, selon le modèle.

Il s’agit d’un format qui se transporte bien, même tous les jours, mais on regrette le chargeur un peu gros qui accompagne l’ordinateur. Ce dernier est d’ailleurs l’une des seules faiblesses évidentes de l’appareil; il aurait pourtant été facile de le corriger.

Caractéristiques
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Comme c’est généralement le cas avec les ordinateurs de Dell, les configurations varient selon le modèle choisi.

Deux configurations devraient principalement être à considérer. La première, à 1449 $, est offerte avec un processeur Core i5 de sixième génération (à faible voltage), 8 Go de mémoire vive, un écran FHD de 13,3 pouces et un disque SSD de 128 Go (mais il est possible d’obtenir un disque de 256 Go pour 150 $ de plus).

La seconde, à 2149 $, est plutôt équipée d’un processeur Core i7 de sixième génération (à faible voltage également), de 8 Go de mémoire vive, d’un écran QHD+ tactile et d’un disque SSD de 256 Go.

Cet écran est particulièrement convaincant, avec de bons angles de vue, des couleurs riches et une excellente luminosité.

Le XPS 13 de Dell est muni d’une fente pour carte SD, de deux ports USB 3.0 et d’un port Thunderbolt (USB de type C), qui permet d’utiliser différents adaptateurs pour y ajouter un port DisplayPort, VGA, HDMI ou Ethernet.

L’ordinateur est aussi doté d’une caméra web 720p, drôlement placée en bas à gauche de l’écran. Sa résolution est suffisante, mais son placement offre une vue en contre-plongée sur le cou de l’utilisateur, sur ses narines et sur le plafond de la pièce. Ceux qui font beaucoup de vidéoconférences pourraient être agacés.

Détail intéressant, un petit bouton à la gauche du XPS 13 permet finalement de voir la charge de la pile sans allumer l’appareil, un ajout qui s’avère étonnamment pratique, au point où on se demande pourquoi il n’est pas plus répandu.

Clavier et pavé tactile

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Dell a plutôt réussi son coup avec le clavier et le pavé tactile du XPS 13.

Le clavier est d’une bonne taille et est équipé de touches avec un déplacement convenable de 1,3 mm. L’écriture est précise et rapide, et le retour de force des touches est quand même bien calibré. Le clavier propose aussi deux niveaux de rétroéclairage, une caractéristique plutôt rare, mais plus ou moins utile (ce n’est pas comme si le clavier était éblouissant, et son effet sur la pile est quand même limité).

Le pavé tactile est, pour sa part, de la taille minimalement acceptable. Il est assez large, mais pourrait certainement être plus haut. On ne se sent toutefois pas trop à l’étroit lorsqu’on l’utilise. Il s’enfonce bien, surtout lorsqu’on appuie au bas du pavé, et l’utilisation à plusieurs doigts se fait sans aucun problème.

Seul point négatif, le haut du clavier est plus difficile à enfoncer. Si vous glissez le curseur du bas d’une page vers le haut à droite, pour la fermer, vous devrez donc cliquer plus fermement. On est toutefois ici dans les détails, et le pavé du XPS 13 laisse, dans son ensemble, une bonne impression.

Performances

Les performances brutes du Dell XPS 13 varieront d’un modèle à l’autre. Celui mis à l’essai (doté d’un processeur Core i5 et d’un écran QHD+) était fluide, et convenable pour toutes les tâches habituelles. Son processeur devrait même permettre de faire, occasionnellement, des tâches plus lourdes, comme du montage vidéo, mais les professionnels préféreront se tourner vers un ordinateur plus puissant.

Il est bon de noter que le modèle d’entrée de gamme, avec un processeur Core i3 et 4 Go de mémoire vive, pourrait, quant à lui, être plus limité, notamment pour ceux qui utilisent régulièrement plusieurs logiciels à la fois.

Le Dell XPS 13 offre aussi une bonne autonomie, d’une dizaine d’heures environ, selon l’usage. Celle-ci est dans la moyenne supérieure pour un ordinateur du genre, et très convenable pour la plupart des utilisateurs.

Côté audio, le XPS 13 est doté de deux petits haut-parleurs sur les côtés. Leur volume est bon, mais le son lui-même est un peu mince. Le tout est convenable pour regarder un peu de vidéo sur Netflix, mais on pourrait faire mieux ici.

J’ai malheureusement eu quelques problèmes avec la mise en veille de l’ordinateur. Peut-être est-ce un problème avec l’unité testée, mais le XPS 13 se vide souvent pendant la nuit lorsqu’on le met en veille en fermant simplement l’écran.

Il est possible de changer les paramètres pour mettre l’ordinateur en hibernation lorsqu’on ferme l’écran pour corriger le problème, mais la manœuvre allonge alors considérablement le temps de démarrage de l’ordinateur. Dommage.

L’un des meilleurs ordinateurs portatifs
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Le Dell XPS 13 est l’un des meilleurs ordinateurs portatifs sur le marché. Il offre un bon compromis entre la puissance et son aspect portatif, le tout dans un boîtier solide et joli. Il n’est pas parfait, et on peut encore faire mieux, mais ceux qui ont besoin d’un appareil facile à transporter et qui sont prêts à investir un peu plus pour de la qualité seront certainement satisfaits.

Catégories : Informatique

Martin LessardEthereum : rendre les contrats intelligents

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 publié le 1 avril 2016 à 15 h 52

Cette semaine, sans tambour ni trompette, Microsoft a rendu Ethereum Virtual Machine accessible à des millions de développeurs de logiciels l’utilisation d’Ethereum Virtual Machine dans sa plateforme Visual Studio (une suite de logiciels de développement pour Windows). Ethereum?

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Pour faire court, Ethereum est la monnaie cryptographique décentralisée dont la valeur montée en flèche depuis quelques mois talonne maintenant Bitcoin.

Mais réduire Ethereum à une cryptomonnaie alternative serait cacher la forêt avec l’arbre.

Voici venir les contrats intelligents

Ethereum Virtual Machine est une plateforme bâtie autour de la « chaîne de blocs » (blockchain) où se trouve sont enregistrées toutes les transactions, à l’image d’un grand livre comptable, comme pour Bitcoin, mais qui comprend aussi un langage de programmation (appelé Solidity) permettant de créer des contrats dits intelligents.

Le contrat intelligent est l’expression consacrée pour nommer un programme autonome capable de rendre une décision si certaines conditions sont remplies.

Prenons un exemple. Imaginons deux personnes qui font un pari sur l’équipe gagnante de la Coupe Stanley cette année.

S’ils se font confiance mutuellement, le perdant payera la somme prévue sans se défiler. Si la confiance ne règne pas, ils devront passer par un tiers qui prendra les paris au début et distribuera la récompense à qui de droit à la fin.

Ethereum permet d’automatiser le contrat sans passer par un tiers. Autrement dit, deux inconnus peuvent faire des paris ensemble, même si la confiance ne règne pas.

Les paramètres du pari sont programmés dans un « contrat intelligent » (A et B parient X $ que l’équipe Y ou Z va gagner la Coupe Stanley 2016) et posent ensuite les conditions de résolution (« selon ce que le site RDS.ca annoncera comme équipe gagnante »). Le tout est encodé dans la chaîne de blocs d’Ethereum et, le moment venu, le gagnant se voit transférer automatiquement une somme en Ether, la monnaie du système, convertible dans une devise au choix.

Changez le pari par un achat de maison, des actions à la Bourse, du sociofinancement, un troc entre particuliers, la souscription d’une assurance, etc., et votre contrat intelligent sur Ethereum court-circuite beaucoup d’intermédiaires traditionnels.

Haro sur les intermédiaires!

Pour Ethereum Virtual Machine, c’est sa chaîne de blocs, son grand livre comptable partagé entre tous les ordinateurs du réseau, qui fait sa force, et non sa monnaie virtuelle, l’Ether. La chaîne de blocs étant partagée entre tous les ordinateurs du réseau, il n’est pas possible de modifier le registre sans que tous les autres s’en rendent compte.

Ethereum est sorti de la tête d’un jeune génie, Vitalik Buterin, 22 ans, né en Russie et qui a grandi en Ontario. Spécialiste du Bitcoin, cofondateur du Bitcoin Magazine en 2011, il lance Ethereum Virtual Machine avec Joseph Lubin en 2014, un entrepreneur américain maintenant basé en Suisse.

Ether, la monnaie d’Ethereum, est loin de pouvoir surpasser tout de suite l’énorme attraction suscitée par le Bitcoin, mais sa capacité de greffer des contrats intelligents sur sa chaîne de blocs fait possiblement de cette plateforme un géant de demain.

Les cryptomonnaies ont pris par surprise le monde des banques avec une monnaie qui faisait fi d’eux. Demain, les contrats intelligents feront sensiblement la même chose avec les comptables, les notaires, les courtiers et autres greffiers. Ces derniers vont s’ajuster, bien sûr, mais une partie des transactions contractuelles actuelles seront, à terme, automatisées par un réseau en lequel nous aurons de plus en plus confiance — même si c’est pour faire des contrats avec des gens en qui nous n’avons pas du tout confiance.

À lire sur Triplex

Ce que neuf banques cherchent vraiment à faire avec le bitcoin, (indice: c’est en lien avec la chaîne de blocs)

Vers la reconnaissance du bitcoins (quand la monnaie virtuelle s’impose dans le réel)

Un « travail augmenté », que vous le vouliez ou non (une automatisation agressive va atteindre les cols blancs)

Catégories : Non classé

Catherine MathysNon, les jeunes ne délaissent pas Facebook

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 publié le 31 mars 2016 à 13 h 32

On pensait que Facebook, c’était dépassé pour les jeunes, que c’était devenu le réseau de leurs parents et qu’ils n’en avaient désormais que pour Snapchat ou Instagram. Eh bien c’est faux, selon un nouveau rapport comScore paru hier.

En fait, c’est un rapport exhaustif sur l’évolution des comportements médiatiques aux États-Unis en 2015. En plus des habitudes des jeunes, on en apprend un peu plus sur la façon dont l’ensemble des utilisateurs américains fait usage de chaque type de plateforme.

Pas de grandes surprises en vue, cela dit. La télévision continue sa migration vers un contenu différé, sur demande et en ligne. Le recours au téléphone mobile pour du magasinage et des achats en ligne est de plus en plus fréquent. De plus, près de 50 % du temps des utilisateurs américains alloué à des activités numériques se passe dans des applications mobiles.

Mais revenons aux jeunes.

Quelques surprises sur les milléniaux

Le site Recode a attiré mon attention sur l’étonnant graphique qui présente le taux de pénétration des principaux réseaux sociaux parmi les utilisateurs habituels de 18 à 34 ans. On peut également y voir le temps alloué à chacune des plateformes.

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Disons que ça permet de relativiser le succès de Snapchat, qui paraît souvent connaître une écrasante popularité. En fait, moins de 40 % des jeunes recensés ont un compte. C’est pas mal moins qu’Instagram, fréquenté par plus de 60 % d’entre eux. Ceux qui utilisent Snapchat y passent en moyenne moins de 400 minutes par mois. Donc, ceux qui y sont y sont très souvent. C’est plus que tous les autres réseaux recensés (Instagram, Tumblr, Pinterest, Twitter, Vine, etc.), mais encore une fois, c’est largement moins que Facebook.

Autre surprise. Parmi les réseaux où les jeunes de 18-34 ans se trouvent en plus grand nombre, on compte Facebook, comme je l’ai déjà mentionné, puis Instagram, Twitter et LinkedIn. Dans cet ordre-là. Il y a donc plus de jeunes sur Twitter (plus de 50 %) que sur Pinterest (plus de 40 %), Snapchat (moins de 40 %) ou encore Vine (20 %). Bien sûr, ils y sont sans beaucoup les utiliser, on s’entend. On parle de moins de 200 minutes par mois pour tous les réseaux, sauf Snapchat, Instagram et Facebook.

Et les plus vieux?

Dans le tableau suivant, on voit toujours la domination de Facebook. En effet, les utilisateurs d’Internet de plus de 35 ans utilisent massivement le réseau de Zuckerberg, avec un taux de pénétration de plus de 90 % et une moyenne de 900 minutes par mois.

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Tous les autres réseaux se situent en dessous de 200 minutes par mois. Après Facebook, les réseaux les plus populaires sont LinkedIn et Twitter. Le moins populaire chez les 35 ans et plus? Snapchat. C’est bien connu, les plus vieux n’y comprennent rien. D’ailleurs, ce genre de petit guide pour utilisateurs plus vieux que 30 ans est répandu sur le web. Et vous, avez-vous déjà fait l’essai de Snapchat?

 

Catégories : Réseaux sociaux