Billets classés sous «photos»

Florent DaudensLa revue du web en 6 liens – 8 décembre 2011

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 publié le 8 décembre 2011 à 16 h 37
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Aujourd’hui à la revue du web : Les chats ne sont pas les rois d’Internet; 50 photos d’animaux prises en 2011; la propagation de fausses rumeurs lors des émeutes de Londres; l’origine de l’expression « What would Jesus do? »; vos tweets passent à la postérité; l’informatique de demain.

Avec Vincent Grou

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Une des photos trouvées sur le compte de Mark Zuckerberg

Mon collègue Florent Daudens en faisait part hier une faille dans le site de réseautage social Facebook a permis à des internautes de mettre en ligne une série de photos privées du PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, tirées de son propre compte.

Cette faille, d’abord signalée dans un forum de musculation, se trouvait dans le système qui permet de signaler du contenu potentiellement offensant.

Dans une déclaration aux médias, Facebook a indiqué, plus tard mardi, avoir corrigé cette faille. Celle-ci était attribuable, selon les responsables du site, à une récente mise à jour des codes, « et n’a été active que pour une durée limitée ». Facebook ajoute que « dès la découverte du problème, nous avons désactivé le système, et nous ne réintégrerons cette fonctionnalité que lorsque nous pourrons confirmer que la faille a été corrigée ».

Graham Cluley, du blogue Naked Security, qualifie cette bourde de Facebook de « stupéfiant faux pas ». Il ajoute que si Mark Zuckerberg n’avait pas été la cible de cette faille, celle-ci aurait probablement été exploitée beaucoup plus longtemps, exposant ainsi plusieurs photos privées.

Cette faille survient à peine une semaine après que Facebook ait conclu une entente de 20 ans avec la commission fédérale du commerce américaine (FTC) afin d’éviter des poursuites. À la suite de cette entente, Mark Zuckerberg avait publié un billet dans lequel il reconnaissait avoir commis des erreurs et s’engageait « à ce que Facebook devienne le leader en termes de transparence et de contrôle de la confidentialité ».

Cet engagement est pris avec un grain de sel par Graham Cluley, selon qui les programmeurs de Facebook testent des fonctionnalités sur le site sans vérifier proprement les codes et sans souci des questions de vie privée.

La ligne du temps enfin dévoilée?

Par ailleurs, il semble que la nouvelle ligne du temps, annoncée lors de la conférence f8, en septembre dernier sera bientôt disponible pour l’ensemble des usagers de Facebook.

Prenons toutefois cette information avec beaucoup de précautions. Au moment de l’annonce, le 22 septembre, Facebook promettait sa Timeline dans un avenir rapproché. Or, plus de deux mois plus tard, la ligne du temps était toujours invisible.

Parmi les nombreuses hypothèses pour expliquer ce retard, les tout aussi nombreuses critiques que sa venue prochaine avait suscitées. Rappelons qu’une dizaine d’organismes américains de protection de la vie privée avaient réclamé une enquête de la FTC.

Le délai est-il attribuable à ces critiques et reflète-t-il le temps que Facebook aura pris pour apporter des correctifs?

Toujours est-il que les usagers de Facebook en Nouvelle-Zélande ont depuis hier la nouvelle ligne du temps. Dans un billet mis à jour hier soir, Facebook déclare encore une fois qu’elle sera accessible de façon élargie sous peu… Alors, patientons…

Si vous la voyez apparaître sur votre compte, faites-nous part de vos impressions!

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L'une des photos piratées de Mark Zuckerberg

Facebook se retrouve encore sur la sellette après que des internautes ont trouvé une faille permettant d’accéder à des photos privées sur ce réseau.

Comme le rapporte ZDNet, il s’agit d’un bogue avec la fonctionnalité pour signaler du contenu potentiellement offensant. Lorsqu’utilisé, ce processus permet de signaler d’autres contenus du même utilisateur et donc d’y accéder.

La faille ne serait pas généralisée, mais elle a toutefois permis à quelques internautes d’aller télécharger des photos privées de Mark Zuckerberg, le fondateur de Facebook, et d’en faire une galerie (qui contient aussi des photos publiques).

Vu sur Francetv.info.

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Vincent GrouAfficher son amour de la culture

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 publié le 13 octobre 2011 à 16 h 48
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Je vous parlais la semaine dernière du projet du photographe Tim Van Horne, qui tente de créer une mosaïque faite de 38 000 portraits de Canadiens.

Si ce genre de projet vous intéresse, je vous signale que vous pouvez participer à celui de la caravane Je m’affiche pour la culture!, de l’organisme à but non lucratif Culture pour tous, qui vise à la démocratisation de la culture au Québec.

Du premier juillet au 2 octobre, la caravane a visité les grands festivals et différents événements populaires du Québec. Équipés d’un studio mobile, des photographes professionnels comme Normand Huberdeau et Lino Cipresso, ont réalisé des centaines de portraits, qui ont été mis en ligne. Les gens photographiés étaient invités à dire, en 140 caractères ou moins, ce que la culture représente pour eux.

Si la caravane a terminé son parcours pour cette année, les internautes peuvent, en tout temps, continuer d’enrichir le site. Vous pouvez faire parvenir votre portrait, accompagné d’un texte de 140 caractères ou moins. Vous pouvez également suivre l’évolution de la galerie de portraits.

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Vincent GrouUne mosaïque de 38 000 visages

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 publié le 3 octobre 2011 à 11 h 25
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Photo : Vincent Grou

« Excusez-moi, vous avez une minute? » C’est la question que de nombreux Québécois vont se faire poser, au cours des prochaines semaines, par Timothy John Van Horn, l’artiste à l’origine du projet Canadian Mosaic.

Le photographe s’est donné pour but de prendre les portraits de Canadiens de partout au pays. Il compte réaliser 38 000 clichés (grosso-modo 0,1 % de la population) afin de former une immense mosaïque qui représentera la diversité culturelle du Canada.

Le projet doit aboutir en 2017, année du 150e anniversaire du pays. « Ce sera le plus gros anniversaire dont notre génération sera témoin », dit Tim Van Horne, lors d’une entrevue accordée samedi après-midi à Radio-Canada.ca. Arrivé le jour même à Montréal, il a installé sa minifourgonnette sur l’avenue du Parc, entre les rues Saint-Viateur et Bernard. Le véhicule, tapissé de portraits, lui sert à la fois de maison, de studio et de bureau.

Il aborde toujours les gens avec la même phrase, leur demandant s’ils ont une minute à lui accorder. Comment choisit-il les gens à qui il s’adresse? « Je parle à la personne qui passe le plus près de moi », explique-t-il. Il s’agit d’une façon, selon lui, de rendre sa démarche plus objective. « Sinon, je ne m’adresserais qu’aux jolies filles! », ajoute-t-il en s’esclaffant.

Au cours du quart d’heure qu’a duré notre entretien, il aura abordé une trentaine de personnes. Certaines déclineront poliment son invitation, d’autres détourneront la tête, feignant de ne pas l’avoir vu, d’autres prendront quelques minutes pour se laisser convaincre, alors que certaines accepteront d’emblée de poser pour sa fresque.

Pas de politique

Photo : Vincent Grou

Son projet est personnel et ne cache aucune motivation politique, insiste-t-il. L’idée lui est venue en 2008, quand il a réalisé que ce 150e anniversaire approchait.

« J’ai voulu faire quelque chose qui représenterait à la fois notre humanité individuelle et collective », dit-il. Il a ainsi réalisé une série de portraits à Red Deer, en Alberta, d’où il est originaire, avant de prendre la route et de sillonner le pays.

Il n’a jamais d’itinéraire précis. Il tient seulement à ce que chaque région du pays comporte des photos prises dans chacune des quatre saisons.

La réaction des gens est-elle différente au Québec par rapport aux autres provinces? Pas du tout, dit-il, ajoutant qu’il s’attendait à y rencontrer davantage de réticence. « Je reçois la même palette de réactions variées ici comme ailleurs », mentionne-t-il.

« Ce n’est pas vraiment un projet qui parle du Canada, c’est un projet qui parle de la vie. » -Tim Van Horne

Il précise qu’une fois sa mosaïque achevée, chaque province et territoire aura une couleur, un style qui lui sera propre. Pour le Québec, le modèle affiché sur sa minifourgonnette représente un drapeau semblable à l’Unifolié. Seulement, les deux bandes rouges qui représente les océans Atlantique et Pacifique sont bleues, et la feuille d’érable est remplacée par une fleur de lys.

Un projet en partie autofinancé

Tim Van Horne a d’abord dû puiser dans ses poches pour financer son projet. Il a tenté à plusieurs reprises, en vain, d’obtenir du financement du gouvernement albertain et du Conseil des arts du Canada. Son projet, dit-il, n’était pas considéré comme étant « assez artistique » pour lui valoir une subvention. Il est finalement parvenu à obtenir une bourse du Conseil des arts pour financer la mosaïque québécoise. Il a également réalisé des mosaïques pour les villes de Pembroke et de Vancouver. L’argent reçu lui a permis de réaliser 3500 portraits, dit-il.  Il se tourne également vers la générosité du public pour réaliser son objectif. Sur son site, les gens peuvent acheter des affiches ou encore commanditer des kilomètres à titre personnel. Il refuse toutefois d’être associé à des marques de commerce.

Une mosaïque en évolution

Pour le moment il a installé ses pénates à Montréal, où il compte rester encore quelques jours. Il reprendra ensuite la route et se rendra dans d’autres régions de la province. Il n’a pas d’itinéraire précis, mais il entend se rendre jusqu’en Gaspésie.

« Voyager et rencontrer des gens font partie de l’expérience culturelle du projet. » -Tim Van Horne

On peut suivre l’évolution de la mosaïque en ligne. Les photos qu’il prend sont généralement ajoutées à l’oeuvre dans la dizaine de jours qui suit.

Tim Van Horne a réalisé quelque 12 000 portraits jusqu’à présent. Il espère qu’en 2017, sa fresque sera exposée « dans un musée majeur ».  Mais ce n’est pas sa préoccupation pour le moment. D’ici là, il lui reste des milliers de kilomètres à parcourir, et autant de gens à qui à qui demander s’ils ont une minute à lui accorder.

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