Surface 3

Près d’un an après le lancement de la Surface Pro 3, Microsoft a dévoilé mardi matin sa nouvelle Surface 3, une tablette qui peut également être utilisée comme un ordinateur portatif, à condition d’être équipée d’un clavier compatible. Si la version grand public de l’appareil est plus petite et moins performante que la version professionnelle, elle sera aussi beaucoup plus abordable.

Terminé Windows RT
La Surface 3 remplace donc la Surface 2, lancée à la fin 2013. Contrairement à la version précédente, l’appareil abandonne le système d’exploitation léger Windows RT de Microsoft pour le remplacer par une version de base de Windows 8.1. Alors que la Surface 2 était limitée aux applications modernes de Windows, la Surface 3 pourra donc également fonctionner avec tous les logiciels Windows traditionnels.

Plus petite et moins puissante que la Surface Pro 3
L’appareil a tellement évolué depuis la Surface 2 qu’il est en fait plus intéressant de le comparer à la Surface Pro 3. Comparé à la tablette haut de gamme de Microsoft, il est équipé d’un écran 1080p plus petit, à 10,8 pouces, mais toujours avec un ratio 3:2.

L’autre différence majeure est probablement son processeur, qui passe de Core (i3, i5 ou i7 selon le modèle) à Atom X7 de nouvelle génération. Ce système sur puce à faible consommation d’énergie a permis à Microsoft de produire un appareil plus mince et sans ventilateur, mais il faudra aussi s’attendre à une baisse de performance importante par rapport à la Surface Pro 3.

Pour le reste, notons que la tablette sera vendue en deux configurations : une avec 2 Go de RAM et 32 Go d’espace disque, et l’autre, qui devrait être à privilégier, avec 4 Go de RAM et une capacité de 64 Go. Dans les deux cas, il sera toutefois possible d’ajouter de l’espace à l’aide d’une carte microSD.

Mi-tablette, mi-ordinateur
La Surface 3 sera également vendue en option avec le Surface 3 Type Cover (159 $ au Canada), un étui mince qui peut aussi servir de clavier, et dont le pavé tactile aurait été amélioré par rapport à celui de la Surface Pro 3, selon Microsoft.

Ce clavier, combiné à un pied intégré ajustable à l’arrière de la Surface 3, permet d’utiliser la Surface 3 comme ordinateur portatif, et ce, même sur les genoux.

Microsoft cible les étudiants et les jeunes professionnels
Microsoft cible notamment les étudiants et les jeunes professionnels avec son appareil, deux catégories d’utilisateurs qui ont parfois des besoins informatiques plus limités, mais aussi un plus petit budget, et qui pourraient donc trouver avantageuse la formule double usage de la Surface 3.

Dans le cas des étudiants, ceux-ci pourront aussi s’équiper d’un stylet actif pour écrire sur leur tablette comme s’il s’agissait d’une feuille, et d’une version améliorée du logiciel OneNote, qui permettra notamment de filmer ses cours avec la caméra arrière de l’appareil.

À 639 $ pour sa configuration de base, et 769 $ pour sa configuration avancée, acheter une Surface 3 devrait être moins cher que d’acheter à la fois une tablette et un ordinateur portatif. Malheureusement, il semble que ceci soit encore plus vrai aux États-Unis, où la tablette est offerte à partir de 499 $ US.

Reste maintenant à voir si le petit écran, le nouveau clavier Type Cover et le processeur Atom X7 seront suffisants pour combler les besoins des utilisateurs, tant en mode tablette qu’en mode ordinateur.

La Surface 3 sera vendue au Canada à partir du 5 mai prochain. Une version LTE, pour accéder aux réseaux sans fil directement, devrait quant à elle être lancée cet été.

Catégories : Informatique, Tablettes

Martin LessardBiomimétique : des papillons-robots à Hanovre

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 publié le 30 mars 2015 à 16 h 48

Ça vole comme un papillon, mais ce n’est pas un papillon.

C’est le robot eMotionButterflies volant librement dans un espace fermé.

Fabriqués par Festo, une firme allemande, ces robots seront présentés à la grande foire technologique de Hanovre, en Allemagne, dans environ deux semaines.

À les voir voler, on a l’impression que ces papillons relancent l’utopie qu’un jour des animaux et des insectes artificiels peupleront notre environnement.

Ces bestioles artificielles

La biomimétique est une branche de la robotique qui cherche à imiter le vivant. Cette approche cherche à reproduire artificiellement des propriétés essentielles d’un ou plusieurs systèmes biologiques qui existent dans la nature (et qui ont fait leurs preuves).

Festo présentera aussi ses fourmis collaboratives artificielles :

On remarquera dans les deux vidéos tout le travail effectué par la firme pour que ses insectes ressemblent le plus possible à leur modèle. C’est peut-être ce qui est le plus fascinant et le plus effrayant à la fois.

On est fasciné parce que cette ressemblance, cette familiarité, rend le robot tout de suite acceptable, sympathique, mignon.

On est aussi effrayé par la ressemblance, car elle donne l’impression que les chercheurs sont en train de recréer l’arche de Noé en format synthétique.

Femto est aussi la compagnie qui a créé des kangourous synthétiques présentés en 2014.

Darwinisme électronique

Regardez les dauphins de Festo évoluer dans cette piscine.

Et maintenant, regardez-les évoluer dans les airs (oui, oui, pourquoi pas?).

Ces deux robots biomimétiques datent de 2009.

Les papillons de 2015, sont d’une certaine façon, les descendants de ces dauphins, mais en plus petits.

La miniaturisation rapide laisse croire à une évolution accélérée des capacités de la robotique. Cela donne l’impression que ces papillons sont réellement autonomes, intelligents, comme des êtres vivants.

En fait, c’est un système centralisé (avec 12 caméras installées dans un hall) qui gère les papillons suivis à la trace par des lasers infrarouges.

Il serait trop lourd d’y ajouter des caméras ou des capteurs. Les papillons sont donc téléguidés par un système intelligent central.

Ces papillons ne sont pas près de s’envoler de leurs propres ailes dans la nature.

Même si on souhaite réellement avoir des robots autonomes, surtout de petite taille, il reste encore le terrible défaut de tous nos gadgets connectés : l’autonomie des batteries.

Ces papillons volent pendant 3 à 4 minutes, après une recharge complète de 15 minutes. Ils sont donc loin d’être autonomes.

Et si on souhaite pouvoir installer à bord une partie de l’intelligence du système, cela ajouterait trop de poids et demanderait encore plus d’énergie, plombant d’autant leur autonomie.

C’est une belle preuve que le concept est viable et une belle prouesse technologique. Mais les insectes 100 % synthétiques ne sont pas encore prêts à sortir du laboratoire.

La révolution biomimétique

La vraie innovation ne vient pas de ces copies parfaites d’insectes ou d’animaux, mais de copies de certaines parties d’entre eux.

Par exemple cette « langue ». Regardez comment elle manipule de façon incroyable les objets.

Gardez-la à l’oeil, celle-là. C’est le FlexShapeGripper de Fiesta qui sera aussi présenté à Hanovre.

C’est par ce type d’innovation que passera la vraie révolution biomimétique.

Préparons-nous donc à devoir ravaler notre fierté : nous serons un jour renvoyés des usines de manutention pour être remplacés par ces « langues ».

Catégories : Futur, Gadgets, Innovation

Comme Matthieu Dugal, animateur de La sphère, l’expliquait à Céline Galipeau au Téléjournal la semaine dernière, Meerkat est l’application qui est ressortie du lot cette année au festival SXSW.

Puis, coup de théâtre : à peine quelques jours après l’arrivée de Meerkat, Twitter est passé à l’offensive en lançant Periscope, son propre service de diffusion en flux continu. La différence avec Meerkat? Les vidéos peuvent être reprises pendant 24 heures. Maxime Johnson explique tous les tenants et aboutissants de l’application dans ce billet.

Aussitôt lancée, la gloire

Et voilà que cette semaine, Periscope a déjà connu sa première heure de gloire. Lancée officiellement hier matin, l’application a tenu, dans les heures qui ont suivi, un rôle clé dans l’explosion qui a secoué un édifice à New York.

Quelques secondes seulement après la déflagration, les premières images de l’incident sont apparues sur Periscope. Chacune, selon le compte suivi, avait un point de vue différent de la situation : de loin, du pâté de maisons adjacent, ou encore juste en face de l’incendie.

Les images diffusées sur Periscope ont même devancé l’arrivée des secours, c’est dire la vitesse de réaction des premiers utilisateurs.

wow

Le journaliste Owen Williams affirme qu’une nouvelle couche de pertinence vient d’être rajoutée à Twitter. C’est l’information en temps réel au moment même où l’actualité se déroule. On a rarement eu un tel accès aux événements.

Et on a eu accès non seulement aux images, mais aussi aux témoignages en temps réel. Certains faisaient part de leurs impressions, prenaient les questions des témoins. Selon Owen Williams, une telle authenticité ne peut être égalée par les nouvelles télévisées.

Meerkat vs Periscope

Si Meerkat a pavé la voie, Periscope a plus vite atteint une masse critique d’utilisateurs grâce à Twitter. Et comme le mentionne ce blogue d’actualités journalistiques, si les organisations de presse ont mis des années à adopter Twitter, elles se sont approprié Meerkat et Periscope en seulement quelques jours. Il faut croire que ces applications répondent à un besoin toujours plus grand de vitesse dans la diffusion de la nouvelle.

Owen Williams est formel, il croit qu’une application comme Periscope va tout changer dans la façon de publier les nouvelles. Il n’est pas question de remplacer les nouvelles télévisées, mais disons simplement qu’une autre couche de filtre vient d’être effacée. En souhaitant que le réflexe de filmer ne prenne pas le dessus sur celui de venir en aide aux victimes.

Cela dit, sa conclusion est frappante. L’avenir sera télévisé, mais ce sera sur votre téléphone.

 

Catégories : Applications, Médias, mobilité

Maxime JohnsonPeriscope : la réponse de Twitter à Meerkat

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 publié le 26 mars 2015 à 9 h 26

periscope

Voilà qui n’aura pas été long. Alors que l’application mobile pour diffuser de la vidéo en direct Meerkat commence à peine à se faire connaître du grand public, Twitter lance aujourd’hui sa propre application concurrente, Periscope.

Meerkat, une application mobile iOS indépendante lancée à la fin février, permet de diffuser des vidéos sur Twitter, mais aussi d’interagir avec son public. Elle a connu un succès rapide, amplifié au dernier festival SXSW, ce qui lui a permis d’attirer rapidement plus de 100 000 utilisateurs et de lever 14 millions de dollars, selon ce que l’entreprise a annoncé jeudi.

Cependant, Periscope n’a pas été monté en vitesse par les ingénieurs de Twitter au cours des dernières semaines. Tout comme Vine auparavant, Periscope était une compagnie indépendante, qui a été rachetée par Twitter en janvier dernier et qui arrive aujourd’hui, finalement, sur le marché.

Un concept similaire
chris

Periscope offre un concept similaire à Meerkat : les utilisateurs peuvent voir la vidéo du diffuseur en plein écran, sur laquelle se superposent les noms des autres utilisateurs qui regardent la vidéo au même moment et leurs commentaires. Il est possible de publier des vidéos sur un concert, les coulisses d’un événement, une manifestation, un événement plus ou moins important, par exemple.

Parmi les différences entre Periscope et Meerkat, certaines sont assez minimes, comme la possibilité de taper sur l’écran pour envoyer un cœur virtuel au diffuseur (une fonction qui était constamment utilisée durant une diffusion de l’astronaute canadien Chris Hadfield, jeudi matin), d’autres, plus importantes, comme la possibilité de reprendre la lecture de ses vidéos par la suite. Les cœurs et les commentaires seront alors également repris.

Notons que Periscope permet aussi aux utilisateurs d’ajouter automatiquement tous leurs contacts Twitter qui utilisent également l’application, ce qui n’est plus possible avec Meerkat depuis que Twitter a empêché récemment la compagnie d’utiliser son outil Social Graph.

Periscope permet également de ne pas signaler à tous le fait qu’on diffuse sur Twitter, mais seulement à ses contacts Periscope.

Quelques avantages pour Twitter à l’avenir
meerkat

Periscope semble pour l’instant détenir l’avantage sur Meerkat, mais cet avantage est loin d’être insurmontable, surtout depuis la ronde de financement annoncée ce matin par la jeune compagnie, qui pourrait lui permettre d’offrir également des fonctions demandant plus de ressources, comme la possibilité de repasser des diffusions.

Meerkat possède bien sûr l’avantage d’être le premier sur le marché et d’avoir déjà une certaine reconnaissance dans les milieux spécialisés.

Après seulement un mois d’existence, toutefois, cette avance n’est certainement pas insurmontable pour Twitter non plus. Le réseau social pourrait aussi posséder un autre avantage de taille, celui d’avoir les moyens pour créer rapidement une version Android de son application, ce qui pourrait lui permettre d’augmenter sa base d’utilisateurs d’un seul coup.

Les curieux peuvent dès maintenant essayer Meerkat ici, et Periscope, ici.

Catégories : Mobile, Réseaux sociaux

Martin LessardPayer avec le sourire

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 publié le 25 mars 2015 à 11 h 33

La semaine dernière, le dirigeant d’Alibaba a annoncé qu’il allait bientôt offrir à ses consommateurs la possibilité de « payer par sourire » (par égoportrait, en fait).

L’idée fait sourire! Oups, vous venez d’effectuer un achat! Toutefois, l’idée n’est pas folle pour autant.

C’est peut-être en fait une libération pour les 300 millions d’utilisateurs d’Alipay, la plateforme de paiement d’Alibaba. Ils ne seront plus obligés de se souvenir de leur mot de passe.

Selon Juniper Researchs, les paiements en ligne basés sur le geste ou la biométrie vont atteindre près de 5 milliards de dollars en 2019. Ils représentent à peine 2 millions de dollars aujourd’hui.

Biométrie contre mot de passe

La reconnaissance faciale et la gestuelle sont de sérieux candidats pour faciliter le paiement mobile et en ligne.

À ces nouvelles technologies d’interface personne-machine, il faut ajouter des fonctionnalités déjà offertes dans plusieurs téléphones existants.

  • Smart Scroll : la fonction que Samsung offre sur ses téléphones intelligents. Elle permet de faire défiler une page simplement par un mouvement de tête ou du poignet.
  • Touch ID : la fonction des iPhones qui permet de déverrouiller son téléphone en appuyant  sur le bouton d’accueil où un capteur tactile analyse votre empreinte digitale.

Le défi ici est de court-circuiter entièrement le besoin d’un mot de passe pour chaque transaction.

Non seulement le consommateur a-t-il tendance à oublier son mot de passe, mais, en ligne il doit le changer régulièrement pour des raisons de sécurité, ce qui augmente le risque qu’il l’oublie.

Faciliter l’achat (réduire la friction, comme on dit dans le milieu) est le défi le plus important pour le commerce en ligne, et pour le commerce de détail hors ligne. Pour ce dernier, c’est l’annonce du paiement sans mot de passe.

Je ne sais pas si, un jour, on devra prendre un égoportrait chaque fois qu’on voudra acheter quelque chose, mais ce sera évidemment plus utile d’avoir une technologie de biométrie efficace que d’essayer de se souvenir de son mot de passe à la caisse devant une longue file de consommateurs impatients.

Dans un tel contexte, le téléphone mobile deviendra à l’avenir l’outil de paiement privilégié — et sécuritaire, car c’est son propriétaire qui en a le contrôle. Apple Google et bien d’autres travaillent très fort dans ce sens.

Si on leur disait qu’on pourra bientôt payer avec son téléphone mobile plus vite qu’avec sa carte de crédit, je suis sûr que beaucoup de marchands afficheraient un très grand sourire. Oups, ils viendraient d’effectuer un achat!

Catégories : Affaire