Billets classés sous «Télévision»

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Un homme étendu sur un divan pour regarder la télévision

Un public qui clique, qui s’implique, qui communique. C’est plus ou moins le portrait que les grands joueurs de l’industrie télévisuelle se font du nouveau téléspectateur.

Dans le cadre d’une conférence organisée par Infopresse sur l’avenir de la télé, des représentants de différentes entreprises – dont Bell, Google, Microsoft et Samsung – ont abordé mercredi les nouveaux défis que pose la multiplication des contenants et des contenus vidéo.

« Les choses vont vite. Si vous devenez fou dans cet univers de gadgets, on le devient aussi! », lance Rick Seifeddine, premier vice-président, gestion de la marque de Bell. En effet, il n’y a jamais eu autant de contenants : téléviseurs, téléphones, tablettes, ordinateurs, Apple TV, Google TV, consoles de jeux, enregistreurs numériques, Netflix, Tou.tv et j’en passe.

Et il n’y a jamais eu autant de contenus non plus : sur YouTube seulement, 48 heures de vidéos sont ajoutées chaque minute.

Pourtant, il y a encore des millions de Québécois devant deux émissions le dimanche soir. Tout le monde en parle à Radio-Canada; Star académie à TVA.

Un volet social

Regarder Tout le monde en parle et partager ses impressions sur Twitter (#tlmep), clavarder avec le Sportnographe pendant un match du Canadien, participer à une tribune via une page Facebook ou Twitter : l’interaction permet de retenir les téléspectateurs, explique Mathieu Roy, vice-président de la firme de marketing LG2, qui a conçu la Loge RDS, une plateforme interactive « pour que les fans fassent plus que jamais partie des matchs du Canadien ».

La publicité que vous voulez

Malgré les quelques rendez-vous télévisuels, la multiplication des contenus entraîne une fragmentation de l’auditoire qui complique la tâche des annonceurs. Quand il travaillait chez Telus il y a quelques années, Rick Seifeddine se souvient qu’il suffisait de prendre un concept publicitaire accrocheur et d’en faire des versions pour la télé, la radio, la presse, des affiches et des bannières sur le web (une façon de faire qui n’a rien à voir avec la marque, mais tout avec le modèle publicitaire). Aujourd’hui, le consommateur est plus exigent sur le contenu, mais aussi sur la publicité.

C’est d’ailleurs la raison pour laquelle Google propose un format de publicité qui donne le choix à l’internaute de sauter les publicités non désirées sur YouTube. « On veut que le consommateur ait le choix de regarder l’annonce ou non, selon la pertinence », explique Nectarios Economakis, responsable du développement des agences chez Google à Montréal.

L’internaute n’a donc pas à regarder une publicité qui ne l’intéresse pas, et l’annonceur n’a pas à payer pour la publicité qui n’est pas regardée. « Cinquante pour cent de toutes les vidéos ont maintenant ce format d’annonce », explique Nectarios Economakis.

En ayant des données sur les messages les plus populaires, « beaucoup d’annonceurs testent les formats en ligne avant de se lancer dans les médias traditionnels », ajoute-t-il.

Avec 3 milliards de visionnements par jour, fort est à parier que les annonceurs verront de moins en moins YouTube comme un laboratoire.

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Tableau tiré de l'enquête NETendances 2011 du CEFRIO

De plus en plus de Québécois visionnent des émissions de télévision sur Internet. C’est ce qu’a constaté le Centre francophone d’informatisation des organisations (CEFRIO), qui a publié aujourd’hui les conclusions du volet « Divertissement » de son enquête NETendances 2011, qui rend compte des habitudes en ligne des internautes de la province.

L’enquête constate ainsi que près du tiers des adultes québécois (29,7 %) regardent la télévision en ligne (gratuite ou payante), soit un bond de 10,5 points de pourcentages depuis l’année dernière. Cette activité se classe au deuxième rang en matière de divertissement en ligne.

Selon des experts cités dans l’enquête, «de nouveaux usages se dessinent clairement : la consommation à la demande en chef de file. Il semble que la devise de l’utilisateur soit désormais « n’importe quand, n’importe où et sur n’importe quel appareil », ce qui représente clairement une menace pour la télévision classique, si cette dernière refuse de prendre en compte cette nouvelle réalité ».

La vidéo toujours aussi populaire

Le visionnement de vidéos sur des sites comme YouTube, Vimeo ou Dailymotion reste la principale activité des adultes québécois, sur internet, en matière de divertissement. Il est passé de 35,6 % en 2010 à 44,6 % en 2011. Le CEFRIO note que cette popularité est beaucoup plus grande chez les internautes âgés de 18 à 24 ans, et qu’elle décroît avec l’âge.

Par contre, contrairement au visionnement, la diffusion de vidéos par les adultes québécois est beaucoup moins populaire (11,4 %), ce que le CEFRIO a du mal à expliquer. La diffusion de photos, elle, est beaucoup plus populaire, se situant à 27,8 %.

La gratuité toujours plus prisée

L’enquête du CEFRIO note par ailleurs que l’écart s’accroît entre les adultes québécois qui téléchargent de la musique gratuite. Encore une fois, la popularité du téléchargement de musique en ligne décroît avec l’âge.

L’étude note enfin que le téléchargement de livres numériques reste encore une activité marginale chez les adultes québécois (7,8 %), même s’il a presque doublé par rapport à 2010 (4 %).

Ces données sont le résultat d’un sondage téléphonique mené auprès de 1000 adultes québécois, en août 2011. Les résultats ont été pondérés en fonction du sexe, de l’âge, de la région et de la langue des répondants. La marge d’erreur est de plus ou moins 3,1 % pour la base des adultes et  de plus ou moins 3,5 % pour la base des internautes, 19 fois sur 20.

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Le 1er septembre dernier, les télédiffuseurs canadiens cessaient d’émettre un signal analogique dans les grandes agglomérations et passaient au signal numérique.

Un mois et demi après ce passage au numérique, L’Union des consommateurs croit que celui-ci s’est fait avec plus de heurts que ce qu’affirme Patrimoine Canada. L’organisme estime que « bon nombre de citoyens ont été abandonnés à leur sort par le gouvernement fédéral » et ajoute qu’il est actuellement impossible de savoir combien de téléspectateurs sont aujourd’hui privés de chaînes numériques qu’ils captaient auparavant en analogique.

L’Union des consommateurs a donc lancé, hier, un questionnaire en ligne qui vise à dresser un portrait d’ensemble des problèmes éprouvés par les téléspectateurs. Quelles sont les chaînes que vous ne captez plus? Avez-vous acheté un (ou plus d’un) convertisseur? Quel modèle? Quel type d’antenne utilisez-vous? Etc. On peut suivre en ligne l’évolution du sommaire des résultats de l’enquête.

Précisons que le communiqué de l’Union des consommateurs parle des problèmes qui touchent « les téléspectateurs québécois », or, me précise-t-on à l’Union, le questionnaire peut être rempli par tous les Canadiens. Seulement, il n’est disponible qu’en français.

L’organisme publie également un guide de dépannage, qui peut vous aider à résoudre certains problèmes.

Shaw pourrait vous connecter gratuitement

Ce guide rappelle qu’en vertu d’une décision du CRTC (paragraphes 61 à 65), le câblodistributeur Shaw s’est engagé à fournir gratuitement, pendant cinq ans, un signal satellite aux foyers qui ont perdu une ou plusieurs chaînes à la suite du passage au numérique.

« Pour avoir droit au service, vous devez ne pas avoir été abonné à un service payant de télédistribution depuis au moins 3 mois et avoir « perdu » au moins un poste depuis le passage au numérique, malgré vos essais avec le convertisseur ou avec une télé numérique, le cas échéant », indique l’Union des consommateurs, qui précise ce cette offre arrive à échéance le 30 novembre.

Rappelons également qu’il est possible, à très faible côut, de fabriquer une antenne qui capte le signal haute définition.

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Florent DaudensLa revue du web – 7 octobre 2011

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 publié le 7 octobre 2011 à 17 h 02
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À la revue du web aujourd’hui : un webdocumentaire qui donne un sens concret à la réalité augmentée; une chasse au disque sur Google Maps; les parents se mettent à suivre leurs enfants sur… Twitter; les effets des écrans; des drones américains touchés par un virus; l’Histoire en version Twitter; le col roulé noir et d’autres liens.

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Avec Vincent Grou

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Florent DaudensLa revue du web – 9 septembre 2011

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 publié le 9 septembre 2011 à 17 h 46
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