Billets classés sous «WikiLeaks»

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Bradley Manning, lors d'une comparution devant une cour martiale à Fort Meade, en décembre 2011.

Bradley Manning, lors d'une comparution devant une cour martiale à Fort Meade, en décembre 2011.

Un juge militaire a refusé mercredi d’abandonner les accusations retenues contre le soldat Bradley Manning, soupçonné d’avoir transmis des documents confidentiels du gouvernement américain au site WikiLeaks, la plus grosse fuite de l’histoire de l’administration américaine.

Le colonel Denise Lind a rejeté mercredi la requête déposée par la défense lors d’une audience préliminaire avant la comparution en cour martiale de Bradley Manning. La défense a déposé une autre motion demandant l’abandon du chef le plus grave, aide à l’ennemi, passible de la prison à perpétuité.

Le procès du soldat Manning est prévu pour l’heure du 21 septembre au 12 octobre prochain. Il est accusé d’avoir transmis au site WikiLeaks, qui milite pour la transparence, des centaines de milliers de documents confidentiels. Le site a publié notamment des documents de la défense américaine sur l’Afghanistan et des câbles diplomatiques du Département d’Etat.

The Associated Press

Vincent GrouManifestations pour les 10 ans de Guantanamo

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 publié le 11 janvier 2012 à 12 h 46
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Ce mercredi marque le 10e anniversaire du transfert des 20 premiers prisonniers à la prison américaine de Guantanamo, à Cuba. L’événement est souligné par différents organismes de défense des droits de la personne.

Human Rights Watch propose un dossier qui regroupe différents rapports publiés par l’organisme au fil des ans. Une sélection de ces rapports est également disponible en français.

Ce 10e anniversaire est également souligné par Amnistie internationale. Aux États-Unis, l’organisme tient une journée d’action, qui comprend entre autres une manifestation à Washington. L’événement est l’objet d’une webdiffusion et d’un blogue en direct. Le groupe invite également les internautes à écrire au président Barack Obama pour réclamer la fermeture de Guantanamo et lui demander de mettre un terme aux détentions à durée indéterminée.

Différentes manifestations sont également organisées mercredi par Amnistie Canada.

Au Québec, c’est à Montréal qu’aura lieu une manifestation, jeudi. L’événement 10 ans de Guantanamo, 10 heures de prise de parole pour la liberté aura lieu de 10 h à 20 h à l’Espace culturel Georges-Émile-Lapalme à la Place des Arts, et regroupera une trentaine d’artistes. Le tout sera diffusé en direct sur Internet.

Amnistie internationale a par ailleurs produit cette vidéo grinçante qui souligne avec ironie ce 10e anniversaire.

Rappelons que samedi, le New York Times publiait My Guantanamo Nightmare (mon cauchemar à Guantanamo), récit de l’Algérien Lakhdar Boumediene, qui y a été détenu pendant sept ans, sans être accusé de quoi que ce soit.

À consulter également, les Guantanamo Files, centaines de documents sur les prisonniers de Guantanamo publiés en avril 2011 par WikiLeaks, et cette infographie interactive du Monde, sur l’évolution du nombre de prisonniers au centre de détention.

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C’est vendredi que commence l’audience préliminaire du soldat américain Bradley Manning, accusé d’être à l’origine de la fuite des centaines de milliers de notes diplomatiques publiées par WikiLeaks depuis décembre 2010.

Il est également soupçonné d’être derrière la publication de la vidéo Collateral Murder (meurtres collatéraux), qui montre une opération de l’armée américaine survenue en juillet 2007 en Irak et dans laquelle une douzaine de personnes, dont deux employés de l’agence de presse Reuters, ont été tuées par une attaque d’hélicoptère. Il est en outre considéré comme une « personne d’intérêt » dans la publication des documents sur la guerre en Afghanistan par WikiLeaks, en juillet 2010.

Les journalistes qui couvrent sa comparution sur place ne peuvent utiliser Twitter ou la messagerie texte en direct de la salle d’audience. Comme le rapporte le blogue en direct du Guardian, la journaliste Camille Elhassani, d’Al Jazeera English, a dénoncé sur Twitter le manque de transparence de l’armée américaine.

Il s’agit de la première apparition en public de Bradley Manning depuis son arrestation, en mai 2010.

Manifestations de soutien

Bradley Manning jouit de nombreux appuis sur la toile. Dans les semaines qui ont suivi son incarcération, le site FreeBradley.org (libérez Bradley) a lancé une campagne en sa faveur.

Au moment d’écrire ces lignes, le site BradleyManning.org http://bradleymanning.org/ était hors-ligne. Il était toutefois accessible en cache.

Le site Friend Feed rend compte de différentes discussions au sujet de Bradley Manning sur Facebook et Twitter.

Différentes manifestations aux États-Unis et ailleurs dans le monde sont prévues en marge de cette comparution.

Parmi celles-ci, mentionnons « l’opération Horizon », lancée par des sympathisants de la nébuleuse de pirates informatiques Anonymous et des indignés du mouvement Occupy Wall Street. Dans leur communiqué, ils invitent les gens à manifester samedi, le 17 décembre.

Il s’agira du 24e anniversaire de naissance de Bradley Manning. Cette date marquera également le 1er anniversaire de l’immolation du Tunisien Mohamed Bouazizi, élément déclencheur du printemps arabe.  Le 17 décembre marquera également le troisième mois d’activités d’Occupy Wall Street.

En hommage à Bradley Manning

Autres manifestations d’appui à Bradley Manning, mentionnons cette toute récente chanson de Graham Nash, ancien membre de Crosby, Stills, Nash & Young.

Mentionnons également Prevention of Injury, court-métrage de fiction sur la détention de Bradley Manning à la prison militaire de Quantico, en Virginie.

À lire également, cet éditorial de Glenn Greenwald, du Guardian, selon qui le procès de Bradley Manning est « un geste d’intimidation, pas de justice ».

Enfin, nous vous invitons à lire notre dossier sur WikiLeaks.

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Florent DaudensLa revue du web – 13 décembre 2011

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 publié le 13 décembre 2011 à 10 h 24
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Aujourd’hui, à la revue du web : refuser d’être sur Facebook; 2011 en Lego; retracer la diffusion d’oeuvres musicales dans le monde entier; votre degré d’addiction à Apple; le partage en 2011; capturer la lumière; des chevaux de Troie pour les gouvernements?; l’erreur est humaine.

Avec Vincent Grou

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Le site de divulgation de documents confidentiels WikiLeaks suspend temporairement la publication de documents, pour des raisons financières.

C’est ce qu’a déclaré le fondateur du site, Julian Assange, lundi, lors d’une conférence de presse. Vous pouvez voir la conférence de presse ici.

WikiLeaks, qui vit essentiellement des dons des internautes, a vu ses revenus baisser considérablement depuis que Bank of America, Visa, Mastercard, Paypal et Western Union ont imposé un « blocus financier » à son endroit, en cessant de traiter les dons qui lui étaient destinés. Cette décision est survenue en décembre dernier, dans la foulée de la publication de milliers de notes diplomatiques confidentielles par WikiLeaks.

« Cette attaque a détruit 95 % de nos revenus », a déclaré Julian Assange, selon qui « des dizaines de millions de dollars en dons ont été perdus, à un moment où les coûts opérationnels sont sans précédent ». Il a souligné que ce blocus avait notamment été dénoncé par le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme en décembre dernier. Il a également rappelé qu’en janvier dernier, le Trésor américain avait jugé que l’inclusion de WikiLeaks sur une liste noire était sans fondement.

L’organisation qui a fonctionné sur ses réserves au cours des 11 derniers mois, a ainsi décidé de concentrer ses énergies (et ses ressources financières) à combattre ce blocus financier devant les tribunaux. Une série de plaintes a déjà été déposée, dont une plainte antitrust devant la Commission européenne. Si WikiLeaks échoue, l’organisation ne sera pas en mesure de poursuivre ses activités, a déclaré M. Assange.

WikiLeaks lance d’ailleurs un nouvel appel à la générosité des internautes, en présentant de nouveaux moyens d’effectuer des dons. Dans cette vidéo qui vient d’être mise en ligne, Julian Assange affirme « nous avons encore des milliers de révélations qui sont en attente d’être publiées », ajoutant que « nous ne pouvons permettre à ces banques de contrôler nos vies ».

Je vous invite par ailleurs à lire ce très intéressant éditorial de James Ball, du Guardian. Dans un premier temps très critique à l’endroit de WikiLeak, le texte rappelle que l’organisation n’a rien publié de nouveau depuis avril, alors qu’elle révélait les documents secrets sur les prisonniers de Guantanamo. Il rappelle également que le système de soumission de documents n’est plus en ligne. Julian Assange a d’ailleurs indiqué que le 28 novembre, un nouveau système de soumissions de documents sera mis en ligne.

L’éditorial ajoute toutefois que. quelle que soit notre opinion à propos de WikiLeaks, la bataille juridique qui s’amorce sera une bataille pour la liberté d’expression. Il rappelle qu’aux États-Unis, WikiLeaks n’a jamais été accusé ni condamné pour quoi que ce soit. Il estime que le blocus actuel « est l’un des développements les plus sinistres de ces dernières années, et peut-être l’exemple le plus extrême, dans une démocratie occidentale, des actions extrajudiciaires visant à étouffer la liberté d’expression ».

Il souligne également que les organisations qui bloquent les dons à WikiLeaks continuent d’accepter ceux qui sont destinés à des organisations qui véhiculent un discours haineux, comme le Ku Klux Klan.

En attente d’une décision des tribunaux

Mentionnons que Julian Assange est toujours en attente d’une décision de la justice britannique au sujet de son extradition vers la Suède, pour laquelle il a fait appel. La justice suédoise veut le questionner au sujet d’allégations de crimes à caractère sexuel à l’endroit de deux femmes. Le fondateur de WikiLeaks assure toutefois que ses démêlés judiciaires n’ont rien à voir avec les problèmes financiers de son organisation.

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