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« Mega », successeur de Megaupload

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 publié le 1 novembre 2012 à 17 h 34

La page web de Mega, qui devrait être lancé en janvier 2013 par le fondateur de Megaupload, Kim Dotcom.
La page web de Mega, qui devrait être lancé en janvier 2013 par le fondateur de Megaupload, Kim Dotcom.
Kim Schmitz, mieux connu sous le pseudonyme de Kim Dotcom, confirme la mise en ligne en janvier 2013 d’une nouvelle plate-forme de partage de fichiers.

Le fondateur de Megaupload.com, que les États-Unis veulent juger pour violation de droits d’auteur, a propagé la nouvelle sur Twitter. Dans ce message, on trouve un lien vers la page d’accueil du nouveau site Me.ga (suffixe du Gabon).

On peut y lire que le site sera officiellement lancé le 20 janvier 2013, soit un an après l’arrestation de Kim Schmitz et la fermeture du site qu’il avait fondé, Megaupload.

La nouvelle plateforme proposera un service de partage de fichiers cryptés, ce qui devrait permettre aux administrateurs de Mega de se protéger sur le plan légal. Seuls les utilisateurs posséderont la clé nécessaire pour déchiffrer, donc ouvrir, leurs fichiers. Comme cette clé ne sera pas stockée et que les administrateurs de Mega n’en auront pas de copie, Kim Schmitz fait le pari qu’ils seront intouchables sur le plan légal.

Kim Schmitz, 38 ans, a été interpellé en janvier 2012 à Auckland, en Nouvelle-Zélande, à la demande du FBI américain. La justice américaine accuse son créateur d’extorsion de fonds et de blanchiment d’argent en facilitant le piratage massif d’œuvres, comme des films ou de la musique, protégées par les droits d’auteur.

Kim Schmitz a été libéré sous caution en février et demeure toujours en Nouvelle-Zélande. Son audience d’extradition vers les États-Unis doit avoir lieu en mars 2013.

Megaupload était l’un des sites de partage de fichiers les plus importants du monde. Selon l’acte d’accusation du tribunal américain, Megaupload comptait pour 4 % du trafic sur Internet. Toujours selon l’accusation, le partage de matériel piraté sur Megaupload représenterait quelque 500 millions de dollars en droits d’auteur. Créé en 2005 et installé à Hong Kong, le site avait 150 millions d’inscrits et on y faisait environ 50 millions de téléchargements par jour.

Selon un document de la justice américaine, Kim Dotcom avait gagné 42 millions de dollars américains rien qu’en 2011.

Avec La Presse Canadienne et AFP

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Catherine BolducLa revue du web – 3 février 2011

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 publié le 3 février 2012 à 15 h 30

Chaque jour, nous vous proposons une série de liens qui, à notre humble avis, valent la peine d’être consultés. Et nous vous invitons à nous faire part de ce qui vaut le détour, selon vous. Suggérez-nous vos liens par courriel ou dans les commentaires de cet article.

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La page d'accueil de FileSonic

Alors que deux autres personnes liées au site Megaupload ont été arrêtées et que le fondateur du site Kim Schmitz, a nié lundi toute activité illégale et a demandé sa libération sous caution, la fermeture du site, la semaine dernière, continue d’avoir des répercussions.

En effet, des sites concurrents de Megaupload se sont partiellement sabordés. C’est le cas de Filesonic, un des autres principaux sites d’entreposage et de partage de fichiers. Dans un message publié en page d’accueil, FileSonic indique qu’il ne permet plus le partage de fichiers entre utilisateurs. Le site est donc devenu un simple service d’entreposage, où les utilisateurs peuvent téléverser et accéder à leurs propres fichiers, mais pas à ceux des autres. Techland a constaté que la page Facebook de FileSonic n’était plus disponible.

Selon Écrans.fr, un autre site, FileServe, ne permet plus aux utilisateurs d’accéder à autre chose qu’à leurs propres fichiers.

De son côté, Uploaded.to, qui, à l’instar de Megaupload, offre des récompenses en argent aux utilisateurs dont les fichiers sont beaucoup téléchargés, n’est plus accessible aux États-Unis, souligne la BBC.

Ces sites ne précisent pas les raisons pour lesquelles ils ont modifié leur offre, mais tout porte à croire qu’ils ont agi pour se protéger d’éventuelles poursuites.

De plus, selon des experts cités par la BBC, la fermeture de Megaupload laisse croire que la justice compte désormais viser les plus gros joueurs qui facilitent le téléchargement illégal, plutôt que de viser les internautes qui partagent du contenu dont les droits d’auteur n’ont pas été acquittés.

RapidShare et MediaFire persistent et signe

Cela dit, d’autres sites d’entreposage et de partage de fichiers ne se laissent pas impressionner.

Par exemple, un porte-parole RapidShare, un des plus importants sites après Megaupload, déclarait vendredi à Ars Technica que le site offre un service tout à fait légal et a une politique très stricte en matière de protection des droits d’auteur.

The Register souligne qu’à l’instar de RapidShare, le site MediaFire n’a pas l’intention de changer son offre.

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Florent DaudensLa revue du web – 20 janvier 2012

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 publié le 20 janvier 2012 à 16 h 43

Aujourd’hui à la revue du web : comment le FBI a fermé Megaupload; 2012, année de Microsoft?; un concert où l’on peut écouter chaque musicien à part; Obama pousse la chansonnette; une jeune Montréalaise prometteuse.

Avec Vincent Grou

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Je vous invite à lire deux articles fort intéressants sur la cyberattaque menée jeudi soir par la nébuleuse Anonymous, qui a entraîné la fermeture d’une quinzaine de sites web, dont ceux du FBI, du département américain de la Justice et de l’industrie de la musique et du cinéma.

Rappelons qu’il s’agissait d’attaques par déni de service distribué (DDoS), qui consistent à engorger les sites en les inondant de requêtes de connexion. Un peu comme si vous demandiez à 25 joueurs de football d’entrer en même temps dans une cabine téléphonique.

Le blogue Naked Security, du groupe de recherche en cybersécurité Sophos, et le site spécialisé Gawker offrent un éclairage intéressant sur ces attaques.

Ils soulignent que des membres d’Anonymous ont fait circuler, notamment sur Twitter, des messages pour annoncer que l’attaque était en cours. Ces messages étaient accompagnés d’un lien. Les internautes qui cliquaient sur ce lien se trouvaient à activer un programme qui lançait, à leur insu, une attaque contre les sites visés par Anonymous.

Jusqu’à maintenant, Anonymous avait l’habitude de publier un lien vers son outil qui permet de perpétrer des attaques DDoS, outil appelé Low Orbit Ion Canon (LOIC). Les internautes qui voulaient participer aux attaques pouvaient donc télécharger et utiliser cet outil. Ils le faisaient donc de façon volontaire et à leurs risques, car il est illégal de lancer ce type d’attaques.

Comme le souligne Gawker, cette nouvelle façon de faire relativise la portée de l’attaque de jeudi. Les attaques précédentes étaient porteuses du poids politique de milliers d’internautes qui y participaient volontairement, à leurs risques. Cette fois, si l’attaque s’est propagée à la façon d’un ver informatique, cela signifie qu’elle a pu être orchestrée par une poignée d’individus.

Les Anonymous, en plus d’exposer les internautes à des poursuites, auront du mal à arguer qu’un mouvement vaste et spontané s’est rebellé contre la saisine de Megaupload par la justice américaine.

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