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Vincent GrouTwinute de silence : y avez-vous participé?

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 publié le 29 juillet 2011 à 11 h 25

(Mis à jour à 12 h 10 ) C’est aujourd’hui, à midi, heure de l’est qu’avait lieu la « Twinute » de silence, dont nous vous parlions mardi.  

Il s’agissait, rappelons-le, d’une invitation à ne rien publier sur Twitter et sur Facebook, par respect et à la mémoire des victimes de la tuerie survenue vendredi dernier en Norvège.

Au Canada, des entreprises et des sociétés comme Via Rail, Walmart, Air Canada et Radio-Canada, entre autres, avaient annoncé leur intention de participer à ce silence sur les réseaux sociaux.

Comme le rapporte Storyful, si de nombreux internautes approuvaient cette initiative et comptaient la respecter, d’autres, au contraire, estimaient qu’il s’agit d’un geste plutôt futile.

Nous vous posons donc la question : avez-vous pris part à cette Twinute de silence? Avez-vous remarqué si vos amis Facebook et vos abonnements Twitter ont suivi le mouvement (ce fut le cas pour tous mes contacts…)? Envoyez-nous vos commentaires.

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L'île d'Utoya en Norvège

Une discussion par messages texte entre une adolescente de 16 ans qui se trouvait sur l’île d’Utoya en Norvège lors de la tuerie de vendredi dernier et sa mère fait les manchettes des grands journaux à travers le monde.  Julie Bremnes était en vacances dans un camp de la jeunesse travailliste lorsque le tireur, Anders Behring Breivik, a fait irruption sur l’île.

La jeune femme, qui s’est cachée derrière un rocher en attendant les secours, a envoyé un premier message à sa mère environ une quarantaine de minutes après le début des tirs. Elle lui écrit alors : « Maman, dis à la police de se dépêcher. Les gens meurent ici! »

Au fil des messages, la mère de Julie l’informe des progrès de la police. La discussion témoigne toutefois de la confusion qui régnait sur l’île avant l’arrivée des policiers. À un certain moment, Julie dit à sa mère qu’elle entend des hélicoptères qui survolent l’île. Elle croit alors qu’il s’agit de la police, alors que ce sont plutôt des journalistes.

Par la suite, l’adolescente écrit que les policiers sont arrivés sur l’île. Sa mère l’invite toutefois à demeurer prudente et lui dit que le tireur porte un uniforme de policier. « Il tire toujours! », lui répond ensuite Julie.

À la fin de l’échange, qui a duré plus d’une heure, la mère de Julie lui dit que le tireur a finalement été arrêté.

La conversation entre Julie Bremnes et sa mère est retranscrite en partie dans cet article du quotidien L’Express. La BBC parle aussi de cette histoire et publie une photo des deux femmes.

Avec AFP

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La police norvégienne a commencé à dévoiler l’identité des victimes des attentats de vendredi dernier sur son site web, Politi.no. Mardi après-midi, le site était très difficile d’accès par moments, peut-être en raison d’un trop fort achalandage.

Pour l’instant, seuls les noms de quatre victimes ont été publiés. D’autres noms seront publiés à partir de demain.

Dans un communiqué en anglais, la police explique la façon dont elle compte publier ces noms. Elle précise que le processus d’identification peut prendre du temps et qu’elle veut s’assurer d’avoir contacté les proches des victimes avant de publier des noms.

« Twinute » de silence

Par ailleurs, une « Twinute » de silence est prévue vendredi sur les réseaux sociaux.

Une semaine après les attentats, les internautes sont invités à ne rien publier sur Twitter et Facebook à 13 h, heure de l’est 12 h, heure de l’est, en hommage et à la mémoire des victimes.

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Comme ça se produit souvent lors d’événements importants (ce fut le cas pour la mort d’Oussama ben Laden), des escrocs tentent de tirer profit de l’attentat survenu vendredi en Norvège pour piéger les internautes.

Ainsi, vous aurez peut-être vu circuler, sur Facebook, un lien vers une prétendue vidéo qui aurait été tournée par une tout aussi prétendue caméra de surveillance, qui aurait filmé l’explosion survenue devant les édifices gouvernementaux, à Oslo. « OSLO Security Camera Captures Blast! », dit l’invitant titre du lien.

Je suis certain que vous vous doutez qu’il s’agit d’une énième tentative d’hameçonnage, mais on n’est jamais trop prudent, et juste au cas où votre curiosité ferait germer en vous l’intention de cliquer sur ce lien, sachez que vous ne verrez rien de l’explosion.

Comme le rapporte le blogue Naked Security, du groupe Sophos, vous verrez apparaître une fausse fenêtre de YouTube, qui vous demandera de répondre à un sondage afin de pouvoir voir la vidéo. À la fin du questionnaire, on vous demande votre numéro de téléphone portable. Si vous le donnez, vous verrez un montant supplémentaire apparaître sur votre facture de téléphone.

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Photo en une du site norvégien VG Nett

Alors qu’Anders Behring Breivik, le suspect des attentats de vendredi, en Norvège, comparaissait lundi, son « empreinte web » continue de susciter un certain malaise en ligne.

On sent en effet que plusieurs sites hésitent entre le désir d’informer et la crainte de jouer son jeu et de répandre sa propagande haineuse. Ainsi, la plupart des sites qui ont choisi de publier le texte ou la vidéo de son manifeste le font avec d’énormes pincettes et en avertissant les lecteurs qu’il s’agit de contenu raciste et xénophobe. D’autres, comme Radio-Canada.ca, ont plutôt choisi de ne pas mettre les hyperliens directs, estimant qu’ils sont assez faciles à trouver. Pour la société d’État, il s’agit d’une décision prise en conformité avec les Normes et pratiques journalistiques, qui se penchent sur l’utilisation de documents d’organismes racistes, haineux ou illégaux.

Les principaux hébergeurs de contenu semblent d’ailleurs avoir pris la même décision. Même si des copies circulent en ligne, l’originale de la vidéo du manifeste a été retirée de YouTube, tandis que Scribd a supprimé le texte.

Soulignons que le compte Facebook d’Anders Behring Breivik a été supprimé, mais que son compte Twitter est toujours en ligne. Ce compte, sur lequel un seul message a été publié, le 17 juillet, a attiré des centaines d’abonnés lorsque l’identité du suspect a été confirmée. On a d’ailleurs vu circuler, dans la foulée de ces abonnements, de nombreux appels à ne pas le suivre, question de ne pas le glorifier ou lui donner de publicité qu’il ne mérite pas.

Précisons que la mentalité n’est pas la même sur Twitter que sur Facebook.  Sur Facebook, quand on devient « fan », ou adepte de quelqu’un, cela équivaut à le cautionner de façon implicite. Sur Twitter, suivre, s’abonner à quelqu’un n’équivaut pas nécessairement à partager ses vues.

Autre détail intéressant : les photos de l’accusé avant et après sa comparution circulent abondamment en ligne, ce qui est interdit en Norvège, sans le consentement de l’individu. Cette photo, où on voit Breivik esquisser un léger sourire, est parmi celles qui circulent le plus et génèrent le plus de commentaires, la plupart très virulents à son endroit.

Le journaliste norvégien Rune Thomas Ege, alias @rtege sur Twitter, souligne que l’accusé a peut-être donné son consentement indirect. N’empêche, il mentionnait plus tôt que la publication des photos allait susciter « d’intéressantes discussions ».

Deuil et recueillement en ligne

Pendant ce temps, sur Twitter, de nombreux internautes utilisent le mot-clé #ForNorway (pour la Norvège) pour exprimer leur consternation ou envoyer des messages de sympathie aux proches des victimes.

Plusieurs vidéos, comme celle-ci, circulent en hommage aux victimes.

http://www.youtube.com/watch?v=CmITBBWPTS0

Soulignons également l’initiative du site VG Nett, invite les gens à se donner la main en solidarité avec les victimes. Le site a mis en ligne une page où les gens peuvent inscrire leur nom et indiquer de quel pays ils viennent. Le tout donne une énorme ribambelle virtuelle de silhouettes qui se tiennent par la main. Plus de 700 000 personnes avaient répondu à l’appel au moment d’écrire ces lignes.

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