Billets classés sous «WikiLeaks»

Florent DaudensLa revue du web – 13 décembre 2011

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 publié le 13 décembre 2011 à 10 h 24

Aujourd’hui, à la revue du web : refuser d’être sur Facebook; 2011 en Lego; retracer la diffusion d’oeuvres musicales dans le monde entier; votre degré d’addiction à Apple; le partage en 2011; capturer la lumière; des chevaux de Troie pour les gouvernements?; l’erreur est humaine.

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Le site de divulgation de documents confidentiels WikiLeaks suspend temporairement la publication de documents, pour des raisons financières.

C’est ce qu’a déclaré le fondateur du site, Julian Assange, lundi, lors d’une conférence de presse. Vous pouvez voir la conférence de presse ici.

WikiLeaks, qui vit essentiellement des dons des internautes, a vu ses revenus baisser considérablement depuis que Bank of America, Visa, Mastercard, Paypal et Western Union ont imposé un « blocus financier » à son endroit, en cessant de traiter les dons qui lui étaient destinés. Cette décision est survenue en décembre dernier, dans la foulée de la publication de milliers de notes diplomatiques confidentielles par WikiLeaks.

« Cette attaque a détruit 95 % de nos revenus », a déclaré Julian Assange, selon qui « des dizaines de millions de dollars en dons ont été perdus, à un moment où les coûts opérationnels sont sans précédent ». Il a souligné que ce blocus avait notamment été dénoncé par le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme en décembre dernier. Il a également rappelé qu’en janvier dernier, le Trésor américain avait jugé que l’inclusion de WikiLeaks sur une liste noire était sans fondement.

L’organisation qui a fonctionné sur ses réserves au cours des 11 derniers mois, a ainsi décidé de concentrer ses énergies (et ses ressources financières) à combattre ce blocus financier devant les tribunaux. Une série de plaintes a déjà été déposée, dont une plainte antitrust devant la Commission européenne. Si WikiLeaks échoue, l’organisation ne sera pas en mesure de poursuivre ses activités, a déclaré M. Assange.

WikiLeaks lance d’ailleurs un nouvel appel à la générosité des internautes, en présentant de nouveaux moyens d’effectuer des dons. Dans cette vidéo qui vient d’être mise en ligne, Julian Assange affirme « nous avons encore des milliers de révélations qui sont en attente d’être publiées », ajoutant que « nous ne pouvons permettre à ces banques de contrôler nos vies ».

Je vous invite par ailleurs à lire ce très intéressant éditorial de James Ball, du Guardian. Dans un premier temps très critique à l’endroit de WikiLeak, le texte rappelle que l’organisation n’a rien publié de nouveau depuis avril, alors qu’elle révélait les documents secrets sur les prisonniers de Guantanamo. Il rappelle également que le système de soumission de documents n’est plus en ligne. Julian Assange a d’ailleurs indiqué que le 28 novembre, un nouveau système de soumissions de documents sera mis en ligne.

L’éditorial ajoute toutefois que. quelle que soit notre opinion à propos de WikiLeaks, la bataille juridique qui s’amorce sera une bataille pour la liberté d’expression. Il rappelle qu’aux États-Unis, WikiLeaks n’a jamais été accusé ni condamné pour quoi que ce soit. Il estime que le blocus actuel « est l’un des développements les plus sinistres de ces dernières années, et peut-être l’exemple le plus extrême, dans une démocratie occidentale, des actions extrajudiciaires visant à étouffer la liberté d’expression ».

Il souligne également que les organisations qui bloquent les dons à WikiLeaks continuent d’accepter ceux qui sont destinés à des organisations qui véhiculent un discours haineux, comme le Ku Klux Klan.

En attente d’une décision des tribunaux

Mentionnons que Julian Assange est toujours en attente d’une décision de la justice britannique au sujet de son extradition vers la Suède, pour laquelle il a fait appel. La justice suédoise veut le questionner au sujet d’allégations de crimes à caractère sexuel à l’endroit de deux femmes. Le fondateur de WikiLeaks assure toutefois que ses démêlés judiciaires n’ont rien à voir avec les problèmes financiers de son organisation.

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Florent DaudensLa revue du web – 26 septembre 2011

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 publié le 26 septembre 2011 à 16 h 44

La revue du webFacebook vous suit-il même quand vous n’êtes pas connecté?

ZDNet rapporte que grâce à des témoins de connexion (cookies), Facebook serait en mesure de suivre la navigation des internautes qui ne sont pas connectés, quand ceux-ci vont sur des pages où on retrouve le bouton « J’aime ». Facebook affirme qu’il s’agit plutôt d’une mesure de sécurité.

Facebook, ce réseau qu’on aime détester

« Nombriliste, superficiel, intrusif : le jugement des élites françaises sur Facebook est sans appel. Pourtant, ses millions d’utilisateurs racontent une tout autre histoire, faite de rencontres, de découvertes et d’opportunités. »

Facebook obligatoire pour s’abonner à Spotify

Le service de musique en ligne, qui a signé une entente avec Facebook pour mieux s’intégrer sur ce réseau, a changé son processus d’inscription. Dorénavant, il faut avoir un compte Facebook pour pouvoir en ouvrir un sur Spotify.

Un Google Earth iranien?

Got Geoint rapporte que Téhéran s’apprête à lancer Basir, un équivalent iranien de Google Earth. Selon les articles cités dans le billet, le site aurait notamment pour but de contrer « l’agression culturelle » des pays islamiques par Google Earth/Maps.

L’Iris prend la route des réseaux sociaux

L’Institut de recherche et d’information socio-économique lance aujourd’hui son blogue, fait son entrée sur Twitter et lance également une vidéo sur le financement des universités.

Le directeur d’Al Jazeera emporté par WikiLeaks

Une quarantaine de notes diplomatiques ont fait état de rencontres entre l’administration américaine et Wadah Khanfar. Dans la foulée de ces révélations, ce dernier a démissionné.

L’histoire d’un détenu canadien révélé par WikiLeaks

Toujours à propos des notes diplomatiques, nos collègues de CBC retracent le parcours de Khaled Samy, emprisonné pendant 18 mois à Bagram, en Afghanistan.

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Vincent GrouWikiLeaks ouvre les vannes

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 publié le 2 septembre 2011 à 11 h 26

Le site de dénonciation en ligne WikiLeaks a pris, jeudi soir, la décision controversée de publier l’intégralité des 251 000 notes diplomatiques qu’il avait en sa possession, dans une version non censurée.

L’organisation réfléchissait à cette éventualité depuis quelques jours. Mercredi, elle avait mené un « sondage » auprès de ses abonnés Twitter et affirmait que ceux-ci étaient pour la publication intégrale dans une proportion de 100 contre 1. WikiLeaks n’a toutefois pas dévoilé les chiffres de ce coup de sonde mené sur Twitter.

Jeudi soir, l’organisation a annoncé qu’elle ouvrait les vannes. Toutes les notes diplomatiques sont donc toutes disponibles sur son site, ainsi qu’à l’adresse http://www.cablegatesearch.net/search.php (mise à jour, 15 h 30 : il semble que ce dernier lien ne fonctionne pas, vraisemblablement trop engorgé). Ce moteur de recherche permet également de fouiller le contenu des documents. WikiLeaks demande d’ailleurs aux internautes qui y trouveraient de nouvelles informations intéressantes de les signaler sur Twitter en utilisant le mot-clé #wlfind (trouvaille).

Décision critiquée

Cette décision a été vivement dénoncée par les cinq journaux qui avaient conclu un partenariat avec WikiLeaks et commencé à publier ces notes, dans leur version expurgée, en décembre 2010. Le New York Times, le Guardian, Der Spiegel, El Pais et Le Monde estiment que ces notes diplomatiques non censurées peuvent mettre en danger la vie de certaines personnes qui y sont nommées. Ils affirment en outre que cette décision appartient au fondateur du site, Julian Assange, et à lui seul.

Selon le Guardian, on retrouve dans cette nouvelle publication plus de 1000 notes qui contiennent les noms d’informateurs et d’activistes, en plus de faire référence à des gens persécutés par leur gouvernement, à des victimes d’abus sexuels, ainsi qu’à des installations gouvernementales confidentielles.

L’organisation Reporters sans frontières (RSF) a pour sa part suspendu le site miroir de WikiLeaks qu’elle hébergeait. «L’organisation avait ouvert le site miroir en précisant défendre « la liberté de circulation des informations sur Internet et le principe de protection des sources, sans lesquelles le journalisme d’investigation ne peut exister. » La protection des sources étant aujourd’hui remise en cause, l’organisation a décidé de suspendre le site dans l’attente d’un nouvel éclairage sur l’affaire », explique RSF. « L’organisation continuera d’alimenter la page spéciale WikiLeaks sur son site, afin d’informer sur la publication de câbles en liens avec la liberté de la presse, ainsi que sur l’actualité d’un site contribuant à la diffusion d’une information libre », précise RSF.

Les notes étaient déjà disponibles, explique WikiLeaks

Sur Twitter, WikiLeaks a laissé entendre que la décision de publier l’entièreté des notes diplomatiques avait été prise parce que celles-ci étaient déjà « téléchargeables sur des centaines de sites ».

Rappelons en effet que depuis quelques jours, WikiLeaks et le Guardian s’accusaient mutuellement d’être responsable de la fuite de documents, à la suite de la publication d’un mot de passe dans un livre publié par le journaliste Mike Leigh, du Guardian.

Ce mot de passe donnant accès à un fichier contenant les notes, soutient le Guardian, ne devait être valable que pour quelques heures, d’où sa publication dans le livre. Or, il semble qu’il était toujours actif. Toutefois, le quotidien britannique soutient que le fichier en question était difficile à trouver et nécessitait certaines connaissances en informatique. De plus, en date de jeudi, il n’avait été consulté qu’une seule fois en un mois, ajoute le Guardian.

En revanche, les notes publiées hier par WikiLeaks sont dans un format beaucoup plus facile à consulter.

Baisse d’intérêt?

Parmi les autres hypothèses soulevées pour expliquer cette publication, certains mentionnent que Julian Assange, irrité par la baisse de l’intérêt des médias pour les notes diplomatiques, aurait voulu remettre le dossier à l’avant-plan. Gawker estime pour sa part que maintenant que tout est en ligne, Julian Assange « n’est plus qu’un fanfaron mal léché en résidence surveillée ».

Rappelons que l’Australien de 40 ans, qui se trouve actuellement en Grande-Bretagne, saura dans quelques semaines s’il sera extradé vers la Suède, où la justice veut l’interroger sur des allégations d’agressions sexuelles à l’endroit de deux jeunes femmes.

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Florent DaudensLa revue du web – 1er septembre 2011

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 publié le 1 septembre 2011 à 17 h 00

La revue du webLe prototype d’un iPhone 5 oublié dans un bar?

CNet rapporte qu’un exemplaire du nouveau téléphone d’Apple, qui n’est pas encore sorti, aurait été égaré dans un bar. Une étrange répétition d’un épisode similaire pour la sortie de la version précédente.

Travailler à son compte, la « révolution industrielle de notre époque »

Aux États-Unis, les travailleurs autonomes sont de plus en plus nombreux. Et la plupart d’entre eux aiment leur situation, selon The Atlantic.

Wikileaks en froid avec le Guardian

Le site accuse le quotidien britannique, partenaire dans la publication des notes diplomatiques, de trahison.

La fin du signal analogique à Radio-Canada (Montréal)

Voici ce qui s’est passé ce matin à minuit pour ceux qui regardaient la télé en analogique, après le passage à la télévision numérique.

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