Billets classés sous «Pauline Marois»

Un des commentaires répertoriés par Madam Premier
Un des commentaires répertoriés par Madam Premier

Sexisme, misogynie, homophobie, appels à la violence… Les commentaires dont sont l’objet les premières ministres de cinq provinces canadiennes, dans les réseaux sociaux, en sont souvent teintés.

Outrée par ce qu’elle lisait en ligne, une Vancouvéroise a lancé un blogue dans le but de dénoncer ces propos.

Mis en ligne la semaine dernière, le Tumblr Madam Premier répertorie les messages, principalement sur Twitter et Facebook, qui visent les premières ministres Christy Clark (Colimbie Britannique), Alison Redford (Alberta), Kathleen Wynne (Ontario), Pauline Marois (Québec) et Kathy Dunderdale (Terre-Neuve-et-Labrador).

Diamond Insiger, qui est derrière le projet, est consultante en communication et en stratégie web. Elle est membre du Parti libéral de Colombie-Britannique, elle a également travaillé à la campagne du parti municipal Vision Vancouver.

Elle estime que le sexisme est encore un problème dans le monde politique au Canada. « Souvent, les critiques à l’endroit des politiciens ont davantage à voir avec leur style de leadership : sont-ils en contrôle de la situation, de leur caucus, etc. Beaucoup des critiques faites à l’endroit des politiciennes ont un caractère sexuel, ou vraiment offensant, ou ont quelque chose à voir avec leur apparence », a-t-elle dit au Globe and Mail.

Elle invite les internautes à contribuer à son site, en soumettant des commentaires qu’ils trouvent en ligne. « C’est une plateforme intéressante pour montrer les gens du doigt, afin de pouvoir faire honte en public à certains de ces imbéciles en ligne et, peut-être, les amener à adopter un comportement un peu plus respectueux », a-t-elle expliqué au Vancouver Sun.

En entrevue à Radio-Canada.ca, elle indique que les contributions en français sont les bienvenues, même si elle ne parle pas couramment la langue de Molière. Elle ajoute qu’une seule personne dont elle avait publié les propos l’a contactée. « Il était très respectueux et poli, mais il était en désaccord avec mon interprétation de ses tweets – il ne les trouvait pas sexistes, et a indiqué qu’il blaguait quand il les a écrits. »

A-t-elle reçu des menaces? « Pas de menaces, mais des courriels désobligeants, tout comme une poignée de billets de blogues écrits par d’autres à mon endroit. En général, les réactions ont été extrêmement positives et j’ai eu des échos de personnes de toutes les allégeances politiques, qui apprécient le projet. »

Elle ajoute qu’elle serait contente de voir le mouvement prendre de l’ampleur, mais que là n’était pas son but premier. « Je voulais susciter une réflexion plus générale sur le sexisme continuel qui plane sur la politique canadienne… Et je crois que ce but a été atteint, à voir les quelque 28 000 visites uniques sur le site depuis la semaine dernière, et les médias qui en ont parlé », conclut-elle.
Vincent.grou@radio-canada.ca

L’histoire a largement circulé dans les médias et sur le web : le Parti libéral du Québec (PLQ) a utilisé des images tirées d’une vidéo amateur dans laquelle on voit Pauline Marois participer à une manifestation de casseroles pour en faire une publicité, qui est actuellement diffusée à la télévision. Après une première diffusion de cette publicité sur le web, l’auteur des images, Guy Séguin, a envoyé une mise en demeure au PLQ, arguant qu’il utilisait ses images sans son autorisation.

Mais si le Parti libéral refuse de retirer sa publicité de son site, cette dernière a néanmoins disparu de plusieurs sites web, soit Facebook, YouTube et Vimeo. Le tout en raison de l’intervention de l’entreprise Police du Net.

Cette dernière se spécialise dans le retrait d’œuvres sur le web, que ce soit sur des sites de partage vidéo comme YouTube, ou des sites de partage illégal de fichiers (sites torrent). Plusieurs entreprises québécoises représentant des artistes paient donc cette entreprise pour s’assurer que leur contenu ne se retrouve pas illégalement sur le web.

Mis au fait de l’histoire de M. Séguin, Police du net a étudié la situation. Après avoir estimé qu’il y avait violation des droits d’auteur de M. Séguin dans cette affaire, l’entreprise lui a offert ses services.

Ayant une entente avec Google étant donné le nombre élevé de demandes de retrait, Police du net a pu faire retirer la vidéo de YouTube mardi. Selon son PDG, Dominic Morrissette, lorsqu’une vidéo est retirée de YouTube de la sorte, ceux qui l’ont mis en ligne peuvent toujours faire une contre-demande pour demander au site de réévaluer leur décision. La vidéo était toujours indisponible sur YouTube mercredi.

Police du Net a aussi soumis l’affaire à Facebook, dans le but de faire retirer la publicité de la page du Parti libéral sur le réseau social. M. Morrissette affirme qu’ils ont soumis à Facebook la vidéo originale, puis l’utilisation qui en a été faite par le PLQ dans la publicité. Le réseau social a acquiescé à la demande de M. Morrissette et la vidéo a été retirée de la page. Finalement, mercredi, la vidéo a aussi été retirée du site de partage vidéo Vimeo.

Actuellement, la publicité est disponible sur le site web du Parti libéral via une console vidéo n’étant reliée à aucun site de partage vidéo externe. Police du net a fait une demande à l’hébergeur du site pour la faire retirer. Reste à voir quelle suite sera donnée à cette demande.

Une saga probablement terminée

L’auteur de la vidéo, Guy Séguin, évoque de son côté « l’excellent travail » de Police du net. Il dit évaluer la situation pour voir s’il décide de poursuivre le PLQ, sans cacher que les probabilités sont faibles : « Je crois que le message est passé. Les gens vont faire attention ».

Ou pas. Entre le vidéaste, le Parti libéral du Québec et le Parti québécois, tous se renvoient la balle. Dans une lettre envoyée à M. Séguin hier, le directeur général du parti, Karl Blackburn, soutient que les images ayant servi à la publicité ont été prises sur la page Facebook du candidat du Parti québécois dans Argenteuil, « avec l’accord explicite ou implicite de celui ou celle qui les a filmées ». De son côté, le PQ nie, déclarant n’avoir « jamais diffusé cette vidéo sur ses sites ».

Le vidéaste se défend aussi d’avoir diffusé sur Facebook une autre vidéo parodiant une publicité libérale : « Je ne diffuse pas, je partage ». Dans sa missive, Karl Blackburn évoquait cette vidéo en ajoutant : « Il nous semble alors évident que vous comprenez fort bien le contexte politique dans lesquelles interviennent nos démarches respectives ».

D’un point de vue légal, la question des droits d’auteurs se règle rarement devant les tribunaux, souligne Me Marcel Lacoursière, en entrevue à l’émission 24 heures en 60 minutes. « Le problème avec les droits d’auteur, et c’est un problème qui est très répandu, c’est que les droits ont une valeur économique très faible qui ne couvre pas les frais juridiques pour faire appliquer la loi », soutient l’avocat.

Avec Florent Daudens

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Pour sa nouvelle publicité mettant en vedette Pauline Marois frappant des couvercles de casseroles, le Parti libéral du Québec a utilisé des images provenant d’une vidéo amateur.  L’auteur de ces images, Guy Séguin, a envoyé une mise en demeure au Parti libéral du Québec, affirmant qu’il utilise des images qui lui appartiennent sans lui avoir demandé l’autorisation.

En prenant connaissance de cette histoire, plusieurs se demandent si, en effet, le Parti libéral a le droit de reprendre de telles images. Des vidéos mises en ligne sur un site comme Facebook deviennent-elles du domaine public? Nous avons posé la question à Pierre Trudel, avocat et professeur de droit de l’information au Centre de recherche en droit public de l’Université de Montréal.

D’entrée de jeu, Me Trudel affirme que la loi sur le droit d’auteur est en effet extrêmement sévère : on ne peut utiliser une œuvre que si on a l’autorisation de la personne qui détient le droit d’auteur.

De plus, l’avocat précise que les exceptions que prévoit la loi sont assez limitées. On peut, par exemple, reprendre une courte citation aux fins de critique, ou encore utiliser une œuvre pour mettre en place des outils pour personnes malvoyantes.

Qu’en est-il alors pour des images publiées sur un réseau social? Selon Me Pierre Trudel, lorsqu’on met une vidéo en ligne sur Facebook, on peut s’attendre à ce qu’elle y soit partagée et reprise par d’autres utilisateurs du réseau social , « tel que cela est convenu dans l’environnement Facebook ».

Or, dans le cas qui nous intéresse, les images sont reprises dans un tout autre contexte, soit une publicité pour un parti politique. « Selon toute vraisemblance, on peut penser qu’on est en présence d’une utilisation non autorisée des images », affirme Me Trudel.

Une nuance dans l’univers du débat politique

Mais l’avocat souligne toutefois que les tribunaux  affichent une certaine tolérance à l’utilisation d’images des personnalités politiques pour les critiquer au nom de la liberté d’expression, et cela, sans l’autorisation de l’auteur. De telles exceptions sont souvent évoquées pour des parodies ou encore des caricatures dans le cadre d’un débat politique. « Il y a cette ligne d’ambigüité dans le contexte d’un débat politique », explique-t-il.

Selon Me Trudel, le débat politique pourrait devenir difficile si la loi était toujours appliquée dans son sens strict, puisqu’aussitôt qu’un parti politique utiliserait des images (des vidéos comme des photos) de ses adversaires politiques pour les critiquer, il devrait demander une autorisation.

« C’est a priori une violation de droit d’auteur, mais les tribunaux pourraient néanmoins dire qu’il y a là une exception protégée en vertu des règles de la liberté d’expression. » – Me Pierre Trudel

Par ailleurs, Me Pierre Trudel affirme que même si les images avaient été reprises par le Parti québécois, comme le prétend le Parti libéral, « cela ne fait pas de ces images des images libres de droit d’auteur selon la loi ».

Au final, ce sera à un juge de trancher si jamais la cause est portée devant les tribunaux, car chaque partie peut évoquer des arguments valables dans cette affaire, conclut Pierre Trudel.

Me Pierre Trudel a aussi accordé une entrevue sur les ondes de RDI. Vous pouvez la voir ici.

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Pauline Marois aux casseroles

Guy Séguin, l’auteur de la vidéo originale montrant Pauline Marois frapper des couvercles lors d’une manifestation de casseroles demande au Parti libéral du Québec de retirer la publicité utilisant ses images. Le vidéaste a envoyé une mise en demeure à cet effet au PLQ mardi. « Je veux qu’on retire les images qui m’appartiennent », insiste-t-il.

« Je n’ai jamais eu aucune demande du PLQ. Je ne suis pas intéressé à les vendre, je ne veux pas qu’elles soient utilisées pour des fins de partisanerie politique. » – Guy Séguin

De son côté, le PLQ confirme avoir pris connaissance de la mise en demeure et le service juridique du parti se penche sur la question. M. Séguin affirme que le directeur du Parti libéral, Karl Blackburn, l’a rappelé pour l’en informer, sans lui présenter d’excuses. «On parle quand même du Parti libéral, qui est à la tête du gouvernement, et qui utilise des images amateurs », déplore-t-il.

Guy Séguin avait mis la vidéo en ligne sur la page Facebook « Sortons les libéraux », qu’il anime activement et qui invite à voter pour le Parti québécois.

Le PLQ refuse de retirer la publicité

De son côté, le directeur des communications du PLQ, Michel Rochette, estime qu’il « faut rappeler le contexte ». Il affirme que la vidéo originale se trouvait notamment sur la page Facebook du Parti québécois.

« C’était bien correct de la diffuser sur d’autres sites, mais tout à coup, ce ne le serait plus? Il devait être conscient que ça allait être sur plusieurs plateformes. » – Michel Rochette, directeur des communications du PLQ

« Ce n’est pas comme si on avait altéré l’image », ajoute M. Rochette. Lorsqu’on lui souligne que la vidéo a subi un traitement graphique, il réplique que la publicité libérale ne met pas l’accent sur le carré rouge que porte Mme Marois. « On a brouillé les visages autour. C’est tout ».

Le PLQ ne compte pas retirer la publicité pour l’instant. « Encore une fois, le PQ a utilisé cette vidéo à des fins partisanes », réitère-t-il.

Quant au Parti québécois, il n’a pas été en mesure de confirmer avoir retiré la vidéo originale de l’une de ses pages Facebook. Le député Nicolas Girard a toutefois critiqué la publicité, estimant qu’elle était méprisante pour les citoyens qui ont manifesté avec des casseroles.

La publicité du PLQ

La vidéo originale

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Vincent GrouEn direct du congrès du Parti québécois

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 publié le 16 avril 2011 à 11 h 33

C’est en fin de semaine qu’a lieu le 16e congrès du Parti québécois. La journée de samedi sera marquée par le vote de confiance des membres à l’endroit de la chef Pauline Marois.

L’événement est retransmis en direct sur le site du PQ. La webdiffusion en direct est accompagnée d’une fenêtre de clavardage.

Des vidéos du congrès, notamment des propositions qui y sont présentées, sont disponibles en rediffusion sur la chaîne YouTube du PQ.  

Si vous souhaitez suivre l’événement par le biais de Twitter, je vous recommande les comptes de mes collègues Pierre Duchesne @duchp et Sébastien Bovet @SebBovetSRC, qui sont sur place.

Le principal mot-clé utilisé sur Twitter est #congresPQ. Lorsque ce mot-clé est suivi d’une lettre, comme #congresPQa, #congresPQb, etc., cela désigne les différentes commissions du congrès.

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