Billets classés sous «Tunisie»

Vincent GrouLe web au coeur des élections tunisiennes de dimanche

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 publié le 21 octobre 2011 à 15 h 06
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Les Tunisiens sont appelés aux urnes, dimanche, pour les premières élections libres depuis la chute du régime de Zine El Abidine Ben Ali, en janvier dernier.

La Tunisie est le pays qui a déclenché le printemps arabe. Le web, qui a joué un rôle-clé lors de la révolution du jasmin, se retrouve au cœur du processus électoral.

Soulignons d’abord le site de l’ISIE, l’Instance supérieure indépendante pour les élections (attention, musique assez forte quand vous vous rendez sur la page, je n’ai pas trouvé le moyen de couper le son), qui a notamment mis en ligne une carte de contrôle du processus électoral, où tout problème relatif aux élections (fraude, menaces, problèmes logistiques, etc.) peut être signalé par les internautes. C’est une façon de faire de plus en plus répandue, particulièrement dans les pays qui renouent avec la démocratie, ou qui en sont à leurs premiers balbutiements.

La chaîne YouTube de l’ISIE présente quant à elle plusieurs vidéos, notamment pour expliquer aux Tunisiens comment exercer leur droit de vote.

Attention au retour de la dictature

Le site Engagement citoyen, qui se présente comme un « soutien à l’éveil démocratique en Tunisie », a notamment lancé une campagne pour inciter les Tunisiens à aller voter. Le groupe est notamment derrière la vidéo Retour de Ben Ali à La Goulette, qui a été vue plus de 300 000 fois. Le 17 octobre, une immense affiche arborant le portrait de Ben Ali a été installée sur un mur de la ville portuaire. La vidéo montre des Tunisiens interloqués par le portrait du dictateur. Puis, quand certaines personnes s’unissent pour arracher l’affiche, elle en révèle une autre qui dit : « Attention, la dictature peut revenir. Le 23 octobre, votez », suscitant les applaudissements de la foule.

Google est de la partie

De son côté Google indique qu’il a récemment établi un partenariat avec le portail d’information Tunisia Live pour offrir des formations aux politiciens sur ses outils et sur les réseaux sociaux. L’événement, selon Google, a attiré des représentants d’une quarantaine de partis.

Google a également lancé la chaîne YouTube Tunisia Talks, qui invite les internautes à poser des questions à différents candidats.

Des dizaines d’initiatives web

Les sites mentionnés plus haut ne sont que quelques exemples parmi les nombreuses initiatives web du processus électoral.

Comme l’indique France24, le Portail des partis politiques tunisiens permet aux électeurs de s’y retrouver parmi les 109 partis. Le site FHIMT.com, né de la révolution, propose notamment une série d’inphographies http://dataviz.fhimt.com/ dont celle-ci, qui classe les partis par catégories.

Mentionnons également Ajidoo, qui propose un outil pour comparer les programmes des partis, et Bosala, qui propose une boussole électorale Tunisienne.

France24 souligne en outre le site du réseau Doustourna, qui propose aux Tunisiens de participer à la rédaction d’une nouvelle constitution.

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« Prends ça, Gladwell ». C’est ainsi que Curiosity Counts a présenté une étude du Project on Information Technology and Political Islam de l’Université de Washington sur le rôle des réseaux sociaux dans le printemps arabe.

Le site fait référence à un article de Malcom Gladwell qui estime que les réseaux sociaux ne peuvent pas « fournir ce dont le changement social a toujours eu besoin ». Or, l’étude en question vient jeter un éclairage factuel sur les révolutions en Égypte et en Tunisie, parlant de rôle « central » dans la formation du débat politique.

« Nos données montrent que les réseaux sociaux ont été grandement utilisés pour mener des conversations politiques par un groupe démographique clé dans cette révolution : les jeunes, urbains, plutôt bien éduqués, dont une majorité de femmes. » - Project on Information Technology and Political Islam

Ces jeunes ont traduit leurs paroles en actes, si l’on en croit les données obtenues par les chercheurs : « Un pic dans les conversations en ligne autour de la révolution a souvent précédé des évènements majeurs sur le terrain ».

D’autre part, ces réseaux ont contribué à « propager les idées démocratiques au-delà des frontières internationales ». D’une part pour informer les pays occidentaux de la situation sur place. De l’autre pour atteindre d’autres internautes dans des pays voisins « où des manifestations démocratiques semblables ont émergé plus tard ».

Un effet de contagion

Les chercheurs dessinent d’ailleurs les contours d’un effet domino entre la Tunisie et l’Égypte. En parlant de l’immolation de Mohamed Bouazizi à Sidi Bouzid sur les réseaux sociaux, les Tunisiens se sont aperçus qu’ils avaient en commun les mêmes griefs contre le président Ben Ali, estiment les chercheurs.

La pression est montée sur la toile, la liberté allant jusqu’à devenir un « mème », mème qui s’est ensuite exporté en Égypte. Si bien que les tweets évoquant un changement politique dans ce pays sont passés de 2300 à 23 000 par jour (sans compter les tweets provenant de l’étranger). L’étude ajoute que la décision de réduire presque à néant Internet par le régime d’Hosni Moubarak pourrait avoir catalysé les individus à descendre dans la rue.

L’étude souligne deux conditions préexistantes en Tunisie et en Égypte :

  • Une infrastructure technologique bien développée;
  • Une blogosphère active avant la révolution.

Ces deux conditions ne sont pas sans rappeler la situation actuelle en Chine, où plusieurs manifestations ont éclaté ces derniers temps. Mais comme le rapporte The Atlantic, Pékin a imposé une chape de plomb pour prévenir un effet d’entraînement.

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Florent DaudensLa revue du web – 27 mai 2011

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 publié le 27 mai 2011 à 17 h 01
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La revue du webWikipédia au patrimoine mondial de l’UNESCO?

L’encyclopédie en ligne a lancé une pétition sur le web pour être reconnue sur cette liste de biens précieux pour l’humanité.

Facebook, le visage de l’opposition syrienne

À Désautels, une entrevue avec Vincent Jauvert, grand reporter au Nouvel observateur.

Kim Jong-il regarde des choses

Un blogue sur Tumblr qui tourne en dérision le leader nord-coréen.

L’eG8 en neuf minutes

Yochai Benkler, professeur de droit à Harvard, résume les enjeux de ce sommet qui a précédé la réunion des chefs d’État des pays du G8.

Greenpeace lance une campagne contre CloverLeaf

L’organisme environnemental a mis en ligne un faux site pour critiquer les pratiques de cette entreprise qui vend notamment du thon en conserve.

Les élections françaises sur YouTube

En vue des présidentielles de 2012, le site de vidéo en ligne, le Centre de formation des journalistes et l’Agence France-Presse lancent une chaîne sur la toile. Les citoyens pourront notamment y poser des questions aux candidats.

Facebook tourné en dérision

Qu’aimeraient dire Google, Twitter et autres à propos du réseau social de Mark Zuckerberg? Un dialogue fictif.

Le film dans toutes ses dimensions

« La technologie influence-t-elle l’histoire que l’on raconte, peut-elle alimenter le processus de narration? » Telles sont les questions auxquelles tente de répondre Il était une fois 5.

La Tunisie interdit les sites pornographiques

L’Agence tunisienne d’Internet devra bloquer tous les sites pornographiques, sur ordre judiciaire. Ils étaient accessibles depuis la chute de Ben Ali, mais trois avocats ont porté plainte en estimant qu’ils étaient contraires aux valeurs musulmanes.

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Avec Vincent Grou et Bruno Maltais

Florent DaudensLa revue du web – 25 mai 2011

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 publié le 25 mai 2011 à 16 h 30
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La revue du webLe Bitcoin, une monnaie virtuelle en plein essor

Slate s’intéresse à cette nouvelle devise qui est « la préférée des hipsters libertariens et des criminels ».

Mark Zuckerberg, invité vedette du eG8

Le fondateur de Facebook a livré une conférence lors de l’eG8, un sommet qui vise à formuler des recommandations pour le sommet du G8 le week-end prochain.

« Slim404 » démissionne

Le cyberactiviste et blogueur tunisien Slim Amamou, qui avait été nommé secrétaire d’État à la jeunesse et aux sports, a quitté ses fonctions. Il a expliqué ne pas être fait pour ce type de postes politiques, rapporte Le Monde.

Twitter va avertir les Britanniques accusés de transgresser un interdit de publication

Le réseau social va prévenir ses utilisateurs avant de transmettre leurs coordonnées aux autorités en cas d’infraction à un interdit de publication. Twitter se retrouve au coeur d’une controverse, car plusieurs inscrits ont divulgué le nom d’un joueur de soccer impliqué dans une affaire de moeurs. Et ce, malgré un interdit de publication.

L’Azerbaïdjan n’apprécie pas une campagne en ligne d’Amnistie internationale?

Certains partisans du président Ilham Aliev ne semblent pas apprécier une récente campagne de l’organisme pour demander la libération du journaliste Eynulla Fatullayev.

Une application pour voir les cendres du volcan islandais dans Google Earth

Cette visualisation permet de voir la propagation du nuage de cendres du Grimsvötn.

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Avec Vincent Grou

Vincent GrouRSF récompense un blogueur tunisien

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 publié le 11 mars 2011 à 8 h 52
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L’organisme Reporters sans frontières (RSF) remet aujourd’hui son prix du Net-citoyen, qui récompense un blogueur, un journaliste en ligne ou un cyberdissident qui a œuvré pour la promotion de la liberté d’expression sur Internet.

Cette année, le prix va à Astrubal, cofondateur du blogue tunisien Nawaat.org, très actif pendant le soulèvement qui a mené à la chute du régime Ben Ali.

« Aucun média ne peut faire l’impasse sur les nouvelles sources d’information que sont les réseaux sociaux, les sites de partage de vidéos », a déclaré le secrétaire général de RSF ,Jean-François Julliard. « Ce sont parfois les seules sources d’information que l’on a », a-t-il ajouté.

« L’exemple de la Tunisie, de l’Égypte et de la Libye avait démontré qu’on ne pouvait plus ignorer ces nouvelles sources d’informations », a pour sa part déclaré le lauréat, commentant l’influence des blogues sur le journalisme. « Ce n’est pas contraire à la déontologie journalistique que de dire « voilà la source dont nous disposons » tout en indiquant les conditions d’obtention des informations », a-t-il ajouté.

Ce prix est remis alors que le 12 mars maque la Journée mondiale contre la cybercensure, initiative lancée par RSF en 2008. Pour l’occasion, l’organisme publiera une mise à jour de sa liste des pays ennemis d’Internet. Le prix est remis en partenariat avec Google.

À consulter également, le dossier Tunisie : La toile emprisonnée, de mes collègues Kamel Bouzeboudjen et Zouheir Elchami.

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