Tout le monde en parle reçoit l’homme d’affaires Lino Zambito, qui vient de livrer à la commission Charbonneau un témoignage accablant et dévastateur sur les dessous du monde de la construction et ses nombreuses ramifications. Pendant huit jours d’audience, l’homme a démonté la mécanique de pots-de-vin versés par les entrepreneurs au crime organisé, à Union Montréal (le parti du maire Gérald Tremblay) et à certains fonctionnaires.
L’ingénieur municipal Gilles Surprenant (surnommé monsieur TPS) a par ailleurs avoué plus tôt cette semaine avoir empoché 600 000 $ de la part d’entrepreneurs. Il a montré du doigt la firme Catania, un chef de file de l’industrie.
Un des aspects abordés dans cette entrevue est le financement des partis politiques municipaux, mais aussi provinciaux. Une des questions fondamentales sous-jacentes est la suivante : est-il possible que nos élus ne soient pas au courant de toutes ces pratiques de financement illicite au sein même de leur propre parti?
Sur cette question, vous entendrez le point de vue de Lino Zambito, mais également celui de l’ex-ministre libéral Jean Cournoyer, qui sera à l’émission pour faire la promotion de sa biographie et qui aura sûrement quelque chose à dire sur cet épineux dossier.
En ce moment, les organisateurs politiques et les collecteurs de fonds sont montrés du doigt comme principaux et quasi seuls responsables du financement illégal. Les chefs et les élus sont-ils en train de se mettre à l’abri et de faire porter l’odieux aux autres?
Et si l’on se projette dans l’avenir, comment éviter que les politiciens soient eux aussi à risque d’être corrompus?
Devrions-nous, une fois pour toutes, opter pour le financement public des partis politiques? Quels en seraient les avantages et les inconvénients?
Nous aborderons ces questions ce soir à la tribune téléphonique de Tout le monde en parle.