Le réalisateur Mathieu Roy sera sur le plateau de Tout le monde en parle ce dimanche. Il parlera de son documentaire Survivre au progrès, qui prendra l’affiche au Québec le 4 novembre prochain.
Le film Survivre au progrès nous dit que la surconsommation de ressources et de biens va nous tuer. Et malgré cela, on continue; on achète, on jette, on gaspille, on fore. Pourquoi avons-nous tant de difficulté à réduire notre consommation?
Les questionnements autour de la surconsommation ne sont pas nouveaux, mais ces enjeux restent encore peu discutés sur la place publique. Comme si les problèmes soulevés nous laissaient indifférents, ou pire encore, impuissants. Pourtant, nous sommes tous personnellement au cœur d’un des plus grands défis de l’humanité.
Les experts interrogés dans le film sont unanimes : la surconsommation menace la survie même de notre civilisation. Saurons-nous renverser la vapeur et éviter le naufrage? Il est permis d’en douter.
Parmi les signes évidents de ce déclin figurent la concentration du pouvoir économique entre les mains d’un petit nombre (les financiers, les multinationales) qui veut produire et accumuler toujours plus, sans aucune conscience sociale ou environnementale, de même que l’exploitation excessive et fatale du capital naturel (nos ressources). Deux symptômes qui ont affligé des civilisations aujourd’hui disparues.
Alors, comment expliquer que, malgré les signes et l’expérience, les réponses tardent à prendre forme? Comment expliquer que nous semblons incapables de stopper la machine? Sommes-nous, comme le disent certains chercheurs dans le film, victimes de notre cerveau? Un cerveau programmé pour réagir à court terme, mais incapable de nous projeter dans le futur? Sommes-nous prisonniers d’une idéologie du progrès qui sous-tend que ce dernier est à même de régler les problèmes qu’il crée? Sommes-nous otages d’un système économique détraqué ? Sommes-nous simplement égoïstes et paresseux?
Dans ce film dense, les questions sont lancées, mais les réponses, peu nombreuses. Et vous, pourquoi croyez-vous qu’il est difficile de réduire notre consommation, premier pas vers une civilisation moins énergivore, moins autodestructrice?