Billets classés sous «renseignements personnels»

Le Commissariat à la protection de la vie privée du Canada et son équivalent néerlandais ont publié aujourd’hui les conclusions d’une enquête menée conjointement sur la plateforme de messagerie mobile WhatsApp, qui permet l’envoi de messages instantanés sur divers appareils mobiles.

Les deux instances de protection de la vie privée ont constaté que l’application contrevenait aux lois néerlandaise et canadienne en matière de protection de la vie privée. L’entreprise a pris des mesures pour corriger la situation, mais certains problèmes demeurent, pour le moment.

Par exemple (à l’exception des appareils Apple munis du logiciel d’exploitation iOS 6), l’application accède automatiquement à la totalité du carnet d’adresse des utilisateurs, et ne supprime pas les numéros de cellulaire des non-utilisateurs.

Parmi les problèmes corrigés, mentionnons que les messages envoyés via WhatsApp n’étaient pas chiffrés, ce qui les exposait au risque d’être interceptés, particulièrement quand ils étaient envoyés à partir de réseaux Wi-Fi non protégés.

Le Commissariat canadien et l’autorité néerlandaise de protection des données entendent effectuer un suivi auprès de l’entreprise, afin de s’assurer qu’elle met en place les correctifs toujours nécessaires.

Le rapport en entier est disponible ici.

Mentionnons que les conclusions de cette enquête sont publiées alors que le 28 janvier marque la Journée de la protection des données.

Vincent.grou@radio-canada.ca

Les autorités canadiennes ont demandé 11 fois des renseignements confidentiels sur des utilisateurs de Twitter depuis le début de l’année, et le réseau social a répondu favorablement dans seulement deux cas.

Le Canada arrive ainsi au troisième rang des pays les plus actifs – ex aequo avec le Royaume-Uni, derrière les États-Unis et le Japon, qui ont fait respectivement 679 et 98 demandes. Une vingtaine d’autres pays ont quant à eux fait moins de dix demandes, sans succès dans la majorité des cas.

Les États-Unis ont été les plus efficaces quant à l’obtention de renseignements, avec un taux de 75 %, suivi des Pays-Bas (50 %), de la Grèce (33 %) et de l’Australie (33 %).

Ces informations ont été publiées lundi par Twitter, dans le cadre de son premier rapport sur la transparence, à l’image de celui fait par Google depuis déjà quelques années. Twitter, qui indique avoir reçu davantage de demandes lors des six premiers mois de 2012 que pour 2011, souligne que les renseignements confidentiels sont généralement demandés dans le cadre d’enquêtes criminelles.

Le réseau social ajoute que sa politique vise à aviser de façon proactive ses utilisateurs lorsqu’il reçoit une demande de renseignements à leur sujet, à moins que la loi ne l’en empêche.

Twitter prévoit publier ce rapport deux fois par année.

À lire : Un juge américain ordonne à Twitter de lui transmettre des informations sur un manifestant

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