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Vincent GrouTwinute de silence : y avez-vous participé?

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 publié le 29 juillet 2011 à 11 h 25

(Mis à jour à 12 h 10 ) C’est aujourd’hui, à midi, heure de l’est qu’avait lieu la « Twinute » de silence, dont nous vous parlions mardi.  

Il s’agissait, rappelons-le, d’une invitation à ne rien publier sur Twitter et sur Facebook, par respect et à la mémoire des victimes de la tuerie survenue vendredi dernier en Norvège.

Au Canada, des entreprises et des sociétés comme Via Rail, Walmart, Air Canada et Radio-Canada, entre autres, avaient annoncé leur intention de participer à ce silence sur les réseaux sociaux.

Comme le rapporte Storyful, si de nombreux internautes approuvaient cette initiative et comptaient la respecter, d’autres, au contraire, estimaient qu’il s’agit d’un geste plutôt futile.

Nous vous posons donc la question : avez-vous pris part à cette Twinute de silence? Avez-vous remarqué si vos amis Facebook et vos abonnements Twitter ont suivi le mouvement (ce fut le cas pour tous mes contacts…)? Envoyez-nous vos commentaires.

Pour me joindre :

La police norvégienne a commencé à dévoiler l’identité des victimes des attentats de vendredi dernier sur son site web, Politi.no. Mardi après-midi, le site était très difficile d’accès par moments, peut-être en raison d’un trop fort achalandage.

Pour l’instant, seuls les noms de quatre victimes ont été publiés. D’autres noms seront publiés à partir de demain.

Dans un communiqué en anglais, la police explique la façon dont elle compte publier ces noms. Elle précise que le processus d’identification peut prendre du temps et qu’elle veut s’assurer d’avoir contacté les proches des victimes avant de publier des noms.

« Twinute » de silence

Par ailleurs, une « Twinute » de silence est prévue vendredi sur les réseaux sociaux.

Une semaine après les attentats, les internautes sont invités à ne rien publier sur Twitter et Facebook à 13 h, heure de l’est 12 h, heure de l’est, en hommage et à la mémoire des victimes.

Pour me joindre :

Comme ça se produit souvent lors d’événements importants (ce fut le cas pour la mort d’Oussama ben Laden), des escrocs tentent de tirer profit de l’attentat survenu vendredi en Norvège pour piéger les internautes.

Ainsi, vous aurez peut-être vu circuler, sur Facebook, un lien vers une prétendue vidéo qui aurait été tournée par une tout aussi prétendue caméra de surveillance, qui aurait filmé l’explosion survenue devant les édifices gouvernementaux, à Oslo. « OSLO Security Camera Captures Blast! », dit l’invitant titre du lien.

Je suis certain que vous vous doutez qu’il s’agit d’une énième tentative d’hameçonnage, mais on n’est jamais trop prudent, et juste au cas où votre curiosité ferait germer en vous l’intention de cliquer sur ce lien, sachez que vous ne verrez rien de l’explosion.

Comme le rapporte le blogue Naked Security, du groupe Sophos, vous verrez apparaître une fausse fenêtre de YouTube, qui vous demandera de répondre à un sondage afin de pouvoir voir la vidéo. À la fin du questionnaire, on vous demande votre numéro de téléphone portable. Si vous le donnez, vous verrez un montant supplémentaire apparaître sur votre facture de téléphone.

Pour me joindre : 

Photo en une du site norvégien VG Nett

Alors qu’Anders Behring Breivik, le suspect des attentats de vendredi, en Norvège, comparaissait lundi, son « empreinte web » continue de susciter un certain malaise en ligne.

On sent en effet que plusieurs sites hésitent entre le désir d’informer et la crainte de jouer son jeu et de répandre sa propagande haineuse. Ainsi, la plupart des sites qui ont choisi de publier le texte ou la vidéo de son manifeste le font avec d’énormes pincettes et en avertissant les lecteurs qu’il s’agit de contenu raciste et xénophobe. D’autres, comme Radio-Canada.ca, ont plutôt choisi de ne pas mettre les hyperliens directs, estimant qu’ils sont assez faciles à trouver. Pour la société d’État, il s’agit d’une décision prise en conformité avec les Normes et pratiques journalistiques, qui se penchent sur l’utilisation de documents d’organismes racistes, haineux ou illégaux.

Les principaux hébergeurs de contenu semblent d’ailleurs avoir pris la même décision. Même si des copies circulent en ligne, l’originale de la vidéo du manifeste a été retirée de YouTube, tandis que Scribd a supprimé le texte.

Soulignons que le compte Facebook d’Anders Behring Breivik a été supprimé, mais que son compte Twitter est toujours en ligne. Ce compte, sur lequel un seul message a été publié, le 17 juillet, a attiré des centaines d’abonnés lorsque l’identité du suspect a été confirmée. On a d’ailleurs vu circuler, dans la foulée de ces abonnements, de nombreux appels à ne pas le suivre, question de ne pas le glorifier ou lui donner de publicité qu’il ne mérite pas.

Précisons que la mentalité n’est pas la même sur Twitter que sur Facebook.  Sur Facebook, quand on devient « fan », ou adepte de quelqu’un, cela équivaut à le cautionner de façon implicite. Sur Twitter, suivre, s’abonner à quelqu’un n’équivaut pas nécessairement à partager ses vues.

Autre détail intéressant : les photos de l’accusé avant et après sa comparution circulent abondamment en ligne, ce qui est interdit en Norvège, sans le consentement de l’individu. Cette photo, où on voit Breivik esquisser un léger sourire, est parmi celles qui circulent le plus et génèrent le plus de commentaires, la plupart très virulents à son endroit.

Le journaliste norvégien Rune Thomas Ege, alias @rtege sur Twitter, souligne que l’accusé a peut-être donné son consentement indirect. N’empêche, il mentionnait plus tôt que la publication des photos allait susciter « d’intéressantes discussions ».

Deuil et recueillement en ligne

Pendant ce temps, sur Twitter, de nombreux internautes utilisent le mot-clé #ForNorway (pour la Norvège) pour exprimer leur consternation ou envoyer des messages de sympathie aux proches des victimes.

Plusieurs vidéos, comme celle-ci, circulent en hommage aux victimes.

http://www.youtube.com/watch?v=CmITBBWPTS0

Soulignons également l’initiative du site VG Nett, invite les gens à se donner la main en solidarité avec les victimes. Le site a mis en ligne une page où les gens peuvent inscrire leur nom et indiquer de quel pays ils viennent. Le tout donne une énorme ribambelle virtuelle de silhouettes qui se tiennent par la main. Plus de 700 000 personnes avaient répondu à l’appel au moment d’écrire ces lignes.

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Vincent GrouExplosion à Oslo : notre blogue en direct

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 publié le 22 juillet 2011 à 9 h 54

Une forte explosion est survenue vendredi au centre-ville d’Oslo. La  déflagration a eu lieu près des bureaux du premier ministre de la Norvège, Jens Stoltenberg et du ministère de l’Énergie et du Pétrole. Les autorités norvégiennes ont confirmé que le premier ministre n’était pas sur place et est sain et sauf.

Des des images qui montrent les dégâts causés par l’explosion sont rapidement apparues.

Photo : Christian Aglen

Photo : Sally Renshaw

Photo : Dybfest Dahl

Photo : Christian Aglen

10 h 15 : Christian Aglen a également publié une vidéo tournée peu de temps après l’explosion.

10 h 20 : @morganflame a également mis en ligne une vidéo tournée peu de temps après l’explosion.

10 h 50 : Les sites d’information norvégiens Aftenposten et TV2 Nyhetene suivent la situation. Bien qu’imparfait, le traducteur de Google permet de comprendre le sens des articles.

11 h 00 : On peut voir dans Google Maps l’édifice près duquel est survenue la déflagration.

11 h 05 : Une vue du centre-ville :

Photo : Geir-Olav Goksøyr (@geirolav)

11 h 12 : La police confirme que l’explosion a été causée par une bombe, rapportent Reuters et l’AFP.

11 h 20 : Des passant prennent soin d’une personne blessée.

Photo : Christian Aglen (@chaglen)

11 h 30 : Galerie d’images de l’explosion sur Twitter.

 11 h 33 : Selon le journaliste suédois Carl F Kleberg @CFKlebergTT, la police serait à la recherche d’autres engins explosifs.

11 h 40 : Nouvelle vidéo tournée peu de temps après l’explosion.

11 h 45 : Autre vidéo, celle-ci montre de la fumée qui s’échappe de l’édifice gouvernemental touché par l’explosion.

http://www.youtube.com/watch?v=uOV3y5vgTrY

11 h 50 : Cette autre vidéo semble avoir été tournée tout près des lieux de l’explosion.

11 h 55 : Selon Trendistic, le mot-clé #Oslo représentait plus de 1 % du traffic sur Twitter, dans les moments qui ont suivi l’explosion. Le flux de messages est encore difficile à suivre en direct.

 12 h 10 : Différents médias rapportent que selon la police, l’explosion a été causée par « une ou plusieurs bombes ».

12 h 15 : La chaîne publique norvégienne NKR diffuse en direct (et en norvégien) sur le web (via le Guardian).

12 h 30 : Comme l’indique le journaliste Alan Fisher, NKR rapporte que des tirs auraient fait plusieurs blessés à l’extérieur d’Oslo. Information non confirmée et à prendre avec la plus grande prudence.

12 h 45 : Au sujet de la fusillade, Associated Press rapporte qu’elle a eu lieu dans une colonie de vacances, tandis que selon AFP, elle aurait eu lieu dans un « meeting travailliste ». L’information n’est toujours pas confirmée et on ignore s’il y a un lien avec l’explosion au centre-ville.

13 h 05 : Précision sur la fusillade : elle est survenue « lors du rassemblement annuel du mouvement de jeunesse du Parti travailliste du Premier ministre Jens Stoltenberg », indique l’AFP, qui cite NKR. Cinq personnes ont été blessées. On ignore toujours s’il y a un lien avec l’explosion.

13 h 15 :  L’auteur de la fusillade aurait été arrêté, rapportent des médias norvégiens, cités par l’AFP.

13 h 25 : Sur Twitter, plusieurs internautes rapportent que les autorités demandent aux résident d’Oslo de déverouiller leurs connexions Internet afin de faciliter la communication avec des gens qui seraient pris dans les immeubles endommagés par l’explosion.

13 h 45 : Le Los Angeles Times publie d’impressionnantes photos de l’explosion et de ses après-coups.

13 h 50 : Caméra web braquée sur les lieux de l’explosion. L’image est actualisée chaque demi-heure environ.

13 h 54 : Selon la police norvégienne, il y aurait un lien entre ‘explosion à Oslo et la fusillade en banileue de la capitale.

14 h 00 : Sur Twitter, le premier ministre @jensstoltenberg déclare que la situation est très grave, qu’il offre ses pensées aux victimes et à leurs proches et qu’il est en contact constant avec les autorités.

14 h 35 : Le bilan provisioire de l’explosion est de 7 morts et d’au moins 15 blessés.

15 h 30 : Le journaliste norvégien Rune Thomas Ege, alias @rtege, vient d’arriver sur l’île d’Utoya, où a eu lieu la fusillade. Il publie ses messages en anglais.

15 h 43 : La police fait un bilan provisoire de 9 ou 10 morts à Utoya, selon Reuters.

15 h 45 : Plusieurs corps visibles sur les berges de l’île d’Utoya, sur cette photo publiée par ABC Nyheter (peut choquer).

15 h 50 : TV2, qui diffuse en direct a montré des images de gens qui nagent, vraisemblablement pour fuir la fusillade.

15 h 55 : Utoya est située à une quarantaine de kilomètres au nord-ouest d’Oslo.

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