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Une vidéo sur la criminalité qui frappe le Mexique et dont tous les acteurs sont des enfants fait grandement réagir.

La vidéo montre des scènes de violence et de corruption, et se termine par un groupe d’enfants demandant aux candidats à l’élection présidentielle du 1er juillet d’agir pour éviter que leur avenir soit compromis en raison de la criminalité.

[mise à jour: la vidéo a été retirée]

L’organisation non partisane « Notre Mexique de l’avenir », qui a mis la vidéo en ligne, est financée par de grandes entreprises mexicaines, dont la compagnie d’assurances Grupo Nacional Provincial.

Les principaux candidats à la présidentielle ont réagi favorablement à la vidéo et se sont dits sensibles au message des enfants.

Mais en dépit des propos rassembleurs de la vidéo, d’autres n’apprécient pas sa diffusion.

L’organisme non gouvernemental « Réseau pour les droits de l’enfance » a carrément demandé aux législateurs de se prononcer contre la diffusion de cette vidéo.

Miguel Angel Garcia, un député du Parti révolutionnaire institutionnel (PRI, opposition) a qualifié cette vidéo de « détestable » du fait qu’elle « utilise des mineurs ». « Ce n’est pas ainsi que nous allons résoudre ces problèmes », soutient-il.

Un autre député, Mario Di Costanzo du Parti des travailleurs (PT, gauche), a affirmé que l’utilisation de mineurs déguisés en kidnappeurs, narcotrafiquants ou policiers constitue une « violation du droit des enfants ».

De leur côté, les instigateurs clament la neutralité, affirmant ne pas représenter l’opinion d’institutions ou d’individus en particulier, mais celle « de millions de Mexicains ».

Avec AFP

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À deux semaines de l’élection présidentielle russe du 4 mars, où l’actuel premier ministre, Vladimir Poutine, tentera d’effectuer un retour à la présidence pour un troisième mandat, une vidéo le montrant en fâcheuse posture fait un tabac sur la toile.

On y voit Vladimir Poutine derrière les barreaux, dans un tribunal. La narration, traduite en anglais dans le descriptif de la vidéo, explique que le premier ministre a été reconnu coupable de différents crimes : fraude, abus de pouvoir et vol des biens de l’État à grande échelle, et qu’on assiste au début de la lecture du jugement. Il est également accusé d’être impliqué dans « l’organisation d’actes terroristes qui visent à semer la terreur dans la population et à exercer une influence sur les organes de l’État ».

Il s’agit bien entendu d’un montage, très habilement exécuté. La tête de M. Poutine a dans les faits été superposée sur le corps de l’ex-magnat du pétrole Mikhaïl Khodorkovski, condamné, en décembre 2010, à 14 ans de prison pour détournement de fonds et blanchiment d’argent. Notons que cette condamnation et le démantèlement de l’empire pétrolier de Khodorkovski par Moscou ont valu de nombreuses critiques au gouvernement de Vladimir Poutine. Plusieurs l’ont accusé d’avoir fait arrêter l’homme d’affaires dans le but de prendre le contrôle de son empire pétrolier et de l’empêcher de se lancer en politique.

La vidéo, mise sur YouTube le 13 février, avait été visionnée plus de 2 millions de fois au moment d’écrire ces lignes. Elle a été réalisée par la société de diffusion de vidéos Lancelot, de Vadim Korovine. Elle a été mise en ligne pour faire la promotion d’un documentaire, L’assassinat de la Russie, qui accuse le FSB (les services secrets russes) d’être derrière les attentats de 1999, pour justifier la guerre en Tchétchénie et porter Poutine (ancien chef du FSB).

Le documentaire date de 2002. Il a été réalisé par les Français Jean-Charles Deniau et Charles Gazelle. Vadim Korovine a déclaré à l’AFP qu’il disposait des droits de diffusion du documentaire en Russie, mais que celle-ci était bloquée par le ministère de la Culture. Le documentaire est basé sur un livre de l’ancien espion russe Alexandre Litvinenko, ex-membre du FSB et opposant au régime Poutine. Il est mort par empoisonnement au polonium 210, en novembre 2006.

Soulignons que Vladimir Poutine est un habitué des mises en scène, qui sont toutefois, en temps normal, réalisées à son avantage. Au cours des dernières années, on a notamment pu le voir endormir un tigre de Sibérie, faire de l’équitation torse nu, rouler en Harley-Davidson, « trouver » des amphores au fond de la mer Noire, et pêcher encore une fois torse nu.

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Alors que des manifestations ont lieu un peu partout au pays, aujourd’hui, pour dénoncer la hausse des droits de scolarité, un enseignant québécois a réalisé une vidéo d’animation dans laquelle il accuse la ministre de l’Éducation, Line Beauchamp, de s’attaquer aux commissions scolaires et de menacer les services aux élèves.

La vidéo d’un peu plus de deux minutes a été réalisée avec des blocs Lego. On peut y voir la ministre aux commandes d’une grue, démanteler une commission scolaire afin de réinvestir son budget dans d’autres secteurs, comme les routes et le Plan Nord. Mise en ligne le 20 janvier, elle avait été vue quelque 5500 fois au moment d’écrire ces lignes.

Selon la vidéo, celle-ci a nécessité 6653 blocs Lego, 26 figurines, 110 heures de travail, 7 nuits blanches et plus de 1500 photos. Une autre vidéo montre d’ailleurs les coulisses du tournage.

Vous pouvez voir d’autres vidéos réalisées par Marc-André Caron sur son blogue, Monsieur Caron. Il est également conteur.

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Une enquête publiée en fin de semaine dans le New York Review of Books relance la théorie du complot dans l’affaire Dominique Strauss-Kahn (DSK).

L’enquête du journaliste Edward Jay Epstein souligne plusieurs zones d’ombre qui planent sur la journée du 14 mai 2011, où l’ex-patron du Fonds monétaire international (FMI) a été arrêté par les autorités américaines.

Même si les accusations, notamment d’agression sexuelle à l’endroit de la femme de chambre Nafissatou Diallo, ont été abandonnées par les procureurs de la Ville de New York (la plainte au civil suit quant à elle son cours), cette histoire a coûté son poste à DSK et mis un terme à ses ambitions de briguer la présidence française en 2012 pour le Parti socialiste.

Sans fournir de preuves matérielles, Edward Epstein, qui croit fermement que quelqu’un a voulu nuire à la campagne de DSK, fournit une série d’éléments circonstanciels qui soulèvent plusieurs questions sans réponses.

Le BlackBerry perdu

Il mentionne d’abord que le matin du 14 mai, DSK a été averti, par une amie qui travaille de façon transitoire pour l’UMP (parti du président Nicolas Sarkozy), qu’au moins un courriel envoyé à sa femme à partir de son BlackBerry avait été lu par des membres de l’UMP. Après avoir reçu cette information, DSK a téléphoné à sa femme pour lui demander de contacter un ami, afin de faire examiner son BlackBerry le plus rapidement possible.

L’appareil sera égaré dans le courant de la journée par DSK. Il n’a pas été retrouvé à ce jour. L’enquête d’Edward Epstein démontre que le système de localisation GPS du BlackBerry a été désactivé un peu plus d’une demi-heure après le dernier appel fait par DSK. Selon un expert consulté par M. Epstein, à moins que l’appareil n’ait été brisé par accident, la désactivation du GPS requiert une certaine connaissance technique sur son fonctionnement.

Mystérieuse « danse de célébration »

Le journaliste évoque également une vidéo tirée des caméras de surveillance de l’hôtel Sofitel, où résidait DSK. Selon M. Epstein, on y voit un responsable de la sécurité de l’hôtel et un autre homme, non identifié,  faire « ce qui ressemblait à une extraordinaire danse de célébration qui dure trois minutes », après avoir entendu la version des faits de Nafissatou Diallo.

Le groupe français Accor, propriétaire du Sofitel, a publié un communiqué dans lequel il affirme que la scène dure plutôt huit secondes et qu’il n’y a pas de « danse de fête ». Selon réseau France 2 M. Yearwood et l’homme non identifié ont déclaré que la « célébration » était en lien avec un « résultat sportif ».

Quoi qu’il en soit, le journaliste réclame que le groupe Accor diffuse la vidéo. Dans une entrevue accordée à Paris Match publiée lundi, il menace de rendre lui-même publique la vidéo. « J’attends le feu vert de mes sources, mais j’ai bon espoir de l’obtenir mardi 29 novembre », dit-il.

Sur Twitter, M. Epstein accusait dimanche Accor d’avoir nié l’existence même de la vidéo.

La chambre 2820

L’enquête du journaliste démontre aussi que la femme de chambre s’est rendue dans la chambre 2820 du Sofitel, voisine de celle de DSK, dans les moments qui ont suivi leur rencontre. Elle y était également allée avant le départ de la personne qui occupait cette chambre. Dans sa plainte à la police, elle avait omis de souligner ce détail. Si elle l’avait fait, ont noté les procureurs, la chambre 2820 aurait été considérée comme une scène de crime et aurait été fouillée.

Dans le communiqué cité plus haut, le groupe Accor, sans dévoiler l’identité du client, affirme plutôt que ce dernier a réglé sa chambre à 11 h 36 et que Mme Diallo a fait le ménage immédiatement après. « L’insinuation selon laquelle le client occupant la chambre 2820 serait impliqué dans l’incident est donc fausse et sans fondement », ajoute le communiqué.

Un journaliste spécialiste du complot

Rue89 publiait hier une intéressante chronologie des éléments relatés dans l’enquête d’Edward Epstein. L’article met également en lumière quelques failles de son enquête. Par exemple, on ignore s’il existe des vidéos qui auraient été filmées à l’étage où se trouvent la suite louée par DSK et la chambre 2820.

Le site d’information publie également un portrait d’Edward Jay Epstein, rappelle qu’il se spécialise dans la théorie du complot et des sujets remis en question, comme les attentats du 11 septembre, des attaques à l’anthrax et de l’assassinat de John F. Kennedy.

Rue89 souligne d’ailleurs que sur le site officiel d’Edward Jay Epstein comporte notamment une section consacrée à démonter des exclusivités du New York Times. L’article ajoute que le site tente également de mettre à mal certains mythes, comme celui de la prétendue forteresse d’Oussama ben Laden.

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Les humoristes Guy Nantel, Jean-François Mercier et Mike Ward viennent de mettre en ligne une vidéo qui tourne en dérision la commission d’enquête annoncée par le gouvernement Charest la semaine dernière et la volte-face du gouvernement quant aux pouvoirs de cette commission.

On y voit Guy Nantel en premier ministre aucunement embarrassé par sa volte-face, Jean-François Mercier en ministre de la Justice d’abord outré par ce revirement de situation, mais vite calmé à la suite de l’intervention d’un hypnotiseur, et Mike Ward en juge aveugle qui présidera cette commission.

Au moment d’écrire ces lignes, la vidéo, mise en ligne lundi soir, avait été vue plus de 7700 fois.

Avant le début du sketch, un avertissement : « Toute ressemblance avec la réalité est le fruit du hasard. La réalité est encore plus ridicule et absurde que ce sketch. » À la fin, un commentaire : « Mettons fin à l’intimidation, la corruption et au monopole dans le milieu de la construction au Québec. »

En entrevue, Guy Nantel explique que l’idée lui est venue spontanément, en écoutant la conférence de presse de Jean Charest, mercredi dernier. « C’était une véritable insulte à l’intelligence. Du déni de démocratie », dit-il. « J’ai appelé Jean-François Mercier et Mike Ward, et on a décidé de faire un sketch pour dénoncer ça. »

Il a donc pondu une première version vendredi, puis est survenue la volte-face du gouvernement pendant le congrès du Parti libéral du Québec. « Au début, j’étais un peu découragé, car ça contredisait ce que je venais d’écrire. Puis, je me suis rendu compte que ça rendait la situation encore plus absurde. On a donc retravaillé le texte, et on a enregistré le tout dimanche soir », explique l’humoriste.

La vidéo contient bon nombre de propos grossiers. Ne craignent-ils pas que leur « Je ne veux pas parler pour Mike Ward et Jean-François Mercier, mais je tenais, avant tout, à ne pas les censurer. Et ce qu’ils font là s’inscrit en droite ligne dans leur style. Je trouverais dommage et superficiel que les gens s’attardent au langage, sans écouter les propos qui sont derrière », dit Guy Nantel.

Est-ce une réponse à ceux qui trouvent que l’humour n’est pas assez politique au Québec? « Pas du tout. Je ne sens pas le besoin de répondre à ça. »

Le sketch montre le premier ministre qui reçoit un cadeau de la part de « Monsieur Accurso ». Craignent-ils les poursuites? « On ne nomme personne en particulier, des Accurso, il y en a beaucoup en Italie », dit Guy Nantel, un sourire dans la voix. Il souligne que personne du gouvernement n’est nommé dans la vidéo : « Le premier ministre s’appelle Guy Nantel, le ministre de la Justice Jean-François Mercier et le juge Mike Ward. Si quelqu’un décidait de nous poursuivre, ça voudrait dire qu’il se reconnaît et ça ne ferait qu’ajouter à l’absurdité de toute cette histoire. »

Par ailleurs, mentionnons que dans la vidéo, on peut voir l’adresse www.grossebullshit.org. L’adresse renvoie pour le moment à une coquille plutôt vide. Guy Nantel précise que ce ne sont pas les trois humoristes qui ont mis cette page en ligne : « Quand on a tourné la vidéo, dimanche soir, on a vérifié et l’adresse n’était pas prise. Quelqu’un aura sûrement acheté le nom de domaine après avoir vu le sketch. »

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