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Time Square est presque à vous... Photo par Jérôme, via Wikimedia Commons

L’été dernier, la compagnie Domino Pizza, après avoir connu des débuts difficiles dans ses stratégies pour le web 2.0, se lançait en affichant à Time Square les commentaires en temps réel de ses clients… Audacieux? Tout à fait dans la mouvance actuelle, si je me fie à ce que Jeremiah Owyang en pense. Ce dernier a révisé les principes du Cluetrain Manifesto, dont le fameux « les marchés sont maintenant des conversations », pour les mettre au goût du jour et montrer voie sur laquelle le marketing social semble s’être engagé.

La conversation domine-t-elle toujours?

Dans un contexte où même Twitter a modifié son slogan pour passer de « Join the conversation » (joignez-vous à la conversation) à « Follow your interests » (suivez ce qui vous intéresse), la question est légitime. Owyang y répond sans ambages. Les marchés, dit-il, sont maintenant des espaces publicitaires qui mettent en valeur les conversations. C’est ce qu’il appelle en anglais « conversersational ads ». C’est donc ce que fait Domino Pizza et c’est ce qu’il constate devant les publicités de la compagnie American Eagle, qui achète aussi un coûteux espace à Time Square qu’elle offre aux photos et commentaires publiés par ses clients sur les réseaux sociaux. Vos conversations à-propos d’une marque sont donc non seulement un endossement d’un produit ou d’une marque, mais aussi du matériel publicitaire.

Ces robots qui vous parlent

Si le Clutrain Manifesto statuait que les conversations pour être authentiques devaient se dérouler entre humains, elles ne sont plus dominées par l’interaction humaine. En fait, de plus en plus, ce que vous dites est analysé selon des critères de performance et évalué par des robots. Sur Twitter, la chose est particulièrement vraie alors que des robots, m’expliquera Claude Théoret, de Nexalogy (une firme qui se consacre à l’analyse des interactions dans le tissu social), identifient les mots-clics les plus populaires et s’y raccrochent pour vous vendre leur salade à tout prix. Il me cite le cas du décès de Jack Layton : alors que son nom était dans les tendances sur Twitter, on pouvait facilement identifier plusieurs comptes automatisés qui utilisaient le nom du politicien pour mettre en relief leurs contenus. Newt Gingrich, dans son empressement à déployer sa présence sur les réseaux sociaux, aurait fait appel à un service d’achat d’abonnés. Le résultat? Derrière les chiffres impressionnants, il rejoignait réellement 8 % de potentiels électeurs.

Les médias sociaux sont-ils vraiment gratuits?

Vous y recevez des contenus gratuits de vos abonnés, mais Jeremy Owyang ne lésine pas sur les mots : pour être entendues, il semble désormais clair que les entreprises doivent payer. L’influent conférencier ne doute pas que très prochainement les sites web n’existeront plus sous la forme que nous leur connaissons, en raison de la mobilité et des différents chemins que nous empruntons pour consulter leurs contenus. C’est pourquoi il met en doute une pratique des entreprises, une certaine tendance à abandonner son « .com » au profit des corporations qui offrent des services de réseautage, comme Facebook. D’autant plus qu’après vous avoir vendu les pages d’entreprise, Facebook vous dit qu’elles ne rejoignent que 17 % de vos clients et qu’il vous faut donc aussi de la publicité. L’exemple de Domino Pizza, comme celui d’American Eagle montre bien la tendance : en plus de vos présences sociales, il vous faut votre espace publicitaire que vous remplirez de contenus fournis gratuitement par vos clients. En plus, ces gens qui aiment votre marque seront heureux de trouver leur grain de sel sur Time Square…

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Jeremiah Owyang était l’invité de Connect 2012, sa présentation The state and future of social business est sur Slideshare.

Catégories : Affaire, Futur, Internet, Réseaux sociaux, Société, Tendance

Martin LessardGM fait un pied de nez à Facebook

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 publié le 16 mai 2012 à 15 h 14
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À quelques jours de la sortie en bourse de Facebook (et en plein Webcom, la messe techno des gens en marketing, lire le billet de Nadia), la nouvelle ne pouvait pas plus mal tomber :  GM cessera de faire de la pub sur Facebook (article du Wall Street Journal).

Le constructeur automobile américain conserve ses pages Facebook, mais a décidé de ne plus investir un sou dans la publicité sur le site (celle que vous voyez sur le côté droit). Pourquoi? Parce que cela a très peu d’effet sur les gens qu’il vise.

On s’en doutait un peu!

Oh, ma tante vient d’ajouter de belles photos de ses chatons sur sa page Facebook! Tiens? Une pub de GM! Je clique, j’achète!

GM n’est pas un joueur de poker. Troisième plus grand annonceur au pays de l’Oncle Sam, quand il dit que ça ne vaut pas la chandelle, ça ne vaut pas la chandelle. GM ira investir ses 10 millions ailleurs.

L’article du WSJ rapporte aussi que plusieurs autres compagnies émettent des doutes sur la valeur de cet investissement publicitaire sur Facebook. PCWorld ajoute même que les publicités sur Google sont 10 fois plus efficaces que celles de Facebook.

La bourse ou l’avis (de GM)

Pour Facebook, c’est un coup dur : le modèle de la publicité reste un pilier important de sa stratégie de valorisation boursière. Est-ce que la sortie de GM aura un impact sur le cours des actions de Facebook?

Bien sûr, GM ne vend pas exactement des produits qu’on achète de façon impulsive. Mais cela montre à quel point, même si la plateforme possède près de 1 milliard d’abonnés, Facebook n’est pas nécessairement l’eldorado pour tous.

« Placer de la publicité » ne semble pas marcher très bien dans le contexte des médias sociaux. Que GM conserve tout de même ses pages Facebook signifie bien que la plateforme lui est encore utile. Y gagner l’attention de l’auditoire se joue d’une tout autre façon… Le modèle de la publicité perd des plumes face à un véritable travail de fond sur les médias sociaux, où le mot « social » est plus important que « média ».

Plus d’un marketeur au Webcom est sûrement en train de penser la même chose.

Catégories : Affaire, Réseaux sociaux

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C’était devenu presque un rituel. Chaque semaine, mon père nous emmenait, mon frère et moi, au club vidéo du centre-ville de notre municipalité pour y louer notre divertissement du vendredi soir. Il connaissait bien les commis du commerce, de qui il obtenait des recommandations sur les films à voir, et sur ceux à éviter à tout prix. Du cinéma, nous en consommions énormément.

Avec le temps, nos habitudes ont changé. Nous sommes devenus membres d’un nouveau club vidéo venu s’installer plus près de notre domicile, offrant un service plutôt clinique, mais plus économique. Par la suite, mes parents se sont abonnés à la télé payante, délaissant ainsi le club vidéo. D’ailleurs, maintenant que je suis déménagé depuis une quinzaine d’années, je ne sais plus trop où ils en sont rendus de ce côté.

Inutile de vous dire que le club vidéo de mon enfance a fermé ses portes il y a longtemps. Je soupçonne même que celui qui se trouve à proximité de chez mes parents est également sur le point de disparaître. Bref, cette histoire, c’est la même pour tous ces commerces.

Les clubs de location vidéo se trouvent aujourd’hui remplacés par divers services de transmission vidéo sur demande. La toile nous offre désormais une énorme vidéothèque accessible en quelques clics.

Mise au point

Avant de vous lancer dans une frénésie de location de films en ligne, assurez-vous de bien connaître les limites (et la situation) de votre consommation Internet. La vidéo est un type de document qui consomme énormément de bande passante. Soyez-en avertis.

Services de type buffet

Netflix est sans contredit le joueur le plus important quand vient le moment d’aborder le sujet de la vidéo sur demande. Offert au Canada depuis 2010, il permet un accès illimité à sa collection de films (la plupart en haute définition) et de séries télé avec un abonnement mensuel de 7,99 $. Il s’agit d’un excellent rapport qualité / prix pour les cinéphiles qui préfèrent regarder leurs films en version originale : on y trouve beaucoup de nouveautés hollywoodiennes, en plus d’un important choix de documentaires et de films étrangers. Sans compter que le service est accessible sur les trois principales consoles de jeu, sur tablettes et téléphones, ainsi que quelques modèles de téléviseurs intelligents.

Quelques films de la collection francophone de Netflix

Par contre, le service n’offre qu’une poignée de films en français, provenant surtout de France (comme De vrais mensonges et Un prophète) et quelques productions québécoises (C’est pas moi, je le jure! et Contre toute espérance). Netflix avait pourtant promis de développer son offre en français lors de son arrivée au pays. Peut-on encore espérer de l’amélioration sur ce plan?

De son côté, Crackle est un drôle de moineau. Propriété de Sony Pictures, le service propose gratuitement l’accès illimité à une portion de son catalogue (comprenant des classiques de Columbia Pictures tels que Ghostbusters). La majorité des films étrangers distribués par le groupe sont d’origine asiatique, la langue de Molière est par conséquent absente du service.

YouTube propose également la location de films depuis peu au Canada. Cependant, son catalogue est plutôt mince (et avec peu de contenus francophones).

Du côté canadien, il y a évidemment le portail de l’ONF, qui nous offre de regarder des documentaires, des productions interactives, des films d’animation et de fiction. Sa collection de courts-métrages est impressionnante, comprend une panoplie de contenus francophones, et la qualité de sa diffusion est remarquable. Le service est gratuit.

Services à la carte

Si vous n’êtes pas le genre à consommer énormément de films, un service à la carte vous serait probablement plus avantageux. Pour ce type de location,iTunes demeure le choix le plus populaire. Idéal pour les nouveautés, le prix de location varie entre 4,99 $ pour la version standard (moins lourde) et 5,99 $ pour la version HD. Une fois la transaction terminée, vous avez jusqu’à 30 jours pour regarder le film en question.

La section francophone de l’iTunes Store

Le plus beau pour les francophiles : la quasi-totalité de sa collection est offerte en français. On parle ici de films américains, de films français (évidemment) et de films québécois. Cependant, les films un peu plus vieux ne sont généralement pas offerts en location. Leurs prix de vente varient entre 9,99 $ et 24,99 $.

Du côté des consoles de salon, le PlayStation Store de Sony partage plusieurs caractéristiques avec le service d’Apple. Sa collection américaine est très large, et ses films sont offerts tant en version originale qu’en version française, et aux mêmes tarifs (tant à l’achat qu’à la location). Pour avoir accès aux titres francophones, il est important de configurer son compte PSN en français; la page descriptive des films ne présente aucune option de choix de langue. Malheureusement, on ne propose pratiquement aucun contenu québécois. Le seul titre que j’ai pu croiser dans le catalogue : Monsieur Lazhar.

Sur Xbox Live Marketplace, Microsoft propose également que la vente et la location de films américains, généralement offerts dans les deux langues, et dont le prix oscille aux alentours d’une trentaine de dollars.

D’autres joueurs à l’horizon?

Il existe d’autres services du genre aux États-Unis, tels que Amazon Instant Video et Hulu. Ces derniers sont inaccessibles à l’extérieur du territoire américain, sauf si on utilise un serveur mandataire (proxy server), un intermédiaire qui peut donner l’illusion qu’on se trouve au pays de l’oncle Sam. Cette solution est risquée (puisque cet intermédiaire peut filtrer l’information transmise par votre ordinateur), sans compter qu’il s’agit d’une utilisation illégale du service vidéo.

Ces joueurs n’ont pas affirmé pour l’instant avoir l’intention de migrer au Canada. Par contre, avec la sérieuse lacune dans l’offre de contenu francophone en location, il ne serait pas étonnant de voir arriver un nouveau joueur à moyen terme afin de combler ce manque.

Catégories : Cinéma, Tendance

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Crédit photo : Ariel Garten, par Interaxon.ca

Dans mon plus récent billet, je vous ai donné un aperçu du type d’invités que Montréal s’apprêtait à recevoir. Si des activités du volet pré-Connect 2012 ont déjà lieu, cette semaine faste s’amorcera demain avec Boule de cristal, suivi mercredi de Webcom puis, jeudi, de Mixmédias. Je vous propose mes choix, qui ne sont que des suggestions dans cette manne…

Boule de cristal se présente comme l’événement en TI, et pour cette neuvième édition, la gestion de données sera au cœur de toutes les présentations, déclinée en différents thèmes : la visualisation, la gestion, l’innovation, l’exploitation et l’infonuagique. Des quelque 20 conférenciers, je ne manquerai pas Gordon Bell, chercheur principal pour Microsoft, et Ariel Garten, CEO de Interaxon, que l’on surnomme Brain Guru et qui fera une présentation ayant pour thème le contrôle des ordinateurs par le cerveau, mais tout en laissant le cœur parler. Beaucoup de présentations démystifieront certains aspects de l’infonuagique, dont celle de Mac Devine, directeur technique du Cloud Portfolio pour IBM Global Technology Services.

Le lendemain à Webcom, on parlera de marketing et de stratégies numériques, bien évidemment par le biais du cybercommerce et des réseaux sociaux. Bertrand Duperrin, conseiller à NextModernity, expliquera « Comment améliorer l’efficacité quotidienne grâce aux principes de l’entreprise 2.0 appliqués aux flux de travail », un sujet qui intéressera les entreprises et apportera un autre point de vue quant à la place du 2.0 en entreprise. Pour cette douxième présentation, Webcom tient en parallèle un événement consacré au gouvernement 2.0. L’instigateur du récent rapport à ce sujet, le député libéral Henri-François Gautrin, ouvrira les conférences de la journée. Vous pourrez par ailleurs suivre ce pan de la programmation en direct sur le web.

Le jeudi 17 mai, Mixmédias Montréal se consacrera à l’état présent des contenus numériques en discutant de contenus, de webtélé, de télé connectée et de revenus. La directrice de la distribution, des ventes et des partenariats américains pour Google TV, Adrienne McCallister, livrera une conférence sur l’avenir de la télévision. La conférence de Richard Millington, directeur général de FeverBee et de The Pillar Summit, discutera du ROI (retour sur investissement) des communautés pour les entreprises et les médias. Quelques Montréalais qui ont ouvert la voie en matière de gestion des contenus web et de réflexion sur les médias seront de la partie, dont Michelle Blanc pour parler de monétisation des contenus, Laurent Maisonnave pour participer au panel sur la «Social TV» et les développements commerciaux qu’elle permet, et Craig Silverman, qui abordera la transition du papier au web.

Très souvent, les prix élevés de ces grandes conférences créent une impression d’inaccessibilité, or Boule de cristal et Webcom offrent une formule d’inscription sans frais pour les présentations de fin de journée, et Mixmédias offre l’événement Montréal Web Vidéo à un prix raisonnable.

Information complémentaire :

Le rapport Gautrin : Gouverner ensemble

Catégories : Événements, Futur, Informatique, Innovation

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Les imprimantes 3D pour la maison sont maintenant abordables. Pour 500 $, on peut acheter le Solidoodle et fabriquer ses propres objets en plastique.

Jusqu’à tout récemment, une imprimante 3D coûtait de 1200 $ à 2000 $!

Qui a besoin d’une imprimante 3D?

  • Les artistes en arts visuels ou les architectes qui veulent présenter des maquettes.
  • Les artisans qui veulent avoir un prototype de leurs produits (figurines, tasses, modèles, etc.).
  • Les parents qui veulent fabriquer de petits jouets, des pièces ou des figurines pour leurs enfants.
  • N’importe quel bricoleur, finalement, qui a besoin  d’une pièce sur mesure pour réparer quelque chose.

Comment ça marche?

Les objets à fabriquer doivent être de petite taille (un cube de 6 pouces de chaque côté dans le cas du Solidoodle).

On envoie un fichier électronique à l’imprimante (un plan en 3D) et elle fait le reste. La tête de l’imprimante 3D dépose de minuscules gouttes de polymère, par épaisseur de 0,3 mm, et l’objet est fabriqué par couches successives.

Le Solidoodle utilise des filaments ABS, mais, éventuellement, des imprimantes abordables verront le jour pour d’autres types de matériau (aluminium, métal, céramique, plâtre, etc.). Déjà, des « fab lab », des ateliers où l’on met à la disposition du public ces types de machines, mais industrielles, permettent de fabriquer des objets plus grands à peu de frais.

Si vous maîtrisez les logiciels 3D, ce ne sera pas compliqué pour vous de fabriquer des plans. Pour les autres, il existe des plans, gratuits, accessibles en ligne.

La liste des plans d’objets offerts peut vous sembler anecdotique aujourd’hui, mais dans quelques années, vous verrez, il y aura bien quelque chose qui vous plaira!

Quelles objets peut-on fabriquer?

Cliquez sur l’image pour avoir plus de détails.

Soucoupe à oeuf

Moule à chocolat

Jeu Connect Four

Porte-sacs

Téléphone iPhone

Pièces de plomberie

 

L’univers des objets en expansion accélérée

Et le plus extraordinaire là-dedans c’est que, de la même façon qu’on a vu un partage sans limites de l’information dans la dernière décennie, on verra apparaître des plans 3D pour toutes sortes de choses, faites par des passionnés, uniquement dans le but de rendre accessible leur réalisation.

Le choc qu’ont subi les médias avec le web se répétera dans l’industrie des objets manufacturés…

Catégories : 3D, Innovation, Tendance