Billets classés sous «satellite»

Vue de l’hôtel Ryugyong, à Pyongyang

Google a récemment dévoilé une version beaucoup plus détaillée de sa carte de la très hermétique Corée du Nord.

On peut notamment y voir des images satellites très claires de la capitale, Pyongyang.

La carte a été élaborée grâce à la participation d’internautes sur le service Map Maker et de récentes images satellites. Le Washington Post propose une série d’images avant/après qui permettent de constater les nouvelles informations qu’on trouve sur la carte et les comparer avec les anciennes. Toutefois, comme le souligne la BBC, certains contributeurs à cette nouvelle carte n’ont jamais mis le pied en Corée du Nord.

À L’extérieur de la capitale, on peut entre autres observer le Kwan-li-so 18, identifié comme un goulag sur la carte. La semaine dernière, le blogueur observateur de la Corée du Nord Curtis Melvin, à la lumière de la nouvelle imagerie satellite disponible sur Google Earth, soulevait la possibilité que de nouveaux camps de travail aient vu le jour au pays.

On peut également voir le centre de recherche nucléaire de Yongbyon et le centre de recherche et d’essais nucléaires de Punggye-ri. À ce sujet, le blogue 38 North procède aujourd’hui à l’analyse d’une série d’images satellites qui alimenteraient la thèse de l’imminence d’un nouvel essai nucléaire de la Corée du Nord.

Rappelons que la semaine dernière, Pyongyang a brandi la menace de procéder à un nouvel essai nucléaire, en représailles à des sanctions imposées par les Nations unies et en signe de défi envers les États-Unis.

Le PDG de Google, Eric Schmidt, a récemment effectué une visite « humanitaire privée » en Corée du Nord, en compagnie de l’ex-diplomate américain Bill Richardson.

Vincent.grou@radio-canada.ca

Ce montage met côte à côte les images satellites de 1984 et de 2011.

Le site Earth Observtory, de la NASA, a récemment publié un spectaculaire album photo qui montre l’exploitation des sables bitumineux le long de la rivière Athabasca, en Alberta, vue de l’espace.

Près d’une trentaine d’images satellites, prises entre 1984 et 2011 montrent très bien l’évolution de cette exploitation et son expansion, au cours des trois dernières décennies. Par exemple, on voit plusieurs nouveaux bassins à résidus apparaître au fil des ans.

On constate aussi que l’expansion a grandement accéléré à partir des années 2000, quand le prix du pétrole s’est mis à augmenter et que l’exploitation des sables bitumineux est devenue rentable.

La NASA souligne que le bassin à résidus qu’on voit sur la photo de 1984 (et qui date de 1967) a été drainé puis remblayé depuis. « Même si les compagnies minières ont semé des herbes depuis, les images, en 2011, ne montraient toujours pas la croissance de plantes », dit la NASA.

Le site de l’agence spatiale américaine permet de faire jouer les images en diaporama, ce qui permet de voir les trois décennies en accéléré. Ce fichier permet quant à lui de voir les images satellites directement dans Google Earth. Par ailleurs, le bouton « view large » permet de voir chaque image dans son ensemble et de constater que l’exploitation s’est étendue vers le nord et déborde aujourd’hui du cadre de la photo de 1984.

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L'UARS vu dans Google Earth

C’est au cours des prochaines heures que l’Upper Atmosphere Research Satellite (UARS) doit effectuer son entrée dans l’atmosphère. Selon la NASA, le satellite, qui est arrivé en fin de vie après avoir passé 20 ans en orbite, devrait entrer dans l’atmosphère « tard vendredi soir ou très tôt samedi matin, heure de l’est ». L’agence spatiale américaine précise que le moment exact de cette entrée est très difficile à prévoir pour le moment, car sa trajectoire et sa vitesse varient pendant la descente.

La NASA ajoute qu’il y a de faibles probabilités que des débris de l’appareil, qui ne se seraient pas désintégrés lors de l’entrée dans l’atmosphère, touchent le sol américain. En fait, les probabilités qu’un morceau du satellite touche quelqu’un sur Terre sont d’environ 1 sur 3200. Mais cela ne veut pas dire que vous avez 1 chance sur 3200 d’être touché. Comme l’expliquait le Guardian plus tôt cette semaine, les chances, pour chaque individu, d’être touché, sont d’environ 1 sur 20 billions (1 sur 20 000 000 000 000). Autrement dit, vous avez beaucoup plus de chances de gagner à la Mini Loto.

N’empêche, vous aurez peut-être envie de suivre la trajectoire du satellite et, qui sait, d’être témoin de son entrée dans l’atmosphère. Storyful présentait hier une application qui permet de voir le satellite dans Google Earth. Cette application est disponible sur le blogue d’AGI. Vous pouvez donc télécharger ce fichier qui vous permettra de voir l’engin dans Google Earth (il faut parfois s’armer de patience, le lien est un peu lent et prend du temps à apparaître dans Google Earth). Une ligne orange indique sa trajectoire, tandis qu’un ovale blanc indique la zone où l’UARS est potentiellement visible.

Ce site permet également de suivre la trajectoire du satellite en ligne, mais ses serveurs sont très sollicités et il est très difficile d’y accéder.

L’astronome amateur français Thierry Legault a pour sa part filmé le satellite, le 15 septembre dernier, alors que l’engin se trouvait à 252 kilomètres d’altitude. On peut voir la séquence sur son site, une image fantomatique et diaphane de l’appareil qui tourne sur lui-même.

Le compte Flickr de KanzasHorizons présente quant à lui deux photos (ici et ici) qui sont présentées comme la traînée lumineuse laissée par le satellite, le 20 septembre.

Signalons également que Space.com propose un dossier sur les plus gros appareils spatiaux qui ont chuté sur Terre.

Mentionnons enfin cette vidéo, qui explore différents scénarios pour la chute de l’UARS.

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Dans notre série d’articles sur le 10e anniversaire des attentats du 11 septembre 2001, la chronique d’aujourd’hui est consacrée aux tours jumelles du World Trade Center et à la reconstruction du site. On retrouve plusieurs visualisations du site sur le web, en voici donc un petit florilège.

Dans Google Earth

Tout d’abord, le Google Earth Blog s’intéresse au passé et au présent des lieux (vendredi sera consacré à l’avenir). On y signale par exemple ce fichier qui permet de voir, dans Google Earth, les l’ensemble des édifices qui se dressaient sur le site. Cet autre fichier permet de voir une modélisation plus réaliste des deux tours.

Le blogue souligne également qu’en activant l’imagerie historique de Google Earth, vous pouvez voir en superposition des images satellites des différentes époques, notamment celle prise le 11 septembre 2001.

De son côté, ce fichier permet de voir la progression de la reconstruction de différents édifices. Enfin, ce fichier permet de voir le mémorial.

Et parlant du mémorial, MSNBC propose cette vidéo qui permet d’en voir la construction en accéléré.

Vue panoramique et comparaison d’images satellites

Le Wall Street Journal permet quant à lui d’effectuer une visite interactive des lieux. On peut se promener dans la photo panoramique, qui donne des informations sur les différents édifices. Les flèches circulaires permettent de changer de point de vue.

Dans le côté gauche de la photo, un menu nous permet de voir différentes images satellites du site : juin 2001, septembre 2001, juin 2002, août 2004, mai 2007, mai 2008 et juin 2009. Une glissière permet de comparer ces images avec une autre, prise en juin 2011.

La progression de la reconstruction peut également être vue dans cette galerie d’images satellites de Geo Eye.

Le World Trade Center au fil du temps

Enfin, pour les nostalgiques, le Time propose un album de photos prises sur une période de plus de 40 ans par le photographe Camilo José Varga.

De son côté, l’utilisateur de Vimeo Dan Meth a publié une vidéo qui tente de rassembler toutes les scènes de films dans lesquelles les tours jumelles apparaissent.

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C’est ce soir à minuit que les télédiffuseurs canadiens cesseront d’émettre un signal analogique dans les grandes agglomérations et commenceront à émettre un signal numérique. Pour une grande partie de la population, abonnée au câble, à un service satellite ou internet, ce passage au numérique ne changera rien.

Ce sont les gens qui ont encore un vieux téléviseur et qui ne sont pas abonnés au câble ou à un service satellite ou Internet qui seront touchés. Comme il est expliqué à l’adresse Radio-Canada.ca/Numerique, pour continuer à capter les signaux numériques avec une antenne, ces vieux appareils devront être équipés d’un convertisseur. Les télévisions récentes (à écran plat) sont munies d’un syntonisateur ATSC et peuvent déjà capter les signaux numériques avec une antenne.

Signalons que certaines stations de Radio-Canada ont obtenu un sursis et continueront à émettre un signal analogique jusqu’en août 2012. Vous en trouverez la liste ici.

Mentionnons aussi ce billet de Bruno Guglielmineti, qui explique quelles régions sont touchées par le passage au numérique.

Signalons également le site du gouvernement canadien sur le passage au numérique. Ce site vous permet notamment de vérifier votre téléviseur, de voir la liste des stations locales qui seront touchées et de consulter la liste de vérification.

Toujours sur ce site, la plupart des questions trouvent leur réponse dans la foire aux questions.

Fabriquez votre antenne HD

Par ailleurs, sachez que si vous ne souhaitez pas payer le câble ou un signal satellite, il est possible de fabriquer, à très faible coût, une antenne maison qui capte le signal haute définition. Il s’agit d’une antenne qui fonctionne avec les téléviseurs récents (ou les anciens téléviseurs munis d’un convertisseur).

Vous retrouverez un plan très facile à suivre sur le site TV Antenna Plans. En gros, vous n’avez besoin que d’une planche de bois, de cintres, de vis, de rondelles de métal et de fil. Vous aurez également besoin d’un symétriseur, petit connecteur qui vous permet de relier votre antenne à votre téléviseur avec du câble coaxial. Un symétriseur se trouve à moins de 5 $ dans les magasins d’électronique.

À noter que les panneaux d’aluminium mentionnés dans le plan n’ont pas été nécessaires dans mon cas (car oui, je m’en suis fabriqué une…!) Notons également que vous n’avez pas besoin de bouger constamment votre antenne pour capter un bon signal. Vous pouvez donc la cacher dans un coin discret une fois qu’elle est branchée (ce n’est pas l’objet le plus esthétique, j’en conviens).

Enfin, une fois l’antenne branchée, n’oubliez pas de faire un balayage avec votre téléviseur, afin de voir quelles stations vous captez.

Ce billet de Laurent LaSalle explique très bien comment capter la télé HD sans abonnement.

Si vous êtes un peu plus bricoleurs, je vous recommande cet article de Nelson Dumais qui explique comment capter gratuitement bon nombre de canaux HD.

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