Billets classés sous «médias»

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La chaîne de télévision étudiante de l’Université Concordia est devenue une source d’information pour des milliers de personnes, mercredi soir, lors de la manifestation qui a dégénéré au centre-ville de Montréal.

Pendant quatre heures, environ 6000 personnes ont suivi la manifestation en direct grâce aux étudiants-journalistes de CUTV. Des images qui ont été d’ailleurs utilisées par certains grands réseaux, dont RDI.

CUTV offrait des explications (en français et en anglais), mais surtout des images prises au coeur de la manifestation. Ce qui fait que lorsque l’équipe de CUTV a reçu du gaz irritant en pleine figure, on a pu y assister en direct.

Après plus de deux heures de tournage de l’importante foule marchant pacifiquement, des scènes de violence commencent vers 2 h 05, dans la vidéo ci-dessous.

Un média ouvertement du côté des étudiants

Les propos tenus par l’équipe de CUTV avant, pendant et après les altercations sont clairement en faveur des manifestants; une prise de position ouvertement affichée par la chaîne.

« En tant que média communautaire, on représente les communautés sous représentées », explique Laura Kneale, directrice de CUTV. « On reconnaît tout à fait notre biais et on est content de soutenir les étudiants comme eux nous soutiennent », ajoute-t-elle.

Une question de point de vue

Comme dans tout média militant, le biais idéologique entraîne parfois une certaine confusion. Par exemple, lorsque la journaliste de CUTV affirme que « les manifestants ont les mains en l’air et les policiers les chargent » (vers 2:07), on peut se demander où est la frontière entre le factuel et le subjectif. Leur point de vue physique rend la visibilité difficile, et leur point de vue idéologique pourrait laisser croire que les policiers deviennent rapidement les agresseurs.

Car d’un autre angle (celui que j’avais à ce moment-là), on voit les mêmes manifestants, les mains en l’air, qui avancent vers les policiers, malgré les appels répétés à reculer, et dans un climat pour le moins tendu. Ci-dessous, le court extrait que j’ai pu filmer.

L’idée n’est pas de critiquer la couverture de CUTV. Leurs caméras apportent de nouveaux angles à la couverture des manifestations étudiantes, et on ne peut que s’en réjouir. Leur travail montre d’ailleurs la limite de la grande majorité des médias à fournir ce genre de contenu – en direct, dans une foule, pendant 4 heures. Simplement, il faut se souvenir que certaines images viennent avec plus de subjectivité que d’autres.

 

CUTV est composée de sept salariés, et compte sur quelque 400 bénévoles formés au cours des dernières années. Environ le tiers de son financement vient de cotisations des étudiants de l’Université Concordia, et le reste vient de dons et de subventions.

Pour continuer à diffuser en direct, CUTV demande au public de contribuer au financement de la chaîne.

Mercredi soir, la chaîne a amassé 3500 $, a indiqué Laura Kneale, directrice de CUTV.

Précision: des clarifications ont été apportées à la suite des commentaires, qui sont, comme toujours, lus avec grand intérêt.

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Le président du Conseil du patronat du Québec, Yves-Thomas Dorval, livre une critique appuyée des médias sociaux dans Le Devoir ce matin. Déplorant qu’il soit devenu « difficile de faire passer notre message », il estime qu’Internet a amené une information « plus personnalisée, mais aussi beaucoup moins objective, rigoureuse et fiable ». Cela, au détriment des médias traditionnels « soumis à des règles professionnelles et juridiques visant à assurer la rigueur, l’équilibre et la véracité des informations rapportées ».

Et de citer la blague de Jean Charest vendredi dernier à propos des étudiants, une vidéo vue plus de 365 000 fois au moment d’écrire ces lignes. Pour lui, ces propos ont éclipsé la teneur du discours, axé sur des enjeux économiques plus importants, d’après lui.

L’espace public en redéfinition?

Pour enrichir le débat (et le théoriser un peu), on pourrait convoquer Jürgen Habermas, père du concept d’espace public. En (très) bref, ce philosophe allemand estime que cet espace constitue un lieu de débat citoyen qui permet une médiation entre la société et l’État. Or, il perçoit cet espace public comme étant l’apanage d’une élite bourgeoise, libérée de pressions économiques et possédant l’instruction nécessaire pour pouvoir participer au débat démocratique.

Mais alors, les médias sociaux facilitent-ils l’accès à tous à cet espace public? Une réflexion qu’a d’ailleurs soulevé récemment la professeure de journalisme Colette Brin, de l’Université Laval. Elle y convoque aussi le sociologue américain Daniel Hallin pour élargir le débat aux médias traditionnels. « Son analyse nous rappelle que les médias dits professionnels, malgré leurs limites évidentes, peuvent contribuer à maintenir l’équilibre entre le besoin de stabilité des institutions et celui de transparence du débat démocratique.

Et selon vous, les médias traditionnels ont-ils favorisé un éclatement du débat public ? L’ont-ils appauvri ? Et comment s’arriment-ils aux médias traditionnels ? Nous vous avons posé la question et voici quelques-unes de vos réponses. Continuez à nous écrire dans les commentaires ci-dessous ou :

florent.daudens@radio-canada.ca

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Florent DaudensLa revue du web – 19 décembre 2011

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 publié le 19 décembre 2011 à 14 h 28
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Voici les liens trouvés jusqu’à présent sur le web aujourd’hui :

Avec Vincent Grou

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« Euh, je n’avais pas de monnaie! »

« Le feu de circulation était vert quand je suis passé devant les bénévoles, et je n’ai pas pu m’arrêter! »

« La vitre de ma voiture était coincée! »

« J’aurais voulu donner plus! »

Peu importe la raison que vous avez donnée ce matin en vous rendant au boulot, vous pouvez toujours faire votre part dans le cadre de La grande guignolée des médias, dont l’objectif est de venir en aide à des milliers de démunis et de familles à l’approche de la période des Fêtes. Une centaine de médias et des milliers de bénévoles de partout au Québec participent à cette journée d’entraide.

En quelques clics, vous pouvez envoyer le montant que vous voulez via le formulaire de La grande guignolée (le lien « Faites un don en ligne » est en haut complètement de la page d’accueil du site). Je viens de faire mon don; ça a pris moins d’une minute.

Vous pouvez également donner des denrées non périssables. Vous trouverez toute l’information sur les points de collectes et les organismes bénéficiaires sur le site officiel de La grande guignolée.

Ce midi, nous vous invitons à une discussion en direct avec Tommy Kulczyk, directeur des services d’urgence de Jeunesse au soleil. Nous ferons le point sur l’opération, mais aussi sur la situation sociale au Québec. Vous pouvez déjà nous envoyer vos questions dans l’espace pour les commentaires, au bas de cette chronique.

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Florent DaudensQuand les médias apprennent des réseaux sociaux

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 publié le 23 novembre 2011 à 11 h 04
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On le dit souvent, les médias « de masse » vivent une profonde mutation depuis plusieurs années, ne serait-ce qu’en raison de la montée en puissance des réseaux sociaux. Plusieurs ont d’ailleurs prédit leur fin dans un univers où chacun pouvant devenir producteur de « contenu ».

Mais deux initiatives viennent jeter un éclairage nouveau sur les relations entre médias traditionnels et médias sociaux. L’une dont nous vous avons parlé récemment, Radio-Canada Rive-Sud et Rive-Nord, l’autre en France, Francetv.info. L’occasion de se pencher sur l’évolution des médias le temps d’une chronique avec Claude Bernatchez à l’émission Première heure, à Québec.

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