Billets classés sous «Québec»

L’arrestation du maire de Montréal a fait l’objet d’une importante couverture médiatique. Les grandes agences de presse ont rapidement relayé l’information, qui a été reprise des États-Unis jusqu’au Népal.

Voici un tour d’horizon:

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bahador.zabihiyan@Radio-Canada.ca

La communauté scientifique québécoise continue de faire pression sur le gouvernement Marois pour maintenir le financement du Fonds de recherche du Québec, qui devrait être amputé de 31 millions à partir de 2013-2014.

Dans une nouvelle vidéo diffusée sur le web, des chercheurs ramassent des bouteilles vides, lavent des pare-brise et laissent entendre qu’ils devront aller jusqu’à se prostituer pour financer leurs travaux.

En décembre dernier, le gouvernement Marois a annoncé que les budgets des trois fonds de recherches du Québec seraient réduits de 31 millions de dollars en 2013-2014. Ces compressions s’inscrivent dans la volonté de Québec d’atteindre l’équilibre budgétaire en 2013-2014.

Le Fonds de recherche du Québec – Nature et technologies est le plus touché, alors que son budget passera de 50,1 millions $ en 2012-2013 à 35,2 millions $ en 2013-2014, soit une baisse de 30 %. Au cours de la même période, le budget du Fonds de recherche du Québec – Santé passera de 79,8 millions $ à 69,8 millions $ (une baisse de 13 %) alors que celui du Fonds de recherche du Québec – Société et culture passera de 49,1 millions $ à 42,8 millions (aussi une baisse de 13 %).

Dès l’annonce, des milliers de chercheurs ont dénoncé les compressions, et jusqu’à maintenant plus de 10 400 personnes ont signé une pétition adressée au ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Science et de la Technologie, Pierre Duchesne, lui demandant de revoir la décision du gouvernement.

Louis Bernatchez, professeur au Département de biologie de l’Université Laval et porte-parole des signataires, explique que les fonds financent autant le fonctionnement de grands réseaux de recherche, d’équipes de recherche intégrées dans ces réseaux, que le financement de bourses aux étudiants à la maîtrise et au doctorat.

Selon les chercheurs en santé, les compressions de 10 millions sur un budget total d’environ 80 millions pourraient se traduire par une réduction de 85 % des bourses aux étudiants des cycles supérieurs, par une réduction de moitié des bourses de carrière des chercheurs, ou par une diminution de 30 % des fonds accordés aux centres de recherche.

Compressions dans les Fonds de recherche du Québec
Compressions dans les Fonds de recherche du Québec

Pour appuyer les chercheurs, des entrepreneurs et des organisations non-universitaires ont par ailleurs envoyé une lettre à la première ministre du Québec, Pauline Marois, lui demandant « de reconsidérer sa décision et de maintenir les budgets des FRQ à leur niveau actuel ».

Lors de l’annonce des compressions, en décembre, le Fonds de recherche du Québec (qui regroupe les trois fonds sectoriels) avait indiqué que « le gouvernement du Québec prépare présentement une Politique nationale de la recherche et de l’innovation annoncée pour le printemps prochain avec, comme toile de fond, sa volonté d’accroître le budget de la recherche et développement, public et privé, de 2,58 % à 3 % du PIB au cours des prochaines années ». Ainsi « les Fonds de recherche du Québec sont confiants que cette nouvelle politique se traduira par des réinvestissements significatifs dans les Fonds en 2014-2015 ». Reste que pour l’année financière 2013-2014, la communauté scientifique s’inquiète et entend maintenir la pression sur le gouvernement Marois afin de pouvoir poursuivre ses travaux.

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bruno.maltais@radio-canada.ca

TwitterTwitter avec des hashtags, ou partager des gazouillis avec des mots-clics?

La popularité de Twitter et l’apparition du concept de mot cliquable pour référencer le contenu d’un message a poussé les autorités linguistiques à se pencher sur le nom que l’on devrait donner à cette nouvelle réalité.

Au Québec, l’Office québécois de la langue française a proposé en janvier 2011 le « mot-clic » pour définir une « série de caractères précédée du signe #, cliquable, servant à référencer le contenu des micromessages, par l’indexation de sujets ou de noms, afin de faciliter le regroupement par catégories et la recherche thématique par clic ».

En France, la Commission générale de terminologie et de néologie vient d’officialiser le néologisme « mot-dièse », qui définit « suite signifiante de caractères sans espace commençant par le signe # (dièse), qui signale un sujet d’intérêt et est insérée dans un message par son rédacteur afin d’en faciliter le repérage ».

Les mots-clics sont essentiellement utilisés sur le réseau social Twitter, mais aussi sur Google+ et Tumblr.

Le site d’information Rue89 souligne par ailleurs que le symbole # n’est pas un dièse, mais un croisillon. Au Québec, sur les claviers, on parle plutôt d’un carré.

Franciser avant qu’il ne soit trop tard

L’an dernier, le bureau de la traduction du Canada a publié une liste de termes français liés à Twitter. L’organisme fédéral notait qu’« en l’absence d’une terminologie française clairement définie, on constate dans l’usage que les termes anglais dérivés de tweet sont francisés, voire simplement repris », ajoutant qu’« il est essentiel de proposer une terminologie française correcte et uniformisée avant que l’usage ne se fige ».

Les ministères canadiens ne « twitteraient » plus; ils « gazouilleraient » et partageraient des « gazouillis ».

Hélas, pendant ce temps, le mot « tweet » et le verbe « twitter » ont tout de même fait leur apparition dans Le Petit Robert dans l’édition 2012.

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bruno.maltais@radio-canada.ca

Pour un plan numérique au Québec

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 publié le 22 novembre 2012 à 18 h 21

Un groupe de 13 personnalités issues du numérique ont officiellement lancé, jeudi, un rapport d’une trentaine de pages jetant les bases d’une réflexion visant à doter le Québec d’un plan numérique.

Le groupe se présente comme les « 13 étonnés ». Et les sources de leur « étonnement » sont nombreuses. Globalement, ils sont étonnés du « peu d’envergure et de prévoyance de nos élus face aux mutations numériques en cours », peut-on lire sur le site plannumeriquequebec.org. Les étonnés estiment que le Québec vit un retard important sur le plan numérique, un enjeu qu’ils jugent pourtant déterminant quant à la prospérité économique, sociale et culturelle de la province.

La réflexion sur le sujet au Québec ne date pas d’hier. Mais en septembre, à la suite d’une campagne électorale au cours de laquelle les enjeux liés au numérique ont été absents, des membres du mouvement Démocratie ouverte ont souhaité relancer une certaine réflexion sur la matière. C’est ainsi que le groupe de 13 étonnés s’est progressivement formé, s’attelant à produire un premier document de réflexion afin de susciter la discussion.

Ainsi, le rapport publié aujourd’hui ne constitue pas un plan numérique, mais une base de réflexion à laquelle tous les internautes et acteurs de la société québécoise sont conviés. Ils sont donc invités à réagir à la lettre ouverte, ou encore aux différents thèmes abordés dans le rapport des « étonnés », soit dans un premier temps « Le numérique », et les quatre sphères d’action mises de l’avant : « citoyens », « gouvernance », « économie » et « infrastructures ». Le tout se retrouve sur le site Plannumeriquequebec.org.

Leur réflexion est beaucoup plus large, mais concrètement, les « étonnés » présentent six « suggestions » ou « demandes » :

  • Création d’une Agence du numérique relevant de l’Assemblée nationale;
  • Co-construction d’un plan numérique avec l’ensemble des acteurs et la population de toutes les régions du Québec;
  • Création d’un Conseil national du numérique qui serait obligatoirement consulté par le Parlement et les ministères pour toutes questions concernant le développement du numérique sur le territoire québécois;
  • Création d’un forum de participation citoyenne indépendant du gouvernement
  • Investissements prioritaires dans le savoir et non dans l’avoir;
  • Investissements dans le déploiement de réseaux à très haute vitesse et une gestion selon les règles OpenAccess
« Il faut réveiller le Québec. Dans tous les aspects de notre vie collective et individuelle, le futur est numérique. Et il est déjà présent, nous imposant une stratégie fondamentale, incontournable et prioritaire pour le développement économique et identitaire du Québec. Notre demande interpelle l’intelligence de notre gouvernance québécoise pour une décision historique. » – Hervé Fischer, président de la Fédération internationale des associations de multimédia

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En octobre dernier, Michelle Blanc parlait de la démarche à l’émission La Sphère.

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Par courriel : johanne.j.lapierre@radio-canada.ca

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Sur Twitter : @johannelapierre et @SurLeWeb

Voici les premières réactions publiées à chaud sur Twitter après le dépôt du premier budget du ministre des Finances du Québec, Nicolas Marceau.

Tous les détails du budget dans notre section spéciale : ici.radio-canada.ca/budget.