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Facebook : un vote sur… le droit de vote!

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 publié le 5 décembre 2012 à 14 h 16

Le vote se poursuit jusqu'au 10 décembre sur Facebook.
L’état du vote à 12 h, le 5 décembre.
Depuis lundi et jusqu’au 10 décembre, les utilisateurs de Facebook sont invités à participer, peut-être pour la dernière fois, à un vote.

Les membres du réseau social peuvent se prononcer sur une série de nouvelles conditions d’utilisation qu’il souhaite mettre prochainement en œuvre. Deux documents régissant Facebook sont visés, soit la déclaration des droits et responsabilités et la politique d’utilisation des données.

La modification qui retient le plus l’attention est celle de la suppression du droit de vote des utilisateurs. En 2009, dans la foulée d’une polémique sur la politique de Facebook quant à la confidentialité des données, le site avait annoncé que ses utilisateurs pourraient dorénavant voter sur les modifications de ses conditions d’utilisation.

Mais en novembre, Facebook a annoncé qu’il comptait mettre fin à cette pratique, le mécanisme de vote incitant plus à la « quantité » de commentaires qu’à leur « qualité ».
Devant une nouvelle réaction négative des internautes à cette annonce, le réseau social a décidé de soumettre la mesure au vote. Mais voilà, Facebook est tenu de se soumettre au résultat du vote seulement si 30 % des membres y prennent part, un seuil qui n’a jamais été franchi lors de votes précédents. Avec un milliard d’utilisateurs, cela équivaut actuellement à quelque 300 millions de votes. Si la barre n’est pas atteinte, le tout ne sera que « consultatif ».

Vers midi, mercredi, plus de 219 000 personnes avaient voté contre les modifications proposées par Facebook, et près de 35 000 autres avaient voté pour : on est donc, pour l’instant, loin du compte. À noter que sur son blogue officiel, Facebook précise que le vote se déroule sous l’autorité d’un
« auditeur indépendant ».

Une autre mesure incluse dans ce vote soulève des inquiétudes pour les données des utilisateurs. Selon les nouvelles conditions, Facebook pourrait combiner les informations personnelles qu’il collecte sur ses membres avec celles d’autres sociétés lui appartenant, comme l’application de partage de photos récemment acquise Instagram.

Des associations de consommateurs ont plaidé que cette mesure soulevait des problèmes de protection des données. Certains ont affirmé que cette pratique pourrait violer les règles européennes sur la protection des données, ou encore un accord passé l’an dernier par Facebook dans le but de mettre fin à des poursuites de l’autorité américaine de la concurrence. Le site s’était alors engagé à demander le consentement de ses membres avant de partager des informations le concernant. Facebook affirme avoir révisé sa proposition afin que le partage des informations avec ses filiales soit fait en accord avec les lois applicables.

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Sur Twitter : @johannelapierre et @SurLeWeb

 

Wikipédia a participé aux protestations de mercredi en rendant son site en anglais inaccessible pendant 24 heures.

La vague de protestation contre les projets de loi antipiratage américains SOPA et PIPA a de nouvelles répercussions.

En effet, le sénateur américain Harry Reid, chef de la majorité démocrate au Sénat, a décidé de repousser un vote qui devait avoir lieu mardi prochain sur le Protect IP Act (PIPA).

« Il n’y a pas de raison que les problèmes légitimes soulevés par de nombreuses personnes au sujet de ce projet de loi ne soient pas résolus », a-t-il déclaré dans un communiqué publié vendredi.

Le vote prévu mardi prochain avait pour but de déterminer si PIPA ferait l’objet d’un débat au Sénat. À la suite des manifestations de mercredi, plusieurs élus américains qui soutenaient les projets de loi ont changé leur fusil d’épaule. Selon le New York Times, au moins 10 sénateurs et une vingtaine d’élus de la Chambre se sont opposés aux projets de loi. Il devenait donc de plus en plus incertain que le Sénat parvienne à rallier les 60 votes nécessaires pour la tenue du débat.

De son côté, le représentant républicain Lamar Smith, à l’origine du Stop Online Piracy Act (SOPA, l’équivalent de PIPA à la Chambre des représentants), a déclaré que les procédures entourant le projet de loi étaient également repoussées, dans l’attente d’un plus grand consensus.

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C’est lundi matin qu’a commencé le vote sur une éventuelle fusion de l’Action démocratique du Québec (ADQ), du chef Gérald Deltell, et de la Coalition avenir Québec (CAQ) de l’ex-ministre péquiste François Legault.

Les membres de l’ADQ ont jusqu’au 19 janvier pour se prononcer, par la poste, pour ou contre cette fusion.

Les divisions sur la question au sein des membres de l’ADQ se transportent dans les réseaux sociaux.

Le compte Twitter officiel de l’ADQ, @ADQuebec, invitait ce matin les internautes à consulter les différents arguments pour et contre la fusion.

Ainsi, la page Facebook Fusion ADQ – Unissons nos forces regroupe les arguments en faveur de la fusion, comme des articles de presse et  l’appel lancé samedi par Jean Allaire, fondateur et premier chef de l’ADQ.

De son côté, la page Adéquistes et autres contre la CAQ est, comme son nom l’indique, le point de rencontre des opposants à la fusion. On y trouve également des arguments contre, avec plusieurs liens vers des sites comme Restons ADQ, portail de l’opposition, ainsi que vers des sites ou des blogues d’opposants comme Contrepoids ou le blogue de Simon Leduc.

Les deux pages Facebook ont plus ou moins le même nombre de membres. On constate cependant que les anti-fusion semblent être plus nombreux à aller écrire leur opposition sur la page des pro-fusion. En effet, on retrouve plusieurs commentaires contre la fusion sur la page en faveur de la fusion, tandis que le contraire ne semble pas se produire.

Le résultat du vote, lui, sera dévoilé le 22 janvier.

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Il faudra attendre que le dernier bulletin soit déposé dans l’urne avant que les Canadiens puissent discuter des premiers résultats électoraux sur Twitter ou Facebook.

L’article 329 de la loi électorale interdit la diffusion de résultats dans les circonscriptions où les bureaux de vote sont encore ouverts. Vincent Grou vous en parlait la semaine dernière.

Lorsque la restriction a été introduite en 1938, les parlementaires voulaient « assurer une certaine sérénité du vote le jour du scrutin pour que les gens dans l’Ouest ne soient pas influencés par le vote dans l’Est », explique John Enright, porte-parole d’Élections Canada.

Jadis, il suffisait que les chaînes radio et télé contrôlent leur zone d’émission. Mais aujourd’hui, la loi s’applique également à tous ceux qui diffusent sur le web, que ce soit sur un blogue, sur Twitter ou sur Facebook.

A mari usque ad mare

Lundi, lorsque les premiers bureaux de vote fermeront dans les provinces de l’Atlantique, il restera trois heures aux électeurs de la Colombie-Britannique pour faire leur choix.

Comme Internet n’a pas de frontière – je ne vous apprends rien – le seul moyen de ne pas contrevenir à la loi est de ne rien publier sur le web avant la fermeture de tous les bureaux de vote du pays.

Un embargo difficile à faire respecter

Selon Alexandra Samuel, directrice du Centre des médias sociaux et interactifs de l’Université Emily Carr à Vancouver, la loi est tout simplement inapplicable.

« Nous habitons dans un monde où ce qui se passe dans une ville se passe partout. On ne peut pas contrôler l’information sur les réseaux sociaux », soutient-elle. Pire, elle croit que l’embargo sur la diffusion des résultats isole inutilement une partie des Canadiens de tout le déroulement de la soirée électorale dans le reste du pays.

En prévision de la soirée électorale, Alexandra Samuel a lancé TweetTheResults.ca, un site web qui invite les Canadiens à réagir à la loi. Et si certains décidaient d’enfreindre à la loi – ce qu’Alexandra Samuel ne prévoit pas faire – ce site pourrait servir à regrouper les résultats. Autrement, il sert davantage à susciter la réflexion sur l’article 329 de la loi électorale.

Mise à jour, 2 mai, 19 h : TweetTheResults.ca a décidé de ne pas publier les messages qui pourraient contrevenir à la loi électorale.

Élections Canada n’entend pas jouer à la police

En théorie, les Canadiens qui contreviennent à la loi électorale s’exposent à une amende pouvant atteindre 25 000 $, ou 5 ans de prison. Mais Élections Canada n’entend pas jouer à la police.

« On ne suivra pas les réseaux, les médias sociaux. Ce n’est pas notre mandat et on n’a pas l’intention de le faire », indique le porte-parole John Enright. Une poursuite sera envisagée seulement si une plainte est déposée.

La dernière poursuite pour diffusion prématurée des résultats remonte à 2000. Un blogueur de Vancouver avait alors publié des résultats des provinces de l’Atlantique avant la fermeture des bureaux de vote de la Colombie-Britannique. Paul Bryan, qui a reçu une amende de 1000 $, a fait valoir jusqu’en Cour suprême que l’article 329 ne respecte par la Charte canadienne des droits et libertés. En 2007, le plus haut tribunal du pays a plutôt jugé que la brèche à la liberté d’expression créée par l’article 329 de la Loi électorale fédérale canadienne est justifiée afin d’assurer l’« égalité informationnelle ».

Les médias traditionnels veulent aussi revoir la loi

En vue de la soirée électorale du 2 mai, CBC/Radio-Canada et Bell Media ont tenté en vain d’être entendus d’urgence devant la Cour supérieure de l’Ontario afin de faire valoir que l’article 329 ne respecte pas la Charte canadienne des droits et liberté.

Selon CBC/Radio-Canada et Bell Media, l’environnement médiatique a changé depuis que la Cour suprême s’est penchée sur la question. À l’ère des médias sociaux, les requérants soutiennent que les résultats risquent de se retrouver en ligne avant qu’ils ne puissent les annoncer.

Car même si aucun Canadien ne contrevient à la loi, un Américain, un Français ou un Chinois pourraient assez facilement diffuser les premiers résultats électoraux, en retransmettant le signal des chaînes de télévision/radio de l’Est canadien ou en transcrivant les résultats.

Pourquoi Élections Canada n’attend donc pas la fermeture de tous les bureaux de scrutin d’un océan à l’autre avant de commencer à dévoiler les premiers résultats? L’organisme soutient qu’il faudrait alors revoir la loi, ce qui n’est pas de son ressort, mais celui du Parlement.

Ailleurs dans le monde

D’autres grands pays doivent composer avec la gestion du vote dans plusieurs fuseaux horaires.

La Russie, qui compte neuf fuseaux horaires, applique la même règle que le Canada. Pas le droit de diffuser les résultats avant la fermeture de tous les bureaux.

Aux États-Unis, chaque État a sa loi électorale. Lorsque les Californiens votent, rien n’empêche de connaître le choix des New-Yorkais.

En Australie, où le vote est obligatoire et où la majorité de la population habite dans le même fuseau horaire, aucune loi ne régit la diffusion des résultats.

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Vincent GrouAppels au vote de fin de parcours

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 publié le 29 avril 2011 à 14 h 07

Alors qu’il ne reste plus que trois jours avant le scrutin de lundi, de nouveaux appels au vote font leur apparition en ligne.

Ma première fois, version Université Laval

Notons d’abord cette vidéo, réalisée par des étudiants de l’Université Laval, qui parodie la vidéo Ma première fois réalisée à l’initiative des forums jeunesse du Québec.

L’initiative a également été reprise par des étudiants de l’Université de l’Alberta.

Lead Now mise sur les réseaux sociaux

Le groupe Lead Now, qui a catalysé le phénomène des vote mobs, lance la campagne Vote Social, qui mise en grande partie sur les réseaux sociaux pour inciter les jeunes à aller voter.

La campagne comprend quatre éléments, dont une boîte à outils pour mobiliser les internautes. On suggère, jeudi et vendredi, de changer notre photo de profil, sur Facebook et/ou Twitter, pour une photo qui indique qu’on s’engage à aller voter. On demande, samedi et dimanche, d’appeler cinq amis et d’écrire à cinq autres pour les inciter à se rendre aux urnes. Lundi, Lead Now recommande de changer notre statut Facebook en indiquant à qui on dédie notre vote. Par exemple, « à ma grand-mère qui n’a pas de médecin de famille ».

L’appel des Trailer Park Boys

Les comédiens de la populaire série télé canadienne Trailer Park Boys ont eux aussi enregistré une vidéo appelant les citoyens à aller voter lundi.

http://www.youtube.com/watch?v=-N6QSL-qAe8

Petit guide de l’électeur

Soulignons enfin le site Vote Fox, où un renard prodigue avec humour les conseils à suivre pour aller voter.

Mise à jour, 15 h 55 : Mon collègue Philippe Schnobb me signale les pages Facebook I Will Vote :: Je vais voter et Le 2 mai, moi je vote!, qui ont respectivement attiré plus de 75 000 et plus de 37 000 adeptes. Reste à voir si tous ces appels en ligne auront un effet sur le taux de participation. La réponse lundi.

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