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Faut-il se précipiter sur les actions Facebook? À 38 $ US, le titre « FB », le réseau social créé par Mark Zuckerberg, est valorisé à environ 104 milliards $ US pour son entrée en Bourse vendredi, mais n’est-il pas surévalué et l’investissement sera-t-il si rentable?

Ceux qui possèdent déjà des titres, notamment une partie des employés du groupe, sont certains de gagner en les revendant, de même que les gros investisseurs qui les auront acquis au prix initial pour les écouler dans la foulée d’une introduction en fanfare. Quant aux autres…

La tentation est grande d’investir tout de suite dans ce qui pourrait être le prochain Google, son grand rival. On se souvient que le numéro un des moteurs de recherche sur Internet avait été introduit à 85 $ US l’action pour s’échanger à 100 $ US dès la première cotation et grimper au-dessus de 700 $ US en 2007. Quatre ans plus tard, il se maintient au-dessus des 600 $ US. Mais les chances d’une performance similaire dans le marché actuel semblent minces.

D’abord, la vaste majorité des investisseurs ordinaires n’auront pas accès aux actions de Facebook à 38 $ US car ils passeront après les initiés et les clients des banques d’investissement. Le cours flambe quasiment toujours très vite pendant qu’arrivent les premiers ordres d’achat au prix du marché.

Ensuite, certains s’inquiètent des signes de ralentissement et s’interrogent sur la capacité de Facebook à poursuivre son expansion dans l’espace mobile alors que Mark Zuckerberg l’a conçu dans sa chambre de Harvard il y a huit ans pour une utilisation sur ordinateur fixe. En outre, l’évolution du réseau social dépend aussi de celle du marché publicitaire et des législations sur la protection des données privées.

Enfin, sans remonter jusqu’à l’éclatement de la bulle Internet au début des années 2000, l’histoire récente des groupes vedettes du Web incite à la prudence:

- Pandora, une radio en ligne américaine, a fait son entrée sur le Nasdaq, la bourse des valeurs technologiques, le 15 juin dernier à 20 $ US. Les investisseurs ordinaires ont pu se procurer des actions à 26 $ US dans la journée… mais elles valent moins de 11 $ US aujourd’hui.

- Groupon, la société de réduction sur les achats groupés en ligne, avait été introduit à 20 $ US le 4 novembre 2011, s’était envolé à plus 31 $ US dans la journée… et en vaut moins de 13 désormais.

- Zynga, développeur de `FarmVille’ et autres jeux sur Facebook, avait démarré à 10 $ US le 16 décembre 2011, était monté à 11,50 $ US dans la journée, et avoisine actuellement les 8 $ US.

Même l’une des introductions en Bourse vedettes de l’an dernier n’apparaît plus comme une si bonne affaire si l’on prend en compte le facteur risque: mise sur le marché à 45 $ US le 19 mai, l’action du réseau social professionnel LinkedIn a plus que doublé de valeur en quelques minutes, culminant à 122,70 $ US pour terminer sa première journée de cotation à 94,25 $ US. Aujourd’hui, après une année de turbulences boursières, le titre s’échange aux environs de 105 $ US, ce qui ne représente qu’un gain somme toute modeste de 11 pour cent par rapport au cours initial.

Finalement, celui qui touche à coup sûr le gros lot est le fondateur et PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, qui fêtait ses 28 ans lundi. Après la vente prévue d’environ 30 millions de titres vendredi, il en possédera encore 503,6 millions, soit 32 pour cent du total, et restera le plus gros actionnaire du groupe aux 900 millions d’utilisateurs. Il contrôlera la société, avec 56 pour cent des droits de vote et à 38 $ US l’action, son portefeuille d’actions de Facebook pèsera 19,1 milliards $ US.

The Associated Press

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Des chercheurs du département d’informatique de l’Université de Victoria, en Colombie-Britannique, et de l’Université de Pékin, en Chine, ont publié une fascinante étude intitulée Battling the Internet Water Army: Detection of Hidden Paid Posters, sur l’industrie du faux commentaire en ligne.

Autrement dit, comment des internautes sont payés pour alimenter des discussions en ligne, vanter une marque ou un produit, discréditer un rival, créer artificiellement du bouche-à-oreille, etc.

Il s’agit d’une technique de marketing, voire de propagande, qui est très répandue, mais qui a fait l’objet de relativement peu d’études, selon les chercheurs. Ils estiment que si cette pratique peut avoir des effets immédiats favorables pour les entreprises, en revanche, elle risque à la longue de semer la confusion chez les internautes et de miner la crédibilité des discussions en ligne étant donné que les commentaires payés sont rarement dignes de foi.

Les chercheurs ont pris des sites web chinois comme objet de leur étude. Ils ont ainsi pu y mettre au jour ce qu’ils appellent « l’armée Internet de l’eau », industrie qui emploie des centaines d’internautes, cachés derrière des milliers de fausses identités, capables d’inonder le web de faux commentaires.

L’un des chercheurs est parvenu à se faire engager par une firme de relations publiques qui se spécialise dans les commentaires en ligne. Il a ainsi découvert une organisation qui fonctionne de façon très structurée.

Débusquer les imposteurs

Leur travail a permis aux chercheurs de découvrir différentes façons de repérer les imposteurs. Par exemple, leurs publications comportent souvent différentes variations sur un même modèle. Ou encore, ils publieront parfois des informations complètement contradictoires. On peut également constater une certaine régularité dans les intervalles auxquelles leurs messages sont publiés. De plus, notent les chercheurs, les imposteurs ont souvent tendance à vouloir « finir leur travail », plutôt qu’à s’engager dans des conversations avec les internautes « authentiques ».

Ils ont ainsi mis au point un logiciel, en grande partie axé sur la sémantique, capable de débusquer une majorité de faux commentaires.

Le Technology Review, du Massachusetts Institute of Technology (MIT), salue le travail des chercheurs. Du même souffle, il croit que si le logiciel est commercialisé, les imposteurs n’auront qu’à modifier leurs comportements pour éviter d’être repérés. Les chercheurs viennent donc d’entamer « un jeu du chat et de la souris semblable à celui qui vérole l’industrie de l’antivirus et des filtres antipollupostage », dit l’article.

Une pratique courante

Ce n’est pas la première fois que le problème des faux commentaires ou des fausses identités en ligne est soulevé. Les chercheurs soulignent eux-mêmes cet article du Guardian qui révélait, plus tôt cette année, la mise au point d’un logiciel, par l’armée américaine, qui permettrait de créer plusieurs fausses identités ayant pour but d’aller faire de la propagande sur les réseaux sociaux étrangers, ou encore d’y recueillir d’éventuelles informations sur des groupes terroristes.

En 2010, Le Figaro publiait un article qui illustrait à quel point le phénomène est présent dans l’industrie de l’hôtellerie. Le Daily Mail revenait sur le sujet en juillet dernier, en parlant d’hôtels qui offraient des chambres gratuites à des internautes en échange de bons commentaires sur un site de voyage particulièrement populaire.

En juillet, le New York Times rappelait que sur des sites de petites annonces, beaucoup d’internautes offrent d’écrire de bons commentaires en échange de sommes d’argent.

Une étude de l’Université Cornell, publiée en juin dernier, se penchait quant à elle sur les 166 personnes qui ont écrit le plus de commentaires sur le site de vente en ligne Amazon.

Plus près de chez nous, au moment du lancement des vélos Bixi, une campagne de marketing déguisée en blogue « spontané » avait soulevé la controverse.

Il est donc permis d’espérer que l’étude des chercheurs de l’Université de Victoria pourra contribuer à enrayer le phénomène, ou à tout le moins lui mettre des bâtons dans les roues.

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Le rapport du Citizen Lab

Nous vous parlions hier d’un rapport du Citizen Lab qui révèle différents sites web du gouvernement syrien ainsi qu’un site du Hezbollah sont en partie hébergés par des entreprises canadiennes.

Soulignons que le ministère canadien des Affaires étrangères a demandé à la Gendarmerie royale du Canada d’enquêter afin de s’assurer que les sanctions économiques imposées à Damas par Ottawa sont respectées.

De son côté, l’hébergeur montréalais iWeb, qui était mentionné dans le rapport, a publié une déclaration dans laquelle il souligne que le Canada « n’a pas imposé une interdiction totale de faire des affaires avec la Syrie ». Il ajoute qu’« aucune des entités indiquées dans le rapport ne fait l’objet des sanctions canadiennes », à l’exception d’Addounia TV. « iWeb n’a pas fourni de services directement à Addounia T.V. et mène présentement une enquête afin de déterminer si ses installations ont été employées par un de ses clients au bénéfice de Addounia T.V. hors de sa connaissance. iWeb prendra toutes les mesures appropriées à la lumière des résultats de son enquête », dit l’entreprise.

Dans une analyse du rapport publiée sur son blogue, iWeb estime que les conclusions des chercheurs du Citizen Lab mettent en lumière différents points qui résument la complexité de l’hébergement web.

L’entreprise ajoute qu’elle est en tout temps prête à offrir sa coopération aux autorités.

Avec Bruno Maltais

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Le site web d'Addounia TV

En collaboration avec Bruno Maltais

Un rapport publié par des chercheurs et un groupe de réflexion de l’Université de Toronto affirme que plus d’une quinzaine de sites web du gouvernement syrien sont en partie hébergés par des entreprises canadiennes.

Le rapport du Citizen Lab et de la Munk School of Global Affairs indique que 17 sites syriens, parmi lesquels ceux des ministères de la Culture, des Transports et de l’Électricité, sont hébergés sur des serveurs canadiens.

Les chercheurs ont également trouvé que le site de la télévision syrienne Addounia TV, proche du gouvernement et soupçonnée d’incitation à la violence envers les opposants du régime, est également hébergé sur des serveurs basés au Canada.

On apprend en outre que le site web de la chaîne Al-Manar, branche médiatique du parti politique libanais Hezbollah, est en partie hébergé sur des serveurs canadiens et que la webdiffusion de sa programmation se fait à partir de serveurs canadiens. Le Canada considère le Hezbollah comme une organisation terroriste.

Les sites gouvernementaux syriens sont hébergés au Canada via des entreprises intermédiaires, dont Platinum Inc, une firme syrienne qui, elle, est hébergée par l’entreprise montréalaise iWeb et par Rackforce, entreprise britanno-colombienne.

Les sites d’Addounia TV et d’Al-Manar utilisent également les services d’iWeb pour webdiffuser leur programmation.

Rappelons que le Canada a imposé des sanctions diplomatiques et économiques à la Syrie , en réaction à la répression du régime de Bachar Al-Assad. En outre, le ministère des Affaires étrangères recommande officiellement aux Canadiens d’éviter tout voyage en Syrie.

Complexe et nuancé

Le directeur du Citizen Lab, Ron Deibert, estime que l’hébergement de sites du régime syrien au Canada semble être en contradiction avec les sanctions d’Ottawa à l’endroit de Damas. Il ajoute toutefois que le domaine de l’hébergement web est hautement complexe et nuancé.

Le rapport, qui ne condamne pas les entreprises canadiennes mentionnées plus tôt, rappelle que la législation canadienne est floue en matière d’hébergement web pour des sites associés à des régimes répressifs ou totalitaires. Les chercheurs encouragent le gouvernement, la société civile et le secteur privé à réfléchir aux responsabilités grandissantes des entreprises d’hébergement web.

Contacté par Radio-Canada, le ministère canadien des Affaires étrangères affirme qu’il devrait réagir dans le courant de la journée de jeudi.

De son côté,au moment d’écrire ces lignes, iWeb n’avait pas répondu à nos appels. L’hébergeur montréalais (qui fait affaire avec des entreprises dans 150 pays, dont Radio-Canada) a toutefois déclaré au Globe and Mail qu’il collaborait toujours avec les autorités quand des plaintes officielles étaient formulées.

Le Citizen Lab et la Munk School of Global Affairs ont notamment participé à l’élaboration du projet Psiphon, un logiciel destiné à contourner la censure des régimes totalitaires.

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Vincent GrouLe web au coeur des élections tunisiennes de dimanche

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 publié le 21 octobre 2011 à 15 h 06
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Les Tunisiens sont appelés aux urnes, dimanche, pour les premières élections libres depuis la chute du régime de Zine El Abidine Ben Ali, en janvier dernier.

La Tunisie est le pays qui a déclenché le printemps arabe. Le web, qui a joué un rôle-clé lors de la révolution du jasmin, se retrouve au cœur du processus électoral.

Soulignons d’abord le site de l’ISIE, l’Instance supérieure indépendante pour les élections (attention, musique assez forte quand vous vous rendez sur la page, je n’ai pas trouvé le moyen de couper le son), qui a notamment mis en ligne une carte de contrôle du processus électoral, où tout problème relatif aux élections (fraude, menaces, problèmes logistiques, etc.) peut être signalé par les internautes. C’est une façon de faire de plus en plus répandue, particulièrement dans les pays qui renouent avec la démocratie, ou qui en sont à leurs premiers balbutiements.

La chaîne YouTube de l’ISIE présente quant à elle plusieurs vidéos, notamment pour expliquer aux Tunisiens comment exercer leur droit de vote.

Attention au retour de la dictature

Le site Engagement citoyen, qui se présente comme un « soutien à l’éveil démocratique en Tunisie », a notamment lancé une campagne pour inciter les Tunisiens à aller voter. Le groupe est notamment derrière la vidéo Retour de Ben Ali à La Goulette, qui a été vue plus de 300 000 fois. Le 17 octobre, une immense affiche arborant le portrait de Ben Ali a été installée sur un mur de la ville portuaire. La vidéo montre des Tunisiens interloqués par le portrait du dictateur. Puis, quand certaines personnes s’unissent pour arracher l’affiche, elle en révèle une autre qui dit : « Attention, la dictature peut revenir. Le 23 octobre, votez », suscitant les applaudissements de la foule.

Google est de la partie

De son côté Google indique qu’il a récemment établi un partenariat avec le portail d’information Tunisia Live pour offrir des formations aux politiciens sur ses outils et sur les réseaux sociaux. L’événement, selon Google, a attiré des représentants d’une quarantaine de partis.

Google a également lancé la chaîne YouTube Tunisia Talks, qui invite les internautes à poser des questions à différents candidats.

Des dizaines d’initiatives web

Les sites mentionnés plus haut ne sont que quelques exemples parmi les nombreuses initiatives web du processus électoral.

Comme l’indique France24, le Portail des partis politiques tunisiens permet aux électeurs de s’y retrouver parmi les 109 partis. Le site FHIMT.com, né de la révolution, propose notamment une série d’inphographies http://dataviz.fhimt.com/ dont celle-ci, qui classe les partis par catégories.

Mentionnons également Ajidoo, qui propose un outil pour comparer les programmes des partis, et Bosala, qui propose une boussole électorale Tunisienne.

France24 souligne en outre le site du réseau Doustourna, qui propose aux Tunisiens de participer à la rédaction d’une nouvelle constitution.

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