Billets classés sous «vie privée»

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Vous vous souvenez peut-être des projets projets de loi américains SOPA et PIPA qui avaient suscité un tollé il y a quelques mois. Ils ont été abandonnés depuis, mais voilà qu’un autre projet de loi fait couler beaucoup d’encre : le CISPA.

Une chronique de l’émission Phare Ouest à réécouter ici.

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L’Industrielle Alliance vient de lancer Mobiliz.ca, un nouveau programme québécois d’assurance automobile qui traque tous les déplacements de ses clients pour déterminer le montant de la prime.

Le programme vise surtout les conducteurs de 16 à 24 ans, qui doivent généralement payer plus cher que les conducteurs plus âgés en raison de leur implication plus fréquente dans les accidents (les Québécois de 16 à 24 ans ne détiennent que 10 % des permis de conduire, mais ils sont impliqués dans près du quart des accidents avec dommages corporels).

Grâce à un GPS installé dans le véhicule de l’assuré, l’assureur peut moduler le prix à payer selon la distance parcourue, la vitesse, les freinages brusques et les accélérations forcées.

L’utilisation du kilométrage pour ajuster les primes d’assurance existe déjà, notamment aux États-Unis et en Angleterre, mais Mobiliz est la première initiative qui traque les habitudes de conduite de ses clients, selon Michel Laurin, président et chef de l’exploitation de l’Industrielle Alliance, Assurance auto et habitation.

En plus d’offrir des primes moins chères aux jeunes conducteurs qui adoptent une bonne conduite, l’Industrielle Alliance dit vouloir agir pour améliorer le comportement des conducteurs.

« Mobiliz, c’est d’abord et avant tout une cause. Nous voulons par cette initiative contribuer activement à régler une problématique sociale et à sauver des vies à partir de ce que nous faisons et connaissons le mieux, soit l’assurance », indique Yvon Charest, président et chef de la direction de l’Industrielle Alliance, lors du lancement. D’ailleurs, les profits du programme retourneront dans les poches des clients, souligne M. Laurin.

Votre historique de conduite à l’écran

Le propriétaire du véhicule assuré peut accéder à un portail web personnalisé pour prendre connaissance de ses comportements au volant, et où ils ont eu lieu. Michel Laurin explique qu’un parent pourrait, par exemple, faire le suivi de la conduite de son enfant. Il pourrait également voir où et quand il a pris la voiture. Finies, donc, les sorties privées.

Cela dit, l’assureur dit ne pas avoir accès aux informations permettant de connaître les trajets d’une voiture. « À moins que le propriétaire de l’auto donne accès à son portail Mobiliz à d’autres personnes, il est le seul à accéder à ses données », souligne Mobiliz. « Exceptionnellement, les informations provenant de l’appareil télématique [GPS] pourraient être utilisées pour localiser ton auto en cas de vol », ajoute l’assureur.

Pour l’instant, l’Industrielle Alliance ne s’est pas penchée sur le temps de conservation des données de conduite.

La Commission d’accès à l’information du Québec n’a pas encore analysé cette nouvelle initiative, mais indique qu’elle s’y intéressera afin de s’assurer que les clients comprennent bien ce que leur consentement implique, ainsi que la gestion des données personnelles par la compagnie d’assurance.

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Bruno MaltaisLa revue du web – 16 avril 2012

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 publié le 16 avril 2012 à 11 h 24
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Avec Florent Daudens

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Facebook devrait mettre les bouchées doubles pour rendre plus conviviaux ses nouveaux services, et pour prévoir les éventuels irritants à la vie privée avant que les internautes s’en plaignent, a soutenu la Commissaire à la protection de la vie privée du Canada.

Jennifer Stoddart a dévoilé mercredi le résultat de trois enquêtes de son bureau sur les plaintes reçues à propos de Facebook, dont une affaire qui a été jugée fondée.

Comparativement aux premières évaluations menées il y a quelques années, Facebook semble se soucier davantage de la protection de la vie privée, notamment en fournissant des informations plus claires à ses membres sur la gestion de leurs données personnelles, a écrit Mme Stoddart dans un communiqué.

Elle poursuit toutefois en déplorant que Facebook n’ait pas anticipé les inquiétudes des Internautes – largement répandues – concernant la vie privée après avoir lancé son application « suggestion d’ami ».

La plainte était basée sur le fait que Facebook utilisait, sans consentement, le carnet d’adresses courriels d’individus. En recevant une invitation à ouvrir un compte, trois plaignants ont remarqué que le courriel incluait une liste de leurs `amis’ déjà actifs sur le site Web. Ils se sont alors demandés comment Facebook avait pu faire le lien entre eux et ces personnes, de véritables amis dans la vie de tous les jours.

Rien ne permet de conclure que Facebook ait eu accès illégalement à ces carnets d’adresses, mais le site a bien violé la Loi sur la protection des renseignements personnels et les documents électroniques. Facebook n’a pas obtenu au préalable le consentement des non inscrits pour utiliser leur courriel, pas plus qu’il n’offrait d’option facilement repérable pour fermer un compte, indique-t-on dans le rapport.

L’affaire n’est pas considérée comme close puisque le site Web doit toujours remédier à ces problèmes.

Les deux autres enquêtes du bureau de Mme Stoddart ont conclu que les plaintes n’étaient pas fondées.

L’une des plaintes concernait la possible collecte d’informations et son échange, en lien avec les renvois de Facebook, qui permet aux usagers « d’aimer » ou de « recommander » des pages tirées de partout sur la Toile. L’enquête a conclu que ces liens ne partageaient pas les informations personnelles avec d’autres sites Web, et a donné raison à Facebook, qui affirmait que les usagers offraient un « consentement implicite » à la collecte de certaines informations techniques en s’inscrivant sur leur site Web.

La troisième plaignante avait soutenu que Facebook exigeait trop d’informations personnelles lors de la création et de l’utilisation d’un compte. On lui avait demandé un numéro de téléphone portable dans le but de vérifier son identité, mais elle a dû refuser, ne possédant pas de cellulaire. La commissaire Stoddart a indiqué que la demande d’informations de Facebook était légitime, pour des raisons de sécurité. Elle a aussi souligné que d’autres options étaient offertes à l’usager pour authentifier son identité.

La Presse canadienne

La revue du web – 27 mars

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 publié le 27 mars 2012 à 11 h 10
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