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Vincent GrouFacebook procède à une refonte visuelle

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 publié le 7 mars 2013 à 14 h 00

Image : https://www.facebook.com/about/newsfeed

Le site de réseautage social Facebook conviait cet après-midi la presse spécialisée pour le dévoilement d’une autre « annonce majeure ».

Les changements annoncés sont essentiellement visuels. D’abord, les photos mises en ligne par vos contacts seront plus grandes. Ensuite, il sera possible de personnaliser votre fil d’actualités. Vous aurez le loisir de choisir entre quatre filtres : Tous les amis, dans lequel vous verrez l’activité de tous vos contacts, Musique, dans lequel vous seront proposés des actualités en lien avec vos préférences musicales, Photos, où se retrouveront les photos mises en ligne par vos contacts et par les pages que vous aimes, et abonné, qui déclinera du contenu provenant de vos abonnements (pages, personnalités…). Enfin, Facebook ajoute que sa version mobile jouira d’une navigation simplifiée et plus efficace.

Déjà, plusieurs internautes soulignent que cette nouvelle apparence de Facebook ressemble étrangement à la plateforme de Google+.

Ces changements sont actuellement visible pour une minorité d’utilisateurs, ils seront déployés à l’ensemble des abonnés au cours des prochaines semaines.

On s’attendait à ce qu’il soit question de la publicité sur Facebook, mais le sujet n’a pas directement été abordé pendant la présentation. Mais la directrice du design Julie Zhuo a indiqué que « le contenu que vous voyez dans votre fil sera plus immersif ». En d’autres mots, on peut s’attendre à ce que les publicités prennent plus de place et soient davantage personnalisées.

Comme le souligne le New York Times, depuis son entrée en bourse, en mai dernier, Facebook peine à faire grimper la valeur de son action. Celle-ci est pour la plupart du temps demeurée sous la barre des 30 $US.

Une étude du Pew Research Center montrent quant à elle que de plus en plus d’Américains (61 %) membres de Facebook admettent avoir volontairement pris une pause de plusieurs semaines du réseau social. Celui-ci semble également de moins en moins populaire auprès des adolescents. Ceux-ci ont tendance à le délaisser au profit d’autres plateformes comme Tumblr, Snapchat, ou Instagram. Le New York Times souligne d’ailleurs que même si Facebook est propriétaire d’Instagram, il considère le populaire site de partage de photos comme un concurrent.

L’événement était diffusé en direct sur Internet. Au moment d’écrire ces ligne, on pouvait encore le voir ici (la présentation commence vers 22 minutes).

Nous surveillerons également les réactions des différentes instances de protection de la vie privée, qui ont souvent accueilli avec beaucoup de réserve les nombreux changements introduits par Facebook. Toutefois, à première vue, les changements annoncés ne semblent pas particulièrement menaçants pour la vie privée.

Vincent.Grou@radio-canada.ca

American Express lance cette semaine un service d’achats sur Twitter à partir de mots-clics, une initiative qui transforme un tweet en transaction… et en publicité.

Une fois la carte de crédit et le compte Twitter liés, l’utilisateur de Twitter doit publier un message (public) avec un mot-clic spécifique, correspondant au produit qu’il souhaite acheter. Au passage, l’acheteur fait savoir au reste du monde (ou du moins à ceux qui le suivent sur Twitter et quiconque décide de regarder la liste de ceux qui ont publié le mot-clic) ce qu’il souhaite acheter.

Le compte Twitter d’American Express @AmexSync envoie ensuite un message (public) à l’acheteur, lui demandant de confirmer sa transaction.

L’acheteur a ensuite 15 minutes pour publier un second message (également public) avec le mot-clic qui permet de confirmer la transaction.

Exemple :

- L’acheteur envoie ce message : « Je souhaite acheter la console de jeux #Xbox360 »

- Le compte d’American Express @AmexSync lui répond : « @Acheteur envoyez un message incluant le mot-clic #confirmationXbox360 d’ici 15 minutes pour acheter un Xbox 360 »

- L’acheteur confirme « Je veux bien acheter #confirmationXbox360 »

Twitter n’obtient pas d’avantage direct des transactions, mais la commercialisation du réseau social pourra lui permettre d’attirer de nouveaux annonceurs, notamment ceux dont les produits sont en vente via le service d’American Express.

Présentement, American Express ne veut que quelques produits, et le service est disponible seulement en anglais, aux États-Unis.

S’il était disponible au Canada, ce service vous intéresserait-il?

Pour me joindre :

bruno.maltais@radio-canada.ca

Pizza Hut n’invite plus les Américains à demander à Barack Obama et Mitt Romney de se prononcer sur leur sorte de pizza préférée lors du débat présidentiel qui aura lieu ce mardi.

La semaine dernière, la chaîne s’était engagée à offrir pour 15 600 $ de pizza à celui qui oserait poser la question. Or, même si certains ont trouvé l’idée amusante, les critiques ont rapidement fusé de toutes parts.

Le blogue Gawker a présenté le concours de façon toute simple : pour gagner, il suffit de « se ridiculiser en direct à la télévision devant le président des États-Unis et des millions de concitoyens ». À qui l’honneur?

L’animateur de l’émission satirique Colbert Report s’est demandé ce qui pourrait être plus américain que d’utiliser le processus électoral pour faire du placement de produit.

Sur Twitter, pendant que certains se demandaient sur les États-Unis étaient en train de basculer de la démocratie à l’idiocratie, d’autres parlaient de « détournement du débat présidentiel à des fins marketing » ou encore de la « guérilla marketing devenue folle ».

Bien que la compagnie s’engage toujours à remettre le prix si quelqu’un pose la question lors du débat, elle propose désormais de faire un tirage au sort sur le web. On ne saura peut-être jamais si le prochain président des États-Unis préfère la pizza à la saucisse ou au pepperoni…

Déçus? Soulagés?

Pour me joindre :

Qui aurait pensé que les candidats à la présidentielle américaine passeraient par la rue Sésame pendant leur campagne électorale…

C’est pourtant ce que fait le clan Obama en faisant du millage sur les propos de Mitt Romney, qui a affirmé lors du premier débat présidentiel vouloir couper les fonds fédéraux à la chaîne PBS, diffuseur de l’émission pour enfant Sesame Street.

« Mitt Romney sait que ce n’est pas de Wall Street dont vous devez vous méfier; c’est de Sesame Street », ironise une nouvelle publicité diffusée mardi.

L’équipe Romney a dit trouver étrange qu’à 28 jours de la présidentielle, le président Obama n’ait rien de plus important à aborder que l’avenir de Big Bird, personnage principal de Sesame Street, rappelant qu’en 2008, ce n’est nul autre que Barack Obama qui affirmait que lorsqu’un politicien n’a pas d’idée, il fait peur avec les idées des autres.

Qui sait, le véritable danger est peut-être bel et bien Sesame Street, en nous emmenant sur la voie de la politique comique, au détriment des sujets plus… tragiques?

Dans tous les cas, les producteurs de Sesame Street ont demandé aux démocrates de retirer la publicité, soulignant qu’ils n’appuient aucun candidat.

Maintenant qu’ils font campagne en Ohio, sur quelle rue s’affronteront les candidats?

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L’entreprise Familiprix a décidé de retirer des ondes une de ses publicités jugée homophobe par certains organismes comme Gai Écoute et le Conseil québécois des gais et lesbiennes.

Gai Écoute demandait le retrait de cette publicité en ondes depuis peu à la télévision et sur Internet. L’organisme avait notamment fait un appel en ce sens sur sa page Facebook. « Familiprix devrait se montrer bon joueur et retirer cette pub. Disons que la campagne est superbe, mais qu’il y a, dans ce cas-ci, un irritant », y plaidait Laurent McCutcheon, président de Gai Écoute.

Ladite publicité fait partie de la populaire campagne « On se met à votre place », où on voit les pharmaciens se mettre dans la peau de leurs clients. Dans la publicité retirée des ondes, le pharmacien se lèche les lèvres après avoir mangé de la crème glacée. Il se regarde dans une vitrine, mais, à l’intérieur, dans un gymnase, un autre homme le voit et semble fâché. Le plan suivant montre le client devant son pharmacien avec un œil au beurre noir, laissant entendre qu’à la suite d’une mauvaise interprétation de son geste, il se serait fait frapper.

« Dans le cas du cornet de crème glacée, ce n’est pas un accident qui est perçu, mais un acte violent d’un homme envers un autre homme », plaidait Gai écoute sur sa page Facebook.

L’affaire a tranquillement pris de l’ampleur sur les médias sociaux. Un envoi faisant la promotion de la publicité sur la page Facebook de Familiprix a fait l’objet de dizaines de commentaires. L’entreprise a d’ailleurs d’abord choisi de présenter des excuses via cette page, disant être désolée si sa publicité avait offensé des gens.

Puis, tout en précisant que la grande majorité des commentaires reçus plaidaient pour le maintien en ondes de la publicité, Familiprix a choisi de la retirer.

« Familiprix prône l’écoute et l’empathie et non la discrimination ou l’intimidation. Nous n’avons jamais eu la moindre intention de véhiculer un message à caractère homophobe et s’il a été perçu ainsi, nous souhaitons offrir nos plus sincères excuses aux gens que cela aurait pu froisser », a fait valoir André Rhéaume, vice-président marketing chez Familiprix, dans un communiqué.

« Quand on choisit On se met à votre place comme thème de campagne, il faut savoir l’assumer et se mettre dans la peau des gens qui reçoivent le message. Certains y ont vu une banalisation de la violence faite aux gais et nous ne pouvions tolérer qu’une telle perception persiste. » -André Rhéaume

Gai Écoute satisfait de la décision

Laurent McCutcheon, président de Gai-Écoute, se dit satisfait de la décision de Familiprix. M. McCutcheon croit que la question de l’orientation sexuelle est une chose et que la violence en est une autre. Dans cette publicité, il considère qu’il s’agit d’un gag de mauvais goût.

Il faut dire que ces dernières années, plusieurs interventions et campagnes se sont tenues pour dénoncer l’intimidation et la violence à l’égard des minorités sexuelles.

« Parfois en publicité, il peut y avoir des erreurs. De voir que l’entreprise ait pris la décision de retirer sa publicité, je crois qu’il s’agit d’un geste noble », a commenté Laurent McCutcheon.

Débat sur les réseaux sociaux

Néanmoins, l’affaire suscite tout un débat sur les réseaux sociaux, jeudi. Certains disent n’avoir jamais interprété la publicité sous l’angle de l’homophobie et jugent que l’entreprise n’aurait pas dû la retirer. D’autres appuient la décision et la position défendue par les organismes qui en ont demandé le retrait.

L’affaire a notamment fait l’objet de nombreuses discussions sur Twitter, étant parmi les termes les plus mentionnés dans la région montréalaise en après-midi. De nombreuses personnes ont aussi écrit leur point de vue sur le mur de la page Facebook de Familiprix.

Avec La Presse Canadienne

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