Billets classés sous «Syrie»

 Exécutions de soldats par des rebelles syriens
Exécutions de soldats par des rebelles syriens

Le New York Times a mis la main sur une vidéo qui pourrait remettre en question l’appui aux rebelles syriens dans le conflit sanglant les opposant aux soldats du président Bachar Al-Assad.

La vidéo, tournée en avril près d’Idlib, montre des rebelles armés posant debout derrière sept soldats, torse nu, leur tête contre la terre.

Les premières images ne laissent aucune place à la spéculation, leur exécution est imminente. Le commandant de ce groupe de rebelles, un homme de 37 ans, récite un poème, quelques versets révolutionnaires, avant l’inévitable.

À la fin de cette récitation, le commandant tire la première balle. Les autres exécutions suivent. Les corps sont par la suite jetés dans un puits.

Le quotidien américain affirme que cette vidéo est sortie clandestinement de la Syrie par un « ancien rebelle dégoûté par les massacres ». Le New York Times ajoute que ces images des rebelles montrent des « pratiques aussi brutales et impitoyables que le régime qu’ils essaient de renverser ».

La mise en ligne de cette vidéo survient au moment où des débats font rage sur la possible intervention américaine en Syrie. Le comité des Affaires étrangères du Sénat américain a voté mercredi en faveur d’une résolution qui autorise une intervention militaire limitée et sans déploiement de troupes au sol en Syrie.

Dès le 9 septembre, tous les sénateurs américains auront l’occasion de débattre sur une éventuelle intervention en Syrie. Entre-temps, la question syrienne retient l’attention au sommet du G20, à Saint-Pétersbourg, en Russie.

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Message de l'Armée électronique syrienne sur Twitter, le 27 août 2013
Message de l’Armée électronique syrienne sur Twitter, le 27 août 2013

Un groupe de pirates informatiques qui appuie le régime du président syrien Bachar Al-Assad revendique une attaque informatique qui affecte notamment le site du New York Times et Twitter.

Le site du quotidien américain est inaccessible depuis environ 15 h, tandis que le site britannique du réseau social est devenu inaccessible vers 18 h.

Sur son compte Twitter, l’Armée électronique syrienne a indiqué avoir pris le contrôle du nom de domaine de Twitter.

L’Armée électronique syrienne a piraté plusieurs comptes Twitter, dont celui de l’Associated Press avec lequel les pirates ont envoyé une fausse nouvelle à l’effet qu’il y avait eu des explosions à la Maison-Blanche, faisant momentanément chuter la bourse. Le groupe a aussi attaqué de nombreux sites Internet au cours des derniers mois, dont celui du Washington Post à la mi-août. Le groupe s’en prend aux sites qu’il juge hostile au régime de Bachar Al-Assad.

Dans un autre message publié sur Twitter mardi, le groupe de pirates informatiques indique qu’il cible également la version anglaise du Huffington Post, bien que celle-ci soit toujours accessible au moment d’écrire ces lignes.

L’Armée électronique syrienne soutient ne pas être financée par le pouvoir syrien, alors que des rebelles affirment au contraire que les pirates forment une véritable aile électronique du régime Al-Assad, soutenue financièrement par l’homme d’affaires Rami Makhlouf, cousin de Bachar Al-Assad et personnalité très puissante en Syrie.

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Le site du Washington Post a été piraté

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 publié le 15 août 2013 à 18 h 43


Le site Internet du quotidien américain Washington Post a été piraté et certains de ses lecteurs ont été redirigés vers la page d’une organisation revendiquant son soutien au président syrien Bachar Al-Assad, a annoncé jeudi le journal.

Le site semblait de nouveau fonctionner correctement dans la soirée.

L’Armée électronique syrienne, l’organisation apparemment à l’origine du piratage, est surtout connue pour avoir pris le contrôle en avril du compte de l’agence Associated Press sur le réseau social Twitter, et y avoir publié une fausse information sur deux explosions à la Maison-Blanche.

Elle est aussi considérée comme l’auteure probable d’attaques contre les comptes Twitter et les sites du Financial Times, de la BBC et de Reuters.

Reuters

Dernièrement, la firme spécialisée dans le trafic Internet Renesys a rapporté et analysé des cas d’interruption d’Internet en Syrie et, il y a près de deux ans, en Égypte. Dans la masse de commentaires d’internautes reçus, la firme a remarqué qu’une question arrivait en tête de lice : est-il vraiment difficile de déconnecter un pays d’Internet?

Renesys s’est penchée sur le sujet, et publie cette semaine une carte des pays les plus vulnérables à une volonté politique de couper l’accès Internet aux citoyens. Résultat : une soixantaine de pays pourraient plutôt aisément priver leur population de ce lien de communication.

Pour en arriver à ce constat, Renesys a étudié le nombre d’entreprises qui fournissent un accès Internet depuis ou vers l’étranger aux frontières des différents pays. La firme a constaté que la décentralisation et la diversité du réseau étaient des facteurs-clés quant à la possibilité pour un gouvernement d’interrompre Internet dans son pays. Si seules une ou deux entreprises contrôlent le trafic Internet à la frontière, cela devient « presque banal » pour un gouvernement de couper l’accès au web dans son pays. « Faites quelques téléphones, ou couper le courant de quelques installations centrales, et vous avez (légalement) déconnecté l’Internet domestique de l’Internet global », explique Rensys.

Ainsi, selon l’analyse de Renesys, les pays qui ne comptent qu’une ou deux entreprises qui fournissent un accès à Internet à leur frontière présentent un « risque sérieux » de coupure du réseau. Au total, 61 pays (en vert foncé sur la carte) répondent à ce critère, dont la Syrie, l’Algérie, la Libye, le Myanmar ou encore le Yémen.

Du reste, les pays qui en possèdent moins de 10 sont considérés comme à « risque significatif », ceux qui en ont entre 10 et 40 sont à « faible risque », et ceux qui en ont plus de 40 sont considérés comme étant à l’épreuve d’une telle menace.

Le risque présenté dans l’analyse n’est toutefois pas nécessairement en corrélation avec la probabilité que les pays passent à l’action. Par exemple, le Groenland (province autonome du Danemark) fait partie des territoires les plus vulnérables en raison de sa géographie et des frais d’exploitation, et non par volonté de censure. Il peut toutefois être intéressant de comparer les données de la carte de Renesys et de celle des « ennemis d’Internet » publiée chaque année par Reporters sans frontières. On peut par exemple constater que la Syrie fait à la fois partie des pays ciblés comme « ennemis d’Internet » et de ceux qui sont les plus à risque dans l’analyse de Renesys.

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Florent DaudensSyrie – Internet coupé, le téléphone aléatoire

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 publié le 29 novembre 2012 à 11 h 44

La chute de l'accès à Internet depuis ce matin en SyrieLa Syrie est privée d’accès à Internet depuis midi 26, heure locale (5 h 26 HE), selon la firme Renesys. « Les 84 blocs adresses IP sont devenus inaccessibles, ce qui a pour effet de rayer le pays d’Internet », ajoute l’entreprise spécialisée en réseaux.

Certains fournisseurs d’accès restent opérationnels, mais ils semblent être hébergés à l’étranger, note Renesys.

Même son de cloche du côté d’Arbor Networks, entreprise spécialisée en sécurité des réseaux. Son programme de surveillance basé sur 246 opérateurs à travers le monde montre un trafic réduit à néant.

L’Agence France-Presse rapporte de son côté que les communications téléphoniques, notamment via les portables, étaient coupées à Damas. Reuters cite de son côté des habitants qui évoquent des coupures sporadiques.

L’agence officielle syrienne Sana a par ailleurs interrompu ses transmissions à la mi-journée.

Depuis le début de la guerre syrienne, les rebelles envoient de nombreuses vidéos pour montrer ce qu’ils voient sur le terrain. Disant redouter une offensive, des rebelles syriens avaient auparavant rapporté que des réseaux de communication avaient été coupés jeudi dans plusieurs régions du pays, notamment à Damas.

De son côté, le gouvernement syrien a imputé cette panne à des « terroristes ».

Rappelons que lors du printemps arabe, l’Égypte et la Libye avaient aussi interrompu l’accès à Internet.

Avec AFP et Reuters

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