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WikiLeaks : un million de documents seront publiés en 2013

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 publié le 20 décembre 2012 à 17 h 29

Julian Assange a fait une allocution du balcon de l'ambassade de l'Équateur, à Londres.
Julian Assange a fait une allocution du balcon de l’ambassade de l’Équateur, à Londres.

Le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, a émergé jeudi de son refuge dans l’ambassade d’Équateur, à Londres, pour faire une rare déclaration publique.

Devant une centaine de partisans et de nombreux journalistes, M. Assange a déclaré, à partir d’un balcon de l’ambassade équatorienne, que Wikileaks publiera un million de documents en 2013.

« L’année prochaine sera aussi bien remplie [que 2012]. WikiLeaks prépare la publication d’un million de documents, des documents qui touchent tous les pays dans le monde, tous les pays dans ce monde », a déclaré l’Australien âgé de 41 ans.

L’homme, qui a passé les six derniers mois enfermé dans un petit appartement qu’il partage avec le personnel diplomatique équatorien, a semblé en forme et en bonne santé. Il n’a toutefois rien dit qui pourrait laisser croire qu’il sortira bientôt de l’impasse dans laquelle il se trouve. Il a précisé qu’il resterait sur place tant que pèsera sur lui la menace d’une extradition en Suède, où la justice veut l’interroger sur des accusations de viol portées contre lui.

Julian Assange a aussi déclaré qu’il était retranché dans l’ambassade pour échapper à l’enquête du gouvernement américain sur ses activités. « Pendant que cette enquête immorale continue, et pendant que le gouvernement australien ne défend pas le journalisme et les publications de WikiLeaks, je dois rester ici », a-t-il dit.

WikiLeaks a déjà notamment publié des rapports de l’armée américaine sur l’Irak et l’Afghanistan, ainsi que 250 000 télégrammes américains, provoquant l’ire de Washington.

Julian Assange affirme que s’il est envoyé en Suède, il risque d’être extradé vers les États-Unis, et d’y encourir la peine de mort. Plusieurs partisans de WikiLeaks pensent d’ailleurs que les allégations d’agression sexuelle en Suède font partie d’un complot pour y extrader M. Assange, avant de l’extrader aux États-Unis. Or, le gouvernement suédois et les victimes alléguées de M. Assange nient ces affirmations et affirment vouloir simplement que la justice soit rendue.

Des félicitations à Bradley Manning

D’autre part, dans son allocution, Julian Assange a cité les noms de plusieurs personnes détenues, dont Nabeel Rajab, un militant bahreïnien des droits de la personne, et Jeremy Hammond, un présumé pirate informatique du mouvement Anonymous.

La foule a applaudi quand il a félicité le soldat américain Bradley Manning, considéré comme la source de la plupart des documents secrets américains révélés par WikiLeaks. Il a déclaré que le jeune soldat de 25 ans avait « maintenu sa dignité après avoir passé plus de dix pour cent de sa vie en prison, dont une partie dans une cage, nu et sans ses lunettes ».

Bradley Manning, arrêté en 2010, subit présentement son procès pour répondre de 22 accusations, dont celle d’avoir aidé l’ennemi.

C’était la deuxième fois que Julian Assange s’exprimait ainsi d’un balcon de l’ambassade, après une première intervention le 19 août dernier.

De son côté, l’ambassade d’Équateur a « réitéré » jeudi son « soutien » à M. Assange.

Avec AFP, Associated Press et Reuters

Photo de la cuisine du bricoleur de réacteur nucléaire, tirée de son blogue

Tous les passe-temps n’ont pas les mêmes implications. Un Suédois de 31 ans l’a appris à ses dépens à la fin juillet, lorsque la police lui a demandé de sortir de sa résidence les mains au-dessus de la tête afin de perquisitionner dans son appartement.

Son crime? Tenter de créer un réacteur nucléaire dans sa cuisine.

Car plutôt que de faire des casse-têtes ou de monter des meubles IKEA (après tout, il est Suédois), Richard Handl voulait voir s’il était capable de fissionner des atomes à la maison.

Loin de s’en cacher, le passionné de physique racontait ses expériences sur son blogue depuis le mois de mai.

Ironiquement, c’est en communiquant avec l’autorité nucléaire suédoise pour savoir si un particulier avait le droit de construire un réacteur nucléaire à son domicile que l’homme a lui-même provoqué son arrestation pour « crime contre la loi sur la sécurité nucléaire ».

Dans un message au style tout à fait décontracté, il a écrit le 22 juillet :

Mercredi, j’ai été arrêté et envoyé en prison, quand la police et l’autorité nucléaire suédoise a fouillé mon appartement. Ils ont pris tous mes trucs radioactifs, mais j’ai été libéré après une audience. Mais je suis toujours suspect pour crime contre la loi sur la sécurité nucléaire.

La police m’a ordonné de sortir de l’immeuble avec les mains au-dessus de la tête, puis trois hommes sont venus, avec des compteurs Geiger, et m’ont fouillé. Ensuite, j’ai été placé dans une voiture de police, pendant que l’autorité nucléaire suédoise est allée dans mon appartement avec des outils de mesure très poussés.

Donc, mon projet est annulé!

Son histoire a d’abord été racontée dans les médias suédois, mais il suffit de consulter son plus récent billet sur son blogue pour constater que plusieurs médias étrangers ont raconté l’affaire. Il pourra maintenant ajouter Radio-Canada à sa liste.

Pour me joindre :